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The Global Review https://theglobal.review Mon, 26 Jul 2021 13:46:33 +0000 fr hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8 La liberté de l’homme, but ultime de son parcours évolutif https://theglobal.review/economie/la-liberte-de-lhomme-but-ultime-de-son-parcours-evolutif/ Mon, 26 Jul 2021 13:46:33 +0000 https://theglobal.review/?p=5819 L’homme moderne n’a pas une conception exacte de la “liberté” : elle est presque toujours le reflet, la projection que chaque individu a de lui-même en tant que personne et de ses relations avec le groupe.

Dans nos sociétés, la personne a pour “centre” de son existence le “moi personnel”, selon le schéma psychologique “moi et les autres autour de moi”, dans lequel le moteur qui fait tout bouger est son propre égoïsme, plus ou moins accentué.

En vérité, une partie de l’anthropologie enseigne que l’égocentrisme est un moteur évolutif de l’espèce humaine comme de l’espèce animale : dans ce dernier cas, il joue le rôle de formulateur d’une capacité mentale de discernement et de contrôle de son environnement vital, aux fins de survie.

Chez l’homme le ” monde du moi ” n’est développé par l’égoïsme que dans la phase initiale de son évolution, voir les typologies organisationnelles des sociétés primitives.

Avec le processus pendant plusieurs millénaires, l’approche égocentrique étroite et inadéquate doit céder la place à la manifestation de la véritable prérogative humaine : la connaissance et la raison, fruit du développement de l’esprit abstrait qui met la personne en condition de connaître-comprendre l’environnement  planétaire et cosmique dans lequel elle vit.

D’autre part, la sagesse antique enseigne que le terme homme dérive de “men”, le penseur, celui qui doute et donc discerne, analyse, élabore des cognitions et des hypothèses (cogito ergo sum).

L’homme, en tant qu’expression d’une conscience qui n’est pas réellement cognitive mais plutôt asservie à la satisfaction de ses besoins primaires, de l’animal qu’il a en lui, ne peut que manifester une conception de la “liberté” qui est limitée, inadéquate, banale et, à certains égards, nuisible :

il revendique le droit de satisfaire ses propres intérêts et désirs, en suivant la règle du gain personnel, sans se soucier des prérogatives des autres et il est même prêt à les nier pour son propre avantage ; c’est le cas de l’animal évolué.

Nous perdons ainsi de vue le fondement de la vie humaine en tant que groupe : “la liberté est limitée par celle de son prochain”.

Dans les cas où cette “condition de conscience” se manifeste, et ils représentent la majorité des observations réalisables, la racine du comportement est typique de l’animal intelligent, qui se concentre sur son propre instinct de survie selon le schéma comportemental “mors tua vita mea” ; Le résultat est la “bataille” de la vie caractérisée par une lutte visant à l’emporter sur les autres, en imposant ses propres choix, qui n’ont pas pour finalité le bien commun mais plutôt la satisfaction de son propre avantage, au point de refuser à ses voisins “ce qu’il aime pour lui-même”, avec l’objectif “primitif” de dominer le territoire afin de disposer d’une abondance de ressources matérielles.

A y regarder de plus près, les sociétés modernes se caractérisent par la prévalence de telles attitudes, expression d’une conscience sous-développée, même si elle est présente à un niveau de cognition égocentrique plus sublimé par rapport à la bête dotée d’intelligence, dans laquelle la cruauté et le crime sont absents.

La note fondamentale est “la victoire”, pas toujours obtenue pour ses propres talents mais trop souvent pour les crimes commis contre l’humanité et l’ensemble de l’environnement planétaire.

La chasse aux prérogatives d’autrui devient alors le “libre exercice” du droit, en raison de la richesse, des privilèges de classe, des circonstances heureuses et transitoires d’avantage ou en raison d’une “supposée” supériorité intellectuelle, qui n’est rien d’autre que la capacité de savoir discourir pour faire prévaloir ses propres raisons, mentir ou mortifier la vérité.

Dans ces conditions, on atteint rapidement un point de “perversion” qui modifie profondément le concept de “liberté” : c’est le cas de la situation actuelle dans la majorité des nations de notre globe.

C’est ainsi qu’apparaissent des éléments d’un “chaos” qui rappellent le chaos primordial typique des premières civilisations humaines : le sexe, l’euthanasie, l’avortement libre, le rejet de la centralité de la famille, l’utérus à louer.

Des manifestations dans la réalité de l’homme primitif, qui n’a pas encore acquis la conscience de ses véritables prérogatives qui font de lui le “roi de la Création”, qui s’est rejeté dans une situation qui s’aggrave le long du parcours de l’échelle évolutive, pire que la condition animale elle-même, puisqu’elle est l’expression d’une perversion et d’un “bestiemma” contre l’Ordre naturel de la Création ; une circonstance totalement absente dans le monde animal et dans tout autre règne de la nature.

Une partie de la littérature anthropologique de matrice orientale estime qu’il s’agit de la manifestation nécessaire d’une phase du développement humain, avec une accentuation “spasmodique” de l’égoïsme pour la formation d’une “perception du Moi” plus complète.

Si c’est le cas, le prix à payer est très élevé.

En effet, nous sommes arrivés à une phase où nous sommes allés bien au-delà de la négation des prérogatives des autres, typique de la bête : nous nous sommes assis sur le “trône des Dieux”, en prétendant être “libres” des Lois de la Nature, des règles de la Création, de l’Harmonie qui existe dans notre Univers et dans tout le Cosmos.

L’atteinte d’un tel “point de rupture” marque la limite ultime, la phase finale du déclin de toute civilisation, comme nous l’enseigne l’histoire humaine ancienne et plus récente.

De quelles possibilités dispose l’homme aujourd’hui pour remédier à la situation actuelle de régression et s’opposer à l’explosion de la crise ultime ?

Il est certain que le système éducatif joue un rôle primordial.

Il est nécessaire de stimuler chez les personnes de tous âges le développement de la véritable prérogative humaine :

l’esprit abstrait, c’est-à-dire la capacité d’analyse cognitive au-delà des contingences apparentes et momentanées, des événements quotidiens de la vie mondaine et matérielle, principalement, sinon uniquement, orientés vers la satisfaction des besoins physiques et émotionnels.

Ces derniers sont également présents chez l’animal évolué dépourvu de “raison”, l’intellect sublimé à la pensée abstraite.

C’est le propre des philosophes et des artistes, ainsi que des scientifiques et des chercheurs dans tous les secteurs de la connaissance humaine.

Le développement de l'”esprit abstrait” au-delà du contingent permet une véritable représentation de la réalité dans laquelle nous vivons et évoluons, de l’environnement social humain et de la planète dans son ensemble.

Nous serons alors capables de discerner le Vrai du Faux, et le mythe “adamique” du fruit de l’arbre de la connaissance (du bien et du mal) trouvera enfin son accomplissement ; et l’arbre de la connaissance sera remplacé par l’arbre de vie.

C’est ainsi que la dimension du réel apparaîtra aux hommes qui aujourd’hui “… ont des yeux mais ne voient pas, ont des oreilles mais n’entendent pas, ont des bouches mais ne parlent pas…”.

On comprendra enfin que dans le Cosmos et dans notre Vie planétaire la Loi est en vigueur, la Règle suprême de l’Equilibre qui impose aux humains le respect des prérogatives de leurs semblables et des autres créatures de la nature.

Apparaîtra alors le mensonge de la propagande officielle, qui “prêche le bien mais élève le mal”.

En fait, le thème dominant de la discussion est celui d’une “fausse” écologie : elle prétend défendre l’environnement en réduisant les émissions de polluants, en oubliant qu’il n’y a pas de phénomène plus polluant que l’élevage intensif des animaux ; elle ne tient pas compte des graves effets de la déforestation, de l’exploitation aveugle de toutes les ressources naturelles à des fins lucratives, de la pêche sauvage pratiquée dans toutes les mers et tous les océans.

En vérité, l'”environnementalisme” et l'”écologie” devraient être des concepts inclusifs de respect de toute règle de la nature, postulant l’absence de toute forme de cruauté envers les animaux et le respect de la nature humaine ou de la “différence” homme-femme, du droit à la vie du fœtus, de la répartition équitable des ressources.

La procréation humaine-animale et végétale est le fondement de la perpétuation de la vie planétaire et cosmique, chaque créature ayant le “droit naturel” à sa propre existence.

 Toute action contraire est une manifestation de folie, une affirmation d’insipidité, un déni de sa propre intelligence naturelle ; 

C’est la précipitation dans un “abîme” sans fond, dont l’issue est l’autodestruction de la race.

Peu d’hommes aujourd’hui ont atteint un niveau d’évolution capable d’exprimer une conception correcte de la “liberté” : est vraiment libre celui qui aime, tolère la diversité, aide les plus faibles, soutient les nécessiteux et les indigents, défend la vie et ses prérogatives au prix de sa propre sécurité ; celui qui trouve des limites pour lui-même dans les prérogatives des autres, respecte l’environnement planétaire, aide et aime les créatures animales.

Un homme présentant de telles caractéristiques a développé un esprit abstrait, la raison, la capacité de comprendre au-delà du contingent et de ses propres besoins physiques et émotionnels élémentaires ; il a développé le sens de la vie de groupe en faisant passer ses propres intérêts avant ceux des autres ; il conçoit sa propre vie comme sacrée, en respectant comme telle celle des autres, avec  au premier rang  les nouveaux-nés ; il conçoit la famille “naturelle” comme la source de l’existence, comme c’est le cas dans le règne animal et même dans le règne végétal, dans lequel pour certaines espèces la présence de la “relation” du sexe féminin et du sexe masculin est nécessaire.

En niant cela, la société moderne entre en conflit avec elle-même en posant les prémisses de sa propre autodestruction.

 Mais il y a plus : L’homme est sourd à la dimension “transcendantale” et métaphysique, il ne conçoit pas la présence et le fonctionnement des Lois Cosmiques immuables depuis des éons de temps infinis, qui agissent constamment pour préserver la stabilité de la Création et rétablir les conditions d’équilibre là où le “libre arbitre” humain a compromis le fonctionnement correct du système ; Ces Forces Cosmiques-Planétaires agissent invariablement en détruisant les dégénérations et les situations dans lesquelles se trouve l’abomination de la Règle et de l’Equilibre.

Nous sommes convaincus que ce moment est arrivé.

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La dette des nations, un instrument d’oppression des peuples https://theglobal.review/economie/la-dette-des-nations-un-instrument-doppression-des-peuples/ Mon, 26 Jul 2021 13:42:05 +0000 https://theglobal.review/?p=5813 Les nations prospèrent si la richesse produite génère un niveau suffisant de demande interne, en termes de consommation et d’investissements productifs dans des entreprises de tout ordre et de tout degré.

Ces derniers sont la principale source de production de valeur, à l’exclusion des rentes de l’État pour l’exploitation des ressources naturelles.

  1. Il est certain que les revenus produits doivent être partagés équitablement entre tous les citoyens, participants ou non aux activités productives qui sont la source de la valeur.

