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Marchés Financiers

Investissements et Spéculation

Les investissements suivent la logique des évaluations économiques

La spéculation est la psychologie ou l’intelligence émotionnelle.

Cet exemple se réfère au comportement des sujets économiques qui placent leur confiance dans un « morceau de papier » (billets – titre), (sur le billet légal des USA il est écrit : In God we Trust, En Dieu nous faisons confiance).

Il est difficile de distinguer sur les marchés financiers :

  • combien les négociations découlent de la nécessité opérationnelle réelle, liée à la couverture des échanges commerciaux effectués, pour ainsi dire ;  et
  • combien, au contraire, il ne s’agit pas d’un « sentiment » spéculatif ou d’un désir de créer des revenus à travers le trading ou la négociation de marché.

On a beaucoup parlé de ce facteur (la spéculation), qui est une source importante de revenus pour l’ensemble de la communauté financière, y compris les banques centrales et les gouvernements.

Facteurs éthiques, volumes excessifs, difficultés de contrôle et d’intervention.

Après de nombreuses années de liberté d’action croissante sur les marchés mondiaux, qui ont conduit à une augmentation record des volumes traités, les banques centrales ont modifié leur modus operandi.

Auparavant, elles intervenaient par des opérations d’achat ou de vente directe, avec l’intention de conditionner le prix de marché de certains titres, principalement ceux d’émission publique (l’État).

Cette attitude a engendré :

  • des pertes importantes en matière de bilan,
  • des faillites diverses par rapport aux objectifs établis, avec même une dégradation des situations de marché.

Ce phénomène est dû à un niveau de confiance insuffisant de la part des opérateurs professionnels sur les politiques généralement menées par les banques centrales.

Du point de vue de la spéculation, une action d’intervention spécifique met en évidence le problème et attire l’attention des investisseurs, qui en profitent pour amplifier le phénomène.

Les exemples frappants sont nombreux y compris la spéculation :

  • sur la lire italienne,
  • sans négliger le dollar,
  • ou l’euro dans les phases initiales de sa circulation.

Sur les marchés d’aujourd’hui, il existe encore des tensions « spéculatives » mais plus sporadiques que par le passé, comme celles sur la lire turque, le dollar Hong Kong ou sur les marchés dits « exotiques », les « talons d’Achille » jugés intéressants par les spéculateurs, à la recherche de points faibles des faiblesses du système, normalement représentés par des marchés caractérisés par de faibles volumes d’échanges, et donc par une faible stabilité des prix.

Il est plus facile de « s’attaquer » à des instruments financiers tels que des titres, des obligations, des valeurs, des commodités sur le marché local, sectoriel dans les pays tiers, qui ne sont pas des valeurs financières sous contrôle des puissances du marché comme la FED et la BCE (Banque centrale européenne).

Dans le passé, les décisions politiques ont prévalu pour déterminer le modus operandi des différents gouvernements critiqué et avec des orientations différentes des organismes supranationaux tels que le FMI et la Banque mondiale.

Actuellement, des changements structurels visant apparemment à une plus grande transparence apparaissent et entraînent des changements du contenu des flux d’information.

Le besoin d’information est semblable actuellement à celui du travail d’un chirurgien, nécessitant  une connaissance approfondie :

  • des principales attentes des opérateurs et donc des marchés,
  • des volumes échangés à tout moment et
  • de leur origine (qui et comment) ;

L’influence de la publication périodique de données économiques, de commentaires ciblés, d’interventions non déclarées est plus grande.

La connaissance des « positions ouvertes » par les opérateurs du marché, principalement liés à l’utilisation de produits dérivés, est déterminante.

Une plus grande attention est accordée par les professionnels aux problèmes d’image (réputation), de confiance, de sérieux, de capacité à gérer (compétence), pour contrer les mouvements indésirables, qui sont également risqués pour la bonne performance globale des économies nationales ou privées.

Pour cette raison, la mentalité de « trader » a changé, même s’il est toujours à la recherche spasmodique du revenu. Avec la faible volatilité du ratio Euro/Dollar, grâce aux banques centrales omniprésentes, l’attention se focalisesur les marchés émergents, exotiques ou structurés et dérivés, les « cross » inhabituels, pour gérer les opérations de recouvrement des primes ou pour opérer des positions stratégiques toujours « couvertes » par les risques.

De cette manière, il a été possible d’extraire le rendement des produits sans valeur intrinsèque, ou très difficile à déterminer.

Exemples récents :

  • secteur Internet,
  • Facebook,
  • Google,
  • Linkedin, etc.

ou de prêter attention à la soi-disant valeur crypto, ou Blockchain, comme le Bitcoin, et toutes les dérivations possibles.

Ces derniers, moins contrôlés, plus difficiles à évaluer, représentent d’excellentes opportunités spéculatives, compte tenu de la grande volatilité.

Une démonstration claire qui, grâce à la confiance émise même « artificiellement », ou dirigée par :

  • la mode du moment,
  • les commentaires des analystes et des médias, une valeur de marché peut être créée, même si celle-ci est en réalité éphémère (volatile) et donc risquée.
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Business

Formation postscolaire et dynamique du marché du travail

L’économie moderne évolue rapidement. Le principal moteur du changement est déterminé par un certain nombre de facteurs clés, tels que :

  • l’innovation technologique,
  • l’évolution des besoins des consommateurs et
  • l’attention accrue portée à l’impact sur l’environnement.

Ces dynamiques affectent la qualité de la production réalisée dans les entreprises mais aussi la structure des processus de travail au sein des administrations publiques.

Dans la littérature économique, les changements subis par l’introduction de nouvelles technologies sont définis par le terme « Skill Biased Technological change – Changement technologique centrée sur les compétences » (Stiglitz J.E.), dont dérive un processus de « polarisation » du marché du travail ainsi que les niveaux des salaires.

Ce changement de la structure de la demande exige une augmentation des compétences techniques de la main-d’œuvre en raison d’un plus grand apport technologique dans les processus de production, conduisant à un plus grand écart salarial entre les travailleurs qualifiés et ceux non qualifiés, au point d’enregistrer une tendance inexorable du taux de chômage pour les emplois peu qualifiés et de type « générique ».

Ce dernier processus s’est intensifié en raison de la mondialisation économique qui inclut une libre circulation des capitaux entre les différents pays et nations en raison de la recherche par le capitaliste d’une main-d’œuvre bon marché (politiques de bas salaires) pour les productions à faible intensité capitalistique moins caractérisées par l’introduction de nouvelles technologies.

Une augmentation du chômage de la main-d’œuvre non qualifiée dans les pays ayant des économies plus avancées est donc enregistrée en conséquence.

Mais le phénomène de polarisation du marché du travail concerne aussi les nations individuelles plutôt que les zones continentales et la planète entière, en raison des besoins croissants des entreprises de poursuivre l’augmentation de la productivité du travail due :

  • à la compétitivité des marchés intérieurs et étrangers;
  • mais aussi pour répondre aux besoins liés à l’innovation des produits, poussés par des politiques de marketing de plus en plus agressives pour la conquête de nouveaux clients.

Aux facteurs mentionnés ci-dessus s’ajoutent les effets d’une législation du travail de plus en plus « libérale », avec une réduction considérable des garanties traditionnelles de stabilité de l’emploi acquises au fil du temps par les luttes syndicales.

De ces réformes dérivent une précarité croissante de l’emploi et une augmentation tendancielle du taux de chômage qui sont liées au phénomène susmentionné de l’innovation technologique et de la délocalisation des productions vers les pays en développement en raison des bas niveaux de salaires.

La précarité de l’emploi rend impératif un processus de « formation continue » pour les travailleurs au profil orienté vers l’innovation et le changement de leurs prérogatives techniques et professionnelles, permettant ainsi d’adapter la formation et les talents disponibles, afin de les rendre de plus en plus adaptés à un monde du travail en mutation.

Mais, indépendamment de la dynamique du marché du travail, généralement considérée, la nécessité d’un processus de « formation continue » s’est fait jour, y compris au sein des entreprises individuelles et des administrations publiques, en raison de l’introduction de nouvelles technologies et de la nécessité de diversifier les processus de production afin d’accroître la productivité et l’innovation des produits, ainsi qu’à bénéficier d’une plus grande économie de gestion.

Les modifications législatives visant à mieux protéger la sécurité physique du travail et la santé de l’environnement jouent un rôle décisif à cet égard, de même que les réglementations relatives aux qualités organoleptiques de certains produits agricoles et alimentaires ou aux effets de certains produits en termes d’impact sur l’environnement.

Ces réglementations ont un impact profond sur la qualité de la production agricole et donc sur la structure des organisations ainsi que sur les profils technico-professionnels des salariés qui en découlent.

De plus, certaines entreprises accordent une attention particulière afin d’assurer que les membres de la structure organisationnelle, à tous les niveaux, adaptent également leurs connaissances aux principaux faits de la dynamique de l’économie en général ainsi qu’aux changements dans la structure de l’offre du secteur auquel ils appartiennent, de manière à modifier les attitudes psycho-émotionnelles des travailleurs orientés à résister à la dynamique d’un environnement en constante évolution, envers les efforts stratégiques de l’entreprise.

Une attention particulière doit être accordée également à la nécessité d’une formation continue dans le secteur dit « indépendant » à l’origine du phénomène de « micro-entreprise », dans lequel le travailleur est capable d’organiser une initiative d’entreprise commerciale et entrepreneuriale et de prendre les risques qui en découlent.

Une partie de la littérature économique a attribué à ce secteur du système productif une importance sensible, référant à son développement le rôle principal de diffusion du bien-être économique parmi les populations, en soutenant la production de revenus des masses (gens ordinaires).

Les micro-entreprises telles que :

  • les technologies de l’information,
  • le marketing et la rationalisation des structures organisationnelles de l’entreprise, ainsi que
  • le domaine de la formation elle-même opèrent généralement dans le secteur de la prestation de services.

