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Être un homme. Hiroo Onoda et M. Stevens : impersonnalité active, lutte et victoire

Résumé :

Onoda constitue l’archétype, historiquement inversé, du soldat parfait : pendant une trentaine d’années, dont une grande partie en solitaire, il a “tenu la ligne” de manière inflexible, alors que, à son insu, la Seconde Guerre mondiale était depuis longtemps terminée. A travers la comparaison avec M. Stevens, le protagoniste du film “Ce qui reste du jour” (J. Ivory, 1993), nous essaierons d’identifier les traits fondamentaux de cet homme extraordinaire : sens de la hiérarchie, loyauté absolue, impersonnalité active, qui renvoient à une éthique et à une Weltanschauung « conception du monde » immémoriale, ancienne et toujours présente.

Une soumission tendanciellement inflexible à son seigneur/supérieur, typiquement japonais, est assez “excentrique” selon l’ethos de l’Occident ; en d’autres termes, dans les pays du soleil levant, l’obéissance au commandement a généralement été considérée, chez ceux qui doivent l’exercer, comme ayant une teneur éthique. L’ordre n’est pas, en soi, absolu : si d’une part une telle “limite” caractérise au sens moral, précisément, l’action humaine, d’autre part, cela risque d’ouvrir une brèche à la possibilité d’un arbitraire “libéral”.

MOTS CLÉS :

hiérarchie, loyauté, impersonnalité active, Onoda, M. Stevens, Seconde Guerre mondiale, grande guerre sainte

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Les épouses de Dieu

Les conquêtes et la considération sociale que les femmes occidentales ont gagnées au fil des siècles sont une lointaine chimère pour celles qui sont emprisonnées dans des cultures et des coutumes ataviques souvent très restrictives en termes de droits et de dignité.

Dans cet ouvrage, nous soulignons tout particulièrement l’histoire dramatique des Trokosi, ces petites filles qui, dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest, sont vendues à des temples consacrés à des divinités religieuses locales, ce qui affecte de manière irréversible leur parcours de vie.

Les jeunes filles sont offertes en sacrifice à un sanctuaire après une récolte détruite, la mort d’animaux, une période de malchance, une maladie grave, une série de décès dans un clan ou comme mesure préventive par rapport à des événements qui, dans un avenir plus ou moins proche, pourraient nuire à la communauté, au clan ou à la famille, expiant ainsi le pêché et libérant leurs familles des obligations de la punition.

Le système Trokosi se caractérise par les graves abus qu’il génère, et les Nations unies et d’autres organisations humanitaires, de concert avec les gouvernements où le système est le plus profondément enraciné, travaillent, respectent et servent de médiateur sur les différences culturelles évidentes, de sorte que cette tradition odieuse et criminelle, commence à se réduire jusqu’à ce qu’elle soit finalement éteinte.

La publication de cet ouvrage dans la revue qui est aussi l’instrument de communication de l’OIDE (www.oide-gouv.org) est précieuse, ne serait-ce que parce que l’esprit qui a animé la recherche elle-même épouse intégralement les objectifs élevés qui ont permis de donner naissance à cette Organisation internationale qui, dans sa mission, inclut fortement la libération de toute forme d’esclavage, qu’il soit culturel, économique ou social, dans le but d’assurer aux hommes et aux femmes une vie pleine et libre dans laquelle ils puissent réaliser leurs propres aspirations et leur individualité.

MOTS CLÉS

Trokosi, épouses enfantines, esclavage, femmes, droits de l’homme, CHRAJ, Ghana, Afrique de l’Ouest, superstitions religieuses

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Le développement cognitif de l’enfant dans la pédagogie scientifique de Maria Montessori

RÉSUMÉ

Ces dernières années, en Italie, on a redécouvert la pédagogie scientifique de Maria Montessori, qui a intéressé un nombre croissant d’enseignants et de familles.

On constate une demande croissante de la part des parents pour des réalités éducatives qui suivent la méthode Montessori, avec une augmentation conséquente du nombre d’écoles privées et parentales d’inspiration Montessori et un intérêt pour la création de sections avec un enseignement différencié également dans les écoles publiques.