Autrement, outre les effets indésirables sur les conditions de vie économique des populations, la tendance de l’économie souffre négativement parce que le “produit” généré n’est pas à l’origine d’un niveau équivalent de “demande interne”, ce qui incite les entreprises à réduire les niveaux de production, la main-d’œuvre employée et les investissements conséquents pour les opérations productives en cours.

Dans ce cas, le niveau insuffisant de la consommation intérieure peut être “compensé” par une augmentation des flux d’exportation.

C’est la situation d’une grande partie des pays dits en développement, dont les productions sont principalement réalisées par des entreprises “non résidentes”, surtout s’il s’agit de l’exploitation de ressources naturelles.

Ces entreprises transfèrent à l’étranger les bénéfices réalisés sur le territoire du pays pauvre, en bénéficiant en grande partie d’importantes exonérations fiscales. Par conséquent, la valeur produite ne profite pas principalement à la Nation et à son peuple car elle ne génère pas un niveau adéquat de recettes fiscales, utiles pour soutenir les investissements internes et le transfert de revenus aux secteurs les plus pauvres et les plus indigents de la population, ainsi que pour fournir des services de santé et de scolarisation.

Les “redevances” versées à l’État en proportion des ressources naturelles prélevées ne sont généralement pas d’un niveau suffisant pour compenser les impôts non versés par les entreprises non résidentes.

En outre, l’emploi généré sur le territoire national par les activités des entreprises ayant un siège social à l’étranger n’est pas en mesure d’absorber un quota conséquent de la main d’œuvre disponible, notamment en raison du fait que le niveau professionnel de la main d’œuvre est insuffisant et ne permet pas d’être utilisé de manière appropriée ; la conséquence est que la main d’œuvre qualifiée est normalement importée des pays d’origine de ces mêmes entreprises de production.

Cela se traduit par un niveau des consommations internes à la Nation insuffisant pour favoriser la naissance de nouvelles entreprises résidentes et capables d’offrir du travail aux forces disponibles dans la Nation.

D’où le faible niveau des revenus pro-capita, le montant insuffisant des recettes de l’Etat pour les impôts directs et indirects, l’impossibilité pour la Nation de réaliser une structure efficace d’Etat providence pour soutenir les classes sociales les plus faibles, et donc l’absence d’un système scolaire et de formation professionnelle capable de préparer les nouvelles générations à assumer des responsabilités professionnelles de niveau adéquat.

Un chien qui se mord la queue.

  1. Quelles solutions devraient être mises en œuvre par les organisations internationales chargées de soutenir et d’apporter une aide économique et financière aux pays pauvres et en développement ?

Certes, les actions entreprises jusqu’à présent se sont révélées inefficaces et inutiles, voire dans certains cas nuisibles, puisqu’elles ont aggravé la situation existante.

En effet, dans de tels cas, l’aide extérieure ne peut être réalisée que par l’apport de capitaux importants pour financer le budget de l’État ; ces ressources doivent être utilisées essentiellement dans les directions suivantes :

  1. Fourniture de services d’éducation scolaire qualifiés capables d’éliminer les obstacles à la formation d’une main-d’œuvre qualifiée ;
  2. Fourniture de soins de santé adéquats ;
  3. Transfert de niveaux de revenus suffisants aux groupes de population les plus indigents et les plus pauvres ;
  4. Soutien financier aux entreprises locales, principalement celles de petite taille, afin d’encourager le développement d’un système de production interne articulé et étendu, principale base pour l’absorption de la main-d’œuvre disponible et pour le soutien de la formation d’une demande interne de consommation et d’investissement ;
  5. Construction de zones industrielles et artisanales, réparties sur le territoire, pour faciliter l’installation de petites et moyennes entreprises locales ;
  6. Construction de petits aménagements d’infrastructure, tels que des routes de banlieue pour relier les centres périphériques et les villages isolés aux marchés locaux et aux zones industrielles et artisanales ;
  7. Construction de réseaux ferroviaires pour faciliter le transport de la périphérie vers les centres et vice-versa de la main-d’œuvre employée, des produits, des marchandises et de toute autre denrée nécessaire au bon fonctionnement du système productif et commercial.

Ces interventions directes auront pour résultat d’augmenter le revenu disponible pour la population nationale, avec une augmentation du niveau de consommation au-delà du seuil de survie.

Ceci se traduit par une augmentation du flux de recettes pour l’Administration publique, en raison de la perception des impôts directs avant même les indirects, proportionnellement au volume des transactions commerciales effectuées.

Cela permettra le remboursement de la dette extérieure et le paiement des intérêts convenus.

  1. Or, à y regarder de plus près, le mécanisme mentionné ci-dessus est le “point critique” de toute la politique d’aide internationale aux pays pauvres et en développement.

En effet, comme l’enseignent les règles les plus élémentaires de l’économie d’entreprise, appliquées “spontanément” par tout bon père de famille, la DETTE peut être ponctuellement remboursée et les intérêts convenus correctement payés si deux conditions essentielles sont réunies :

  1. Que les revenus perçus à divers titres par le débiteur sont d’une ampleur telle qu’ils permettent ,
    • La fourniture du niveau de consommation nécessaire à la survie du noyau économique. Dans le cas d’une entité de l’administration publique, que le montant des recettes fiscales et des autres revenus dépasse le montant des dépenses courantes ;
    • Que le flux de trésorerie net est d’une taille suffisante pour garantir le paiement du “montant principal” de la dette arrivant à échéance ;
  2. Que le flux de trésorerie positif résiduel permette également le paiement des intérêts convenus sur la dette.

Il apparaît alors clairement  que le “point critique” de la politique d’intervention se réfère à deux paramètres substantiels :

  1. La durée et le montant du prêt, dont dépend la consistance de l’échéance : normalement, en augmentant le montant du capital déboursé, les modalités de remboursement doivent être différées, pour permettre, chez le Débiteur, la formation des flux de trésorerie nécessaires ;
  2. Le niveau du taux d’intérêt convenu, dont la dimension a un impact significatif sur la régularité de la trésorerie nécessaire au paiement des charges financières à leur échéance.

Or, en observant l’expérience internationale à ce jour, nous assistons à un accord, tant sur les conditions de maturité du prêt que sur le niveau des taux d’intérêt payés, complètement déconnecté des prévisions macroéconomiques concernant l’estimation des flux incrémentaux de Produit Intérieur Brut (PIB), qui devraient résulter des interventions réalisées ; lesquels flux incrémentaux de Valeur, comme le montre l’expérience, sont normalement dilués au-delà du moyen terme, en se référant à des périodes de dix ans.

Malgré cela, les organismes d’investissement chargés d’effectuer des interventions dans le cadre du droit international utilisent et préfèrent la logique du grand capital : des périodes de remboursement courtes et des taux d’intérêt élevés, car le soi-disant “risque pays” est considéré comme élevé.

L’expérience de la Grèce dans le contexte européen en est le parfait exemple.

La question apparaît comme une contradiction en soi : quel sens a l’aide si l’intervention qui en découle ne s’écarte pas de la “logique” et de l’intérêt du grand capital privé ?

  1. Le scénario international qui se présente alors sous nos yeux apparaît catastrophique.

Les pays pauvres qui ont vu leur propre situation économique indécente, déjà précaire avant l’intervention, s’aggraver irrémédiablement parce que le service de la dette imposé par le Créancier dépasse de loin l’augmentation déterminée à court terme sur la formation de nouveaux flux de Valeur dans la Nation. Par conséquent, le paiement de la dette s’effectue en soustrayant les ressources qui dépassent celles produites de manière incrémentielle.

C’est un désastre, avec pour conséquence que de la pauvreté initiale on passe à une condition d’échec et de faillite de l’État.

Dans ce cas, quel espoir y a-t-il d’éradiquer la pauvreté si répandue dans de vastes zones du contexte planétaire ?

L’espoir et la lumière de l’avenir pour l’ensemble du groupe des pays pauvres est représenté par l’OIDE, une organisation d’investissement économique dotée d’une personnalité juridique internationale.

L’OIDE acquiert son statut juridique en vertu de la souscription d’accords de siège conformément aux normes du droit international, régissant les relations entre les pays participant à l’Assemblée générale des Nations unies.

Elle opère donc sur l’ensemble de la planète avec une autonomie supranationale et une protection diplomatique, conformément à la Charte des Nations unies et aux traités internationaux signés par les pays participant à l’ONU.

Ses prérogatives lui permettent d’utiliser des ressources en capital de matrice privée, soustraites pour des raisons ” légales ” du circuit d’investissement et qui peuvent revenir ” in bonis ” si elles sont mises à disposition pour les activités menées par une Organisation Internationale d’Investissement Économique telle que l’OIDE.

Il en résulte donc la disponibilité de ressources financières illimitées, particulièrement utiles pour éradiquer la pauvreté généralisée dans de nombreuses nations de la planète.

En raison de ces circonstances, l’OIDE est en mesure de réaliser deux types d’interventions économico-financières en faveur des pays pauvres et en développement :

  • Débloquer des capitaux non remboursables, qui peuvent être utilisés efficacement pour réaliser des investissements dont les “retours économiques” se produisent sur de longues périodes ; ou pour construire des écoles et des centres de formation, ainsi que des routes pour relier les banlieues et les principaux centres économiques ; ou encore, pour les villages éloignés des zones urbaines, pour construire des centres de soins de santé, des installations de production et de distribution d’eau potable, des systèmes d’irrigation des terres cultivables afin d’encourager l’autoproduction des biens nécessaires à la survie.
  • Fournir un capital d’emprunt remboursable en dix à cinquante ans ;
  • Se mettre d’accord sur des taux d’intérêt bas et en tout cas ne dépassant pas une fourchette de deux à trois pour cent.

Ce n’est qu’ainsi que l’humanité pourra surmonter l’indécente condition de misère et de pauvreté qui affecte de très grandes parties de la population mondiale, contribuant à construire un monde nouveau et meilleur, source de conditions d’existence dignes pour chaque peuple, race et nation.

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Le Message https://theglobal.review/politique-et-diplomatie/actualites/le-message/ Mon, 12 Jul 2021 08:31:39 +0000 https://theglobal.review/?p=5805 La main de l’Ennemi mortel fait rage dans le monde.

Il veut dévaster l’humanité.

Son objectif est d’amener de son côté le plus grand nombre d’hommes possible.

Eh bien, l’ancien dicton enseigne que “… le Royaume des Cieux est comme un champ de blé… l’Ennemi est venu… (et)… a semé l’ivraie au milieu du blé… Alors les serviteurs sont allés voir le Maître… : Seigneur… d’où vient l’ivraie ? … un ennemi a fait cela … veux-tu que nous … le fauchions ? … (et le Maître dit) … Non … de peur qu’en fauchant l’ivraie … vous ne déraciniez aussi le blé. …laissez l’un et l’autre pousser… puis arrachez l’ivraie en premier …. Et liez-le en bottes pour le brûler… mais replacez le blé dans mon grenier.” (Matthieu 13:24-43).

