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Anthropologie

Le ver qui voulait être professeur

“Als Gregor Samsa eines Morgens aus un ruhigen Träumen erwachte, fand er sich in seinem Bett zu einem ungeheueren Ungeziefer verwandelt.”
Die Verwandlung
Franz Kafka

Lorsque Gregor Samsa s’est transformé en insecte, il n’a jamais soupçonné qu’un ver aurait pu se transformer en Gregor auparavant.

Hormis sa croyance en la métamorphose, Ernst Haeckel (1834-1919) avait peu de choses en commun avec Franz Kafka.  Le naturaliste allemand a construit une vision des changements qui se produisent dans la nature en passant de formes inférieures aux formes supérieures, ce qui impliquait que les vers s’étaient effectivement transformés en ce qu’il croyait être la forme naturelle la plus élevée, le professeur allemand (barbe comprise).

Au contraire, l’interprétation de la métamorphose par Franz Kafka a transformé Gregor Samsa, légèrement plus développé, en Ungeziefer, moins développé, suggérant ainsi une forme de dégénérescence plutôt que de développement et de progrès.  De manière significative, Die Verwandlung est paru en 1912, alors que la position de Haeckel dans la culture occidentale était déjà en déclin et que le désastre de la Grande Guerre approchait.

Ce qui suit est une tentative de faire la lumière sur l’origine, la structure et la signification de la théorie construite par Ernst Haeckel pour soutenir sa vision de l’évolution progressive.

Cet article cherche à construire une approche de la biographie intellectuelle de l’homme qui est devenu le naturaliste le plus populaire et l’un des intellectuels les plus connus de ses contemporains, pour être ensuite vilipendé puis oublié.

Il se considérait comme le nouveau Prométhée, celui qui devait offrir à l’humanité le feu de la vérité, cette vérité qui permet de saisir le sens inhérent aux choses lorsqu’elles deviennent ce qu’elles sont.

Membre éminent d’un réseau complexe de naturalistes, de philosophes et d’humanistes, Haeckel pensait avoir une mission à remplir en diffusant sa vérité sur la science moderne, fermement ancrée dans ses convictions religieuses.  Haeckel était convaincu qu’il devait dépasser les limites du monde scientifique dans lequel il était plongé, pour atteindre l’humanité et l’éduquer.

Il n’a jamais compris la science comme le produit final de ses efforts. Il l’a plutôt considérée comme une étape préliminaire nécessaire qui a fourni la base d’une justification humaniste d’une approche qui englobe tous les aspects de l’existence.

Après avoir examiné l’intégralité de la “Generelle Morphologie”, je ne trouve pas surprenant que si peu de personnes l’aient lue dans son intégralité, et parmi elles, presque certainement pas Charles Darwin.

Les maîtres importants du passé, tels que Wolfgang von Goethe et Alexander von Humboldt, ont influencé le travail de Haeckel.

L’impact qu’ils ont exercé sur son développement intellectuel se ressent fortement dans son œuvre GM.

Toutes aussi importantes sont les influences que Johannes Müller et Rudolph Virchow ont exercées à la fois dans le GM et dans la production globale qui a suivi.

Müller était la muse de Haeckel. Il incarnait tout ce à quoi Haeckel aspirait, était un scientifique de premier ordre, un grand professeur et un modèle à la fois idéal et personnel.  Virchow adopte à son tour la théorie cellulaire de Haeckel et ses fondements scientifiques.

Le GM était le grand produit intellectuel de Haeckel, un livre dans lequel Carl Gegenbaur a également joué un rôle décisif. En fait, c’est Gegenbaur qui a soutenu Haeckel, en voulant l’accueillir à l’université d’Iéna et en contribuant d’une certaine manière à façonner le début de sa carrière.

Les écrits de cette période sont devenus une sorte de biographie conjointe de Haeckel et de Gegenbaur.

Charles Darwin lui-même est apparu sur la scène à cette époque avec son “Origine des espèces” et cette œuvre a eu un impact majeur sur la vie des deux chercheurs.

La relation entre Haeckel et Darwin a fait l’objet d’un débat animé, au cours duquel on s’est demandé si une révolution darwinienne ou non était en train de se produire.  Peter Bowler a suggéré que Haeckel et TH Huxley étaient des “pseudo-darwiniens”, tandis que Richards a insisté sur la proximité de Haeckel et de Darwin.

Plutôt que de débattre de la question de savoir si Haeckel était darwinien ou non, j’espère explorer dans quelle mesure les sources de la science de Haeckel différaient de celles de Darwin, en montrant leurs points de divergence et de convergence, ce qui, en termes morphologiques, passe par une prise de conscience qui peut être révélée par un cas d’analogie plutôt que d’homologie. La position avancée ici est une version légèrement modifiée de l’argument de Bowler selon lequel Haeckel n’était pas un vrai darwinien. Toutefois, il faut prêter attention à l’opinion de Richards selon laquelle certains aspects de Haeckel le rapprochent de Darwin. Il s’avère qu’il y avait effectivement une certaine convergence entre Haeckel et le jeune Darwin, le Darwin du “Voyage”.

C’était dans la période précédant son hypothèse initiale de la sélection naturelle, dans laquelle il était en fait plus proche d’Alexander von Humboldt et du romantisme que des éleveurs et de Malthus. Le romantisme, après tout, était un élément important dans la composition culturelle de Haeckel.  Les différences entre les modes de pensée de Darwin et de Haeckel ne pouvaient être ignorées et, aujourd’hui encore, elles doivent faire l’objet d’une attention particulière.

On se souvient que Haeckel et Gegenbaur ont utilisé les vues de Darwin comme une sorte de justification technique de leur réforme de la morphologie dans une direction causale plutôt que finaliste (c’est la morphologie évolutive qui comptait dans ce cas).

On se souviendra également que Gegenbaur a donné le signal éclairé du projet plus général de réforme morphologique.  Pour atteindre ses objectifs, Gegenbaur a fait appel à un zoologiste professionnel qui était prêt à appliquer sa méthode de recherche comparative au domaine spécifique de la zoologie, en particulier la zoologie inversée suivie par Gegenbaur (la zoologie des vertébrés s’inscrivait de préférence dans la tradition de Georges Cuvier).  En pratique, le travail se réduit à l’anatomie (comparative) et Gegenbaur finit par obtenir le soutien de Haeckel.  Lors de la parution de l’Origine des espèces, la réforme s’inscrit dans un cadre évolutionniste, que Haeckel interprète sur la base du modèle fourni par le développement cellulaire.

Gegenbaur et Haeckel ont développé leur rôle de manière différente : Gegenbaur a fourni la méthode pour les sciences naturelles, tandis que Haeckel voulait créer un système de l’univers entier. Cela a amené Gegenbaur à désapprouver les intentions de son collègue avec tant de véhémence qu’il a fini par rompre avec lui, et cette brouille a marqué très douloureusement le reste de la vie scientifique et personnelle de Haeckel.

Toujours à Iéna, Haeckel a rencontré le philologue August Schleicher, qui a grandement contribué à élargir l’approche et la pensée de Haekel.

La connaissance de Schleicher a permis à Haeckel de développer les outils intellectuels pour élargir le champ de sa réflexion au-delà des limites des technicités scientifiques en faveur d’une forme plus large de culture, lui permettant ainsi d’acquérir un ingrédient vital pour son programme : le lien entre les sciences naturelles et les sciences humaines.  C’est Schleicher lui-même qui a suggéré à Haeckel l’utilisation de ce qui est devenu plus tard les fameux “arbres de vie” de Haeckel.