Leur marché se compose essentiellement de petites et moyennes entreprises, mais aussi de micro-entreprises qui, en raison de leur taille et de la limitation des ressources disponibles, tant en capital qu’en ressources humaines, ne sont généralement pas en mesure de planifier les changements nécessaires à la structure organisationnelle, c’est-à-dire à de nouvelles politiques de marketing et de publicité ainsi qu’à l’inclusion de nouvelles technologies innovantes dans les processus de production.

Par conséquent, dans ces secteurs de l’auto-emploi, des compétences techniques et professionnelles spécifiques sont requises, ce qui nécessite le développement de nouvelles compétences et de talents personnels chez les employés, généralement eux-mêmes propriétaires et entrepreneurs de l’initiative.

Il va sans dire que ces entreprises ont besoin d’un processus de « formation continue », accompagné d’une recherche et d’une étude de toutes les formes d’innovation présentes sur les marchés nationaux et étrangers se référant au domaine spécifique d’activité.

Dans ces cas, il est nécessaire d’acquérir des compétences professionnelles de pointe, non seulement dans le secteur spécifique, mais aussi en étudiant les profils les plus typiques de la théorie des affaires tels que ceux des principes d’organisation et de marketing, ainsi que les impacts sur les processus d’affaires causés par l’introduction des nouvelles technologies de l’information.

Dans ces réalités (le travail indépendant) l’un des principaux facteurs de succès devient l’aspect « immatériel » des talents humains et donc  la « formation continue » prend une importance capitale dans le domaine des investissements des entreprises.

Ainsi, dans une première conclusion, on peut constater que la formation (entendue comme l’adaptation et le développement des compétences techniques et professionnelles des individus en âge de travailler) revêt une importance cruciale dans un monde économique en constante évolution, dont les changements ont modifié de manière significative tant la structure de la demande de main-d’œuvre que la composition sectorielle des systèmes de production des nations les plus avancées.

Cela a eu des effets indésirables dans le monde du travail, car on enregistre une tendance à la hausse des taux de chômage, avec des difficultés plus importantes pour la population, principalement parmi les jeunes à la recherche d’un premier emploi.

 Les conséquences sont :

  • la propagation de la pauvreté parmi les masses et, en général,
  • une réduction des revenus disponibles pour la classe moyenne et les travailleurs qualifiés.

Afin de pouvoir lutter efficacement contre cette situation indésirable, très répandue dans les pays industrialisés d’Occident, il faut réexaminer l’ensemble du système éducatif et scolaire en accordant la plus grande attention au processus de formation continue postscolaire qui doit se rapporter à chaque classe de travailleurs indépendamment de leur âge et de leur expérience professionnelle.

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Les difficultés d’être un entrepreneur : l’État, les autorités fiscales, le crédit

Les activités commerciales ne peuvent être réalisées sans le soutien et l’aide des institutions ainsi qu’une coopération adéquate des autorités fiscales et du secteur du crédit.

Législation et fiscalité, un chaos, où des centaines de lois ne servent qu’à créer l’indécision.

Des règles fiscales qui contribuent à éroder les actifs des entreprises et de leurs investisseurs qui ne sont pas toujours conscients des mécanismes pervers en place dans un marché pollué par l’action d’un état « prédateur » (voir Galbraith J.K.).

Actifs masqués, non-déductibilité.

Chaque gouvernement s’enveloppé d’une « couverture de fumée », déclarant et publiant qu’il n’a pas augmenté les taux d’imposition mais en réalité, ce qu’ils omettent est que l’entreprise ne peut pas déduire une grande partie de ses coûts d’exploitation de son revenu imposable.

Tout est imposable (en matière de revenus). Dans certains cas, la partie des coûts d’exploitation pouvant se référer à la « matière première » (cas du système de crédit ou des sociétés immobilières) est exclue de la déduction fiscale.

Un monopole public et bureaucratique, où « l’étape de la victoire » est généralement sautée et où l’entreprise est toujours en difficulté.

  • Aucune aide de l’actionnaire majoritaire absolu (l’État)
  • Aucune forme de respect ou de gratitude pour avoir pris un enjeu tout en ayant personnellement risqué d’entamer un processus de création de richesse, pour soi-même et pour la communauté.

Des obstacles bureaucratiques, un « Grand Frère » qui opprime, contrôle, manipule et vous ralentit.

Et malheur à qui entre dans la « nasse » des autorisations, des vérifications fiscales ou de l’INPS (Institut national de sécurité sociale).

Personne n’assume la responsabilité, même en cas de défaillance manifeste des institutions, et les dépenses encourues par les parties au litige sont systématiquement « compensées » judiciairement.

 L’entreprise supporte des coûts supplémentaires, tandis que le fonctionnaire qui commet l’erreur et cause le dommage grave n’en est pas légalement responsable, en fait c’est l’État qui paie, c’est-à-dire le contribuable.

 Le monde du crédit devrait soutenir les sociétés de production en conseillant, protégeant et finançant l’expansion et la croissance. Une relation de confiance entre les entreprises individuelles et les banques, telle que la Hausbanking développée en Allemagne, pourrait servir d’exemple.

La banque est impliquée dans le destin des entreprises, même si cela peut donner lieu à une influence considérable des institutions sur les entreprises financées, déterminant également un impact sur la nature et la taille des investissements, ainsi que sur la compétitivité des entreprises elles-mêmes.

Pourtant c’est le seul futur possible, c’est-à-dire :

  • lorsque l’entrepreneur organise les processus de production avec l’appui de techniciens qualifiés en gestion économique et financière, représentés par les agents de la banque ;
  • Sans risque de multi-crédit qui, contrairement à la finalité qui les justifie, ne limite pas le risque bancaire mais l’amplifie plutôt en raison des plus grandes asymétries d’information qui en découlent.

Au cours des 10 dernières années, le soi-disant « crédit crunch – resserrement du crédit » a été mis en place et faire des affaires en Italie est devenu insensé.

Comme d’habitude, le système s’est retranché derrière des termes issus de la langue anglo-saxonne.

Qu’est-ce qu’un terme aussi sophistiqué signifie-il pour notre entrepreneur ?

Simplement qu’obtenir du crédit devient plus difficile, qu’il ne trouve pas d’argent disponible pour ses investissements ou, s’il en trouve, il le paie à des taux exorbitants, comme dans les pays sud-américains.

Le crédit crunch permettrait de ralentir la croissance économique. Normalement, la banque centrale le met en œuvre en augmentant les taux d’intérêt et en restreignant les liquidités du système, ce qui devrait contribuer à limiter le risque inflationniste.

Cette action de la Banque centrale encourage les établissements de crédit à relever les taux d’intérêt, limitant l’accès au crédit en termes de disponibilité des prêts.
Avec cette manœuvre, la Banque centrale incite les banques à relever leurs taux d’intérêt, limitant l’accès au crédit en termes de disponibilité des prêts. Autrement, il arrive que sur des questions critiques du système bancaire, en raison de la faillite d’établissements de crédit, les banques retirent la liquidité du marché, pour éviter d’être submergés, mais cela nécessite la révocation des lignes de crédit précédemment accordées également aux entreprises solvables.

C’est tout le contraire qui se produit en Europe.

La BCE a déjà lancé le plan « Quantitative Easing » (QE- assouplissement quantitatif) depuis 3 ans, inondant le système bancaire de milliards d’euros.

Contournant la législation sur les aides d’État, la BCE achète des titres d’État et d’autres titres (ainsi malheureusement que des obligations privées de grands groupes) auprès des mêmes banques, allégeant ainsi leur portefeuille.

Depuis plus d’un an, ces opérations ont été réalisées à des taux négatifs, en ce sens que le débiteur (banques commerciales) en tire un avantage économique direct.

Les liquidités introduites dans le système devraient être utilisées pour financer les ménages et les petites et moyennes entreprises.

L’espoir, ou du moins la motivation officielle, est que cette liquidité déclenchera un stimulus à la reprise de la consommation et de l’investissement.

En fait, il en résulte un phénomène contraire et indésirable, à savoir que l’excès de liquidité affluant de nouveau sur les marchés financiers, génère une «bulle du crédit» et augmente les volumes de financement à des fins spéculatives, en attendant l’éclatement de la prochaine « bulle de valeur » .

Tout compte fait, le QE aide les grandes entreprises qui puisent leurs ressources sur les marchés des capitaux.

Les petites et moyennes entreprises et les ménages ne tirent aucun avantage de ce type de manœuvre financière.

« La réduction à zéro de l’inflation est largement due à la forte augmentation de la baisse tendancielle des prix », lit-on sur le site d’un prestigieux journal.

Après cinq décennies, l’Istat (Institut national de statistique), signale une récession en Italie. Les paramètres des prix à la consommation (NIC) se situent dans une fourchette négative. Nous sommes officiellement en déflation.

Les prix baissent, mais pas tous. Nous sommes habitués à une augmentation constante. Mais les prix des produits « apparentés » baissent d’une part et augmentent d’autre part. La déflation manifeste un excédent de biens offerts sur le marché en raison d’une insécurité des consommateurs qui reportent les dépenses, amassant le peu de revenus disponibles.

Un excédent de l’offre en termes de capacité de production déclenche un cercle vicieux.

Si les entreprises ne peuvent pas vendre leurs produits, elles auront tendance à réduire les coûts :

  • licenciements
  • réduction des investissements, et
  • augmentation du coût des crédits commerciaux.

Le fournisseur sera donc contraint de répercuter ces conditions plus onéreuses à ses homologues, ce qui entraînera des pertes d’emplois.

Ne pas utiliser l’épargne en période de déflation détruit une partie du tissu productif national.

L’économiste anglais J.M.Keynes avait déjà décrit ce phénomène avant la Seconde Guerre mondiale. Il est normal de reporter les dépenses en attendant d’autres baisses de prix. Le pouvoir d’achat de la monnaie augmente, mais cela accroît aussi l’incidence de la dette en général et celle de la dette publique en particulier.

