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Les motivations d’un engagement

Les motivations d’un engagement

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Notre vie quotidienne, dans la mesure où elle est caractérisée par la prédominance de la rationalité technocratique, ne peut être comprise de l’intérieur que si nous refondons les outils et les finalités de la lecture.

Cela nous oblige à réétudier l’histoire et la géographie afin de mettre en place une stratégie pour sortir de la décadence psychologique, politique, économique et morale dans laquelle nous nous enfonçons depuis au moins un demi-siècle.

Cela ne signifie pas l’uniformisation des règles et des systèmes, mais une planification plus harmonieuse et opportune des méthodes et des contenus, en tenant compte toutefois du fait que la société contemporaine n’est plus une civilisation culturelle, elle ne repose plus sur des valeurs qui sous-tendent des contenus objectifs et, à certains égards, immuables.

La genèse du postmodernisme, surtout si on le prend comme paramètre explicatif de la crise de la société actuelle, confirme la perte de sens qui, dans ce contexte, se cache sous la forme de “ritualisme”, de renoncement ou de rébellion qui, dénonçant la scission entre l’individu, l’histoire et la structure sociale, s’avèrent, en même temps, inadéquats pour la recomposition des conflits qui se sont produits.

Peut-on, en toute impunité, parler aujourd’hui de Dieu, de la beauté de la vie, du caractère, de l’amour, de l’héroïsme ? Non. Le système ne l’interdit pas : il agit de manière plus subtile. Celui qui prononce ces termes est hors-jeu, il est arriéré, il est obsolète. Le mensonge le plus grave, la maladie la plus cachée de ce siècle, de notre époque agitée, est peut-être la déification de l’avenir. Tout est, sans cesse, reporté à l’avenir, au détriment du plaisir du présent qui, au contraire, est chargé de colère. Le juste et le bonheur seront réalisés dans le futur.

Cela semble être un entraînement collectif à la névrose. La déification du futur, entre autres, appauvrit le présent parce qu’elle émiette, par une critique insultante, une dimension fondamentale : la conscience sereine du passé.

Nous ne vivons pas dans le passé, mais aussi du passé.

La clarté du sens historique et la connaissance objective constituent la pierre angulaire de toute construction solide et durable. Aujourd’hui, le schéma est morbide, extrêmement visqueux parce qu’il empêche un bon arrangement, une charnière solide dans la réalité qui devrait être mesurée dans l’arc complet de son horizon, dont la plus grande partie, pour la justesse des proportions, est représentée par le passé évalué avec équilibre dans tous ses aspects. Sinon, on vit sur la pellicule du temps et on souffre de solitude, d’une insécurité atroce à cause de la perte de stabilité historique.

L’homme en ce qui concerne la liberté-responsabilité est toujours confronté au temps dans sa globalité, une manière de le regarder, une manière, donc, d’affronter l’avenir (sans le déifier) et de comprendre l’éternité.

L’éclatement du temps en segments réduits à de simples programmes électoraux (inévitablement contingents) induit l’homme à être dans un temps partiel sans être dans l’éternité. Aussi parce que “le système du mensonge” ne se compare jamais aux faits. Il compare plutôt les faits à des hypothèses et à des promesses abstraites, pire encore, à des jugements historiques dépourvus de toute objectivité. Dans le concret, il poursuit des objectifs qu’il n’avoue pas. La vérité, cependant, ne reste pas muette face à la mystification. Elle resurgit et se relève et va détruire les pseudo-vérités.

Il est certain que le tableau actuel n’est pas rassurant. Ce qui est réconfortant, motivant et passionnant, ce sont les idées pour lesquelles nous intervenons sur le terrain. Elles sont valables non seulement pour ce que, à court terme, elles peuvent apporter concrètement dans n’importe quelle direction, mais aussi pour ce qu’elles coûtent en termes d’engagement et de passion.

Notre chemin n’existe pas : il se crée en marchant, en sachant, comme nous le faisons tous, que le risque d’aujourd’hui par rapport aux risques d’hier, n’est pas l’échec de l’entreprise, mais la mauvaise direction que peuvent prendre les re-visitations (même documentées) conditionnées par des préjugés, des organisations pseudo-sociales ou même des impulsions opportunistes.

Aujourd’hui la culture est plus nécessaire que par le passé parce que nous vivons dans une psychose de changement continu, accéléré, mystificateur et plus facilement acceptable dans ses tromperies, si nous nous soustrayons à la connaissance des événements et des pensées troublées.

Seul l’homme cultivé (comme l’est aussi le paysan si la toile de son environnement et de son savoir transmis n’a pas été déchirée) est un homme libre. Seul l’homme cultivé peut vivre pleinement sans se tourmenter sous l’aiguillon des influences psychopathogènes, sans s’abandonner à la dimension illusoire de l’avenir.

Seul l’homme instruit peut cultiver le plaisir subtil de la réflexion, le seul capable de transcender les suggestions ennuyeuses du système. Il est également vrai que la vérité a son temps et que l’affirmer demande des actes de courage qui… ne manquent pas. Et on ne le dira jamais de nous :

Et ils travaillent dans l’ennui

Rien ne leur manque,

 Sinon le nœud divin

Qui noue les choses​.

Et tout manque” (Antoine de Saint-Exupéry)

About Author

est née et travaille à Naples. Elle est diplômée en littérature ancienne, en droit et en histoire de l'art à l'université Federico II. Université Federico II. Professeur puis proviseur de lycée classique.  Elle a collaboré avec la chaire de philosophie morale et éthique de l'université Federico II de Naples. Titulaire de bourses prestigieuses, notamment d'une bourse Fullbright aux États-Unis, et de bourses de perfectionnement à la Cattedra Rosminian de Stresa.  Conseillère nationale de la société "Dante Alighieri" ; Médaille d'or du Ministère des affaires étrangères, Commission nationale pour la diffusion de la culture italienne dans le monde. Cofondatrice en 2000 du mouvement artistique et culturel "Esasperatismo : Logos & ; Bidone".  Elle a occupé de nombreux postes de prestige et de haute responsabilité "Esasperatismo : Logos & ; Bidone".  Elle a occupé des postes de prestige et de haute responsabilité "dans le domaine". au niveau national et international. Auteur de nombreux essais et articles sur la Condition Féminine et sur la Formation.

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