Une troisième personne qui a occupé le devant de la scène dans les premières années de la vie et de l’œuvre de Haeckel était sa première femme Anna Sethe, qui était aussi une représentante de l’éternel féminin goethien.

La tragédie de sa mort prématurée le jour du 30e anniversaire de Haeckel a eu un effet très douloureux non seulement sur sa pensée mais aussi sur le reste de sa très longue vie. Pourtant, Anna est restée proche de Haeckel tout au long de sa vie, puisqu’elle a continué à l’inspirer jusqu’à sa mort.

Sa mort prématurée est devenue la pierre angulaire autour de laquelle s’est construite la vision de Haeckel sur la vie, la mort, l’éternité et l’univers.

Le départ de Gegenbaur d’Iéna pour Heidelberg en 1870 marque une nouvelle étape dans la vie de Haeckel et pose les bases d’une nouvelle structuration de sa pensée.

Avec l’absence de Gegenbaur et la mort de Schleicher, Haeckel se retrouve seul, bien que sa pensée soit encore soumise à l’influence posthume de Schleicher, qui semble à ce stade contaminer la pensée même de Gegenbaur.

Haeckel se sentait libre d’approfondir les aspects culturels que Gegenbaur considérait comme d’une valeur douteuse, mais qui représentaient non seulement sa véritable raison d’être, mais aussi le but ultime de ses recherches.

La science, bien que centrale dans la vie de Haeckel, est passée au second plan pendant cette phase.  Les considérations philosophiques, religieuses et éthiques ont prévalu.

L’approche politique, en revanche, était une toute autre affaire, puisque Haeckel refusait de confier son approche systémique à une perspective et une théorie politiques spécifiques.

Son insistance générale sur le “progrès” a authentiquement mis l’accent sur des éléments essentiellement culturels, et seulement marginalement politiques, bien que son enthousiasme pour Otto von Bismarck l’ait conduit, au fil du temps, à un soutien de plus en plus prononcé aux politiques étrangères agressives et au chauvinisme allemand.

L’ambiguïté, parfois plus qu’évidente, de la position politique de Haeckel est particulièrement palpable dans son approche anthropologique et ethnologique d’une part et dans son soutien intellectuel aux politiques coloniales d’autre part.

Être à la fois un défenseur du “progrès” et un chauvin peut sembler contradictoire : l’examen de cette criticité est ce qui me fascine depuis longtemps en tant qu’universitaire.  Alors que Haeckel se targue de soutenir avec enthousiasme le progrès culturel, il se tourne de plus en plus vers le conservatisme sur le plan politique.

On peut donc se demander quel est le lien entre sa position culturelle et politique, lien que l’auteur a toujours nié. Ayant longuement étudié et lu les écrits de Haeckel, je peux dire que l’essence de sa position culturelle était conservatrice.  Cependant, il est difficile d’établir avec certitude un lien entre ses penchants culturels et politiques.

Haeckel était le dernier maillon d’une solide tradition prédarwinienne de la pensée occidentale, profondément enracinée non seulement dans le romantisme mais aussi répandue dans certains courants des Lumières.

Darwin, en revanche, était un véritable radical qui a ouvert la voie à un nouveau mode de pensée rompant avec la tradition issue de Platon et d’Aristote, puis réformée par Descartes, Leibnitz et leurs successeurs, dont Buffon et Lamarck.

Darwin a suivi les traces de David Hume.

La tentative de Haeckel d’interpréter Darwin selon la tradition a effectivement fait disparaître toute trace de radicalisme de la pensée de Darwin. C’est en cela, je crois, que réside la diversité la plus intense entre Darwin et Haeckel, et pratiquement tous les autres. En effet, après une étude plus approfondie des processus théoriques, la mesure dans laquelle Haeckel représente le conservateur par excellence apparaîtra avec une extrême clarté.

Une très large tradition occidentale est présente chez Haeckel, au point qu’il n’est pas possible d’évoquer son œuvre immense sans une référence constante aux disciplines fondatrices de la pensée occidentale, de la philosophie à la science, en passant par l’art, la théologie et même la musique.  De nombreux personnages apparaissent sur la scène de sa pièce, certains comme protagonistes, d’autres dans des rôles secondaires et d’autres encore comme figurants.Chi vorrà approfondire i suoi scritti, troverà menzionati Platone, Aristotele, Martin Lutero, Giordano Bruno, René Descartes, Baruch Spinoza, Johann Wolfgang Goethe, Alexander von Humboldt, Immanuel Kant, Friedrich Schleiermacher, Lorenz Oken, Georges Cuvier, Johannes Müller, Voltaire, Georges Buffon, Jean-Baptiste Lamarck, Charles Darwin, Richard Owen, Rudolf Virchow, Carl Gegenbaur, August Weismann, Friedrich Hegel, Karl Marx, Kuno Fischer, Thomas Henry Huxley, Anton Dohrn, Friedrich Nietzsche, Herbert Spencer, John Stuart Mill, Wilhelm Wundt, David Friedrich Strauss, Richard Wagner, Richard Strauss, Otto von Bismarck, Napoléon III, Giuseppe Garibaldi, Bertrand Russell, Johannes Conrad, Joseph Conrad, Isadora Duncan et bien d’autres.

La présence de certaines de ces personnalités ne sera peut-être pas une surprise, mais la rencontre d’autres sera certainement totalement inattendue.

Cette vaste galerie reflète à la fois le caractère exceptionnellement interdisciplinaire des recherches de Haeckel et la nécessité de comprendre les liens complexes de Haeckel avec ses contemporains et prédécesseurs intellectuels.

Les intellectuels qui ont le plus contribué au développement ultérieur de Haeckel sont David Friedrich Strauss, un théologien, et Bartholomäus von Carneri, un philosophe et un savant. A ce stade, ils occupaient une position similaire à celle occupée précédemment par Gegenbaur et Schleicher.

Leur influence principale est due au fait qu’ils ont donné (Carneri plus personnellement que Strauss) une cohésion à un système qui aurait dû être capable de réformer tout l’univers de la science et de la connaissance.

En réalité, le système était plus modeste et cherchait à présenter les anciens principes de typologie des sciences naturelles sous un jour différent, en exposant un sens religieux de la vie et du monde, basé sur un concept vivant d’éternité, le dernier mot de ce système.

Si l’attitude de Haeckel à l’égard de la religion et de la théologie a souvent été l’occasion de trouver des solutions aux critiques théoriques qu’il rencontrait dans la construction de sa théorie, on ne peut nier le très grand esprit qui animait l’homme et imprègne toute son œuvre.

Pour moi, une analyse de la pensée de Haeckel sur le chauvinisme nationaliste reste complexe.

D’après mes expériences dans six pays différents (y compris l’Allemagne de l’Est, qui a maintenant été dissoute), je trouve que toute forme de nationalisme est un concept inacceptable.  Or, curieusement, le nationalisme en politique semble aller de pair avec la typologie dans les considérations intellectuelles.

Je ne peux donc qu’espérer que mes préjugés à cet égard n’ont pas faussé cette brève présentation de ce que fut le professeur Ernst Haeckel, un personnage d’une importance absolue et digne d’une place plus reconnue dans l’univers de la pensée moderne.

La comparaison que je vois en filigrane avec les trois personnages du Faust de Goethe, qui cristallisent les trois phases qui caractérisent ce personnage complexe, ne doit donc pas paraître exagérée.

Faust ou le développement, Gretchen ou l’unité, Méphistophélès ou l’éternité.