Dans une situation économique nationale accablée par le déficit de l’administration publique, dans un climat de déflation, nous verrons l’impact du déficit sur le PIB croître de façon exponentielle.

Au fur et à mesure que le pouvoir d’achat de l’argent augmente, la valeur de la dette augmente également au seul profit des capitalistes.

Dans ces scénarios qui sont tout sauf optimistes, la pratique de la banque centrale consistant à prêter de l’argent à des taux négatifs aux établissements de crédit provoquant la déflation puisqu’ils n’utilisent pas de liquidités pour soutenir les investissements et la consommation, continue.

Actuellement, sur chaque million d’euros acquis par voie de financement auprès de la BCE, la banque rembourse 996 000,00, gagnant 0,40 % en facilité d’endettement, une situation véritablement paradoxale. C’est comme vendre un billet de 100 euros à 99,60 euros.  

La principale conséquence qui découle de cette situation est l’augmentation du pouvoir d’achat de la monnaie, donc pas de déflation, espoir de toutes les banques centrales.

En effet, l’objectif déclaré de la BCE est de contenir l’inflation à des seuils inférieurs à 2 %, tout en veillant à ce que cette limitation de la croissance des prix n’entraîne pas de déflation ce qui n’est pas le cas !

En même temps, depuis dix ans plus tard, nous assistons impuissants à un « tsunami » dans le système de crédit italien et qui n’épargne aucune région.

Les banques historiques sont réduites à la faillite par des opérations spéculatives audacieuses sur les marchés financiers ou pour avoir accordé des prêts à leurs « amis » habituels.

114 banques italiennes ont maintenant attribué des prêts douteux totalisant plus que l’actif net dans le bilan.

Du nord-est au nord-ouest en traversant l’Italie :

  • Depuis le Veneto avec Veneto Banca et la Popolare di Vicenza ainsi que de nombreuses banques de crédit coopératif du nord-est,
  • jusqu’en Toscane avec MPS et Pop.
  • Depuis l’Étrurie à la Ligurie avec l’historique Carige,
  • Emilia avec Cariferrara, Carim,
  • jusqu’à Marche avec Banca delle Marche,
  • les Abruzzes avec Tercas, Carichieti, Banca di Teramo et beaucoup d’autres.

La liste est sans fin.

À se demander où était la Banque d’Italie, où est la surveillance prudentielle et où sont les contrôles ?

Puis il s’avère que dans ces banques ont trouvé « refuge » les amis des amis, les contrôleurs stricts (fonctionnaires) de la Banque d’Italie.

La petite et moyenne entreprise, pilier de l’économie italienne, n’a aujourd’hui aucun espoir de pouvoir accéder au crédit, d’être soutenue dans le développement.

Les réponses immédiates des autorités de surveillance sont symptomatiques.

L’enquête sur le crédit bancaire a été lancée en janvier 2003.

Le site Internet de la Banque d’Italie indique qu’elle est menée par les banques centrales de la zone euro, avec la participation de 140 institutions appartenant à la monnaie unique.

Pour l’Italie, 10 groupes principaux d’établissements de crédit participent au « recensement ».

Le questionnaire de 22 questions à choix multiples est envoyé aux destinataires et ce n’est qu’en 2015 que son contenu a changé : vive la transparence et la rapidité en direct.

Les « penseurs » de Bankitalia nous disent que le questionnaire comprend désormais le guide pour le remplir. Il doit être très difficile à remplir, s’il faut un « guide » pour répondre à 24 questions à réponses multiples déjà incluses, concernant les prêts accordés aux entreprises et aux ménages, y compris les demandes de financement rejetées.

Justement, ce fait est intéressant et instructif. Les demandes soumise rejetées depuis avril 2015, sont passées de 12,5 % à 28,6 %, avec des pics en octobre et en janvier 2017 de 37,5 %, pour diminuer en janvier 2018 à 30 %.Une demande sur trois est rejetée par les banques.

Ces banques qui sont alimentées avec de l’argent rémunéré.

Mais ce qui est déconcertant et inquiétant, c’est qu’à l’heure actuelle, la demande de prêts a également chuté. Les entreprises semblent aujourd’hui résignées, tout comme les ménages.

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Coûts de la main d’œuvre et croissance de l’économie mondiale

Un sujet toujours d’actualité, mais difficile à aborder, puisqu’il est très éthique, est celui :

  • de la rémunération du travail,
  • du pouvoir d’achat,
  • de la capacité de consommation et
  • de la croissance.

Un facteur qui est de plus en plus d’actualité dans un monde globalisé, qui tend comme un réflexe :

  • à pousser vers le bas les revenus individuels des masses, et
  • à augmenter la richesse des classes super riches, qui trouvent de nombreuses occasions de gérer et de profiter de ces disparités, ou plutôt des opportunités, présentes dans le monde.

Il est vrai que, grâce à la plus grande possibilité de se déplacer ou de se transférer en raison des faibles coûts et d’une plus grande information, il devient facile de se voyager d’émigrer, grâce également à l’augmentation des offres d’emplois.

En outre, il existe un processus de délocalisation de la production qui nécessite une quantité considérable de main-d’œuvre, avec des salaires bas et, si possible, avec des coûts sociaux minimaux.

Dans le cas contraire de la délocalisation, la devise est : venez, travaillez, et retournez chez vous. Éventuellement arrivez seul et sans famille, avec des connaissances professionnelles déjà suffisantes, et un minimum de connaissance de la langue locale.

Ce n’est pas nouveau.

De nombreux pays européens ont déjà fourni une importante main-d’œuvre à l’Amérique du Nord dans les années 1600-1700, en tant que travailleurs sous contrat (indentured servants).

C’est-à-dire, à travers un contrat dans lequel ils s’engagent à travailler pendant 3-5 ans, jusqu’au « remboursement » des frais de voyage vers le Nouveau Monde.

Dans le cas des femmes, en cas de grossesse, cette période était prolongée de 2 ans, en raison des coûts plus élevés et généralement d’une moindre efficacité dans le travail.

Parmi les Anglais qui émigrèrent vers les Amériques en 1770, 55 % étaient des travailleurs sous contrat.

En 1792, les États-Unis envisagèrent de construire la nouvelle capitale fédérale en utilisant ce type de travailleurs : principalement des allemands.

Ce type de relations économiques entre l’Europe et l’Europe de l’Est peut être observé dans un passé plus récent, la première ayant bénéficié des faibles coûts salariaux de la main-d’œuvre provenant d’abord de l’Allemagne de l’Est et ensuite de la Hongrie, de la Pologne, de la Slovénie, de la Roumanie et de la Lituanie.

Actuellement, étant donné l’augmentation marquée des coûts de la main-d’œuvre au cours des 10 dernières années, l’Ukraine et la Serbie sont maintenant de mode avec des coûts de main-d’œuvre inférieurs à 60 %.

Ce phénomène a également été la cause d’une forte migration des entreprises (délocalisation), à la recherche :

  • d’une réduction des coûts, de la bureaucratie et de la fiscalité,
  • de l’absence de lois anti-pollution ou d’obligations sociales (État providence), d’assurance, syndicales et en matière de pension.

De cette manière, une forte absorption de la force de travail est déterminée, mais cette situation est sujette à se terminer en cas d’augmentation des coûts, avec des relocalisations ultérieures dans de nouveaux contextes territoriaux.

Les entreprises représentées par des multinationales, les holdings, les partenariats divers, les géants industriels, peuvent exploiter les avantages offerts par le monde globalisé, leur permettant ainsi :

  • de contenir les coûts de production,
  • d’augmenter les marges bénéficiaires et
  • de battre la concurrence.

Et ce sans avoir à prendre en compte des coûts, tels que :

  • la protection de l’environnement
  • la lutte contre la pollution,
  • la protection sociale
  • l’assurance des employés,
  • la fiscalité, etc.

Le cadre idéal pour les grands capitaux industriels est d’avoir un niveau élevé de consommation dans les pays « riches » et de produire des biens dans les pays « pauvres », en maximisant la valeur ajoutée, ce qui compense largement les risques plus importants.

Et grâce à la politique des marques, le produit est identifié géographiquement, trompant les consommateurs sur leur origine réelle, en y ajoutant une valeur ajoutée – comme étant à la mode ou comme un symbole de qualité.

L’évolution des marchés a conduit à passer de la phase concurrentielle à celle d’une véritable guerre commerciale, provoquée par :

  • la réduction des marges bénéficiaires,
  • l’augmentation des coûts
  • de production,
  • de transport,
  • de couverture des risques, et
  • de financement,

dans un marché moins « consommateur » en raison de la réduction de la capacité de dépense, avec des niveaux d’endettement élevés et des tensions sociales et politiques accrues.

Voir :

  • Problèmes d’immigration et financiers entre les pays.
  • Les changements fiscaux des multinationales entre l’UE et les États-Unis (Google et autres).
  • La guerre sur les taxes d’importation des marchandises importées.
  • Les sanctions.
  • L’utilisation de la bureaucratie et des lois douanières.

En outre, les marchés financiers avec les indices, les titres et les obligations qui souffrent du resserrement des valeurs, s’en trouvent affectés avec une augmentation des risques et des incertitudes, à un moment où tout l’optimisme s’est déjà manifesté et les perspectives positives qui l’ont alimenté ont déjà été connues et absorbées dans les cours boursiers.

Quelques brèves réflexions :

Une heure de travail coûte 28,20 € en Italie et 4,90 € en Bulgarie.

De plus, le coût d’un ragoût de haricots dans le monde calculé en pourcentage du salaire, journalier est présenté dans le tableau suivant :

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Taux d’intérêt – Dettes – Durabilité

Dans un monde financier qui s’est développé grâce à l’injection massive de liquidités des banques centrales par l’achat d’actifs divers (assouplissement quantitatif), nous avons connu une explosion de dettes.

