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Éditorial

Editorial du 4 novembre 2021.

Cette semaine, notre Revue présente trois documents sous forme d’articles, présentés par nos auteurs traditionnels : le professeur Moreno Pierangeli, spécialiste de l’économie financière et l’un des fondateurs de la Revue ; le docteur Avraham Levi, philosophe et exégète attentif des Saintes Écritures ; le professeur Marco Patricelli, spécialiste apprécié de l’histoire contemporaine, dont nous souhaitons reproposer l’intéressant ouvrage, déjà publié le 28 janvier 2018, sur les ” marocchinate ” à Ciociaria lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le prof. Moreno Pierangeli aborde la question de la “méritocratie” dans les sociétés actuelles, en liant étroitement le mérite à la présence de conditions réelles d’une “égalité des chances” substantielle entre les individus. Mais tel n’est pas le cas.

En effet, il existe une forte inégalité des chances de développement entre ceux qui appartiennent à différentes classes sociales et de revenus, dénoncée par le coût excessif requis pour fréquenter les universités et les centres de formation les plus prestigieux et les plus efficaces et par l’absence de “mobilité” substantielle entre ceux qui appartiennent à des contextes socio-économiques et environnementaux différents.

Cette situation de “désavantage” se répète dans le cadre de ce que l’on appelle le “régime de la propriété intellectuelle”, dans lequel l’intelligence et les compétences spécifiques et avancées de certains individus ne peuvent être mises à profit en raison du manque de moyens économiques et financiers disponibles, qui sont nécessaires pour mener à bien l’œuvre géniale.

La même situation discriminatoire se retrouve en ce qui concerne la vie et le développement des petites entreprises qui, en raison des difficultés d’accès au crédit et au capital financier, se trouvent dans l’impossibilité de tirer profit du savoir-faire développé par la diligence et les compétences professionnelles.

 

Le Dr. Avaham Levi aborde le thème de l’antisémitisme, un phénomène historiquement pertinent et de portée mondiale, en proposant une analyse et une lecture inédites et inhabituelles, en s’appuyant sur la tradition religieuse de certaines des principales religions monothéistes.

L’analyse part de la présentation des principales caractéristiques du projet créatif, telles qu’elles sont exposées dans certaines des Écritures sacrées et anciennes, qui posent le thème de l’évolution comme le résultat de la “dialectique” entre deux forces cosmiques principales, le Mahat et le Bubdy, contre lesquelles l’homme lutte pour acquérir sagesse et discernement.

La nouveauté est l’analyse de l’action divine dans la phase de prédominance des Forces de la Droite (Bubdy), qui se manifeste principalement à travers et au moyen de la constitution et de la proclamation d’Israël comme “peuple élu” par le pacte de l’alliance, sanctionné par la remise à Moïse, serviteur de Dieu, des Tables de la Loi sur le Mont Sinaï. L’Alliance implique la prise en charge d’une responsabilité spécifique de la part du peuple juif : celle d’être “une Nation Sainte et un peuple de Prêtres”, intermédiaire de la Force Buddy entre le Père Céleste et les Nations de la Terre.

D’où la manifestation d’un antisémitisme fort et généralisé, dans tous les contextes historiques et environnementaux des 3 000 dernières années de l’histoire humaine.

Le prof. Marco Patricelli, nous raconte l’un des épisodes les plus tristes de la dernière guerre mondiale qui a impliqué la population civile de notre pays, en particulier le territoire de Frosinone : l’Italie a connu l’une des pires barbaries au détriment de la population civile de ce territoire immédiatement après la rupture de la ligne gothique à Montecassino par les soldats polonais du général Wladyslaw Anders.

La férocité des viols collectifs des femmes de Ciociaria par les troupes coloniales françaises, les “diables” venus des montagnes africaines du Riff et enrôlés dans le corps expéditionnaire français du général Alphonse Juin est révélée À ces ravages s’ajoutent les pillages, les destructions et les exécutions sommaires de maris et de fils, perpétrés avec infamie par des soldats d’origine africaine. Dans son ouvrage, l’auteur cite de nombreuses sources historiques qui témoignent de ce récit.

Malgré l’horreur, le dégoût et la douleur que l’article peut susciter chez le lecteur, la rédaction de notre revue a décidé de proposer à nouveau la publication de l’ouvrage, car jamais auparavant, comme en cette période de vifs conflits politiques et sociaux, l’humanité se doit  de se souvenir de l’horreur de la guerre, de tout conflit, au-delà des étiquettes que les vainqueurs et les vaincus veulent donner aux événements de la guerre.

Bonne lecture