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Liberté et égalitarisme” se traduisent par “égalité des chances

La société moderne se caractérise par de fortes asymétries qui se manifestent par des inégalités et des injustices de toutes sortes :
De la vie économique et politique au système éducatif et scolaire, de la diffusion de l’information au fonctionnement des marchés financiers, de la fourniture de services d’administration publique aux opportunités offertes par le monde du travail.

Pourtant, la propagande du régime et une grande partie de l’opinion publique insistent sur une mauvaise direction à prendre :
– le premier en propageant un faux concept de “liberté”,
– la seconde en embrassant un sens mal compris de l’égalitarisme.

Dans la mesure où l’affirmation selon laquelle l’équité doit être recherchée dans la normalisation de la vie des individus est fausse, tout comme est incorrecte une conception de la “liberté” qui prétend passer outre toute limite naturelle au comportement de l’individu, oubliant que l’espace d’action personnel trouve une limite insurmontable dans la liberté des autres :
“Le capitalisme est une distribution injuste de la richesse, le communisme une distribution juste de la misère” (Winston Churchill).

Le Régime en place prétend opprimer les personnes en occultant la Vérité, des faits les plus insignifiants aux fondements du Droit Naturel ; la majorité des individus, quant à elle, confond le “mérite” avec le droit de posséder “gratuitement” ce qui est nécessaire, oubliant que tout bien possédé ne peut être que le produit du travail, réalisé selon ses propres capacités et sans prévaloir sur les prérogatives d’autrui.

D’autre part, cette dernière distorsion comportementale grave est l’un des principaux résultats de la désinformation, de la propagande du régime et de la dissimulation de la Vérité.

En effet, le Pouvoir élabore des politiques de propagande minutieuses visant à confondre chez la majorité des citoyens certaines des principales valeurs éthico-morales, telles que la liberté – l’égalité – le droit à la disponibilité d’un stock suffisant de ressources économiques – l’éducation correcte – la formation efficace.

Et voilà que se profile à l’horizon de la vie publique le “revenu de citoyenneté”, la diffusion des biens acquis par des contrats de leasing ou de location, l’aplatissement des méthodes d’évaluation scolaire dans le but de rendre tout le monde “ayant droit” sans en avoir le mérite et en offensant ceux qui, au contraire, travaillent avec engagement et sérieux pour acquérir les futures compétences professionnelles et les profils comportementaux adaptés à la construction d’une société juste et solidaire.

La législation qui vise à éliminer l’utilisation de l’argent liquide dans le règlement des transactions commerciales va dans la même direction, avec l’intention de rendre le citoyen “esclave” du système bancaire afin de jeter les bases d’un contrôle total de sa vie, jusqu’à la répression la plus féroce de celle-ci au moyen de la “saisie” de ses avoirs bancaires, comme cela se passe actuellement dans la nation “démocratique” canadienne.

Un autre exemple de la tentative continue du Pouvoir d’opprimer et de tyranniser est l’imposition de la vaccination obligatoire et du “passeport vert” qui en découle, jusqu’au crime de refuser le droit au travail aux classes les moins aisées représentées par les employés.

L’objectif est la “pulvérisation” de la dignité humaine par l’anéantissement de toute forme d’autonomie, économique et intellectuelle, financière et politique.

L'”humanité”, en tant qu’unité, représente un organisme vital en évolution dont le but ultime est la manifestation de l'”homme intelligent”.

Il est le résultat d’une série d’incarnations dans des conditions de vie dissemblables les unes des autres, en conséquence de la loi du “libre arbitre” ou de la prérogative humaine de choisir librement la direction du voyage, imprimant aux actions la “couleur” de sa propre qualité :
“L’esprit qui réussit à s’étendre ne revient jamais à sa dimension précédente” (Albert Einstein).

La conscience des conséquences de ses choix et de ses actions découle de la présence ou de l’absence, dans la perception de l’individu, de la “conscience” humaine :
La “voix intérieure” qui suggère d’opérer sans transgresser les règles de la Loi naturelle, qui peut être résumée dans un ancien axiome sapientiel “… ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même…”.

 Mais l’homme qui est le “masque” d’une jeune âme, l’Homme intérieur, le Maître, n’a pas encore développé la capacité de discerner correctement entre “le bien et le mal”, parce qu’il est esclave de ses propres passions et de la sensualité charnelle ; d’où découlent invariablement des conséquences désagréables, le Karma, selon le principe “… à chacun son salaire…”.

Bien sûr, le comportement humain n’est pas seulement le résultat de l’expérience accumulée mais aussi de ses propres inclinations, dans le sens où “… il y a les écoliers attentifs et laborieux et les paresseux et les oisifs…”.

Cela signifie que, dans la société, des individus ayant des niveaux d’évolution différents vivent ensemble et manifestent donc des “intelligences” et des capacités multiples pour comprendre et discerner la réalité, ainsi que pour établir des relations avec leurs pairs.

Par conséquent, le concept d'”égalité” doit être compris pour ce qu’il est réellement :
égalité des chances au départ, égalité des chances à l’école et dans l’éducation en général, égalité des chances dans le monde du travail, égalité des chances dans l’expression de sa pensée.

Le résultat est une société “stratifiée” en différentes classes d’individus, différenciées en fonction de leur intelligence et de leur capacité de discernement.

Cela ne peut et ne doit pas se traduire par une disparité marquée dans la disponibilité économique, ni par une quelconque forme d’exclusion de la vie sociale et politique, des processus éducatifs, de la libre acquisition d’informations sans encourir de coûts élevés.

Au contraire, la primauté de la solidarité, de l’entraide, de la coopération, du sentiment d’appartenance à la grande famille humaine, sans divisions et pénalisations, exclusions et marginalisations, apparaît nécessaire.

Dans ces conditions idéales de fonctionnement de la société civile, les concepts de “liberté” et d'”égalitarisme” assument et représentent leur véritable contenu :
L'”égalitarisme” est compris comme l’égalité des chances,
La liberté conçue comme la libre expression de ses propres vocations et capacités, dans le respect des prérogatives d’autrui.

Le résultat est une humanité qui n’est pas ” écrasée ” par les modèles d’expression imposés par le Dominateur à des fins de prédominance et d’oppression ; une société qui sait respecter les différences, les ” vraies ” qui ne sont pas dues à la ” richesse “, à des circonstances heureuses ou à des comportements criminels visant à s’emparer des prérogatives des autres :
“La vérité triomphe seule, le mensonge a toujours besoin de complices” (Épictète).

La certitude consciente de la présence dans le groupe de niveaux dissemblables de développement intérieur jette les bases pour surmonter les conflits déraisonnables dus à la “jalousie” des prérogatives des autres.

Ce sentiment humain néfaste, l’un des principaux responsables des comportements les plus violents et criminels de la société moderne, peut et doit être supplanté par la conscience de chaque individu qu’il est “lui-même”, le résultat d’un long processus d’évolution, le fruit de la loi du “libre arbitre”, que l’homme exerce dans sa vie quotidienne, façonnant son propre caractère et son avenir : “Tu récolteras ce que tu as semé” (Cicéron).

Le problème est donc avant tout un problème d’éducation et de formation.

Un jeune éduqué à la réalité de sa propre vie intérieure et aux principes du Droit Naturel, capable de concevoir la société comme la manifestation d’une Grande Entité, l’ensemble de l’Humanité, dans le but ultime de manifester l’Homme Véritable, montrera un caractère personnel libre des pires émotions et orienté vers la solidarité, l’acceptation de la diversité et le respect des prérogatives des autres, l’entraide, le soutien et l’aide aux plus faibles :
“Si vous êtes une personne talentueuse, cela ne signifie pas que vous avez gagné quelque chose mais que vous avez quelque chose à offrir” (Carl Jung).