Les niveaux d’endettement, tant privés qu’institutionnels et gouvernementaux, ont atteints des records grâce à la politique taux zéro, ou plutôt dans certains cas, avec des taux d’intérêt négatifs.

La nécessité de trouver un revenu en raison des taux négatifs pour toutes les liquidités latentes dans les comptes courants, les fonds de pension, les fonds immobiliers et les fonds d’investissement et fonds spéculatifs a été poussée au maximum.

Le premier objectif, qui était de stimuler et de renforcer la croissance mondiale, a été atteint, mais avec pourtant un problème :

  • après de nombreuses années de cette politique monétaire, les effets de relance ont été considérablement réduits avec maintenant des effets secondaires, plus négatifs que positifs.

Grâce à la réduction des coûts de financement (cartes de crédit, hypothèques, leasing), le niveau d’endettement privé a atteint des niveaux record, un facteur qui, combiné à l’absence d’augmentation des salaires (s’ils ne diminuent pas), entraîne un risque élevé en ce qui concerne sa durabilité.

Surtout depuis ces derniers trimestres, c’est-à-dire depuis que la Réserve fédérale américaine a entamé un changement de direction de sa politique, provoquant une hausse généralisée des taux d’intérêt, et ce face depuis quelques années à un pouvoir d’achat en baisse des revenus monétaires, absorbés par les coûts :

  • sociaux,
  • des transports,
  • de la fiscalité,
  • de l’alimentation et
  • des communications.

Avec la tendance haussière du coût de financement, accompagnée d’une crise du crédit, les premiers signes annonciateurs sont déjà là :

  • le secteur immobilier dans divers pays, comme le Canada, l’Australie et dans diverses grandes villes comme Londres, New York, sont en phase de décroissance marquée ;
  • la consommation privée au dernier trimestre, était en baisse, et
  • le secteur de la distribution, des supermarchés et d’autres centres de distribution similaires aux États-Unis en premier lieu, est en difficulté, avec de grosses faillites et des fermetures (voir ToysRUs et autres, les résultats du er trimestre indiquent un record d’espaces commerciaux vides depuis 6 ans avec + 8,4 %).

À l’heure actuelle, la confiance et l’optimisme des investisseurs et des consommateurs continuent d’afficher des niveaux record.

Anachronisme ?

Pas vraiment, si on observe les événements survenus récemment !

Depuis l’élection de Trump aux USA, le vote FF, les événements de la Grèce, de l’Ukraine, du Brexit, de la Catalogne et des attentats, pratiquement rien ne s’est passé sur les marchés financiers.

Étant tous initialement négatifs, donc positionnés à l’opposé des tendances actuelles du marché, ils ont ensuite changé d’avis :

  • adoptant une attitude de complaisance,
  • utilisant largement des ressources sous forme de titres, principalement au cours des derniers trimestres, avec une liquidation abondante des obligations,
  • tout en prenant des positions neutres sur l’or, les valeurs refuge et les matières premières.

Sans oublier que lorsque la tempête arrive, les premiers à s’envoler sont les lambeaux.

Malgré les perspectives de nouvelles hausses (trois) des taux d’intérêt américains en 2018, accompagnées de niveaux record de ventes aux enchères du Trésor pour financer la dette croissante, le niveau de rendement actuel étant au minimum (2 mois).

Ceci est dû à la nécessité de couvrir les « découverts » du marché réalisés par les fonds, les produits dérivés, etc.

La gouvernance du monde économique a considérablement changé, grâce à :

  • la technologie,
  • le virtuel,
  • la blockchain et les crypto-monnaies (petroyuan, bitcoin, etc,),
  • le passage du diesel à l’électricité,
  • les achats en ligne,
  • la vitesse immédiate de la publication des actualités et ce, avant même qu’elles n’aient eu lieu (Fake news).

Les marges des revenus ont été réduites, avec une forte augmentation des volumes traités, la recherche et les investissements ne sont accessibles qu’aux grands.
Résultat :

  • une forte influence des médias, de la publicité et du marketing en position prédominante.

Des volumes importants et croissants de production et de ventes sont nécessaires pour :

  • contenir les coûts,
  • réaliser un profit maximal dans des délais de plus en plus courts ; et pour
  • éviter le vieillissement prématuré des produits.

Intervient alors la politique, à travers des traités et des accords :

  • l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) actuel au sein de l’US-CAD-Mex,
  • les tarifs,
  • les barrières douanières,
  • les sanctions, ou tout simplement,
  • l’interdiction d’un produit.

Voir :

  • Le problème du carburant diesel, VW ayant environ 350 000 véhicules invendus dans un désert américain et investissant des milliards de dollars en Asie pour la production de véhicules électriques.
  • TESLA, première dans le secteur de l’électricité risquant la faillite.
  • Le secteur des médias en pleine crise en raison du phénomène de la numérisation.

Ces faits peuvent sembler anachroniques, mais ils sont maintenant la réalité :

  • de ce nouveau monde économique,
  • d’une nouvelle répartition des pouvoirs, ou tout simplement
  • d’une guerre commerciale pour rester rentable et croître.

PAR CONSÉQUENT,

  • une gestion d’actifs sera toujours limitée dans le court terme, avec une nécessité plus importante de choisir prudemment, de discernement, et de la capacité à « tenir » les positions investies, tout en essayant de se faire sa propre idée, sans être influencé.
  • Augmentation significative des fusions, des acquisitions, des ventes d’investissements et des restructurations.
  • Valeurs des marchés actuels surdimensionnées.
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Marchés Financiers

FAKE NEWS et marchés financiers

Dans un monde de plus en plus médiatique avec des intérêts individuels au maximum, le risque est très élevé d’être :

  • manipulé,
  • mal informé, ou
  • orienté vers des investissements spécifiques.1

Le conflit d’intérêts, de plus en plus marqué est considérable depuis que les Banques, et plus généralement les employeurs des conseillers et des gestionnaires d’actifs ont pris le chemin du « paiement sur performance », ou plutôt, de payer un salaire minimum de base et de rémunérer les « succès » avec des bonus, ou des avantages divers.

Essentiellement, il n’y a pas de gestionnaires d’actifs, mais des interlocuteurs ou locuteurs de clients qui doivent « placer » les produits financiers conformément aux souhaits et aux objectifs de la Banque.

Nous sommes passés d’une gestion familiale, directe, entre un conseiller et un client, à une gestion globalisée, assemblée en produits qui englobent les masses à gérer, tels que les fonds d’investissement et de divers types.

Les avantages pour les émetteurs, c’est-à-dire les banques, sont nombreux comme par exemple :

  • la réduction des coûts des gestions individuelles et des risques inhérents à l’application de toutes les règles de surveillance,
  • les commissions plus élevées et donc une rentabilité plus importante, approchant même les petits clients et fidélisant la clientèle ainsi qu’utilisant la publicité pour attirer de nouveaux investisseurs.

Et pour le client ?

  • En fait, il s’est vu de plus en plus refuser l’accès direct aux opérateurs du marché et en premier lieu aux marchés.
  • Moins de communication et de colloque avec sa banque.
  • Des commissions plus élevées, des coûts « cachés » et moins de flexibilité.

L’auteur a pendant des années conseillé le choix d’une banque dépositaire, une banque de référence pour le capital d’épargne, les besoins des entreprises, les prêts, les hypothèques et les paiements.

C’est une relation particulière de banque en ligne qui pour 10 % du capital total, vous permet à partir de n’importe quel poste informatique désiré de :

  • gérer le TRADING,
  • couvrir les risques de marché,
  • tirer parti des fluctuations du marché,
  • opérer en direct et sans perte de temps,

Et tout cela sans :

  • les coûts,
  • les frais de négociation minimum,
  • la possibilité d’utiliser le levier financier,
  • l’accès direct à tous les marchés sans limites de montants.

Pour éviter les conflits d’intérêts, nous devons toujours garder à l’esprit d’où nous recevons des conseils d’achat et ce que nous voulons vendre.

Il y a plus de fonds d’investissement dans le monde, uniquement de l’argent à investir.

Agissez comme lorsque vous faites du shopping :

  • choisissez le produit,
  • comparez les prix,
  • évaluez le magasin.

Le succès de l’investissement, ainsi que le choix du produit, dépend aussi des COÛTS, surtout dans les périodes de TAUX ZÉRO ou négatifs. Ne nous laissons pas entraîner par l’envie de performance à tout prix, nous ne jouons pas à la loterie.

Les DONNÉES fondamentales, économiques et macroéconomiques en général, ont une grande valeur, surtout à moyen-long terme, mais le facteur clé est le SENTIMENT du marché, c’est-à-dire, quelles sont les attentes des autres.

Historiquement, dans les cas de marchés à leur apogée, nous avons le maximum de sentiments positifs et d’attentes.

Par contre lorsque les marchés sont au minimum, la peur et les craintes des risques, sont à leur plus haut.

En fait, vous devriez réagir différemment, profitant de ces moments de STRESS des prix, évaluant vous-mêmes ce qui est bon marché et ce qui est trop cher.

Et si nous suivons les MODES, le facteur prix ne devrait avoir d’impact, voir les monnaies BLOCKCHAIN ou crypto-monnaies et leur très grande volatilité, le spread d’exploitation et les coûts inhérents.

Et n’oublions pas que le facteur MÉDIATIQUE a tendance à augmenter considérablement la valeur des nouvelles et des informations qui comme une MODE attirent toutes en même temps dans la même direction puis reviennent progressivement les jours suivants.

La situation générale des marchés d’aujourd’hui est donc la suivante :

  • Excès baissier sur le dollar et haussier sur l’euro
  • Excès baissier sur les obligations et haussier sur les marchés boursiers
  • Positions baissières record sur l’argent et baisse pour l’or et les métaux, et les matières premières.