L’Ennemi mortel opère en réalité aussi comme un serviteur du Père tout-puissant, l’Unique et l’Éternel, le Seigneur.

En vérité, le mythe adamique nous enseigne le sens de cette parabole évangélique.

L’homme a mangé la “pomme” du péché en ayant le désir d’assumer le “libre arbitre” ou la connaissance du Bien et du Mal.

C’est pourquoi, céder au péché est un “passage” sur le “chemin du retour” vers la Maison du Père, pour remonter la “pente” de la matière, de l’impureté et de la perversion, c’est-à-dire céder aux désirs et aux convoitises de la chair.

En subissant les conséquences de leurs actions ” mauvaises ” grâce à la loi du ” bon karma “, l’humanité se repent et comprend la nécessité de respecter les préceptes, la règle, inscrite dans le cœur de chaque individu : ” … ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même ... “. (ancien précepte).

Mais le Royaume des Cieux est comme un champ de blé : le temps de la moisson arrive et nous devons récolter.

Le Projet Divin a donc un temps pour atteindre son but : sanctifier la Vie des hommes, faits “à l’image et à la ressemblance du Père” (ancien précepte).

Au moment de la récolte, l’ivraie est brûlée dans le feu : c’est ce que veut l’Ennemi mortel, qui se nourrit de la vie humaine “brûlée dans le feu du Seol” (ancien adage), où il y a “…pleurs et grincements de dents…”. (le Christ, les évangiles).

Ce moment est arrivé.

Alors, vous, les fidèles, prêtez votre ” résistance ” au sordide qui vous entoure, remontez le nez pour ne pas sentir la puanteur des ordures qui dominent le monde, dédaignez même les méchants, les pervers, et tous ceux qui ” …abhorrent la Gloire (du Père)… ” (Psaume de David)), mais ” … gardez le silence dans vos tentes… ” (David, Psaumes).

L’heure est déjà là. Le jugement est en cours.

Je ne suis pas venu pour condamner… mais le jour viendra où je reviendrai au son de la trompette pour juger les vivants et les morts…”. (le Christ, les évangiles).

Et puis “…mieux vaut pour eux qu’ils ne soient jamais nés…”. (Christ, Évangiles).

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La BIBLE, une source de sagesse aux oubliettes pour les chrétiens https://theglobal.review/anthropologie/la-bible-une-source-de-sagesse-aux-oubliettes-pour-les-chretiens/ Mon, 12 Jul 2021 08:23:32 +0000 https://theglobal.review/?p=5800 Le Christ a déclaré : “… Ne croyez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes, … mais les amener à leur accomplissement” ( Mt. 5:17-20).

C’est ce dont le fondateur du christianisme est chargé : ramener la loi mosaïque à ses intentions originelles (précisément, “la mener à son terme”), à travers le commandement de l’amour.

En effet, il affirme : “… à cause de la dureté de vos cœurs, Moïse vous a permis de répudier vos femmes, mais il n’en était pas ainsi dès le début…”. (Mt. 19:8).

La Loi que l’on se propose d’éduquer est un élément “extérieur” à la personne qui impose, oriente, sanctionne, prescrit mais n’est pas en soi capable de modifier le “cœur” de l’être humain, afin d’inclure l’amour dans la vie de chacun.

Les Prophètes ont mis en évidence la nécessité de ce “changement intérieur”, qui permet d’accomplir la Loi “spontanément” (en toute liberté) et non pas seulement par crainte du châtiment (Jr 31,31-38 ; Ez 36,24-28).

“…Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau, j’ôterai de vous le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair…”. Je mettrai mon esprit en vous et je ferai en sorte que vous viviez selon mes lois, que vous observiez et pratiquiez mes normes.” (Ez. 36:26-27).

L’accomplissement envisagé par le Christ est la possibilité intérieure d’accomplir la loi mosaïque en toute liberté ou plutôt “spontanément”. Mais pas pour en être exempté !

D’autre part, Moïse lui-même a mis en garde le peuple en disant : “… et pourtant le Seigneur ne vous a pas donné jusqu’à présent un esprit pour comprendre, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre…”(Dt. 29,3) … (mais)… “le Seigneur reviendra vers vous et vous traitera avec bonté… (après des épreuves pénibles)…” (Dt. 30,3)… “…et circoncira votre coeur, et le coeur de votre progéniture, afin que (vous) aimiez le Seigneur…, de sorte que ce sera la raison de votre vie” (Dt. 30,6).

C’est pourquoi, des paroles précédentes de l’antique sagesse émerge le concept de “liberté” que le monde chrétien (et pas seulement) n’a pas su interpréter correctement : la “liberté d’aimer” signifie pratiquer “spontanément” (librement) la disposition (la Loi), certainement pas en être exempté.

À cet égard, l’un des “commandements” mosaïques les plus oubliés affirme le caractère sacré du Shabbat : le repos du septième jour, le Shabbat.

Il n’y a pas d’exemption pour les chrétiens, comme le Christ lui-même l’a affirmé à propos de la Loi et des Prophètes.

Rappelez-vous le quatrième commandement : “Souvenez-vous du jour du sabbat, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours … mais le septième jour est le sabbat, en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage … le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a déclaré saint”. (Ex. 20,8). 

C’est une norme qui rappelle les concepts de “Sacré et Profane”, le monde des contingences matérielles qui s’oppose à la dimension sainte de la prière, de la méditation sur les “choses de DIEU”, de la réflexion, du renoncement aux actions qui transgressent la Loi.

Et en vérité, les occupations quotidiennes harcèlent les hommes avec leurs difficultés incessantes et parfois insolubles, au prix du manque de moyens pour la subsistance nécessaire ; et alors, la “tentation” devient invincible et s’affirme alors la transgression de la Loi, bien que celle-ci soit bien inscrite dans le cœur de chaque individu ; comme si l’action contraire au dictat moral (le commandement) était inévitable, le choix semble être de survivre ou d’abdiquer avec toutes les conséquences indésirables.

Il est vrai, cependant, que la notre constitue, pour ainsi dire, une hypothèse “limite” : les hommes transgressent les règles les plus élémentaires de bonne conduite pour beaucoup moins, c’est-à-dire pour le “plaisir” de dominer les faibles, ou par avidité de biens ou par luxure et bien plus encore.

La société actuelle vit essentiellement dans l’oubli de toute forme d’éthique et de morale, poursuivant le principe de “liberté” selon lequel tout est permis si cela relève de la sphère de son propre intérêt ou de son plaisir personnel.

Mais la liberté de chaque individu “…s’arrête là où commence celle de l’autre…”.

Selon l’enseignement bien connu : “… aime ton prochain comme toi-même…” (et) “… ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même” (Christ, Évangiles).

Et encore : “…l’étranger qui habite avec toi doit être pour toi pareil à l’indigène, et tu l’aimeras comme tu t’aimes toi-même…” (Lev. 19:34).

Ainsi, à bien y regarder, la loi mosaïque et l’enseignement du Christ présentent de formidables “points de convergence”.

En effet, en ce qui concerne la distinction entre le Sacré et le Profane, il est dit : “…préoccupez-vous de vous construire une maison au Ciel et tout le reste vous sera donné par surcroît…” (Christ, Évangiles).

Le commandement du sabbat dans la tradition mosaïque a pour but d’attirer l’attention sur la distinction entre la “lumière” et les “ténèbres”, le péché (transgression) et la sainteté (“… et je le déclare saint”, le sabbat), entre les choses profanes du monde et le caractère sacré de l’amour dans la famille, sur la préciosité de la prière dans “le secret du cœur…” (Christ, Évangiles).

L’abstention “imposée” d’exercer toute activité professionnelle vise à “séparer” le quotidien dans le monde de la dimension quasi transcendantale d’une journée de “recueillement” en famille.

Les sages de tous les temps ont toujours enseigné que pour tout homme, même le plus élevé sur le chemin de la sainteté, l’exemption de tout péché est impossible : “…Certes, personne ne pourra jamais se racheter, personne ne pourra jamais donner à DIEU le prix de sa rédemption – le prix de son âme serait trop élevé, il devra céder pour toujours -,…” (Psaume 49 de David). Et encore : “… Tout mortel porte devant Toi le poids de ses péchés. Plus grandes que nous sont nos fautes, mais Tu nous accordes Ton pardon…” (Psaume 65 de David).

Nous devons donc nous efforcer de séparer le sacré du profane, l’arbitraire de la loi, la lumière de l’obscurité, la prière du blasphème, la poursuite du mondain du sacré de la réflexion réfléchie jusqu’à la méditation des “choses de DIEU”.

L’homme moderne ne peut échapper au Jugement final que par la repentance et le retour à la “Maison du Père” : “… Je ne suis pas venu pour condamner… mais le jour viendra où je reviendrai au son de la trompette pour juger les vivants et les morts…”. (le Christ, les évangiles).

Ce jour est arrivé.

“… que celui qui a des oreilles pour entendre entende…”.

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Christianisme, Propriété, la Grande Réinitialisation https://theglobal.review/livres-et-memoires-de-recherche/christianisme-propriete-la-grande-reinitialisation/ Mon, 12 Jul 2021 08:18:17 +0000 https://theglobal.review/?p=5794 En raison de la pandémie en cours, certaines puissances mondiales ont annoncé, en grande pompe, que pour surmonter la crise sanitaire, il faudra réorganiser intégralement le monde et les habitudes de vie des gens. Des technologies nouvelles et inquiétantes, qui semblent viser une transhumanisation bionique, ainsi qu’un nouveau type de capitalisme numérique-financier se profilent à l’horizon et sont désignées, par la propagande, comme les précurseurs du Nouveau Monde ou de la Nouvelle Ère. Entre autres, l’une des caractéristiques du monde à venir devrait être la disparition de la propriété : celle du commun des mortels car, au contraire, l’élite centralisera pour elle-même le contrôle de l’économie et l’accumulation des richesses. Les peuples n’auront plus qu’à vivre des revenus de la citoyenneté, des loyers et des locations de tous les biens. Ils parlent de “partage” alors qu’il s’agit d’un programme de dépossession universelle qui, comme le dit Agamben, fusionne le pire du capitalisme avec le pire du communisme. L’article examine cette dynamique non seulement en termes historiques et économiques mais surtout à la lumière d’une vision spirituelle chrétienne, en mettant en évidence la stratégie “christomimétique” de cette Grande Imposture et, pour cette raison, en s’attardant sur la vision traditionnelle de la propriété dans la Révélation et dans le Magistère de l’Église. Cependant, comme il est souligné, dans l’Église elle-même, la conscience évangélique et prophétique de la manière dont opère le “loup déguisé en brebis” a presque été perdue. Même le Pontife régnant semble errer et être incertain, sans être pleinement conscient de la tactique de déguisement utilisée par l’ancien Criminel, bien que sur la question de la propriété, en marge de l’exégèse d’un passage bien connu des Actes des Apôtres, il ait certainement raison. Cependant, le Pape Bergoglio, dans le climat de désarmement spirituel de l’Eglise actuelle, n’a pas souligné avec toute la force nécessaire la différence substantielle existant entre l’éthique chrétienne et la tromperie de la Grande Réorganisation Mondiale en cours.