Le fait est que le régime de pouvoir en place fait obstacle à la manifestation de la “vraie nature” humaine en opprimant, en propageant de fausses informations et en dissimulant la vérité sous toutes ses formes.

En outre, ces derniers temps, on a assisté à une répression ouverte ou cachée de ceux qui manifestent une résistance évidente à l’abomination propagée, afin de supprimer toute possibilité de “réveiller” la conscience des masses : “…soyez le changement que vous voulez être dans le monde…” (Mahatma Gandhi).

Néanmoins, nous sommes convaincus du triomphe final du Vrai, manifestation de la volonté du Créateur et des lois toutes-puissantes de l’équilibre cosmique :
et donc ” … mieux vaut pour eux s’ils ne soient jamais nés… “.

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Anthropologie

Médisance et calomnie : le professionnel de la haine.

Il existe des hommes que l’on peut qualifier de ” professionnels de la haine “.

C’est le mal suprême, la plus haute perversion, un acte contre l’Esprit qui ne trouvera pas de pardon et de rémission.

En vérité, de tels individus ne méritent pas de participer au consortium de la vie humaine, ayant perdu toute caractéristique significative de l’homme ; même les bêtes sauvages ne connaissent pas ce sentiment de dépravation absolue, puisqu’elles ne luttent que pour leur survie.

Au contraire, le professionnel de la haine a dépassé toutes les limites, car il n’agit pas en fonction de la soif de richesse, de l’avidité de possession et du désir de pouvoir sur ses semblables, qualités qui, en elles-mêmes, conduisent à la perversion de son existence jusqu’au crime et au délit, avec toutes les conséquences en termes de karma et de jugement final.

 L’homme qui hait gratuitement, pour le plaisir de le faire, pour la joie de nuire à son prochain est “hors de la vie”, bien au-delà d’une clôture légale du péché, toujours possible par rapport à l’exercice du libre arbitre, principalement dans une phase initiale du parcours évolutif, et pour cette raison la perversion dans le comportement peut toujours être corrigée jusqu’au repentir, qui intervient dans des cas non rares avec la procédure de l’évolution.

Cet individu (le haineux) est une abomination de lui-même, il est contre la Vie elle-même, et sera donc inévitablement exclu de toute forme d’existence ; il représente un “avortement” de l’Esprit, un épisode “fallacieux” et répugnant que l’Ordre général de la Création effacera définitivement du tableau existentiel, comme pour réparer une “horreur qui veut être oubliée”.

En vérité, la haine n’est pas le contraire de l’Amour, c’est la négation de la Vie elle-même, de l’existence de la Vie planétaire, du Système solaire, de la Galaxie et de l’Univers tout entier.

L’égoïsme peut être considéré comme le “contraire de l’Amour” ; l’égocentrisme, une qualité répandue principalement à un stade précoce du parcours évolutif, peut être corrigé par l’expansion de la conscience, qui intervient à temps pour “illuminer” la Vie de l’homme.

La haine gratuite, en revanche, est la “Mort absolue” ; elle est comme un trou noir dans l’Univers qui “mange” toute étoile et toute forme de Vie qui s’en approche ; c’est une matière putride et nauséabonde, empoisonneuse de toute origine et source de Vie, de toute forme d’existence, même pécheresse et pervertie.

Et en effet, en règle générale, même les individus plongés dans l’obscurité de la matière et de l’ignorance craignent et se détournent du professionnel de la haine.

Le haineux, avant d’être “anéanti” par le Jugement divin, respire déjà l’air putride de sa propre nature, vivant dans un “lit de vers” qui dévorent sa force vitale.

Sa pensée est donc incapable d’une véritable analyse, d’une vision proche de la réalité des choses, car les énergies vitales dont il dispose encore sont dirigées dans une direction principale : cultiver et nourrir la haine gratuite de l’adversaire, de ceux qui ne partagent pas ses plans, par la moquerie, le mensonge et la calomnie ; il nourrit même une haine inconsciente envers les membres de sa propre famille, même s’ils sont ses enfants, ce dont il n’a absolument pas conscience, puisqu’il ne connaît pas de sentiments autres que destructeurs.

Le professionnel de la haine est un ver qui dévore l’énergie existentielle de toute l’humanité ; il est un vampire parce qu’il n’a pas de vie propre, mais considère l’existence comme un champ dans lequel il sème du poison putride et des gaz mortels, se nourrissant des substances les plus mortelles.

Il est donc comme “un mort qui marche”, un être impur qui ne conserve que l’apparence physique d’un homme, qui ne peut plus être accueilli dans aucun environnement existentiel après la mort physique, pas même sous la forme d’une plante ou d’une herbe.

L’Ancien Testament met en garde l’homme contre le danger du “serpent”, une métaphore qui vise à indiquer la dépravation à des fins de luxure et de cupidité ; mais il ne parle pas explicitement du professionnel de la haine parce qu’il n’a aucune chance de se repentir, comme c’est le cas pour tout pécheur, qui peut enfin se libérer des “serpents”.

La haine est la mort éternelle, l’exclusion de tout cycle de vie, le retour à la poussière indifférenciée, bien sûr après être passé par la “fournaise ardente” qui dépouille l’esprit de tout “vêtement existentiel”.

 En fait, la haine gratuite est la plus grande forme de folie ! !!

Et en effet, le haineux se nourrit de mensonges et de fraudes. 

“…(ils) ont dit : <Avec nos langues nous serons puissants ; les armes pour nous sont nos lèvres, qui peut nous dominer ? > …”. (Psaume 12 de David)…” (mais) … Ta main se tendra vers ceux qui Te haïssent, Tu en feras un four ardent… le feu les dévorera. Tu feras disparaître leurs descendants de la terre, leur progéniture des fils des hommes” (Psaume 21 de David).

“…Pourtant l’homme  ne comprend pas qu’il est comme les bêtes qui sont exterminées…” (Psaume 49) “… ta bouche se tourne vers le mal et ta langue tisse la tromperie … tu dis des choses abominables … ces choses que tu fais et Je devrais me taire ? … Comprends-tu tout cela oh toi qui oublies Dieu, de peur qu’Il ne te mette en pièces sans qu’il y ait quelqu’un qui puisse te sauver …”.  (Psaume 50 d’Asaph).

“…Pourquoi te vantes-tu du mal ? Tu imagines la ruine, ta langue est comme une lame tranchante … Tu préfères toute parole de ruine … Dieu te frappera pour toujours, Il te détruira … Il te déracinera de la terre des vivants … (Psaume 52 de David). “… … Dès le sein maternel, ceux qui disent des mensonges sont perdus… O DIEU, … qu’ils disparaissent comme l’eau qui coule… comme la cire qui fond et se volatilise, comme l’avortement d’une femme qui n’a jamais vu le soleil… (Psaume 58 de David).

 Un ancien maître de l’humanité a déclaré : “… mieux vaut pour eux qu’ils ne soient jamais nés…”.

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Anthropologie

Du Chaos vient l’Ordre

L’humanité se débat dans l’agonie de l’Esprit.

Partout le désordre, la confusion, l’anéantissement de la dignité de l’homme, l’affirmation violente du Mal comme Bien et du Bien comme Mal, la perte de toute conscience de l’identité, base de la coexistence civile entre les “différents”, caractéristique essentielle et principale de la Création et expression de l’Un qui se fait dans le Multiple.

