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Deux peintures d’Alessandro Guzzi : « Il Richiamo » et « La Finestra Delle Rovine »

Alessandro Guzzi est un artiste intemporel, un interprète des sentiments et des émotions de l’âme se référant à une manifestation du véritable intemporel imprégné d’éléments universels et éternels.

Guzzi est un poète éclectique de la vie, avec une formation initiale classique puis juridique, il est le symbole d’une sagesse ancienne en partie perdue parce qu’il démontre dans son éclectisme la capacité universelle de l’intellect humain.

Et en effet, dans une première analyse superficielle, l’observateur pose une question naturelle :

  • Comment un érudit du droit peut-il produire des œuvres littéraires sur des thèmes théologiques-philosophiques essentiels mais éthiques se référant aux scénarios actuels de la vie dans les sociétés modernes ?

La réponse confirme la déclaration précédente : Guzzi est un exemple clair d’un intellectualisme universel qui rappelle amplement l’enseignement des anciens maîtres et philosophes de l’humanité.

L’écrivain a choisi parmi les nombreux ouvrages de grand intérêt deux peintures sur huile :  

La première œuvre (Il richiamo – L’appel) représente l’image d’une femme qui semble dialoguer avec l’effigie d’une entité angélique et donc qui :

  • Recherche une relation au-delà de l’expérience transcendantale, évoquant ainsi la nécessité jamais dormante dans l’humanité du dialogue et du contact avec le Divin, avec ce qui pourrait représenter notre origine.
  • Manifeste le désir ardent vers le « non manifesté » qui a toujours été représenté comme le Dieu Unique auquel les mystiques de tous les temps ont consacré avec enthousiasme, foi et passion inébranlable leur vie méditative, sans oublier les grands saints de tous les temps qui ont consacré leur existence au service de leurs semblables, dans un effort d’amour qu’ils déclarent provenir du contact avec le Seigneur.

Nous nous trouvons donc devant un artiste animé par la foi, la conception du transcendantal et la recherche de la relation avec le Divin, et pour dire la vérité, cela représente un fait rafraîchissant, un message au contenu rassurant, puisque l’art est ramené à sa seule origine :

  • la recherche du beau à travers la vision mystique qui nous conduit à la vérité.

En outre, il devient aujourd’hui rare et difficile de rencontrer un artiste qui trouve et nourrit son inspiration dans l’intuition mystique et le dialogue avec le transcendant, le Dieu Unique.

Mais il faut ajouter que Guzzi recourt souvent à l’image de la femme dans ses œuvres :

  • une vision du féminin non dissident, pour ainsi dire pur, qui ramène l’aspect féminin de la création à sa fonction véritable et originale :
  • Donner la vie pour la poursuite du projet divin, une œuvre sacrée, essentielle et indispensable, à laquelle on ne peut renoncer, ainsi que les religions monothéistes les plus importantes l’ont toujours soulignée et d’une manière particulièrement forte dans la religion chrétienne-catholique à travers le culte de la Mère de Dieu.

En fait, dans les sociétés d’aujourd’hui, nous assistons à une profanation et à une offense presque constantes et généralisées des femmes dans toutes les manifestations de la culture :

  • Le sacrilège païen opéré contre l’aspect « don de la vie » présent chez la femme dans les organes de reproduction, avec la légalisation de l’avortement et l’affirmation culturelle de la « possession » du fœtus contenu dans son utérus, comme si l’homme avait le droit d’effectuer des actes contraires à la vie désirée par le Dieu Unique ;
  • L’humiliation de la femme et donc du féminin dans certaines religions, fondée sur la conception de son « infériorité » par rapport à l’homme ; ou
  • L’abus que la société commet à l’égard du caractère sacré de la femme, en opérant une égalité confuse des caractéristiques entre les hommes et les femmes, entraînant une confusion grave et insurpassable sur la distinction sacrée des rôles voulus pour les deux par la création.

Et tout cela, au nom d’un progrès qui, en fait, est fondé sur le rejet de la vérité sous toutes ses formes.

Guzzi a pour intention de réaffirmer le caractère sacré du féminin, comme en témoigne son pinceau, sûr, incisif, puissant dans la représentation bien délimitée du visage de la femme, sereine dans sa dignité, dans l’acte de prière, avec une expression pleine de douceur mais aussi de grande force, comme le dévoilent les traits du visage et la coiffure. De même ce que l’on peut voir des mains présente une morphologie qui rappelle la force et la beauté.