MOTS CLÉS

Christianisme, Grande Réinitialisation, propriété, capitalisme financier, communisme, transhumanisation, mondialisation, Nouveau Monde, copropriété, communio, destination universelle des biens, Église, Pape.

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POST-COVID : LES Vainqueurs et les Vaincus https://theglobal.review/economie/marches-financiers/post-covid-les-vainqueurs-et-les-vaincus/ Mon, 28 Jun 2021 16:41:51 +0000 https://theglobal.review/?p=5785 La situation de l’économie mondiale, après les vagues de pandémie jusqu’à présent, n’est certainement pas encourageante.

De nombreux secteurs ont subi de graves conséquences. En particulier :

  • Il y a eu une “vague de faillites dans les secteurs du tourisme, de la restauration, des transports et des voyages, plus particulièrement dans la section des petites entreprises, avec des effets négatifs sur les niveaux de chômage. D’autre part, on constate une augmentation des fusions, acquisitions et alliances stratégiques touchant le segment des grandes et moyennes entreprises.
  • On a également constaté un changement important dans les classes de notation des entreprises, en particulier dans le secteur du crédit, avec des problèmes de solvabilité et de liquidité pour les segments de l’immobilier et des prêts hypothécaires, avec des manifestations possibles de chocs intenses attendus.
  • Il y a eu une évolution générale vers une réduction significative des coûts, en raison de la robotisation de la production, d’une réduction des coûts d’exploitation et d’une réduction de la main-d’œuvre due à une augmentation de l’apport en capital.
  • Dans le même temps, un processus de contraction des recettes de l’administration publique s’est généralisé, qui est contrebalancé par une augmentation de la pression fiscale avec de nouveaux impôts, une taxation plus élevée des transactions financières et de celles sur le web.

Néanmoins, on a assisté à une augmentation du processus inflationniste et à une détérioration de la qualité de vie, en raison de la flambée des prix des aliments, des transports et de la mobilité en général, ainsi que des métaux et des sources d’énergie, avec une réduction du pouvoir d’achat du consommateur moyen.

En ce qui concerne la performance des marchés financiers pour le premier semestre 2021, la situation est similaire à celle de 2020, qui avait été affectée par la première vague pandémique.

L’observation du contexte actuel montre des marchés financiers en hausse, avec une tendance à l’accélération due aux actions des principales banques centrales et des gouvernements, engagés dans l’injection de liquidités abondantes et l’achat d’actifs pour mettre en œuvre divers programmes d’investissement. L’attention s’est notamment portée sur les indices boursiers, les obligations, les matières premières et les métaux, dans l’illusion d’une possible reprise post-Covid.

Il en résulte une contraction de l’économie mondiale de plus de 4 % en 2020, la pire depuis la Seconde Guerre mondiale, qui s’est poursuivie au premier semestre 2021. Les indices boursiers et les marchés financiers en général, en revanche, ont connu des baisses de plus de 50 % depuis le “double creux” atteint en mars/avril 2020.

Une véritable “folie” euphorique qui confirme une fois de plus que la Finance vit une dimension à part totalement détachée de l’économie réelle ; le phénomène n’est pas nouveau, il est même fortement accentué.

Nous estimons que la situation est totalement insoutenable, avec les banques centrales déjà en phase de tempering, avec le retour des achats d’actifs, les injections continues de liquidités et les effets de la pandémie encore très présents dans les pays primaires, comme le Japon, l’Inde, l’Argentine, le Brésil et divers pays émergents.

Il semble que les marchés aient déjà largement anticipé l’hypothèse d’une reprise post-covid, qui est encore loin de se manifester.

En effet, le niveau de la consommation reste faible et inférieur aux pires attentes, tandis que se dessine un processus de hausse des prix qui ne sera certainement pas bénéfique pour soutenir la reprise de la consommation.

Pour le moment, les pays semblent plus préoccupés par la constitution de doses de vaccin que par le soutien de l’économie faible par des mesures efficaces.

La hausse des prix semble donc être alimentée par l’action de la spéculation, toujours avide de profits, avec l’augmentation des achats de produits dérivés et l’utilisation de l’effet de levier financier.

Le niveau d’endettement augmente, atteignant désormais des niveaux records, avec une détérioration de la qualité du crédit dans les secteurs public et privé.

La viabilité de la dette sera donc mise à l’épreuve lorsque les taux d’intérêt seront relevés.

Il est très probable que l’on assiste à un changement des politiques monétaires jusqu’à présent axées sur l’expansion de la liquidité à faible coût, avec la fin du “tempering”, c’est-à-dire de l’argent “facile” et à coût nul ; un processus qui est déjà en cours en Chine, en Australie, au Canada et en Afrique du Sud et qui sera suivi par d’autres pays, notamment les États-Unis.

En relation avec la hausse des prix des matières premières et la présence d’un dollar américain faible, les pays émergents bénéficient de bénéfices économiques liés à leurs exportations et à la réduction des coûts de financement, ainsi que d’un nouvel afflux de capitaux de la part des investisseurs étrangers. Un avantage qui soutient particulièrement la Chine, l’Inde et divers pays asiatiques tels que Taïwan et la Corée du Sud, ainsi que la Colombie.

On assiste à un changement dans la manière de régler les transactions, avec une réduction de l’utilisation de l’argent liquide. Les monnaies numériques émises par les principales banques centrales arrivent pour encadrer les moyens de paiement habituels, avec des contrôles accrus par les autorités et des coûts de transaction plus faibles.

Le scénario qui se présente à l’attention de l’épargnant privé n’est pas encourageant.

En effet, les marchés financiers se caractérisent par une irrationalité marquée et par la prévalence d’attitudes totalement déconnectées des fondamentaux économiques sous-jacents.

La situation, à y regarder de plus près, fait craindre des effondrements possibles et soudains des prix avec de lourdes pertes sur les principaux actifs.

La prudence est donc de mise, avec des achats des principales valeurs refuges comme l’or et l’argent, ainsi que d’autres métaux, à évaluer au cas par cas ; il est conseillé de conserver un niveau élevé de liquidités.

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UNRWA, UNHCR, arsenic et vieilles dentelles https://theglobal.review/politique-et-diplomatie/actualites/unrwa-unhcr-arsenic-et-vieilles-dentelles/ Mon, 28 Jun 2021 16:38:32 +0000 https://theglobal.review/?p=5780 Ce que beaucoup de gens ne savent pas et sur lequel il convient d’apporter des précisions, c’est que le 14 décembre 1950, l’Assemblée générale des Nations unies a créé le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ( UNHCR ), une agence spécialisée dans la gestion des réfugiés.

Le UNHCR, qui a commencé à fonctionner le 1er janvier 1951, assiste aujourd’hui, selon les dernières données datant de 2020, plus de 60 millions de personnes en leur fournissant une protection internationale, une assistance matérielle mais aussi des solutions durables aux conditions dramatiques dans lesquelles ces personnes sont contraintes de vivre.

Il convient de rappeler que le UNHCR a reçu le prix Nobel de la paix en 1954 et en 1981, et que parmi les réfugiés dispersés dans le monde et dont il a la charge, il n’y a aucun Palestinien.

Pourtant, l’ONU s’occupe également de cette partie de l’humanité mais, au contraire, dans le cas des Palestiniens, un organe entièrement dédié a été créé : UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East), l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient, qui s’occupe du développement, de l’éducation, des soins de santé, des services sociaux et de l’aide d’urgence à plus de cinq millions de réfugiés palestiniens vivant en Jordanie, au Liban, en Syrie, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec un budget substantiel et des dons de plusieurs millions de dollars par an qui proviennent du monde entier.

L’UNRWA est la seule agence qui se consacre uniquement à l’aide aux réfugiés d’une région ou d’un conflit spécifique.

Pratiquement, depuis 1948, date de sa fondation, l’UNRWA fait pour les réfugiés palestiniens ce que le UNHCR fait depuis 1951 pour les réfugiés du monde entier et, étant donné qu’il s’agissait de la première organisation de ce type, on peut dire que les Palestiniens ont été les premiers réfugiés reconnus comme tels et auxquels il s’est engagé à fournir une assistance, plus étrange encore,  lorsqu’il a été décidé d’étendre l’assistance aux réfugiés du monde entier  l’UNRWA n’a pas été incorporé dans le nouvel organisme, mais a conservé sa propre organisation distincte, avec son propre financement et sa vie autonome, où peu de gens, comme l’histoire de ces dernières années le montre clairement, peuvent “mettre leur nez” ou poser des questions “inconfortables”.

En d’autres termes, si dans sa propre vie l’individu a le malheur d’assumer le statut de réfugié, il vaudra mieux qu’il soit qualifié de “Palestinien” afin de bénéficier d’une assistance plus rapide et plus personnalisée, soutenue par de riches “budgets” et, en cas de besoin, recevoir un soutien pour un emploi stable.

Parce qu’on sait, ou du moins ceux qui veulent savoir savent, qu’en utilisant des fonds internationaux, l’organisation de l’ONU dans les territoires palestiniens emploie, ou plutôt fournit des salaires à des centaines de personnes qui vivent, se multiplient et deviennent des “réfugiés” par héritage, de génération en génération.

Depuis sa création, il y a eu des frictions et des malentendus (ou plutôt des conflits) entre l’UNRWA et l’État d’Israël, principalement en raison du fait que l’organisation internationale elle-même n’a jamais traité les problèmes des réfugiés juifs arrivant des pays arabes, dont ils ont été pratiquement expulsés.

En juin 1941, quelques années avant la constitution de l’État d’Israël, un détail très important surtout pour ceux qui pensent que les problèmes entre Juifs et Arabes n’ont commencé qu’après l’indépendance de l’État juif, une manifestation pro-nazie et anti-juive a eu lieu en Irak. Un véritable pogrom qui a causé la mort de 180 personnes.

Ce qui s’est passé en Irak n’est pas un cas isolé puisque des émeutes contre des communautés juives ont également eu lieu en Libye en 1945, au Yémen en 1947 et en Égypte en 1948 et, à plusieurs reprises, également au Maroc, en Tunisie et en Algérie.

De nombreux pays arabes ont favorisé l’émigration de leurs citoyens juifs vers Israël, tandis qu’en Libye, notamment, ils ont été privés de leur citoyenneté et ont même vu leurs biens confisqués dans de nombreux cas. Selon les statistiques officielles arabes, avec l’expulsion et le départ massifs des Juifs des pays arabes et islamiques qui ont eu lieu à partir de la fin du 19e siècle et se sont accélérés après la guerre israélo-arabe de 1948, on compte environ 856 000 Juifs qui ont quitté leurs foyers dans les pays arabes, dont 600 000 se sont réinstallés en Israël. Les biens juifs confisqués illégalement dans les pays arabes sont aujourd’hui évalués à plus de 300 milliards de dollars, et les biens immobiliers abandonnés dans les pays arabes équivalent à 100 000 kilomètres carrés, soit quatre fois la taille de l’État d’Israël.