L’homme est frappé d’un aveuglement irrémédiable, il n’observe pas la Nature qui déroule ses Lois avec une régularité et une évidence absolues, avec des rythmes certains et immuables, dont les cycles caractérisent et animent le mouvement de la Vie dans chaque Royaume naturel.

Il est focalisé sur ses passions et son désir de luxure et, comme un fou, il “tue” chaque jour la Vie qui est en lui, avec des perversions de toutes sortes qui ne peuvent être que folie, folie et encore folie !!!!.

Il est certain que les animaux, et pas seulement les primates, manifestent une intelligence intérieure supérieure puisqu’ils n’osent offenser et frapper la Vie et la Règle si ce n’est pour la nécessité suprême de survivre, en réglant leur propre existence selon les rythmes de la nature.

Au contraire, l’homme professe comme la plus haute expression de la liberté le non-respect de toute règle ou loi, devenant le promoteur d’une “culture de la mort”, la sienne et celle des autres créatures de la nature.

Mais en dépit de ce scénario catastrophique, typique d’une phase “apocalyptique”, on peut lire dans le psaume :

“… Oui, Je (le Seigneur) fixerai un temps où je rendrai un jugement juste. Que la terre et tous ses habitants chancellent, Je suis là pour renforcer ses piliers…”. (Asaf, Psaume 75).

Récemment, j’ai eu l’occasion de lire dans ce magazine The Global Review un article du Dr. Avraham Levi, entièrement partagé dans son contenu, qui analyse avec une logique exégétique et théosophique le phénomène mondial rampant de l’antisémitisme, affirmant qu’il s’agit du mal de tous les temps depuis l’apparition sur la scène du “peuple élu”.

Le fait est que le Monde et tout ce qu’il contient n’est pas “le fruit du hasard”, comme l’affirme une science bidon et totalement aveugle ; la Création n’est rien d’autre que l’aspect immanent de l’Unique et de l’Éternel, l’Alpha et l’Oméga de l’Architecte Suprême qui conçoit, manifeste, gouverne et dirige tout vers la perfection finale.

Ce processus se déroule en phases alternées et successives, selon une spirale “ascendante” qui entraîne nécessairement la destruction de ce qui n’est plus utile et qui n’est rien d’autre qu’une “phase intermédiaire” vers la perfection finale, qui se manifestera inévitablement, que l’homme le veuille ou non.

Mais la créature humaine, victime de sa propre folie, totalement aveugle et ignorante, néglige d’étudier les textes sacrés riches en sagesse et en connaissances anciennes, s’illusionnant sur le fait que la Réalité est celle perçue par ses propres sens (illusoires) et en se contredisant elle-même puisque la science officielle affirme que “la partie la plus consistante de la matière constitutive de l’Univers est invisible et non perceptible” et donc inconnaissable.

Même ceux qui se disent “fidèles” à une religion et donc sensibles à la réalité intérieure de la vie et au transcendant se contredisent dans leur comportement quotidien, normalement inspiré par un égoïsme aveugle et une déconnexion totale de l’harmonie de la nature, qui n’est rien d’autre que l’expression des lois de la création.

 Même un ancien Maître a enseigné à une partie importante des soi-disant “peuples riches” que “… le royaume de Dieu est comme un champ de blé… le temps de la moisson arrive… l’ivraie est séparée du blé… l’ivraie est brûlée dans le feu tandis que le blé est mis dans les granges…”. (Christ, Évangiles).

Néanmoins, l’humanité avance à grands pas vers l’abîme.

“L’ivresse de la gaieté, dans laquelle ce monde a oublié Son Créateur, et en échange de Toi a aimé la créature, submergée par le vin invisible de sa propre volonté pieuse, courbée jusqu’à la lie” (Saint Augustin, Les Confessions, livre deux, chapitre III, p. 31).

La vérité est que la simplicité des Saintes Écritures, qui pourraient enseigner tant de choses à l’humanité, offense l’homme pratiquant.

” Même ces études qui ont le nom d’honnêteté, avaient pour but de m’instruire dans les disputes du forum, afin que j’y devienne plus flagrant, avec d’autant plus d’éloges, que je savais mieux m’empêtrer. Oui, un homme est aveugle au point de vouloir son propre aveuglement” (Saint Augustin, Les Confessions, livre deux, chapitre III, p. 31).

Et encore : ” C’est pourquoi j’ai décidé de m’appliquer à l’Écriture Sainte… qui n’est pas comprise par les orgueilleux, ni ouverte aux enfants ; une chose qui se meut à bas bruit, et qui est sublime et voilée de mystères ; et je n’étais pas tel que je puisse y entrer ou que je sache plier le cou à son cours… mon orgueil contrariait la simplicité du style, et ma vue ne pénétrait pas ses profondeurs… c’est cette Écriture qui veut croître avec les paraboles : Mais j’étais indisposé à être une parabole, et à être gonflé de vent, je me suis donné à croire que j’étais vainement grand” (S. Augustin, Les Confessions, Livre Trois, Chapitre V, p.47 ).

L’orgueil et la fierté sont la plus grande erreur de l’homme moderne.

C’est aussi le résultat de ce mouvement de pensée qui porte le nom d'”illumination” et qui, au lieu d’éclairer, a jeté l’humanité dans l’abîme de l’ignorance la plus noire, de la véritable obscurité.

L’individu s’est fait Dieu, gonflé de vanité il se croit le maître de sa propre vie et de la planète, obéissant à une seule loi : le gain personnel, c’est-à-dire la recherche immodérée du plaisir et la possession de biens matériels, même au prix de tous les crimes et délits contre ses semblables et contre la Création.

“… (oh !) la Vérité, dans laquelle il n’y a ni changement ni ombre… (au lieu de cela) je me suis nourri de splendides fantaisies… ces mensonges qui pour les yeux font cage pour l’esprit… Manger dans le sommeil ressemble à manger éveillé, mais celui qui dort n’enlève pas sa faim, parce qu’il dort ” (Saint Augustin, Les Confessions, livre trois, chapitre VI, page 48).

Mais du Chaos et de la perversion naîtront l’Ordre et l’Harmonie, que l’homme le veuille ou non.

L’évolution et le chemin vers le but final impliquent le déroulement d’interminables éons de temps, complètement “imperceptibles” par la créature humaine et difficilement compréhensibles dans son propre esprit (du moins celui de l’homme ordinaire), un Projet soigneusement élaboré par le Grand Architecte, qui avec une patience et une sagesse infinies dirige le cours de la Vie, corrigeant et changeant le cours chaque fois que l’humanité’ dans les prérogatives de son propre “libre arbitre” se laisse prendre dans un mouvement en spirale qui exclut toute possibilité de progrès.

Le chaos fait partie du Projet, une phase nécessaire pour “tamiser” les éléments qui en font partie, comme c’est le cas pour une “nébuleuse” cosmique, mère d’une galaxie, d’une constellation ou d’un système solaire.

” J’ai parlé… avec le Saint et le Grand qui sortira de son Siège… De là, Il ira au Mont Sinaï et apparaîtra dans Son Tabernacle, dans la puissance de Sa Force, depuis le Ciel “. Et tous craindront… et la crainte et une grande terreur s’empareront d’eux, jusqu’aux extrémités de la terre” (Libro di Enoc, première partie, chapitre 1, points 3-4-5). Et encore : ” Et le Seigneur dit à Michel : … <Disperse, de la surface de la Terre, toute violence et toute mauvaise action et que la plante de la justice et de la droiture apparaisse…. … “Et la Terre sera purifiée de toute impureté, de tout péché, de tout fléau et de tout tourment, et il ne se répétera pas que je doive y envoyer un déluge pour les siècles des siècles” …” (Libro di Enoc, partie II, chapitre X, point 16-22).