Ce regain d’attention est en partie dû à la grande diffusion d’informations en ligne sur cette méthode, promue par des milliers d’écoles dans le monde entier : on estime qu’il existe environ 60 000 écoles de tous niveaux, dont 4 500 aux États-Unis, 800 au Royaume-Uni, plus de 1 100 en Allemagne et aux Pays-Bas, tandis qu’un tiers des écoles publiques sont de type Montessori.

Mais la contemporanéité des intuitions du célèbre pédagogue est surtout confirmée par les développements récents des neurosciences et de la psychologie évolutionniste : la théorie des neurones miroirs du professeur Rizzolatti de l’université de Parme, la théorie de l’apprentissage social d’Albert Bandura, la théorie de l’attachement de Jhon Bowlby, la théorie des intelligences multiples de David Goleman.

Afin d’offrir un environnement éducatif approprié, il est fondamental de comprendre comment les enfants apprennent selon l’approche de Maria Montessori : le concept d'”esprit absorbant”, ceux d'”auto-apprentissage” et d'”apprentissage par procuration”, et la conception conséquente des matériels de développement appropriés, les périodes sensorielles au cours desquelles l’enfant est naturellement ouvert à l’acquisition de connaissances et de compétences spécifiques.

De l’analyse des phases liées au développement cognitif du nourrisson selon la pédagogie scientifique Montessori, il ressort que, pour que l’enfant apprenne, il est nécessaire de lui donner une vision large de l’environnement dont il fait partie intégrante, en lui faisant percevoir sa respiration et sa beauté à travers tous les sens. Maria Montessori a exprimé cette vision pédagogique en ces termes : “Ce que l’enfant apprend doit être intéressant, il doit le fasciner : nous devons lui offrir de grandes choses : pour commencer, offrons-lui le monde.

MOTS CLÉS : éducation ; apprentissage ; enfance ; développement ; méthode Montessori ; neurosciences ; pédagogie.

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Pandémie 2020 : quelques réflexions

RÉSUMÉ

Le “fleuron” de notre civilisation semble être l’information. Aujourd’hui, nous voudrions nous convaincre que l’information et la publicité peuvent tout rendre transparent et révéler 24 heures sur 24 tout ce qui se passe sur la planète. Les yeux vigilants de la télévision et d’Internet seraient toujours là pour s’assurer que nous connaissons les faits… mais la vérité est très différente : la narration médiatique des événements est le résultat d’une étude minutieuse, d’une vaste supercherie par laquelle les masses peuvent être non informées, mais formées, alors que le réel reste totalement secret.

Le but du Nouvel Ordre Mondial est la construction d’un nouvel équilibre mondial, qui effacera le christianisme. Et c’est pour obtenir que les peuples de la terre désirent sans condition les changements qui sont prévus et mis en œuvre que tout doit se dérouler sans contrainte, sans intimidation : la conviction de tous est le but avec lequel l’élite obtient la discipline et l’obéissance. La pandémie actuelle est également une précieuse occasion de mener une expérience mondiale de conditionnement et de transformation. Il nous faudra beaucoup de temps pour nous remettre du choc du Covid-19, et selon leurs calculs pour ce jour-là, nous devons tous être différents.  Mais, comme d’habitude, le mal fait des plans naïfs sans tenir compte de la volonté de Dieu”.

MOTS CLÉS

Pandémie, conspiration, bénédiction “urbi et orbi”, nouvel ordre mondial, conditionnement mental, publicité.

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La religion du virus et la crise de la raison entre virtualité et réalité

RÉSUMÉ

Si l’information a joué un rôle fondamental pour alimenter la psychose de masse en fomentant les instincts les plus irrationnels, un autre facteur semble avoir émergé au niveau social pour “combler les lacunes” : un nouveau mouvement gnostique de masse, une véritable “religion du virus” qui, s’il a pu se développer en raison d’une crise du christianisme, met en évidence l’importance de la juste raison aussi pour un retour à la vérité et donc à la Révélation, mettant en jeu les racines les plus profondes de l’Europe.