Toutes ces personnes ont été progressivement intégrées dans la société israélienne sans recevoir aucune aide des organisations des Nations unies spécialisées dans l’assistance aux réfugiés.

Ces événements historiques, qu’il est toujours bon de rappeler, sont utiles pour introduire la nouvelle de ces jours-ci qui n’a pas été suffisamment mise en évidence et qui a été transférée au public avec un “silencieux”, à savoir que Matthias Schmale, le chef de la mission de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés UNRWA à Gaza, a été licencié parce qu’il a été effectivement jugé “dangereux“, avec de possibles conséquences graves pour sa sécurité personnelle.

Schmale, en effet, lors d’une interview à la télévision israélienne a osé dire qu’il avait la nette impression, bien qu’il ne soit pas un expert militaire, que les attaques israéliennes étaient ciblées et très sophistiquées. Confirmant en fait ce que l’armée de l’air israélienne a toujours affirmé, à savoir que ses pilotes déploient le maximum d’efforts pour éviter de frapper la population civile.

C’est exactement le contraire de ce que fait le Hamas en lançant sans discernement des missiles, toujours dirigés vers les villes israéliennes situées à l’intérieur de la ligne verte, c’est-à-dire la frontière internationalement reconnue d’Israël, avec la ferme intention de frapper des civils.

Après onze jours de combats entre le Hamas et Israël, des milliers de roquettes lancées vers l’État hébreu et le bombardement consécutif de la bande de Gaza par les Israéliens, la sincérité d’un travailleur humanitaire présent sur les lieux de l’affrontement a contredit la thèse officielle de la propagande et des médias internationaux, si bien que les dirigeants de l’organisation terroriste Hamas ont déclaré Matthias Schmale persona non grata, car il est coupable d’avoir simplement dit la vérité.

Les dirigeants de l’ONU n’ont pas perdu de temps et, conformément aux souhaits exprimés, ont rapidement relevé de leurs fonctions M. Schmale et son adjoint, qui ont donc été contraints de quitter rapidement la bande de Gaza. Le retrait était nécessaire pour leur sécurité personnelle. Il suffit de s’écarter de la propagande officielle du Hamas pour courir le risque de recevoir une balle dans la tête.

C’est un exemple clair de la façon dont les choses se passent dans la bande de Gaza et cela semble être une autre honte de l’ONU qui prouve une fois de plus qu’elle est subordonnée et fonctionnelle aux intérêts des puissants. Subordonnée et fonctionnelle au Hezbollah au Liban, tant avec les activités des inspecteurs qui n’ont toujours pas compris, ou plutôt n’ont pas voulu comprendre, l’origine de la formidable explosion qui a détruit une grande partie de la ville de Beyrouth le 4 août 2020, dont le souvenir est plongé dans le silence des médias mondiaux, sans que le public connaisse la nature réelle des substances explosées et les noms des responsables ; considérant que les actions de l’UNIFIL sur le territoire libanais restent impuissantes face aux activités “agressives” contre l’État juif, telles que la construction de « tunnels de terreur » entre les frontières des deux nations.

La seule voix “courageuse” qui s’est élevée pour s’indigner est celle de Phillipe Lazzarini, chef de l’UNRWA, qui s’est dit extrêmement préoccupé par les “attaques directes” contre Matthias Schmale et David de Bold, directeur et premier directeur adjoint des opérations de la même organisation à Gaza, soulignant également les circonstances selon lesquelles le personnel des Nations unies opérant dans la bande de Gaza semble être “sous le contrôle” du Hamas depuis un certain temps, comme le démontrent les attaques directes contre la direction de l’UNRWA et une manifestation de protestation devant le siège de l’UNRWA.

L’espoir est que d’autres “hauts fonctionnaires” de l’ONU commencent à prendre le parti de la vérité, il en va du peu de crédibilité qui reste à l’égard de l’organisation des Nations unies.

Les menaces et les manifestations contre ceux qui distribuent des aides de toute nature ont été des épisodes qui n’ont pas eu la diffusion voulue au niveau international en raison de l’inattention des médias officiels.

Dans d’autres contextes et à d’autres moments de l’histoire, lorsque les organisations spécialisées des Nations unies ont eu une “odeur” de danger, comme ce fut le cas au Rwanda, elles se sont retirées du territoire en attendant des temps meilleurs.

Espérons que celles-ci feront de même en ce qui concerne la bande de Gaza car, même si c’est dommage pour la population civile qui en paie toujours les conséquences, et indépendamment de la ” vulgarisation “, de la propagande et de la grosse caisse des médias internationaux, il est bon que le monde entier connaisse la vraie nature du Hamas, la férocité de son organisation gouvernementale de type dictatorial, bien mise en évidence par le comportement de contraste fort envers ceux qui témoignent de certains aspects de la vérité des faits, comme ce fut le cas avec les dirigeants de l’UNRWA.

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LE MAL https://theglobal.review/culture-fr/litterature/le-mal/ Mon, 07 Jun 2021 13:06:17 +0000 https://theglobal.review/?p=5767 Le thème du mal, qui traverse toute l’histoire de l’humanité et a mobilisé les plus grands philosophes, de Platon à Aristote, de Plotin et Augustin à Thomas, à Kant, Schopenhauer, Nietzsche et bien d’autres, est si complexe dans son cadre théorique et si inextricable dans sa résolution pratique, que même l’esquisser demanderait une capacité et un espace argumentatif qui sont hors de question ici. Une chose est sûre, au fil du temps, la distinction rigide entre le mal et le bien, d’origine manichéenne, semble avoir eu le dessus sur d’autres conceptions plus nuancées et subtiles.

Dans la tradition hébraïque-chrétienne prévaut une interprétation spirituelle qui fixe comme cœur du mal l’amour exclusif de soi et le péché originel, deux aspects complémentaires de la violation du pacte avec Dieu, donnant lieu à une vision moins hâtive et plus adhérente aux ambiguïtés de l’âme humaine.

Dans la tradition grecque, à l’exception des points de réflexion théorique, le bien et le mal dépendent largement du destin, au point que le rôle de l’homme reste indéterminé, qui dans la tragédie ne peut que subir, comme les personnages de Shakespeare, “les dards de la fortune adverse”.

Pour aborder ce grand problème non élucidé, qui semble inclure l’existence même de l’homme, il peut être intéressant de lire trois pages :

un extrait de I promessi sposi d’Alessandro Manzoni,

un autre extrait du Zibaldone de Giacomo Leopardi…

et le dernier extrait de Bouvard et Pécuchet de Gustave Flaubert.

Des pages qui dépeignent un paysage commun, domestique, où il n’y a ni hommes, ni guerres, ni pestes, un monde naturel qui, dans son innocence, semble porter les cicatrices mêmes de ce que nous appelons le mal, qu’il s’agisse d’une conséquence de l’action humaine ou d’un tabou caché du cosmos.

Dans le chapitre XXXIII du chef-d’œuvre de Manzoni, qui commence avec Don Rodrigo contractant la peste et la mort du perfide Griso, Renzo quitte son cousin Bortolo, qui vit dans la région de Bergame et chez qui il avait trouvé du travail, et part à pied vers Milan à la recherche de Lucia. En chemin, cependant, il s’arrête dans son village, Lecco, et après avoir rencontré Don Abbondio, qui, comme Renzo, a également été frappé par la maladie mais a survécu, il prévoit de se réfugier pour la nuit chez un ami d’enfance dont la famille a été détruite par la contagion. Il s’approche de la maison, mais au lieu d’un vignoble luxuriant, il trouve la désolation, le spectre de ce qu’il a laissé derrière lui :

Et comme il continuait, il passa devant sa vigne, et de l’extérieur il put voir immédiatement dans quel état elle était. Une petite vigne, un brin de feuille d’un des arbres qu’il avait laissé là, on ne voyait pas passer le mur ; si on voyait quelque chose, c’était tout ce qui était venu en son absence. Il regarda l’ouverture (il n’y avait même plus les portes) ; il regarda autour de lui : pauvre vigne ! Pendant deux hivers consécutifs, les habitants du village étaient venus y chercher du bois – dans le lieu de ce pauvre homme – comme ils disaient. Vignes, mûriers, fruits de toutes sortes, tout avait été arraché au plus mal, ou coupé au pied. Mais on voyait encore les vestiges de l’ancienne culture : de jeunes pousses, en rangs brisés, mais qui marquaient encore la trace des rangs désolés ; çà et là, des rémiges ou des pousses de mûriers, de figuiers, de pêchers, de cerisiers, de pruniers ; mais même cela apparaissait dispersé, étouffé, au milieu d’une génération nouvelle, variée et dense, née et poussée sans le secours de la main de l’homme. C’était un ramassis d’orties, de fougères, de ivraie, de graminées, de blé, de framboise sauvage, d’amarante verte, de crépide fétide, d’oseille des bois, de sétaire verte et autres plantes ; de celles, je veux dire, dont le paysan de chaque pays en a fait une grande classe à sa manière, en les appelant mauvaises herbes, ou quelque chose de semblable. C’était un fouillis de tiges, se chevauchant en l’air, ou se croisant, rampant sur le sol, se dérobant en tous sens ; une confusion de feuilles, de fleurs, de fruits, de cent couleurs, de cent formes, de cent tailles : épis, petites panicules, touffes, grappes, têtes blanches, rouges, jaunes, bleues. Parmi ce ramassis de plantes, il y en avait quelques-unes qui étaient plus saillantes et voyantes, mais pas les meilleures, du moins la plupart d’entre elles : le raisin turc, le plus grand de tous, avec ses larges branches rougeâtres, ses feuilles plantureuses à nervures vertes, dont certaines sont déjà bordées de pourpre, ses grappes pliées, garnies de baies violettes à la base, puis violettes, puis vertes, et au sommet de petites fleurs blanchâtres ; L’if, avec ses grandes feuilles laineuses sur le sol, sa tige dressée en l’air et ses longs épis parsemés et comme étoilés de fleurs jaune vif : Des chardons, hirsutes dans les branches, dans les feuilles, dans les calices, d’où sortaient de petites touffes de fleurs blanches ou violettes, ou se détachaient, emportées par le vent, des plumes argentées et légères. Ici, une multitude de liserons ont grimpé, se sont enroulés autour des nouvelles pousses d’un mûrier, les ont tous recouverts de leurs feuilles pendantes, et du haut de celles-ci pendaient leurs petites clochettes blanches et douces : Là, une courge sauvage, avec ses fruits vermillon, s’était accrochée aux nouveaux sarments d’une vigne ; celle-ci, cherchant en vain un appui plus solide, avait attaché ses vrilles à celle-là ; et mêlant leurs faibles tiges et leurs petites feuilles différentes, elles se tiraient mutuellement vers le bas, comme il arrive souvent aux faibles qui se prennent mutuellement pour appui. La ronce était partout ; elle allait d’une plante à l’autre, de haut en bas, repliant ses branches ou les étalant, à son gré ; et, quand elle passait devant la bordure même, elle semblait être là pour s’opposer au passage, même au maître. Mais il ne s’est pas soucié d’entrer dans une telle vigne ; et peut-être n’y a-t-il pas même jeté un regard, comme nous le faisons pour en faire cette petite esquisse.