Et si, en raison des sanctions et de la guerre commerciale en cours, nous avions un ralentissement plus marqué des dynamiques économiques et que nous entrions en récession d’abord aux États-Unis, que se passerait-il sur les marchés, compte tenu des positions actuelles ? Mais le facteur sanctions n’a-t-il pas été exagéré par les conclusions des services des MEDIA?

Donc, comme pour la prévision de l’augmentation des TAUX, depuis que la FED a mis en place les sanctions, ils n’ont cessé en réalité de diminuer.

Les sanctions existent depuis des années et, du côté américain, elles sont les plus basses au monde. Il s’agit donc d’une juste demande d’ajustement. Mais les marchés, comme nous le savons, ont toujours besoin d’une excuse pour faire et justifier les mouvements.

Par conséquent, les activités de trading sont déterminées dans des fourchettes bien définies, sans rompre le support ou la résistance à moyen terme, dans un marché toujours très optimiste, plein d’espoir et aveugle à la réalité.

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Marchés Financiers

Les niveaux élevés de liquidité sont-ils positifs ou non?

Avant de commencer avec des prévisions concernant les marchés financiers, il est bon de faire d’abord un bref historique du récent passé, d’évaluer et de comprendre :

  • ce qui a généré les derniers mouvements, et
  • pourquoi l’optimisme des investisseurs est à des niveaux record, non partagés et non corroborés par des événements et des faits récents.

Nous vivons dans un monde MÉDIATIQUE, basé sur des valeurs matérielles mondialisées, influencé en grande partie par les tendances, les modes, et « administré » consciemment par les industries, à travers ses représentants POLITIQUES, en utilisant tous les médias.

Par exemple, malgré la qualité de l’eau du robinet, les ventes des bouteilles en plastique d’eau continuent d’augmenter. On parle des conséquences écologiques des plastiques, mais comme pour le tabac, l’alcool, les drogues, le surendettement, les médicaments et les vitamines, ils sont tous vendus en grande quantité.

En outre, d’énormes investissements sont réalisés par les gouvernements et les institutions, pour réduire les effets secondaires négatifs, utilisant toujours notre argent pour financer les différentes campagnes.

Résultat, nous avons dans le monde plus de téléphones portables que de toilettes.

Nous parlons de LIBRE-ÉCHANGE, dans un monde de plus en plus globalisé, mais nous continuons à introduire des barrières commerciales, des droits, des taxes, des limitations par le biais de conformité ad hoc, de bureaucratie ciblée, de fiscalité, de politiques monétaires et de tout ce qui est disponible pour « abattre la concurrence ».

Ainsi le rôle du POLITICIEN a changé au cours des dernières décennies, de gestionnaire des affaires publiques pour le bien de sa nation, il est devenu un « employé » de la grande industrie qui agit en tant que contributeurs de votes, de positions et d’investissements.

 

Depuis la crise de 2008, les banques centrales ont inondé les marchés de liquidités, en intervenant verbalement en faveur de la croissance et en relevant de temps à autre les prévisions de croissance nationale et mondiale, maintenant les taux d’intérêts à des niveaux historiquement bas.

  • Les entreprises, à leur tour, ont augmenté leurs bénéfices, réduisant leurs coûts de financement, et grâce à la réévaluation de leurs titres en raison des INDICES boursiers à leur plus haut niveau, souvent même à un niveau historique.
  • L’augmentation des OBLIGATIONS grâce également aux perspectives d’absence d’inflation.
  • L’augmentation des cotations des titres des pays ÉMERGENTS, en raison de la recherche spasmodique continue de profits.
  • Avec de plus, l’augmentation des DIVIDENDES, des FUSIONS et des acquisitions, l’accroissement du CAPITAL.

Les DETTES des entreprises nationales et privées sont à leur record historique et en hausse, malgré la forte baisse du coût du financement au cours des dernières années.

Mais tout cela, avec une forte tension GÉOPOLITIQUE, au sein de plusieurs États qui ne préoccupe pas les investisseurs, puisqu’il n’y a pas eu d’effets secondaires lors des récents événements indésirables.

On ne regarde donc que le POSITIF, fermant les yeux avec une grande complaisance sur les faits.

Pas de RISQUE, pas de danger, comme l’INFLATION au minimum, la croissance s’accélère, les suffrages réalisés en France, en Italie, en Catalogne, en Russie ayant été absorbés sans effets nuisibles.

Les cas individuels, tels que la faillite de Porto Rico, du Venezuela, de l’Ukraine, de la Syrie et bien d’autres, restent confinés au sein de leur territoire.

Nous avons donc vu le meilleur des marchés financiers, et tout ce qui est positif est déjà indiqué dans les cotations. Les banques centrales cherchent un moyen de se sortir de cette situation où la liquidité est maintenant excessive sur les marchés, avec des dommages collatéraux plus importants et des risques de bulles spéculatives, plutôt que des effets de stimulation.

Un travail difficile de chirurgien commencé aux États-Unis.

Nous n’avons pas d’INFLATION, et tout le monde, à l’exception de la BCE, en est satisfait, considérant cette situation comme favorable. Sans inflation, l’augmentation des taux d’imposition reste très limitée.

Cependant le SALAIRE DISPONIBLE, ou pouvoir d’achat, qui est ignoré, reste le principal facteur, et reste inchangé ou en baisse au fil des ans. La CONSOMMATION ne s’accroit pas, bien au contraire.

Les DÉBITS privés, les coûts SOCIAUX, les coûts de TRANSPORT, les différentes IMPOSITIONS, les ÉCHÉANCES DUES, le niveau de PAUVRETÉ, continuent de croître.

La CROISSANCE mondiale tant vantée ralentit, comme l’ont confirmé les données récentes EU GER USA GIAPP UK et d’autres.

Conclusion

  • FIN des hausses financières, et de la baisse des IMPÔTS, avec une période de quelques trimestres d’activité dans des fourchettes bien définies,
  • Augmentation de la nervosité et de la VOLATILITÉ des cotations avec des incertitudes élevées.
  • Retour des valeurs REFUGES, ou plutôt, ALTERNATIVES à l’euro, le dollar, la livre, en faveur de NOK, SEK, CHF, OR, MATIÈRES PREMIÈRES, ALIMENTATION, et d’autres marchés boursiers, tels que PMEX, CAD, CINA, URSS…
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Économie

La lutte contre la pauvreté dans les pays du tiers monde

Un modèle d’intervention fondé sur le développement de l’autodétermination

Dans certaines zones géographiques de notre planète, des myriades d’individus vivent dans des conditions de pauvreté absolue, privés de subsistance et de conditions sanitaires dignes d’un être humain.

Outre l’absence de nourriture et de médicaments, ils n’ont pas :

  • les sources d’eau potable nécessaires pour les soins personnels essentiels,
  • des établissements d’éducation de base, ou
  • toute forme de travail utile pour le développement de l’estime de soi ainsi que pour l’approvisionnement des nécessités de base.

Le résultat est un taux de mortalité infantile au-delà de toute limite de la dignité humaine et une condition quotidienne pire que celle d’animaux sauvages pour des myriades de personnes.

Naturellement, les principales responsabilités sont :

  • celles des gouvernements des nations et
  • dues à l’indifférence substantielle de l’opinion publique mondiale ainsi qu’à l’inefficacité des politiques d’aide mises en œuvre par les principales organisations mondiales essentiellement orientées vers la fourniture
    • de stocks alimentaires et de médicaments parfois insuffisants et dans d’autres cas l’objet de vols et de corruptions de toutes sortes.

La nécessité de supprimer les causes sous-jacentes du phénomène, afin de « libérer » ces peuples de la prison économique et sociale dans laquelle ils sont tombés et de mettre en place les conditions de la reconquête de leur dignité humaine, est largement omise.

Nous sommes fermement convaincus que nous devons œuvrer pour créer des situations environnementales qui puissent déterminer un « réveil » de la dignité humaine et du sentiment d’estime de soi chez ces personnes abandonnées dans des conditions d’absence totale d’opportunités, tant en termes de développement des prérogatives  et des talents personnels que pour les possibilités concrètes de les appliquer à des activités spécifiques.

Il apparaît donc nécessaire d’opérer dans certaines directions simultanées, pour aider à déterminer la formation d’un circuit économique fondamental de type territorial, se référant à des zones géographiques éloignées des principaux centres urbains et identifiables par le critère de « groupes de villages » périphériques qui pourraient en faire partie, une sorte d ‘« espace géographique » circonscrit en raison de la morphologie du territoire, de la distance entre les différents centres et de la possibilité d’une communication physique facile.

Il s’agirait donc de soutenir l’activation d’une économie locale fondée avant toute autre opportunité sur un marché local, où les biens produits dans la zone sont échangés, en particulier ceux d’origine agricole et de l’artisanat de subsistance, c’est-à-dire la production de nécessités de base tels que les vêtements, les outils de travail et tout autre bien primaire.

En fait, il faut favoriser la formation d’un circuit de biens primaires et typiques d’une société préindustrielle, afin de déterminer des situations de subsistance économiques capables d’assurer des conditions de vie élémentaires, mais décentes à la population.

Il ne nous semble pas que dans de tels cas l’activation d’un cycle économique moderne soit possible, puisque les éléments de base qui le constituent sont absents, à savoir :

  • une disponibilité d’une main-d’œuvre propre à la production en usine,
  • l’abondance d’eau potable à des fins individuelles et industrielles,
  • des infrastructures de base telles que les voies de transport pour l’approvisionnement en matières premières et le placement des produits.

En effet, dans de tels contextes humains, la population présente un taux élevé d’analphabétisme, les stocks d’eau sont généralement totalement inexistants et les voies de communication ne sont guère plus que des « chemins de mulets ».