Le lecteur attentif comprend donc que le don des Tables de la Loi sur le mont Sinaï au Législateur de Dieu, Moïse, et des livres qui constituent une partie essentielle de l’Ancien Testament, marque un tournant entre les phases évolutives précédentes et suivantes :

l’homme reçoit les “dix commandements” qui représentent le “phare” qui lui permet de ne pas se perdre par l’exercice du libre arbitre ; c’est le “fil d’Ariane” qui conduit Thésée hors du labyrinthe de la vie matérielle et obscure.

Il est certain que le “peuple élu”, s’il interprète fidèlement ce “guide”, représente “la nation sainte (de Dieu le Père tout-puissant) et un peuple de prêtres”. Mais il est également certain que toute race, tout groupe et tout peuple qui souhaite spontanément adhérer à la Loi bénéficiera des avantages de la possession du “Fil d’Ariane”.

Ainsi apparaît “la plante de la justice et de la droiture”.

Le Chaos prendra alors nécessairement fin car le temps de la “récolte” et de la séparation de “l’ivraie du blé” est arrivé ; il ne pourrait en être autrement car aucune Force planétaire et cosmique ne pourra s’opposer à la Volonté du Grand Architecte, que les hommes pervers du Pouvoir sur les Ténèbres le veuillent ou non.

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Théologie

La prière « Notre Père »

La religion chrétienne fonde sa foi dans le Christ Seigneur, le Sauveur.

 Le Maître a enseigné les fondements d’une Vie d’Amour, l’amour pour soi et son prochain ainsi que pour l’ensemble de la Création, manifestation de l’Œuvre du Père.

Un aspect essentiel de l’enseignement est la relation “directe” entre le croyant et le Seigneur du monde, le Père céleste : “… Hypocrites, pourquoi priez-vous au coin des rues ?… priez plutôt dans le secret de votre cœur…” (Christ, Évangiles).

Nous ne devons pas négliger l’autre déclaration importante du Maître : “Ne croyez pas que je sois venu abolir la Loi et les Prophètes, … mais les accomplir…” (Matthieu, 5 : 17-20)

L’accomplissement de la Loi se trouve dans le commandement de l’Amour : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le plus grand et le premier des commandements. Et le second est similaire au premier : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes” (Matthieu, 22, 37-40).

Le commandement de l’Amour, “la Loi suprême par laquelle les hommes seront jugés au dernier jugement” (Matthieu 25:31).

 En effet, cet enseignement du Christ Seigneur est une répétition et une déclinaison du commandement contenu dans Lévitique 19:18, renforçant ce que Moïse avait déjà transmis comme enseignement au peuple juif.

Dans l’Évangile selon Matthieu, notre prière est exprimée de la manière suivante : “Vous priez donc ainsi {Notre Père qui est aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton Règne vienne, que Ta Volonté soit faite, sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien, et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal}.

Dans la tradition biblique et prophétique, il existe des liens étroits avec la prière chrétienne par excellence :

  • Chant de Moïse : “… N’est-ce pas Lui, ton Père, qui t’a créé, qui t’a fait et qui t’a constitué ?…” (Deutéronome, 32:6).
  • Et le prophète Jérémie : “… (et le Seigneur à Israël) Ne criez-vous pas vers Moi <Mon Père>, ami de Ma jeunesse… Comme Je voudrais vous compter parmi Mes enfants… à qui Je donne ‘héritage’… Vous Me direz <Mon Père>… Retournez enfants pécheurs” (Jérémie, 3,4 ; 19;22).
  • “… Je suis un Père pour Israël… Ephraïm est un fils cher… Mes viscères sont émus par lui, j’éprouve pour lui une profonde tendresse-compassion (même s’il est pécheur)”. (Jérémie, 31, 9 et 20).
  • Et le prophète Isaïe : “Tu es notre Père, Tu es notre Rédempteur” (Isaïe 63,16 ; cf. Deutéronome 32,6).
  • Tu es notre Père qui nous a modelés comme de l’argile” (Isaïe 64, 7).

Cette “dimension” de la relation avec le Dieu vivant est également exprimée dans la tradition juive à travers la liturgie, dans laquelle, à de nombreuses occasions, on s’adresse au Seigneur avec l’expression “Notre Père” :

  • dans la cinquième des 18 bénédictions, il est dit “Convertissez-nous Notre Père à ta Torah”,
  • tandis que dans d’autres formules litaniques, “Notre Père et Notre Roi” est répété à chaque invocation.

En revanche, le lecteur attentif et connaisseur des vérités religieuses ne peut être surpris, puisque Jésus de Nazareth a été éduqué dans le monastère de Qumran, selon la tradition juive orthodoxe, et a été appelé par ses disciples par le terme ” Rabbi “.

En effet, il existe de nombreux liens entre la religion juive et le christianisme, à tel point que le pape Jean-Paul II a qualifié les Juifs de “frères aînés”.

Nous voudrions maintenant nous concentrer sur l’analyse d’un passage conceptuel important de la prière chrétienne du Notre Père : ” …que ton Nom soit sanctifié… “.

Les passages des Évangiles ne se préoccupent pas de “faire la lumière” sur cette affirmation, et il ne nous semble pas que l’exégèse ait vraiment expliqué le sens contenu dans le texte, probablement par une sorte de “crainte révérencielle” envers le Père céleste.

Pour une interprétation qui puisse réellement s’approcher du ” sens ” que le Maître voulait donner à ces paroles, il faut se rappeler que Jésus avait reçu une éducation religieuse basée sur la tradition rabbinique de l’époque et donc sur l’étude de la Torah.

Or, dans la Sainte Bible, il existe deux passages dont les propos peuvent éclairer notre analyse.

  1. Le premier: “… J’envoie devant vous un envoyé, pour vous garder en chemin et vous conduire au lieu préparé par Moi… écoutez-le, ne lui désobéissez pas, car il ne peut pas pardonner vos péchés, car Mon Nom est en lui… si vous l’écoutez… Je serai l’ennemi de vos ennemis et l’adversaire de vos adversaires…”. (Exode, 23:20-21-22) ; et encore, “…le nombre de tes jours, je l’accomplirai…” (Exode, 23:26).

On ne peut qu’être d’accord sur le fait que “l’envoyé” est en fait notre âme, l’homme intérieur, le Maître et, par conséquent, un aspect de la personne humaine, bien que sa partie “transcendante”, mais toujours réelle et présente dans l’existence quotidienne.

C’est la “voix de la conscience”, ce faible murmure qui, en de nombreuses occasions, veut suggérer à l’homme qui est prêt à “écouter” des solutions possibles qui n’impliquent pas de “transgression de la Loi”.

Si l’on accepte cette interprétation du passage de l’Exode cité plus haut, on peut faire une autre déduction : “.je ne peux pas pardonner vos péchés, car mon Nom est en lui...”.

L’affirmation est “forte” et il faut avoir le courage du cœur pour l’accepter dans sa Lumière, puisque le Père affirme, par l’intermédiaire de Moïse, que l’Homme intérieur fait partie de Son Nom, c’est-à-dire de Sa Personne ; et donc, l’homme incarné et visible, en tant que projection dans le monde physique de son Âme, fait partie du Nom, de la Personnalité, de Dieu le Père.

  1. Nous pouvons avoir une confirmation de cette conclusion dans le verset suivant de la Bible (pour les Juifs, la Torah) : “Et je me retournerai contre cet individu … car de sa descendance, il a donné à Moloch, de manière à rendre mon Temple impur et à profaner mon Saint Nom” (Lévitique, 20:3).