Dans un passage du Zibaldone (4175-77), Leopardi, après avoir cité un écrit de Voltaire sur le formidable tremblement de terre de Lisbonne, qui fut au centre d’une controverse dans toute l’Europe et ébranla la foi en la providence divine, quand il ne fut pas considéré comme une punition pour la conquête américaine, observe que “toutes les choses à leur manière souffrent nécessairement, et ne jouissent pas nécessairement, car le plaisir n’existe pas exactement par la parole. Ceci étant, comment ne pas dire que l’existence est en soi un mal ?”. Le mal pour lui, à la différence du croyant Manzoni qui l’attribuait à la volonté des hommes privés de la grâce, a une portée cosmique :

Entrez dans un jardin de plantes, d’herbes, de fleurs. Soyez aussi heureux que vous le souhaitez. Que ce soit pendant la saison la plus douce de l’année. Vous ne pouvez pas regarder n’importe où sans trouver de la souffrance. Toute cette famille de végétaux est en état de souffrance, certains plus, d’autres moins. Là, cette rose est offensée par le soleil qui lui a donné la vie ; elle se ride, elle languit, elle se fane. Là, ce lys est cruellement sucé par une abeille, dans ses parties les plus sensibles, les plus vitales. La pomme douce n’est pas fabriquée par les abeilles industrieuses, patientes, bonnes, vertueuses, sans d’indicibles tourments pour ces fibres délicates, sans le massacre impitoyable des tendres petites fleurs. Cet arbre est infesté par une fourmilière, celui-là par des chenilles, des mouches, des escargots, des moustiques ; celui-ci est blessé dans l’écorce et brûlé par l’air ou par le soleil qui pénètre dans la blessure ; celui-là est offensé dans le tronc, ou dans les racines ; celui-là a des feuilles plus sèches ; celui-là est cassé, mordu dans les fleurs ; celui-là percé, piqué dans les fruits. L’une des plantes est trop chaude, l’autre trop fraîche ; trop de lumière, trop d’ombre ; trop humide, trop sec. L’une souffre d’inconfort et trouve des obstacles et des encombrements en grandissant, en s’étendant ; l’autre ne trouve aucun endroit où se reposer, ou lutte pour y arriver. Dans tout le jardin, vous ne trouverez pas une seule plante dans un état de santé parfait. Ici un rameau est brisé soit par le vent, soit par son propre poids ; là un zéphyr va déchirer une fleur, s’envole avec un morceau, un filament, une feuille, une partie vivante de telle ou telle plante, détachée et arrachée. Pendant ce temps, vous déchirez les herbes avec vos pas ; vous les écrasez, vous les meurtrissez, vous pressez leur sang, vous les brisez, vous les tuez. Cette belle et douce jeune fille va doucement déraciner et briser les tiges. Le jardinier va sagement tailler, couper les membres sensibles, avec des clous, avec du fer. Certes, ces plantes vivent ; certaines parce que leurs infirmités ne sont pas mortelles, d’autres parce que même avec des maladies mortelles, les plantes, et les animaux aussi, peuvent durer peu de temps. Le spectacle de tant de vie en entrant dans ce jardin réjouit nos âmes, et c’est pourquoi il nous semble être un séjour de joie. Mais en vérité cette vie est triste et malheureuse, chaque jardin est presque un vaste hospice (un lieu beaucoup plus déplorable qu’un cimetière), et si ces êtres sentent, ou nous voulons dire, ressentent, il est certain que ne pas être serait bien meilleur pour eux que d’être.

À la place du vignoble que Renzo voit abandonné et presque vilipendé à cause de la négligence humaine, Leopardi dépeint un jardin qui, à première vue, pourrait être l’image même de la beauté naturelle, mais qui, en y regardant de plus près, révèle les infinies fissures et laideurs qui restent cachées sous le voile d’une illusion parfaite.

On trouve une révélation identique du mal là où l’on pourrait s’attendre à l’exubérance étincelante de la nature (la nostalgie infinie de la vie à la campagne par opposition à la vie urbaine, depuis l’époque de Virgile), dans ces lignes de Bouvard et Pécuchet, le roman de Gustave Flaubert, lorsque les deux amis ont soif de savoir :

Ils voulaient se promener dans les champs, comme ils en avaient l’habitude, et ils sont allés très loin, jusqu’à se perdre. Le ciel ondulait d’une myriade de petits nuages, le vent faisait osciller les petites cloches de l’avoine, un ruisseau murmurait le long d’une prairie, quand soudain une odeur pestilentielle les fit s’arrêter ; et ils virent sur les pierres, parmi les joncs, la charogne d’un chien. Les jambes étaient réduites à l’os. La bouche était un rictus, et les lèvres livides laissaient apparaître des crocs d’ivoire ; à la place du ventre se trouvait un amas couleur terre, qui semblait si vivant qu’il grouillait d’insectes. Ils s’agitaient au soleil, brûlants, dans le bourdonnement des mouches, avec cette odeur intolérable, une odeur féroce, dévorante.

Certes, le mal physique n’existe comme problème que pour l’homme, et seulement en relation avec son intégrité et ses attentes, avec sa tendance innée à se considérer comme le centre de l’univers et à interpréter chaque fait comme l’expression d’une volonté, d’un projet théologique.

Mais même dans une perspective radicalement laïque, où les choses arrivent simplement en vertu d’un enchaînement de causes ou de l’arbitraire du hasard, il reste à expliquer quel instinct ou quelle fureur insensée pousse l’homme, le seul parmi les formes vivantes, à développer la conscience comme un stade supérieur de l’être et pourtant à commettre une infinité de crimes absurdes, qui n’ont même pas l’excuse de poursuivre un quelconque avantage, comme dans le règne animal où la violence est une fonction de survie et de procréation.

La récente dissolution de l’ex-Yougoslavie a déclenché une sorte de massacre collectif au cœur de l’Europe, qui non seulement n’a obtenu aucun des résultats annoncés, mais a conduit des communautés par ailleurs pacifiques et solidaires à s’abandonner à un massacre délirant.

Sans parler du génocide simultané au Rwanda et d’autres destructions, même très récentes ou encore en cours.

Ou peut-être devrions-nous être d’accord avec les vers d’Eugenio Montale:

J’ai souvent rencontré le mal de vivre

c’était le ruisseau étouffé qui gargouille.

c’était le froissement de la feuille

desséchée, c’était le cheval mutilé.

Bien, je ne savais pas, en dehors du prodige

qui ouvre l’Indifférence divine :

C’était la statue dans la somnolence

Du midi, et du nuage

et le faucon haut dans les airs.

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Intuitions parallèles : Art et Science, le Suaire nouvelle hypothèse https://theglobal.review/culture-fr/art-fr/intuitions-paralleles-art-et-science-le-suaire-nouvelle-hypothese/ Mon, 07 Jun 2021 13:05:31 +0000 https://theglobal.review/?p=5771 Le 6 avril 2021 a eu lieu une rencontre en ligne (https://youtu.be/g2i-WlhponI) “Au-delà de l’apparence, la peinture imperceptible visible et invisible de Veronica Piraccini” éditée par B. Cerro, pour laquelle j’ai été invitée à discuter de ma recherche artistique dans un excursus de Peinture à travers l’idée du voyage. Il s’en est suivi un dialogue stimulant entre les participants, dont l’intervention de l’ingénieur M. Gnoffo, qui a exposé à l’avance son hypothèse scientifique née de l’observation du Suaire (fig. 1).

Il a identifié dans mes deux tableaux “De l’empreinte de Jésus” (fig. 2) et “Mon Jésus” (fig. 3) une étroite corrélation entre ces œuvres visibles et invisibles imperceptibles et sa théorie née des études sur le Suaire. Les deux tableaux, nés du contact avec le Suaire de Turin à partir de photos grandeur nature, ont été réalisés à Rome dans mon atelier, à main levée et à l’œil nu avec la peinture spéciale imperceptible que j’ai inventée.

Dans son discours, il a déclaré avoir perçu dans l’une de mes deux œuvres, une énergie de lumière bleue émanant des blessures peintes en bleu dans la flagellation, tandis que dans l’autre “Mon Jésus”, c’est le corps reconstitué et guéri rendu par les coups de pinceau épais, ce qui donne “forme et corps” à sa théorie, vérifiée par des mesures sur le concept de guérison dans la résurrection.

Mais avant d’entrer dans son hypothèse théorique, qui se réalise, même visuellement, dans mes deux tableaux nés parallèlement à sa thèse, sans se connaître, nous pourrions réfléchir un instant sur la façon dont l’art occidental a sans doute, avec la naissance du Christ, changé de cap, et comment alors l’art a été pénétré d’une lumière nouvelle, influençant la pensée culturelle du monde entier.

En fait, bien que dans les premiers siècles après la mort de Jésus, jusqu’à l’édit de Constantin à Milan en 313 AD, le Sauveur ne pouvait encore être représenté que sous la forme d’un christogramme tel que des signes, des lettres, des poissons, une ancre ou un agneau, en raison des persécutions religieuses subies par les chrétiens, avec sa libéralisation du culte, l’humanité a transformé le monde au cours des deux millénaires, en œuvres d’art extraordinaires, et le Christ s’est répercuté dans tant et tant de réalisations esthétiques, qui ont ouvert des scénarios révolutionnaires sans frontières, conduisant la pensée humaine aux visions les plus incroyables de l’inimaginable.

Si nous observons le “corps” dans l’art des Grecs, qui est nu et parfait et qui prend vie à partir de leur statuaire sublime, que j’appellerais pré-Christ, comme une dimension de perfection immortelle, et comment les Dieux sont des êtres suprêmes dans des corps absolus et parfaits comme des idéaux de beauté, nous voyons que de l’art provient un canon pur, tiré de la recherche de synthèse dans la dimension éternelle de la nature dans sa dimension cyclique pure. Les dieux créés par l’art humain grec sont des entités parfaites et doivent être modelés, étudiés et répétés.

Plus tard, très différent est au contraire le “corps dans l’art”, avec l’avènement, il y a environ deux mille ans du Verbe incarné de l’annonce à la Vierge Marie et la naissance du fils de Dieu Jésus. Ici, tout change, car le corps du fils de Dieu, né incarné par la vertu de l’Esprit Saint dans la Vierge, puis mort, puis ressuscité glorieux et resplendissant, nous montre la victoire de la vie sur la mort en l’ayant vécue, notre sœur la mort, Lui-même, et non pas, comme les dieux grecs, jamais atteint. Jésus passe en effet par la vraie souffrance et la mort pour le salut de l’humanité. L’art occidental incarne donc l’apothéose du triomphe du corps. Jésus a dit : <<…Je suis la résurrection et la vie ; quiconque croit en moi, même s’il meurt, vivra>> (Jn 25-26). C’est le nouveau corps éternel et mystérieux en esprit et en matière.