Il faut également considérer la condition d’insalubrité de l’environnement, les situations d’hygiène précaires, l’absence d’assistance médicale minimale et la propagation de maladies infectieuses et épidémiques.

Par conséquent, aucun modèle de développement tiré de la littérature économique ou mis en œuvre par l’expérience des marchés ne semble convenir pour surmonter la situation ignoble de pauvreté absolue de ces populations.

Dans notre proposition d’intervention, il s’agirait plutôt d’opérer dans certaines directions principales, telles que :

  • Concevoir des « zones géographiques » qui peuvent être définies comme des marchés essentiellement autonomes ;
  • Construire une structure scolaire de base adéquate sur le site, planifier une formation technique et professionnelle pour les personnes les plus douées. Naturellement, le plus grand soin doit être pris pour assurer une formation appropriée des travailleurs à employer dans la production agricole et artisanale ;
  • Utiliser les technologies de l’eau afin de fournir une quantité suffisante d’eau potable aux fins individuelles et à celles de la production agricole ;
  • Restaurer les terrains et/ou réaliser des travaux pour les préparer à la production de certains produits agricoles, en raison des caractéristiques climatiques et de la nature du sol ;
  • Investir dans la construction de routes capables de relier les différents villages appartenant au « district économique », ainsi que les différents contextes économiques identifiés comme semi-autonomes, permettant ainsi  la formation d’une sorte de spécialisation économique élémentaire des différents districts, prémisse d’un élargissement progressif de la zone économique de référence ;
  • Créer dans les différents districts des centres de santé « ambulatoires », afin de contribuer à générer des conditions de vie au-delà du minimum de survie ;
  • Intervenir sur la structure des huttes-logements pour déterminer des conditions minimales de salubrité et de résistance aux phénomènes atmosphériques extrêmes.

Les interventions proposées ne nécessitent pas d’énormes investissements, alors que l’effort pour poser les bases de l’activation d’un circuit économique fondé sur le « réveil » des capacités humaines potentielles présentes dans les populations locales qui seront mises dans un état d’autodétermination vers la préservation  de leur  propre dignité, semble être indispensable.

Par conséquent, l’auteur propose des interventions visant à rendre les gens progressivement autonomes du système d’aide, une prémisse essentielle pour le développement de l’estime de soi et pour la conquête de l’autodétermination, caractéristique fondamentale de toute société pacifique et sereine.

Les nombreuses organisations humanitaires opérant sur la planète devraient donc se décider à investir dans les processus de scolarisation et de formation professionnelle des peuples autochtones, en mettant l’accent sur la phase éthique et morale de l’existence ainsi que sur les aspects d’une coexistence civile saine et équilibrée.

Ces activités éducatives de base ne peuvent faire abstraction de la réalisation d’investissements dans le secteur de l’eau pour éliminer les sérieuses limitations trop souvent liées à la disponibilité insuffisante d’eau potable.

Il est également évident que les interventions présentées doivent être mises en œuvre progressivement sur une période de plusieurs années, pour permettre la croissance physique et intellectuelle de la population des jeunes, la plus apte à absorber les nouveaux principes de référence culturels et à les mettre en œuvre afin de concevoir une meilleure société pour leur propre peuple.

Il est donc clair pour le lecteur que les modèles de développement en cours dans le processus actuel de mondialisation et basés sur la méthode de production « capitaliste » n’ont aucune chance de succès, car les facteurs de base nécessaires aux contextes géographiques de notre analyse pour activer les circuits économiques de ce type en font défaut.

Il est également clair que les incitations de nature fiscale pour attirer les capitaux privés à l’appui de la création des processus de formation de valeur que nous avons formulés dans ce court texte ne semblent pas très utilisables, car les conditions de rémunération adéquate n’existent pas.

En d’autres termes, les modèles d’intervention utilisés jusqu’à présent pour soutenir le développement économique des régions les plus pauvres de la planète ainsi que les politiques économiques gouvernementales généralement adoptées, ne peuvent pas être utilisés.

Au contraire, il s’agit d’intervenir sur le développement de la personnalité de l’individu, en fournissant un soutien pédagogique adéquat et en supprimant les conditions environnementales insalubres qui se traduisent par une importante mortalité et des conditions d’hygiène précaires.

Il est donc évident que l’action principale doit être menée par les gouvernements des nations concernées, avec le soutien des organisations humanitaires internationales.

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Économie

Valeur de la monnaie, marchés financiers, bourse et distribution de la richesse.

Nous avons eu l’occasion de discuter de l’origine de la valeur et de la nature de la monnaie dans deux de nos précédents articles publiés dans ce magazine dont voici un résumé bref et concis.

  • La valeur découle de l’activité professionnelle d’un homme visant à produire des biens et des services propres à satisfaire ses besoins existentiels.
  • Le produit résultant du travail économique est représenté par « l’utilité » liée à sa capacité à satisfaire des besoins et des exigences de diverses sortes, la valeur coïncide donc avec la notion d’utilité économique.
  • L’utilisation de la technologie conséquente au progrès scientifique amplifie les capacités productives du travail, sans toutefois pouvoir les remplacer complètement, la technique étant toujours le résultat d’une intelligence humaine ingénieuse.

Ainsi, la richesse des nations s’accumule et s’étend en vertu du travail économique des individus diversement combiné avec la technologie en raison du degré de développement de la société.

Dans les contextes modernes, la méthode de production est de type « capitaliste », car elle repose principalement sur l’utilisation de facteurs techniques (capital) et sur le travail « en usine ».

Au fil du temps, la monnaie a assumé une fonction essentielle et irremplaçable, puisqu’elle permet « d’accélérer » le circuit économique par la création d’un nombre infini d’échanges en « temps réel » dû aux besoins de consommation ou d’investissement des sujets économiques.

Elle représente donc la valeur en circulation en raison des avantages économiques absorbés au moment des échanges avec des biens et des services de toutes sortes qui permettent une réserve de richesse détenue en termes de stock de ressources financières.

Elle prend donc de la valeur :

  • tout d’abord, au moment de sa remise par le premier acte d’échange, puis
  • par la suite, lors de la distribution des revenus produits,
  • principalement aux entreprises de tous niveaux,
  • par le paiement des salaires et
  • par le paiement des bénéfices, dans ce cas, il s’agit de l’absorption de la valeur ajoutée produite ou du revenu en formation.

Ainsi, dans les économies modernes, un seul type de richesse différencié se manifeste sous deux formes :

  • « réel », se référant au stock de biens et de services sous forme de capital technique, et
  • financier, exprimé en termes de masse monétaire et de capital financier (titres, crédits, actifs).

La partie principale et la plus reconnue de la doctrine économique a toujours affirmé que

  • la monnaie n’est pas une quantité réelle mais
  • seulement une quantité « nominale »,
  • suggérant qu’elle n’indique pas réellement la richesse réelle, ni
  • qu’elle influence et détermine les processus économiques « réels », et
  • définissant de telles phases du cycle comme
  • la consommation,
  • l’investissement,
  • le travail-emploi et
  • le revenu.

La circulation monétaire n’exerce donc que des effets indésirables sur le niveau des prix, étant la principale cause de l’inflation.

Jamais plus grand mensonge n’a été prononcé par la soi-disant science officielle !

Le lecteur, en lisant nos articles précédents, a bien compris que la monnaie est une des manifestations de la richesse et fait donc partie intégrante du cycle économique, en déterminant son contenu et sa direction plus que tout autre aspect de la valeur en circulation.

  • En effet, quel instrument a-t-il un plus grand impact que la « valeur monétaire » lors de la définition des cycles économiques ?
  • Comment distribuer le revenu produit sinon avec la monnaie ?
  • Comment réaliser la consommation des masses sans l’effet « vélocité » de la monnaie ? et
  • Comment réaliser le processus d’investissement de l’épargne sans la possibilité d’accumuler des stocks monétaires ?

Les précédentes déclarations doctrinales semblent donc être fallacieuses, même à un jeune adolescent !

Processus d’investissement de l’épargne

Dans le monde économique contemporain, l’épargne se manifeste principalement sous la forme d’actions monétaires et financières, souvent représentées par des soldes positifs sur des comptes courants bancaires.

Au détenteur de ces stocks de ressources se pose le problème de leur investissement, pour deux types de motivation :

  • Le premier sera de préserver le pouvoir d’achat du type monétaire érodé par le processus inflationniste ;
  • Le second, être en mesure d’augmenter la valeur initiale grâce à la collecte des bénéfices sous la forme de rendements financiers typiques.

Il est donc clair que pour l’épargnant ce problème n’est pas facile à résoudre, car tout investissement financier est caractérisé par un certain degré de risque, lié à la possibilité que l’emprunteur ne paie pas l’intérêt convenu et/ou ne rembourse pas la dette – crédit à la date limite prévue.

Pour cette raison, les investisseurs moins capables d’évaluer les investissements possibles offerts par le marché financier s’appuient sur l’achat de dépôts bancaires ou d’autres formes de collecte d’institutions (certificats et obligations), dans la conviction que dans de tels cas les risques assumés sont essentiellement nuls, sans considérer l’hypothèse pas si hypothétique que la banque pourrait se trouver dans la condition de ne pas pouvoir rembourser les dépôts.

La vérité tacite est que les banques se sont consacrées ces dernières années de manière croissante aux activités spéculatives sur les marchés en assumant des risques plus grands qu’ils ne devraient l’être et de toute façon loin de ceux perçus par le public. Celui-ci se trouve donc en mesure d’acheter des dépôts et d’autres formes de collectes bancaires caractérisés par un risque non contenu, face à des intérêts bien inférieurs au montant dû. Le lecteur doit se rappeler que le rendement financier d’un crédit-titre est associé au risque encouru par le créancier et que, par conséquent, des risques plus élevés doivent être associés à des rendements plus importants, ce qui n’est pas le cas des dépôts bancaires.

Il en résulte des dommages économiques pour le public qui utilise ses richesses financières à des conditions beaucoup plus risquées que les intérêts gagnés.