Il est clair que le visage de cette femme est en fait une projection de la vision intérieure de l’artiste du féminin, qui transparaît dans toutes les autres peintures représentant une image de femme.

Pourtant ce qui attire l’attention de l’observateur, c’est la scène en arrière-plan, un arbre « endormi » en raison de ses branches nues de feuilles et de vie apparente, un cimetière à distance, et les ruines d’édifices anciens.

C’est l’image évocatrice de notre monde actuel, en ruines dans tous les domaines, de l’art et de la culture, de l’économie et de la finance, de l’éducation et de la vie sociale, de la politique et de la gestion de la vie nationale.

Mais parmi les ruines de la civilisation humaine, la force de la femme, son pouvoir salvateur consistant au don de la vie, sa croyance en la beauté de l’existence vécue selon la vérité, sa foi dans le transcendantal dont elle tire son pouvoir salvateur, sa dignité qui n’a jamais été affectée par la corruption du monde désormais endémique sont intégrés.

Une femme ferme sur ses pieds, sûre d’elle et de sa propre origine, qui dialogue avec le transcendant pour chercher du soutien et servir de médiateur pour sauver toute l’humanité

C’est une image qui plaît à l’écrivain parce qu’elle évoque l’espoir pour tous ceux qui croient encore en la possibilité de la rédemption de l’espèce humaine, conduite à travers un processus de renaissance fondé sur la redécouverte des valeurs les plus authentiques de la vie, soutenue en cela par des femmes de la qualité de celle représentée par Guzzi, dans le rôle de

  • mère,
  • épouse,
  • amante,
  • amie,
  • compagne et
  • muse inspiratrice d’une humanité rachetée de sa propre décadence.

Dans la deuxième œuvre de l’auteur, La Finestra Delle Rovine – la fenêtre des ruines,  le thème de base est le même : les ruines d’édifices anciens en arrière-plan évoquent le déclin désormais affirmé de la société contemporaine sous tous ses aspects.

Mais la réflexion de l’artiste s’oriente vers la figure masculine, imprégnée dans ce cas de « positivité » qui dérive de l’activité de la pensée, évoquée par la figure de l’homme assis dans une position claire de méditation concentrée avec en arrière-plan l’action puissante des deux lutteurs.

Et en effet, la création place l’élément masculin dans le rôle et la fonction de l’action, dans le jeu des énergies qui pour cette raison, agissent sur l’environnement (positivité). Ainsi, la pensée intérieure de Guzzi émerge une fois de plus, orientée vers l’observation de l’ordre naturel des choses, du rôle des deux principaux acteurs de la création, la femme et l’homme :

  • la première créatrice de la vie et mère de l’humanité, avec sa fonction essentielle, éducatrice et rédemptrice ;
  • et l’autre dans le devoir-responsabilité de l’action quotidienne, fondée sur la pensée correcte (l’homme dans une posture concentrée et réfléchie) et sur l’exercice des vertus, comme l’évoque l’image des deux pratiquants des arts martiaux.

L’action positive de l’homme peut donc jouer un rôle essentiel dans la formation de la vie et de l’environnement dans lesquels l’humanité se développe, et ce faisant, l’homme puise sa principale force dans la pensée correcte et dans l’activité équilibrée qui s’ensuit.

L’observateur est également fasciné par le trait stylistique du peintre, également dans ce cas caractérisé par la force du pinceau et par les lignes, claires, sûres, avec des couleurs qui évoquent la tranquillité et l’ordre et qui mettent en évidence :

  • le jeu serein chromatique de la peinture,
  • la beauté des traits du visage,
  • le soin toujours présent dans le dessin de la forme des mains,
  • la régularité du visage qui évoque la sérénité,
  • l’élégance du vêtement qui rappelle le soin de sa propre personne.

Des concepts de vérité difficiles à trouver dans l’art moderne et qui confirment le caractère universel de l’œuvre de Guzzi. Un art inspiré par la recherche de la beauté et par le contact avec le transcendant, dans la recherche constante de ce qui représente la vérité et le chemin principal pour toute l’humanité.

Prof. Simon Moshe Cohen
graduated from Harvard University in literature and philosophy of art. Professor of Moral Philosophy at the University of New Delhi, he studies and researches the most current themes of literature and modern art, highlighting its content and its links with the inner and outer life of humanity today.
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