Fig. 4 RUBENS

Il existe de nombreux exemples dans l’art sur le thème de la résurrection, comme le tableau de Rubens (fig.4) du Christ ressuscité soulevant le Suaire pour sortir du sépulcre, Giotto qui le peint dans la “Résurrection et Noli me tangere” dans toute sa pleine physicalité, Piero della Francesca qui place Jésus avec son poids corporel sortant du sépulcre, Beato Angelico dans le Jésus paysan avec même sur son épaule la houe pour indiquer le primeur même si en vêtements purs et blancs, et toujours bien mis en évidence, il est vu dans les différentes peintures des siècles, comme tous les tombes sont largement ouvertes, et où l’on a retiré de l’ouverture la pierre très évidente renversée ou tournée.

L’art a toujours été un instrument de révélation de l’invisible qui génère des visions et naît souvent de l’intuition, comme la science pour ses découvertes ou inventions.

Cela dit, afin d’entrer dans le vif du sujet des “intuitions parallèles” nées de manière autonome au sein de l’art et de la science, je citerai l’hypothèse théorique exposée par Gnoffo, intitulée “Une nouvelle hypothèse de formation de l’image du Suaire par émission d’ondes radio et de champs électromagnétiques statiques :… Des expériences réalisées par certains scientifiques montrent qu’en irradiant des échantillons de linge sec avec des ondes électromagnétiques, il est possible d’obtenir une coloration semblable à celle du linceul, car l’énergie de cette lumière est suffisante pour modifier la structure moléculaire de la cellulose qui compose la partie superficielle des fibrilles constituant la chaîne du tissu bombardé. C’est le résultat précieux et remarquable. Cependant, si l’on va au-delà de ces expériences et de ces résultats, il existe des preuves scientifiques et mathématiques qu’ils sont incompatibles avec l’existence même du tissu du Suaire, et que le véritable phénomène physique à l’origine de l’image du Suaire est d’une nature complètement différente, et surtout qu’il ne peut s’agir avec certitude d’un phénomène impulsif et instantané. Pas de hautes énergies pulsées en un temps très court, mais il doit s’agir d’un phénomène continu pendant un certain temps fini et à très basses énergies dans le domaine des LWF (low waves frequency)”. En fait, l’auteur affirme que : “il y a une incompatibilité dans les expériences des scientifiques eux-mêmes avec l’existence de la relique, quand ceux-ci se connectent au concept de dématérialisation promulgué par certains vulgarisateurs” et écrit encore : “Les données extrapolées à partir des publications des chercheurs en 2011, selon lesquelles une image de type syndicon a été obtenue sur les échantillons sont :

– longueur d’onde λ = 0,193 μm

          – intensité totale It ≈ (2000- 4000) MW/cm2

 Si, avec ce phénomène identique, nous voulions produire toute l’image du Suaire dans des proportions coïncidant avec l’image réelle du Suaire, en considérant une surface totale approximative égale à 1,92 m2, c’est-à-dire 19.200 cm2, et en multipliant, nous obtiendrions une énergie égale à 76,800 x 109 J, c’est-à-dire :

           – Et = 76,8 TJ par seconde (ou en tout cas pendant la durée du tir).

Rappelons que nous avons transformé la puissance en W, l’énergie en J, ou mieux, la fluorescence en énergie totale.

Or, si l’on admet la disparition (dématérialisation) d’un corps ayant une masse de 80 kg au repos et que cette disparition est la transformation en énergie correspondante selon la formule d’Einstein, E=mc2, on obtient une énergie égale à :

           – E0 = 7.200.000 TJ

Compatible avec l’Et qui vient d’être déterminé seulement si on multiplie Et par 93 750 secondes (26 heures).

Le phénomène physique reproduit par les chercheurs est donc incompatible avec l’existence de la relique, car à ces énergies et pour cette durée, les tissus sont détruits. Le phénomène n’est donc pas approprié pour décrire, émettre des hypothèses ou théoriser la formation de l’image du Suaire… la nouvelle théorie est simple ; elle se base sur l’hypothèse que la formation de l’image du Suaire a été un résultat lié à un processus complexe et pluriphénoménologique”. L’auteur fait l’hypothèse, je crois comprendre, d’une guérison d’une nature différente de celle de Lazare : “elle n’est pas instantanée, mais se déroule en l’espace de 36/40 heures… la fibrinolyse est un processus qui concerne un organisme vivant de manière absolue” pour cette raison sur la toile : “des descales parfaites aux contours réguliers apparaissent…”. Le traitement, analyse d’autres éléments d’étude concernant des thèmes spéculatifs : “L’affaissement du drap du Suaire est exclu… Enfin on ne peut ajouter comme confirmation supplémentaire de l’hypothèse radiative impulsée l’expérimentation sur la bilirubine, puisque les longueurs d’onde du rayonnement ultraviolet ne sont pas égales, ni comparables”. À ce stade, il va jusqu’à s’interroger sur le plan théologique : “Pourquoi la résurrection avec un Corps Glorieux aurait-elle besoin d’une pierre sépulcrale roulée ? …”. Le matin de la résurrection, Jésus sort du tombeau en chair et en os”.

Dans la dernière partie de son examen scientifique, le parallélisme intuitif avec l’art est approfondi :

“Un aspect particulièrement intéressant de cette théorie se retrouve également dans l’art pictural. De la rencontre fortuite avec le professeur Veronica Piraccini, avec son art et avec sa technique innovante, j’ai pu constater, à partir de certains de ses tableaux, qu’une relation extraordinaire existe entre la nouvelle hypothèse et les intuitions inconscientes d’une artiste géniale. En regardant les deux œuvres les plus importantes de l’artiste sur le Suaire, j’ai été immédiatement frappé par l’énergie qui se dégageait, grâce à la couleur et à la lumière UV, de ces marques imprimées sur la toile. Mais il s’agissait d’une énergie de deux types : une lumière bleue et une lumière rouge, concentrée uniquement dans les blessures et dans le sang, et à partir de ces deux énergies, on pouvait clairement percevoir l’origine cachée d’une seule grande énergie commune qui génère une corporéité à partir du seul signe. Une corporéité qui n’est pas continue, mais quantifiée et donnée par les signes (fig. 2). Un deuxième tableau, en revanche, montre une corporéité et une énergie différentes en surface, mais totalement identiques en profondeur. L’artiste imagine et intuitionne de donner une corporéité en épaississant les coups de pinceau de couleur lumineuse jusqu’au spasme. Le quantifié devient continu à la perception. L’analogie avec la théorie de la guérison est immédiate : l’énergie est plus irradiée et concentrée en correspondance avec les innombrables blessures, donnant l’effet de délimiter une corporéité (fig. 3). Le corps devait guérir rapidement, le corps devait ressusciter à l’aube du troisième jour.”

Pensez-y, cette idée de lumière bleue et froide, s’accorderait à la fois avec le mystère du “feu sacré”, qui se produit dans les mains du patriarche orthodoxe grec le samedi saint au Saint-Sépulcre à Jérusalem (en s’auto-brûlant, des bougies sont allumées, qui, pendant les 33 premières minutes, ne brûlent pas les corps et les choses), ainsi que de manière similaire nous avons ce qui a émergé d’une découverte scientifique, qui a détecté l'”éclair” qui se produit pendant la conception.

Une équipe de chercheurs de l’Université Northwestern de Chicago a capturé en 2016 des images sensationnelles, liées à un véritable “feu d’artifice” qui se produit lorsqu’un spermatozoïde pénètre dans l’ovule, c’est-à-dire au moment précis où une nouvelle vie humaine commence. Une curieuse lumière naît alors, des cellules qui construisent le corps dans l’obscurité profonde et viscérale de l’organisme féminin, une lumière inoffensive mais vitale pour la femme : l’étincelle de vie.

Ainsi, en réfléchissant, s’il était vrai que le Christ, lors de sa résurrection, s’est dématérialisé dans la lumière en perçant le tissu du Suaire vers l’extérieur, de manière à apparaître “tombant” (un mot qui n’est jamais ressorti des Évangiles, mais qui a été indiqué par certains théologiens et érudits), pourquoi le Christ aurait-il ouvert le tombeau, s’il pouvait facilement le traverser ? On pourrait même dire que la pierre déplacée aurait été une indication claire que le corps avait été volé, ce qui a d’ailleurs fortement découragé les disciples accusés de cela.

“O lumière éternelle, qui seule est en toi,\ Seule, tu comprends, et par toi, tu entends.\ et la compréhension que vous aimez et atteignez !”  (Dante, Paradis XXXIII) et nous, pauvres et misérables humains, qui persistons à vouloir trouver Dieu avec la science à tout prix, en essayant d’expliquer l’inexplicable… pouvons-nous, certainement, nous tous qui ne sommes pas témoins de l’événement, nous demander si l’hypothèse décrite ici peut essayer d’indiquer une nouvelle direction vers les nombreuses vérités que le Suaire nous signale ? Et cette intuition scientifique peut-elle être destinée à provoquer une discussion, ou à susciter une illumination parmi les passionnés et les spécialistes du Suaire de Turin ?

Comme je le vois en tant qu’artiste, l’empreinte du Christ est celle de l’énergie, de la lumière, du corps, du sang et de l’amour infini et éternel.

Rome 4-5-2021

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Le trésor de San Daniele del Friuli https://theglobal.review/culture-fr/le-tresor-de-san-daniele-del-friuli/ Wed, 12 May 2021 16:57:59 +0000 https://theglobal.review/?p=5758 Au début, il y avait Rome. Ou peut-être pas. Peut-être le château de Zoppola lui-même lui réservait-il des méditations silencieuses parmi les rayons d’une bibliothèque ancienne et privée, liée au nom d’une illustre et puissante famille de la patrie du Frioul et renommée bien au-delà de ses frontières.

Le siège ancestral de la famille Panciera l’avait, en effet, recueilli, orphelin très jeune, à peine plus de dix-huit ans, afin d’assurer à ce jeune homme brillant et capable, enclin aux lettres et bien disposé à l’aventure intellectuelle, un avenir moins incertain que celui réservé à ceux qui ne jouissaient ni d’un nom ni de la protection adéquate d’un mentor puissant et généreux.

Le vieux cardinal Antonio l’introduisit dans les cercles de la curie de la grande Ville, si sollicités et fécondés par toutes les énergies nouvelles qui traversèrent ces années-là, dans lesquelles les conciles répétés convoqués pour guérir les divisions de l’Église, tant d’Orient que d’Occident, facilitèrent le mouvement des secrétaires et des abréviateurs, hommes de lettres curieux, intellectuels qui employaient certainement les heures vides d’engagements, passées dans les abbayes dans lesquelles ils séjournaient en chemin, à lire et transcrire les auteurs qui étaient restés pendant des siècles enfouis “dans les prisons monastiques aveugles” dans lesquelles ils étaient retenus en otage.