Et encore, à une époque ultérieure, le prophète Ézéchiel écrit : “Je sanctifierai grandement Mon Nom, déshonoré parmi les nations, profané par vous parmi elles. Alors le peuple saura que je suis le Seigneur – la parole du Seigneur Dieu – quand Je montrerai Ma Sainteté en toi sous leurs yeux. Je vous aspergerai d’eau pure et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de vos idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau, j’ôterai de vous le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous et je vous ferai revivre selon mes lois…”. (Ézéchiel, Ch. 36:23-25-26-27).

Dans ces mots, nous trouvons une confirmation de l’admirable réalité d’être une partie de Son Nom (profaner Mon Saint Nom), ainsi que d’apprendre que Dieu le Père Tout-Puissant considère l’homme, à la fois physique et intérieur, comme Son temple et donc aussi par ce moyen il est une partie de Son Saint Nom.

Ceci étant, il est également clair que les paroles de notre prière, qui nous ont été enseignées par le Christ Seigneur, “…que Ton Nom soit sanctifié…”, ont pour but de nous enseigner que cela se réalise en sanctifiant la vie de chacun de nous ; l’humanité entière fait partie du Nom du Seigneur, la sainteté collective de l’humanité a donc pour but la sanctification du Nom du Seigneur, Dieu le Père tout-puissant.

De cette manière, il est également confirmé que le Père est en communion avec nous depuis le premier acte de la création, puisque “…il nous a créés à son image et à sa ressemblance…”.

Cette Vérité Divine, si elle est vraiment comprise intimement par chacun de nous, confère à nos cœurs et à nos esprits une Lumière puissante et indéfectible, qui se transforme en une Foi inébranlable dans le Seigneur, en une force inépuisable pour affronter les contrastes quotidiens, nous confirmant dans l’intention première que nous a enseignée le Maître “… préoccupe-toi de construire une maison au Ciel et le reste te sera donné en plus…”.

Que la parole du Christ Seigneur renforce votre foi et éclaire vos cœurs.

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Anthropologie

L’antisémitisme, l’aversion pour le peuple élu.

L’homme contemporain est dans l’oubli total de la Loi.

Son attention et ses intérêts se concentrent sur le “moi inférieur”, sur l’aspect matériel et égocentrique de l’existence ; sur la conscience de “c’est ce que je veux”, presque comme un enfant irrité qui se met en opposition avec le “Parent” pour assouvir le sentiment de son “pouvoir” personnel.

Dans la sphère sociale, la même scène se répète :

la prétention à s’affranchir de la règle, du bon sens, de l’équilibre et de l’harmonie, en s’imaginant que “faire ce que l’on veut” est synonyme de liberté.

En vérité, c’est exactement le contraire : l’homme libre ne revendique pas pour lui-même le droit de tergiverser, de transgresser, d’opprimer, d’offenser, d’affirmer ” le mal pour le bien “, de refuser aux autres ce qu’il veut pour lui-même.

Dans ce scénario, on assiste à la manifestation croissante d’un sentiment antisémite généralisé, une attitude “instinctive” d’aversion envers tout ce qui représente Israël et la vie de son peuple.

Le phénomène est ancien et trouve son origine dans la “fondation” d’Israël en tant que peuple ayant adhéré à l’Alliance, sanctionnée par la remise des Tables de la Loi par le Dieu unique et éternel à son “serviteur” Moïse sur le mont Sinaï.

Dans ce court ouvrage, l’auteur veut présenter une analyse du phénomène qui s’inspire et réfléchit à partir de l’étude des Saintes Écritures des grandes religions monothéistes de la planète.

  1. Ceux qui connaissent la Sagesse Ancienne savent que la Création est la manifestation d’un Projet mis en œuvre par le Père Céleste, le Dieu Unique de toutes les religions monothéistes, l’Alpha et l’Oméga, le Dieu Transcendant mais Manifesté, dont le but final est la perfection de toutes choses et la sanctification de l’homme.

Le processus d’évolution vers le but final passe nécessairement par des phases différentes et opposées, bien que ce ne soit qu’en apparence, puisqu’elles font partie d’une seule et même fin : la manifestation des forces de la main gauche et de celles de la main droite.

Le premier (le Mahat) régit le “mouvement” dans la matière, le second (le Buddy) préside aux processus liés à la “manifestation” de l’Esprit ou au développement de la “conscience”.

a. Dans la phase initiale du chemin de l’évolution, les Forces de la matière prévalent, entraînant l’oubli de notre origine, le sommeil de l’Esprit, l'”inconscience” et l’ignorance du but de la Manifestation.

L’homme est prisonnier de l’immanent ; il ne peut même pas concevoir que sa Vie est une série innombrable d’incarnations résultant de la loi du Karma, la règle du “libre arbitre” ;

En effet, ce n’est qu’en recevant les effets de ses actions, en bien comme en mal, que l’humanité apprend à “discerner” jusqu’à ce que, ayant assumé la “sagesse du juste”, elle puisse enfin devenir un collaborateur du projet et assumer sa dignité originelle.

Un maître de l’humanité” a déclaré “…à chacun son salaire…” (Christ, Évangiles).

b. Au début de la deuxième phase, les Forces de la Droite prévalent, impliquant “l’abstraction”, le détachement de la matérialité, l’éveil de l’esprit humain, l’amour du prochain, d’où découle une nouvelle société basée sur l’équité et le Droit, la coopération et la fraternité, dans la conscience que l’homme doit travailler pour se perfectionner et atteindre le but ultime : sa propre sanctification et la manifestation de “l’homme véritable“.

La vérité est que l’expérience humaine dans les “méandres de la matière” (perversion et péché) est un moment évolutif nécessaire pour apprendre la “leçon karmique” ou la distinction entre ce qui est “mal” (désordre et chaos) et ce qui est “bien” (harmonie et équilibre) ; le mythe adamique (manger le fruit de “l’arbre de la connaissance”) exprime bien ce concept.

Mais la loi divine prévoit que “…il y a un temps pour toutes choses…”.

“Le Royaume des Cieux est semblable à un champ de blé… le semeur vient semer sa semence… la nuit, l’Ennemi sème l’ivraie… le Maître laisse pousser ensemble le blé et l’ivraie… pour éviter que l’arrachage de cette dernière ne nuise au premier… au moment de la récolte, on coupe d’abord l’ivraie… qui est brûlée dans le feu… tandis que le blé est placé dans les granges.” (Christ, Évangiles).

Eh bien, les Forces de la Matérialité (la Gauche) basent leur Pouvoir sur le contrôle de la Phase de Développement dans laquelle l’inconscience de l’homme, le sommeil de l’Esprit, se manifeste principalement, résultant en une société totalement pervertie.

Au moment de la récolte, l’Ennemi mortel remplit Ses Dépôts (l’Abîme) de “matériel humain” non mûr, dont le “destin” dans le schéma du Projet Général est de retourner reposer dans les dépôts du Chaos, de “l’inorganisé”, de “l’inintelligent”, pour être utilisé à nouveau dans un Cycle futur.

La sagesse antique enseigne que les âmes humaines victimes de ce destin “perdent” leur propre nature et redeviennent de la “poussière”, celle-là même avec laquelle le Premier Adam a été créé. La conséquence est la perte de chaque conquête évolutive avec le “destin” négatif de “devoir recommencer depuis le début” ; donc, une succession d’éons de temps caractérisés uniquement par l’ignorance et la douleur qui en résulte, comme c’est le cas aujourd’hui pour les sociétés perverties d’aujourd’hui : un ancien Maître avertissait “…mieux vaut pour eux qu’ils ne soient jamais nés…” (Christ, Évangiles).