MOTS CLÉS : Covid- Science- Raison- Confinement- Foi- Gnose- Virus- Scientifique

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Les Fondements de L’Astrologie

Résumé

L’homme moderne vit dans une condition d’ignorance profonde et pour l’instant toujours invincible, du moins jusqu’à ce qu’il accepte dans son cœur l’humilité nécessaire pour se consacrer à l’étude de la “sagesse des Anciens”.

La science officielle rejette toute “hypothèse” qui ne peut être comprise selon l’ordre des “lois matérielles”, de l’expérience en laboratoire, tombant dans une contradiction irrémédiable car elle affirme elle-même que la majeure partie de la matière constitutive de l’univers est inconnue, “obscure”.

Il n’en va pas autrement dans le domaine de la médecine officielle, qui prend soin de rejeter et de définir comme infondée la soi-disant “médecine naturelle” dont le fondement se trouve dans une sagesse ancienne jamais acceptée et jamais vraiment étudiée ou analysée ; laquelle, grâce aux moyens modernes de recherche, pourrait trouver de nombreuses clarifications et explications.

De même dans le domaine de la philosophie, une discipline qui prétend observer la “vérité” sans pouvoir en concevoir ne serait-ce que l’ombre dans la majorité des cas observables, à l’exception de quelques “lumières” soigneusement occultées par la pensée actuelle et dominante.

De cette condition fâcheuse d’ignorance irrépressible découlent toutes sortes de maux, physiques et moraux : l'”empire du relativisme éthique” est à l’origine de graves troubles dans les lois des États, dans la coexistence civile et dans l’organisation des systèmes éducatifs, avec pour effet de provoquer une société caractérisée par des larmes profondes et une souffrance apparemment irrémédiable.

L’astrologie connaît le même sort.

D’une certaine manière, elle a été transformée en un moyen de commerce pour le profit, un acte de “paganisme” véritable et moderne de la part de certains, dans le but de l’utiliser comme une technique de prédiction des destins individuels, à l’égal de celle exercée par les magiciens et les diseurs de bonne aventure, bafouant ses hypothèses scientifiques et la lumière de la vérité qu’elle contient.

À d’autres égards, elle est signalée par les soi-disant intellectuels comme une manifestation de l’ancien fatalisme humain, résultat d’une société ignorante et aveugle à la vraie connaissance.

La réalité des choses est tout autre.

La sagesse antique a toujours enseigné que l’astrologie est la seule vraie science, intimement liée aux mathématiques et à la numérologie elle-même, alors que l’astronomie n’en représente qu'”un chapitre”.

Le chercheur moderne pourra-t-il un jour concevoir un tel concept ?

Nous pensons que, nonobstant, un certain nombre d’hommes sont présents dans la société actuelle avec un tel développement intérieur afin de pouvoir placer leur “conscience” au niveau du véritable “esprit abstrait” et du “monde des idées”, selon l’axiome platonicien ; ces individus et les chercheurs de la réalité sont en mesure de comprendre et d’analyser les fondements de la sagesse ancienne et, par conséquent, ceux de l’Astrologie.

C’est pour ces personnes que nous avons élaboré ce “document” court et concis.

Mots clés : sagesse antique ; vie ; conscience ; esprit-matière ; théorie de l’hylozoïsme ; énergie ; champs de force ; relations astrales.

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Le retour à la réalité, même en économie