Ils en parlaient avec un grand ravissement, échangeant une correspondance dense et pleine d’impressions, accentuée par le plaisir de la découverte, par la satisfaction subtile d’avoir posé leurs mains, les premières après de nombreux siècles, sur des parchemins considérés comme perdus à jamais et maintenant ramenés à la vie, nettoyés des interprétations et des commentaires, enfin libres de faire briller la beauté d’une pensée, celle des classiques, qui a de nouveau inspiré philosophes et artistes, écrivains et poètes.

C’est dans ce climat que se forma le très jeune Guarnerio, qui sut manifestement bien choisir ses protecteurs : à la mort de Panciera (1431), il fut accueilli sous l’égide du patriarche d’Aquilée, Biagio dal Molin, qui était aussi le titulaire de la chancellerie apostolique : un lieu fréquenté non seulement par crème de la diplomatie européenne, mais aussi par d’extraordinaires copistes, enlumineurs et amanuensis du plus haut professionnalisme. Panciera, le prélat qui a partagé et suivi sa formation intellectuelle, lui a probablement fait cadeau à sa mort de codex extrêmement rares.

Guarnerio en a acheté quelques-uns. Parmi ceux-ci, selon toute vraisemblance, se trouvaient les splendides bibles, tant atlantiques que byzantines, précieux exemples de sa collection.

C’est dans cet environnement de haut niveau que le jeune érudit frioulan, âgé d’un peu plus de 21 ans, a commencé à aimer les parchemins, les encres, les couleurs chatoyantes et vives des capitales exaustives. Et les mots latins écrits sur ces papiers, avec la sagesse qui les sous-tend. Ce furent des années de grands changements, parfois même subits.

En 1434, le Pontife romain Eugène IV décida de rompre les relations avec les Pères du Concile réunis à Bâle. En 1439, nous le trouvons à Florence, où il participe aux travaux avec les émissaires de l’Église byzantine, alors assiégée par les Turcs. Des mois de grandes attentes. Il est probable que Guarnerio ait suivi les diplomates papaux vers le nord.

On se plaît à penser qu’il a maintenu le contact avec les savants orientaux, commençant à mieux manier l’alphabet grec et les extraordinaires clés de connaissance que cette langue, très ancienne et d’un impact certain sur son anxiété de savoir, a dû exercer sur lui dans les années les plus intenses de sa formation.

Entre 1435 et 1445, il est de retour dans son Frioul natal, entre Aquileia et Udine. Abréviateur de la Chancellerie Apostolique. Un titre très prestigieux. Il a ouvert les portes de la plus importante scriptoria de la patrie.

Dans les scriptoria du Chapitre, Guarnerio se consacre à une activité très intense. Il a beaucoup étudié, copié un grand nombre de spécimens et les a annotés de manière compulsive. Ils feront partie de sa collection.

C’est dans cet environnement qu’il a fait la connaissance de copistes professionnels très compétents, auxquels il fera appel plus tard pour l’aider à enrichir sa bibliothèque. Parmi eux se trouvait Niccolò di Lavariano, dont la main se retrouve souvent parmi les papiers des manuscrits de Guarneri.

Son activité culturelle, qui était certainement très intense, est attestée par les nombreuses gloses que Guarnerio a ajoutées aux textes de sa propre main au cours de ces années. L’amour qu’il porte à sa terre l’amène à poursuivre des réseaux toponymiques, des références historiques, des notes et des digressions sur les lieux et les personnes de son Frioul.

Il fait preuve d’une grande perspicacité et d’une soif fébrile et inépuisable de connaissances.

Ainsi, à seulement trente-cinq ans, il obtient le titre le plus prestigieux auquel il pouvait prétendre : celui de vicaire du patriarche d’Aquilée, qu’il conservera jusqu’en 1454. La plus haute autorité, tant du point de vue juridico-administratif que du point de vue pastoral. Mais surtout, en vertu du rôle qui lui est conféré, il peut profiter de la célèbre chancellerie patriarcale, l’une des plus grandes bibliothèques du pays, fréquentée par les meilleurs copistes et miniaturistes de l’époque, qui ont tant contribué à accroître le patrimoine livresque des Guarneri, avec les exemplaires les plus beaux, les plus soignés et les plus élégants de toute la collection, témoins de cette culture classique qui a donné à l’Europe le message d’un monde nouveau, dans lequel l’Homme a redécouvert sa centralité dans l’Univers à travers la contemplation de la Beauté, considérée comme le seul vrai miroir de la Vérité.

Guarnerio se joint souvent à eux. Il s’est plongé dans un travail de comparaison philologique extrêmement précis, comme en témoigne l’extraordinaire version du manuscrit Guarnerian 9, qui conserve l’Histoire Universelle de Saint Jérôme, lue dans une clé moderne, comme source pour la redécouverte du Mythe et de l’importance de Rome dans les spirales infinies du temps.

Puis soudain, tout s’arrête. Et Guarnerio redevient un “simple” curé de paroisse. Nous sommes en 1455. Il n’était plus le vicaire qui pouvait se prévaloir des meilleurs “libraires” et “scripteurs”.

Que s’était-il passé ?

Nous savons qu’en 1453, il reconnaît et légitime sa très jeune fille Pasqua. La même année, son ami de toujours, Bartolomeo Baldana, fait de même avec son fils Giovanni. Comme cela a été dit, ces deux ont pu se marier grâce à cet acte de reconnaissance qui, pour un homme de la stature de Guarnerio, signifiait la conclusion drastique d’une splendide carrière. Mais Pasqua, justement grâce à cette déclaration claire et courageuse, pourra recevoir une dot et donc bénéficier d’un mariage “honnête”.

L’amour plus que la connaissance, selon le merveilleux passage de saint Paul tiré de la Première lettre aux Corinthiens : « Si je parle les langues des hommes et des anges, mais que je n’aie pas l’amour, je suis comme un cuivre qui sonne ou une cymbale qui tinte. Et quand j’aurais le don de prophétie, quand je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand je posséderais la plénitude de la foi au point de déplacer les montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Et si je distribue toutes mes richesses et que je donne mon corps pour être brûlé, mais que je n’ai pas d’amour, rien ne me servirait. »

Les manuscrits de cette période ne sont pas parmi les plus beaux, d’un point de vue esthétique. Les copistes ne portent pas de noms célèbres, car les difficultés financières dans lesquelles se trouve l’humaniste ne lui permettent plus de rémunérer les grands auteurs de la période précédente : parmi eux Niccolino da Zuglio et Niccolò di Iacopo, recteur des écoles de Gemona à partir de 1453.

La plupart d’entre eux étaient des étudiants et des “magistri” de grammaire, dont les écrits devaient souvent être corrigés et amendés par Guarnerio lui-même.

Et c’est peut-être là que réside l’extraordinaire ressource qu’il a utilisée : il a inventé l’école de grammaire, à laquelle il a mis à disposition les livres de sa très prestigieuse et copieuse collection, en échange d’autres copies et transcriptions. La scriptoria s’est répandue à San Daniele. La circulation des livres aussi.

Un message et un exemple qui démontre bien, même pour nous aujourd’hui, que nous vivons malgré nous des saisons de crise, comment la capacité d’inventer de nouvelles façons de promouvoir la culture et la connaissance peut être le meilleur antidote à la récession et le seul et extraordinaire aiguillon du changement.

Le reste appartient à l’histoire.

Une bibliothèque est comparable à un être vivant, qui grandit et se transforme, adoptant progressivement des profils différents mais conservant toujours la même âme.

Sa vie peut durer des siècles et, par conséquent, au fil du temps, elle subit une métamorphose continue, avec des augmentations et des diminutions, de dons et de vols.

Les notes de possession, les gloses, les divers inventaires de livres compilés au fil du temps et jalousement conservés avec les patrimoines qu’ils décrivent, sont là pour témoigner de sa lente évolution, son raffinement. Ils constituent, en quelque sorte, son code génétique.

On peut dire que le premier noyau livresque de la Guarneriana est en fait constitué d’un certain nombre de manuscrits provenant de la bibliothèque du cardinal Antoni Panciera, mentor et protecteur de Guarnerio, auxquels s’ajoutent les fameuses huit comédies de Plaute conservées dans le codex 54 et que Guarnerio lui-même copia en 1436, les signant de sa propre main au  c.130r : âgé d’un peu plus de vingt-six ans, abréviateur de la chancellerie apostolique, il se trouvait à Aquilée, dans son Frioul natal, de retour de Rome.

Il était déjà un clerc assoiffé de connaissances et touché par la fièvre de la bibliophilie.

Pendant les trente années qui suivirent, il ne fit rien d’autre qu’acheter, copier ou faire copier les manuscrits qui allaient constituer le merveilleux patrimoine de sa bibliothèque : en s’appuyant sur un réseau dense d’amis et de connaissances à Spilimbergo, Udine, Venise et Florence.

Par le testament dicté en 1466, il scella le transfert à la Magnifique Communauté de San Daniele de l’ensemble du patrimoine des manuscrits.

Les volumes répertoriés dépassent le nombre de 170, organisés selon une clé d’inventaire qui les divise en : ecclésiastiques, historiens, poètes, comédiens et satiriques et autres. Une collection qui va des Bibles aux Pères de l’Église, de César et Salluste à Plutarque et Thucydide, de Plaute et Properce à Ovide et Juvénal.

C’était une bibliothèque d’étude et de recherche extraordinairement riche, composite et variée, au moins aussi riche que les intérêts et les appétits culturels de son fondateur.

À la mort de Guarnerio, la bibliothèque continue de s’agrandir. Les manuscrits étaient munis de chaînes, pour des raisons de sécurité. L’accès à cette crypte de connaissances n’était possible qu’en franchissant trois portes dotées chacune de trois clés, confiées à la garde de trois personnes différentes, et avec l’autorisation explicite du conseil communautaire, exprimée par une résolution.

Cela n’a évidemment pas empêché le patrimoine, bien qu’entassé dans des environnements inadaptés, humides et mal ventilés, de croître et de s’étendre, et pas seulement un peu : une donation remarquable, d’une trentaine de manuscrits, avait en effet déjà été faite par le curé de San Daniele Pietro di Cattaro, en 1500.

La situation a radicalement changé en vertu du testament rédigé le 9 octobre 1734 avec lequel Mons. Giusto Fontanini aurait laissé à sa mort (17 avril 1736) son prestigieux patrimoine bibliothécaire (aujourd’hui connu sous le nom de Fondation Fontanini) composé de plus de 2000 éditions imprimées, d’incunables de grande valeur et de plus de 100 manuscrits, dont certains sont très précieux en raison de la richesse de leur matériel iconographique (dessins et miniatures), parmi lesquels on ne peut manquer de mentionner le célèbre Breviarium Ecclesiae Viennensis Galliarum, du XVe siècle (ms. 191), le merveilleux Dante du XIVe siècle (ms. 200) ; le Brunetto Latini du XIVe siècle (ms. 238) ; le Missale Parmense du XVe siècle (ms. 269), tous finement enluminés.

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