Une autre possibilité d’utiliser l’épargne est l’achat d’obligations d’État. Dans de tels cas, les risques sont associés à la capacité de l’administration publique de rembourser ponctuellement les dettes, qui démontre ainsi une réelle capacité de paiement en présence d’une gestion financière équilibrée et rationnelle du bilan.

C’est-à-dire que les dépenses engagées doivent être liées aux recettes fiscales ou autres (revenus-bénéfices des entreprises), et que l’augmentation des dettes ne devrait pas être la règle, puisqu’ elles doivent être remboursées avec des excédents de trésorerie (revenu supérieur aux sorties).

Par conséquent, une politique financière prévisionnelle devrait envisager la constitution d’excédents financiers adaptés au remboursement des dettes, et que ce n’est qu’après un remboursement partiel de celles-ci à l’échéance due qu’il serait approprié de faire apparaître un nouveau déficit de trésorerie (sorties > recettes), avec l’émission dans de tels cas de nouvelles dettes.

Mais la réalité des économies actuelles est celle d’une augmentation chronique de la dette des États pour lesquels les obligations arrivant à échéance, ainsi que le paiement des intérêts, ne peuvent être honorés que par de nouveaux emprunts, avec la preuve d’un circuit pervers d’augmentation des dettes budgétaires. La doctrine économique et les opérateurs financiers ont développé une « sagesse conventionnelle » en présentant que la situation de l’économie publique ne serait pas nécessairement en « déséquilibre » en reliant la taille de la dette totale à la croissance du produit de la nation et donc à la mesure du PIB. Selon cette approche, si le ratio déficit / PIB est constant dans le temps, la situation de solvabilité de l’État est jugée satisfaisante.

Exception faite du caractère arbitraire de cette conclusion qui n’a pas été appuyée par une analyse concrète et doctrinale crédible, le fait demeure que ces dernières années, ce rapport montre généralement une baisse constante, en raison de deux raisons :

  • L’augmentation continue des dettes de l’administration publique ; et
  • Le ralentissement de la croissance de l’économie mondiale.

Il s’ensuit donc que les émissions publiques sont généralement qualifiées de risques croissants, tandis que leurs rendements (intérêts payés) sont en baisse, comme c’est le cas dans les pays de la zone euro. Cette contradiction est donc flagrante.

Le phénomène est dû à une action insolite des Banques Centrales qui s’occupent de l’acquisition de parts importantes de titres publics, soutenant ainsi le niveau des prix et assurant des conditions de liquidité « artificielles » aux marchés et des taux d’intérêt bas.

Cette liquidité est dite artificielle, puisque, en réalité, sans cette intervention, la demande de titres en souffrirait, les opérateurs financiers étant bien conscients des conditions précaires des finances publiques.

D’autre part, cette situation assure la « solvabilité » des administrations publiques, qui est par ailleurs compromise par les difficultés liées au placement de nouvelles émissions de dette.

Le public est toutefois affecté négativement par cet état général des finances publiques, même si de manière non apparente en raison :

  • du risque réel accru des titres publics, non liés aux taux d’intérêt payés, dans une situation similaire à celle des dépôts bancaires ;
  • de l’absence de situations de « liquidité » réelle, déterminée par les actions des Banques Centrales, la négociabilité apparente des titres ne correspondant donc pas aux conditions réelles du marché.

De graves dangers surviendront lors de « l’éclatement » de la bulle générée par les achats publics de titres (liquidité artificielle).

Il reste à examiner l’achat d’obligations et d’actions en bourse par le public des épargnants.

Dans de tels cas, la référence pour l’épargnant est celle du prix et des intérêts convenus (obligations) ou des dividendes attendus (actions). Dans une analyse rationnelle, ces formes d’investissement présentent un risque lié aux conditions de solvabilité de l’émetteur et le public en général n’a pas les connaissances techniques et la formation professionnelle nécessaires pour élaborer un jugement correct.

Pour ces raisons, en général, l’épargnant s’appuie sur l’avis de la banque ou d’une autre entité financière. Si la relation n’est pas « contaminée » par la présence d’un conflit d’intérêts entre l’opérateur et l’investisseur (toujours au profit du premier), on peut certainement arriver à l’élaboration d’un jugement plus proche des conditions réelles de l’utilisation des ressources.

Mais les marchés financiers d’aujourd’hui sont caractérisés par une situation de fortes asymétries d’information, l’information étant rare, incomplète et généralement inégalement répartie.

Ce phénomène est dû à trois circonstances principales :

  • Les émetteurs des titres influencent l’information sur les caractéristiques des processus réalisés et financés avec les émissions placées sur les marchés ;
  • Les intermédiaires opérant dans le système montrent une tendance à conserver les informations reçues, dans l’espoir de pouvoir obtenir des avantages en termes de prix par rapport aux concurrents lors de la négociation des titres ;
  • La présence d’opérateurs de taille significative qui se trouvent souvent en mesure de modifier le processus correct de formation des prix pour leur propre bénéfice, en facturant des prix plus élevés sur les ventes et des prix plus bas sur les achats.

Il s’ensuit que dans ces scénarios, très fréquents sur l’ensemble de la zone planétaire, que les prix négociés et résultant des cotations officielles ne sont pas représentatifs des réalités économiques sous-jacentes, c’est-à-dire qu’ils ne coïncident pas avec la valeur réellement contenue dans les titres et sont donc des prix « non économiques ».

Des conséquences graves et indésirables en découlent pour les épargnants privés et pour les opérateurs mineurs en général :

  • La négociation des prix non économiques en général dans toutes les phases de l’investissement, celui de l’achat comme celui de la vente. Des dommages sérieux résultent de la soustraction d’une valeur indue en raison des prix plus bas ou plus élevés, non liés à la valeur réellement contenue dans le titre négocié. L’opérateur étant dans une position de domination bénéficie d’un processus de redistribution « non-évident » de la richesse de l’épargnant dans une position contractuelle de désavantage.
  • La possibilité d’altération de la tarification dont dérivent les phases « haussières » du marché, non justifiées par les tendances de l’économie réelle mais plutôt par l’action de spéculateurs en position de domination. Le résultat est la formation d’une « bulle » caractérisée par une surévaluation générale des titres (prix plus élevés que nécessaire). Au moment de l’inversion de la tendance haussière, de graves effondrements des prix surviennent avec des pertes importantes du portefeuille des investisseurs privés et des gains importants de celui des grands capitaux, manifestant également dans ce cas un processus puissant et involontaire de redistribution des richesses vers les opérateurs en position de force. C’est la raison du nom donné par les opérateurs financiers aux petits et moyens investisseurs qui accèdent à la bourse : « Parco Buoi (Parc des bœufs) ».

L’investissement de l’épargne implique l’activation d’un processus de transfert des ressources du public vers les banques ou vers les marchés (courtage).

Conclusions

La valeur découle du processus de travail de l’homme diversement combiné avec la technologie.

La monnaie comprend la valeur, absorbée pour la première fois lors de l’achat de biens et de services et ensuite lorsque le revenu est distribué aux entreprises.

Le circuit économique peut effectivement être réalisé grâce à l’utilisation de la monnaie, et davantage dans les économies modernes caractérisées par une forte division du travail et la prédominance des actifs incorporels.

La formation de l’épargne dans le secteur public provient de l’excédent des revenus perçus en matière de consommation et prend la forme, en règle générale, de la manifestation d’excédents financiers.

L’investissement de l’épargne implique l’activation d’un processus de transfert des ressources du public vers les banques ou vers les marchés (courtage).

L’inefficacité flagrante et grave des systèmes financiers modernes, en particulier en ce qui concerne la bourse, entraîne de graves préjudices pour les investisseurs mineurs et, parmi eux, des épargnants communs. Et en fait, les fortes asymétries d’information et la présence d’opérateurs en position de suprématie considérable, principalement en raison de leur taille considérable, posent les conditions d’une modification significative des prix se traduisant par la négociation pour le public de prix plus bas, en ce qui concerne le dû sur les ventes et plus élevé sur les achats. La valeur contenue dans les titres n’est donc pas correctement exprimée dans les prix. En dérive un processus inexorable et continu de redistribution des richesses vers le grand capital, avec un effet de pauvreté sur l’économie des masses, et cela dans le manque général d’intérêt et d’indifférence des autorités de surveillance.

Dans le même temps, lors de l’achat de titres publics considérés exempts de risque par l’épargnant, l’investisseur subit le même sort, les rendements très faibles ne correspondant pas aux conditions de liquidité réelles des titres, artificiellement déterminées par les actions des Banques Centrales, ni aux risques réellement assumés, car les situations de solvabilité des administrations publiques sont substantiellement précaires et artificiellement entretenues. Et donc, dans ce cas également, se détermine un transfert de richesse du public vers les États, puisque ces derniers offrent des intérêts beaucoup plus limités que ceux dus sur leurs dettes.

En ce qui concerne les dépôts bancaires, des situations identiques de désavantage existent pour les épargnants, les banques caractérisant leur gestion par une prise de risque bien au-delà du montant perçu et valorisé par les déposants, transférant à leurs dettes (dépôts) des niveaux croissants, en raison de la taille réduite du patrimoine par rapport au total des actifs (créances et titres) portés au bilan. Et par conséquent, dans ce cas également, le public subit un transfert de richesse vers les banques, en raison des intérêts payés sur leurs dépôts bien en deçà du montant dû.

Il est donc clair pour le lecteur que les contextes financiers actuels présentent de graves imperfections qui sont perçues comme de véritables « perversions » des mécanismes de répartition des richesses, avec de graves dommages aux masses et l’avantage du grand capital et ce dans l’indifférence consistante des autorités impliquées dans le contrôle et la supervision et les gouvernements.