RÉSUMÉ

La question posée alors aux économistes par la reine d’Angleterre est toujours sans réponse car la solution à la question n’a pas été envisagée dans le paradigme néoclassique hégémonique. La révolution keynésienne, consistant à placer la question globale au centre du système économique, a été, dans un certain sens et avec d’autres approches, anticipée par un pontife, Pie XI. Entré en crise et abandonné dans les années 70 du siècle dernier, le keynésianisme semble aujourd’hui revenir à la mode et prendre une légitime revanche sur la contre-révolution néoclassique. Après les illusions millénaires de la mondialisation, le monde redécouvre l’importance des économies nationales, mais cela implique la codification d’un nouveau “jus publicum (Droit Public)” interétatique qui, partagé, permet le développement de relations internationales sans hégémonies ni organes supranationaux. L’histoire des 90 dernières années, de la crise de 1929 à celle de 2008, montre une dynamique de migration alternante dans la mesure où la science économique et la pratique politique oscillent entre le pôle keynésien et le pôle néoclassique, et vice-versa, car, probablement, le réalisme nécessaire pour trouver l’équilibre fait défaut. Dans cette optique, la grande leçon éthique des papes du XXe siècle reste fondamentale.

MOTS CLÉS

Demande agrégée, Keynes, Pie XI, mondialisation, déglobalisation, révolution keynésienne, contre-révolution néoclassique.

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La physique des particules est à refonder

 

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Le syllogisme de Socrate. Étude sur l’origine de la syllogistique aristotélicienne

RÉSUMÉ

La fascination exercée par un produit intellectuel aussi complexe et raffiné que le syllogisme aristotélicien a alimenté, depuis l’Antiquité, la question de sa genèse. Dans le débat contemporain sur le sujet, qui s’est développé entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, la thèse dominante est qu’Aristote a développé une syllogistique à partir d’une comparaison avec la διαίρεσις platonique, ou division dichotomique (« διαίρεσις-théorie »). Dans le cadre de la présente étude, nous prenons position au sein de la discussion et, face à l’insoutenabilité des nombreux arguments en faveur de la « διαίρεσις-théorie », mais aussi à la cohérence des objections qui peuvent être soulevées, nous retenons et présentons l’hypothèse de faible notoriété, avancée dans les années 1920 par le philologue américain Paul Shorey, selon laquelle l’antécédent du schéma inférentiel du Stagirite est la méthode des Idées décrite par Platon dans le Fedon. Nous proposons ainsi d’offrir une contribution pour que la question intéressante de l’origine du syllogisme aristotélicien, substantiellement tombée dans l’oubli, soit remise à l’attention de la recherche actuelle.

Mots-clés : syllogisme, διαίρεσις, Idée, αἰτία, relation partie-entier, intention-extension, cause, explication, participation.

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Réunir le capital et le travail

L’alternative traditionnelle au capitalisme entre la gauche nationale et le catholicisme social

RÉSUMÉ

Le capitalisme est né à la fin du Moyen Âge, lorsque les marchands-banquiers ont progressivement réduit les artisans à des salariés. La séparation entre la possession de ressources financières, garanties par le monopole privé du crédit, et les moyens de production, d’une part, et le travail, d’autre part, est l’essence du capitalisme. Le moyen de la surmonter ne réside pas dans la « statisation » des biens de production, mais plutôt dans la réunification « légale » du capital et du travail, par la copropriété des entreprises de tous ceux qui y contribuent.  Seul le « crédit » doit être « publié » afin de le faire fonctionner au service de l’économie réelle et non à des fins spéculatives et antisociales. Au cours du XXe siècle, différentes cultures politiques, de matrice philosophique et spirituelle souvent divergente, ont développé des idées, des propositions, des études et même tenté des réformes pratiques visant à « associer » les facteurs de production, dans une vision organiciste. Parmi elles, il y a lieu de souligner, également pour les réflexions qu’elles ont laissées dans l’actuelle Constitution républicaine de 1946, la soi-disant « gauche nationale », d’héritage mazzinien et roussevien, qui constituait l’aile gauche, révolutionnaire, du fascisme, en tension critique avec le régime conditionné par les partisans conservateurs ; ainsi que le “catholicisme social” qui a ses racines dans les organisations ecclésiales du XIXe siècle et qui s’est développé au XXe siècle, en particulier au sein de l’Université catholique du Sacré-Cœur jusqu’à atteindre les courants plus sociaux du parti catholique qui a gouverné l’Italie dans la longue période de l’après-guerre.

MOTS CLÉS

capitalisme, gauche nationale, catholicisme social, copropriété, cogestion, organicisme, social-démocratie.