Une profonde réforme des systèmes financiers et bancaires ne doit donc pas être reportée, pour mettre un terme à ce processus indésirable de redistribution des revenus et des richesses en général, contribuant à appauvrir les peuples des Nations déjà éprouvés par des politiques salariales inadéquates , le taux de chômage élevé et le faible niveau de développement économique.

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Économie

Éducation et développement social. Comment la formation éducative des masses contribue à l’avancée de la civilisation des peuples

La vie commune des peuples de la planète dans tous les contextes est affectée par la formation scolaire et les processus éducatifs des sociétés modernes.

Les jeunes et les adultes, manifestent dans leur comportement de graves lacunes sur les principes de la loi naturelle relatifs à la dignité et à l’inviolabilité de l’être humain, en ce sens qu’il existe des états conflictuels généralisés parmi les individus de toutes les classes sociales,  races, ethnies et appartenances religieuses qui dénoncent une grave carence éducative et culturelle des générations actuelles.

Le fonctionnement des sociétés en est donc affecté de manière significative, puisque l’égoïsme et l’abus d’autrui prévalent dans la norme, avec :

  • la propagation de graves inégalités économiques,
  • l’absence de perspectives d’emploi,
  • l’inefficacité de l’appareil de l’administration publique et
  • l’absence de paix sociale due à la propagation de la criminalité dans tous les contextes.

L’éducation scolaire

Quelles sont les principales caractéristiques des systèmes éducatifs actuels ?

  • La prédominance de l’aspect intellectuel et du conceptualisme.
  • La prise en charge de données, de nouvelles et d’informations sans le développement d’une réelle capacité d’évaluation indépendante.
  • L’absence de moments de participation collective dédiés au développement de la solidarité commune et de la sensibilité aux prérogatives d’autrui.
  • L’absence grave de connaissances adéquates sur les aspects essentiels du corps humain, son fonctionnement et les principes généraux qui sous-tendent une alimentation saine et des soins de santé adéquats.
  • L’espace insuffisant consacré aux activités de gymnastique pour un développement correct de l’habitude de pratiquer l’exercice physique et le sport en général.
  • L’absence de formation concernant la lecture de la presse quotidienne et périodique, spécialisée ou non, avec une capacité de discernement sur la qualité des sources d’informations disponibles et utilisées.
  • L’éducation civique, pour une représentation correcte du fonctionnement de l’État et de son appareil.
  • Le développement des compétences manuelles et de la sensibilité artistique, véritables facteurs de distinction de la croissance « interne » des sociétés modernes.

La prévalence d’un vide intellectuel, en l’absence d’une capacité adéquate de discernement et de formation de jugements indépendants, jette les bases de la croissance d’une société égocentrique.

Les sciences sociales ont démontré que l’attention portée par les hommes aux activités rationnelles et critiques, en l’absence de l’équilibre dû à la sensibilité aux prérogatives d’autrui, à une éducation orientée vers l’intérêt du groupe et à l’avantage social qui dérive des attitudes d’altruisme, génère de fortes situations d’inégalité socio-économique entre les individus.

Et en fait, les gens sont principalement orientés vers le développement d’activités et de comportements qui peuvent déterminer en premier lieu une situation de prévalence par rapport aux autres, afin d’obtenir des avantages économiques et de pouvoir.

Des exemples en sont visibles aux yeux de tous :

  • les graves inégalités dans la répartition des richesses,
  • la classe des capitalistes accumulant de plus en plus de ressources énormes qui ne peuvent être utilisées à des fins utiles et nécessaires, puisqu’elles sont d’énormes proportions et bien au-delà de leurs propres besoins.

Cela conduit à des lésions profondes du tissu social, puisque cette richesse produite est retirée du circuit économique, générant un état de pauvreté généralisé et la formation abondante et inutile d’importants stocks de capitaux inutilisés.

La recherche de la richesse au-delà de ce qui est nécessaire est également à l’origine du phénomène criminel dans de nombreuses circonstances. L’existence de groupes mafieux dédiés à des activités illégales dans le seul but d’accumuler des fortunes énormes et inutilisées dans la manifestation de leur niveau de vie, parce que bien au-delà du nécessaire, est un autre triste exemple.

C’est le résultat d’un intellectualisme exacerbé qui rend « naturel » l’accentuation de l’égocentrisme et du « relativisme » qui en résulte, selon lequel l’individu développe un système de valeurs personnelles à l’égard duquel tout est accepté et rendu possible, en présence d’un intérêt particulier à réaliser.

À ces graves lésions de la conscience collective est alors associé un consumérisme inutile et exaspéré, une fin en soi puisque l’intérêt principal est la possession des choses plutôt que la satisfaction d’un plan rationnel de consommation visant à assurer un niveau de vie qualifié.

En fait, toute forme d’attention au nécessaire fait défaut, à l’exception du superflu :

  • santé du corps et de l’esprit,
  • une alimentation saine,
  • un style de vie avec des rythmes réguliers,
  • le souci de la connaissance,
  • la sensibilité à toute forme d’art,
  • la pratique d’activités manuelles afin de rééquilibrer le stress existentiel résultant de la frénésie de la vie moderne,
  • la participation à des activités de groupe visant à « socialiser » et à aider ceux dans le besoin,
  • les soins et l’attention nécessaires à la progéniture à des fins d’éducation et de soutien au développement, etc.

Que faire et comment remodeler les systèmes éducatifs ?

Une éducation qui met l’accent sur les traits caractéristiques de la personne humaine est absolument nécessaire.

Elle peut se rapporter,

  • d’une part, à un développement sain de l’activité de la pensée, d’où dérive une attitude rationnelle et capable de vaincre les émotions destructrices et généralement conflictuelles, en raison de la nature égocentrique ;
  • d’autre part, il est nécessaire de souligner la véritable caractéristique distinctive de la race humaine : l’amour et la capacité de se rapprocher de ses semblables avec une attitude « décentrée » et inclinée à la compréhension des besoins et des prérogatives d’autrui.
  • De plus, il est absolument nécessaire de développer une compréhension de la valeur du bien-être commun en tant qu’élément faisant partie de soi et comme l’aspect le plus important de la richesse sociale et de la croissance de la civilisation.

Pour utiliser un concept très cher aux sciences sociales modernes, l’objectif de l’éducation scolaire sera de développer un capital social adéquat.

Cela commence par des activités de formation déjà à l’école maternelle et primaire, où l’on enseigne à l’enfant la relation avec son camarade.

À cette fin, des activités de groupe devraient être initiées dans lesquelles le « petit humain » prend l’habitude de développer une sensibilité envers les autres et de modifier ses besoins égocentriques pour satisfaire les besoins prioritaires du groupe et de l’ami(e)-partenaire.

L’habitude d’effectuer des travaux manuels, qui permettent d’encourager la manifestation des capacités créatrices de l’enfant et de l’estime de soi, n’en sera pas moins importante, car l’enfant perçoit et comprend ses aptitudes potentielles qu’il apprend à utiliser dans les contextes quotidiens.

Ces actions seront la base future d’un apprentissage plus complexe, basé sur un processus mental, qui sera soutenu par l’autonomie de la pensée et du discernement, l’enfant ayant ainsi eu l’occasion d’apprendre à faire confiance à son potentiel intérieur, prémisse de la manifestation de ses talents naturels et de ses vocations.

Il est clair qu’un tel système éducatif structuré se traduira par des personnes sereines et habituées à la relation de solidarité avec les autres, fondée sur la coopération et l’assistance mutuelle, source de satisfaction intérieure et de sécurité sociale.

Ces individus grâce à leur sérénité intérieure seront capables de créer des contextes collectifs plus équilibrés avec une capacité significative de croissance et d’innovation et dans lesquels la paix sociale et un état de joie généralisée découlant de la vie commune seront dominants.

Les relations entre les individus, de tout niveau et de toute qualité, en bénéficieront, mais il sera tout d’abord possible d’observer :

  • Un renforcement de la famille, noyau fondamental de la société, qui sera établi sur le partage d’un projet commun et solidaire, dans lequel le développement et l’éducation de la progéniture représente son aspect essentiel.
  • Le rôle des femmes et des hommes ne sera plus en conflit en raison d’une confusion inutile dans les attributions de responsabilités spécifiques, puisque « hommes et femmes » ont été éduqués au respect mutuel et à la compréhension des prérogatives personnelles, exprimant une sérénité comportementale qui se traduit par la joie de l’expérience quotidienne et de l’équilibre.
  • De plus, l’environnement familial sera positivement affecté et la progéniture aura l’opportunité de grandir dans des conditions favorables au développement des mêmes qualités humaines.

Y a-t-il de réels espoirs que les choses évoluent dans cette direction ?

Si l’on considère les sociétés d’aujourd’hui et l’irresponsabilité des classes politiques et des dirigeants, la réponse pourrait être négative.

Mais l’autrice est convaincue que, dans le milieu social, une part non modeste d’hommes et de femmes manifestent leur sensibilité à ces besoins, en conservant un espoir concret d’avoir la possibilité d’exprimer leurs prérogatives et de contribuer à l’établissement d’une plus grande paix sociale et d’une société plus équitable et équilibrée.

Ces hommes et ces femmes sont en bien plus grand nombre que les prédictions les plus brillantes et quand la pression intérieure qu’ils exercent invisiblement sur les masses et le désir de renouveler le monde auront dépassé le seuil critique, un renversement naturel des structures de pouvoir actuelles sera déterminé par des processus démocratiques fondés sur la diffusion d’une pensée nouvelle, basée sur la solidarité et la cohésion des groupes.

Le pouvoir dominant ne parviendra pas alors à contenir le pouvoir de la force invisible qui débordera des masses, et le changement dans le contexte institutionnel, politique, économique et civil sera alors inévitable.

L’autrice est certaine de la faisabilité du plan de révolution pacifique des structures sociales actuelles, et espère pouvoir contribuer à la diffusion de cette prise de conscience grâce à ce court article.