Mais l’accumulation dans l’Abîme de ce “matériel” confère un pouvoir aux Forces de la Main Gauche, qui auront dans le prochain Cycle une possibilité renouvelée d’action et de contrôle. 

À la fin des temps, donc, le Seigneur, le Père céleste, se chargera de “séparer le blé de l’ivraie”, en remettant le blé dans “ses greniers”.

Il n’en va pas de même pour l’ivraie, qui : ” … ta main atteindra  tous tes ennemis, ta main droite ceux qui te haïssent “. Tu les réduiras en une fournaise ardente à Ta seule apparition ; Dieu les détruira et les dévorera par le feu. Tu feras disparaître leurs descendants de la Terre, leur progéniture des fils des Hommes. …” (David, Psaume 21).

Et encore “… ils seront jetés dans le Seol, où il y a des pleurs et des grincements de dents…” (Christ, Évangiles).

Au contraire, il est écrit : “Oui, tu ne livreras pas mon âme au Séol, tu ne permettras pas que tes fidèles descendent dans la tombe. Tu me feras connaître le chemin de la Vie…” (David, Psaume 16)

Le Projet poursuit donc son chemin vers le but final, mais seuls resteront ceux qui auront atteint ce niveau de développement pour le “réveil” de l’Esprit et la prise de conscience des véritables prérogatives humaines :

” Qu’est-ce que l’homme pour que Tu te souviennes de lui… Qu’est-ce que le fils de l’homme pour que Tu prennes soin de lui ? “. Tu l’as fait légèrement inférieur aux êtres célestes, et tu l’as entouré de gloire et d’honneur ; comme un seigneur, tu l’as établi sur les œuvres de tes mains…”. (David, Psaume 8) … ; “… encore un peu et le méchant ne sera plus ; vous chercherez sa place et ne la trouverez pas. Mais les malheureux hériteront de la terre et jouiront de la paix en abondance” (David, Psaume 37).

  1. En raison des choses brièvement représentées, il faut dire que le temps de la moisson est arrivé : le maître des lieux a organisé le travail final et donné des instructions à ses serviteurs. 

“… Que les nations exultent et poussent des cris de joie, car tu juges les peuples avec équité et tu conduis les nations de la Terre. Que les peuples te louent, ô Dieu… La terre a donné son fruit…”. (Psaume 67) … “… déploie, ô Dieu, ta puissance ; confirme, ô Dieu, ce que tu as fait pour nous depuis ton temple de Jérusalem” (David, Psaume 68). …. “Oui, Je (le Seigneur) fixerai un moment où je rendrai un jugement juste. Que la terre et tous ses habitants tombent, et je renforcerai ses piliers…”. (Asaph, Psaume 75).

Le début de la phase évolutive de la “Moisson” entraîne donc l’avènement sur la Planète des Forces de la Main Droite (le Christ), qui déploient leur Puissance nécessairement à travers trois moments :

  • la prévalence sur le Globe de l’Énergie du Buddy, en opposition à la force chaotique du Mahat ;
  • Il en résulte une période de désordre, de chaos et de conflits enflammés au cours de laquelle l’homme est appelé à faire un “choix” dans le labyrinthe de sa propre conscience ;
  • D’où le Jugement et la séparation : “…Je ne suis pas venu pour condamner…mais le jour viendra où je reviendrai au son de la trompette pour juger les vivants et les morts…” (Christ – Évangiles).

Ce moment évolutif commence avec les descendants de Noé, après la phase du déluge (voir Genèse) ; en particulier, le Seigneur fait son choix en faveur d’Abraham, fils de Terrah, frère de Haran, père de Lot.

Abraham était l’un des Hiérarques de la Main Droite qui a donné naissance à la progéniture dont descendait le “peuple élu”, les Israélites.

Dans le Plan Divin, Israël représente le “point de force” pour l’introduction sur la Planète de l’Energie du Buddy en quantité suffisante pour rompre le “vieil équilibre”, fondé sur la prévalence du Mahat et donc du chaos et de la perversion.

À cette fin, le Père Céleste, l’Unique et Éternel, l’Un et Glorifié Maître de la Terre, a choisi et constitué avec la Puissance de Son Bras Droit le peuple juif comme “Nation Sainte et Peuple de Prêtres” ; ce projet a été réalisé par l’œuvre du “serviteur de Dieu” Moïse qui a reçu sur le Mont Sinaï les Tables de la Loi, le Pacte de l’Alliance avec le Peuple Élu.

À cet égard, il faut rappeler que le Christ, dans sa prédication, a affirmé à plusieurs reprises que ” … je suis venu confirmer la Loi… ” (Évangiles).

La sortie d’Égypte et la libération de l’esclavage représentent donc le début de la phase de libération pour les peuples du monde entier : “Tu diras à Pharaon : “Ainsi parle le Seigneur : Israël est mon fils premier-né... Je te dis : laisse mon fils venir et me servir…” (Exode, 4, 22-23).

“Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi l’Éternel, et je vous ai choisis parmi les nations pour que vous soyez à moi” (Lévitique 20:26)… “Vous vous sanctifierez et vous serez saints, car je suis votre Dieu, moi l’Éternel… Vous observerez mes lois et vous les mettrez en pratique, et je vous déclare saints, moi l’Éternel” (Lévitique 20:7-8).

Les paroles contenues dans la Sainte Bible et citées ci-dessus donnent lumière et connaissance à celui qui est capable de comprendre.

  1. En poursuivant l’analyse du texte biblique, nous comprenons que le peuple élu est appelé par Dieu à être Ses serviteurs : “…Je vous dis : laisse mon fils venir et me servir…”.

Le service au Seigneur consiste au Sacerdoce universel, c’est-à-dire au nom de tous les peuples et nations de la Terre. C’est pourquoi Israël est appelé à être saint.

La sagesse antique enseigne que le prêtre est celui qui agit comme un “intermédiaire” entre Dieu et l’homme, dispensant la bienveillance et le pardon de Dieu au nom de l’humanité.

“Ils doivent être saints pour leur Dieu (les prêtres), de peur qu’ils ne déshonorent le Nom de leur Dieu ; car ils présentent … au Seigneur le pain de leur Dieu, et doivent donc être saints …”. (Lévitique 21:6).

“Tu le considéreras… comme saint (le prêtre), car il présente le pain de ton Dieu : il sera saint pour toi, car je suis saint, moi, le Seigneur, ton sanctificateur” (Lévitique 21:8).

 C’est la relation entre le peuple élu et les nations de toute la terre, “…vous serez pour Moi la propriété de tous les peuples, car toute la terre est à Moi”. Vous serez pour Moi un peuple de prêtres et une nation sainte…” (Exode 19:4-9).

Israël est la Vie du monde, la Lumière des peuples de la planète, le moyen de rédemption pour toutes les Nations, au-delà de leurs religions légitimes qui assument le rôle d’être des “points de contact” des individus avec le Dieu Unique, le Seigneur, l’Unique et l’Éternel.

C’est de cette vérité claire et évidente, pour celui qui peut comprendre, que découle l’antisémitisme des sociétés perverties d’aujourd’hui.

Ils sont sous la domination du Serpent, des forces de la matérialité, de la main gauche, qui s’oppose “naturellement” à tout ce qui est la manifestation de l’Esprit, la force de la main droite.

C’est pourquoi l’homme, perverti et plongé dans le “sommeil de l’Esprit”, allié inconscient du Serpent, dominé par les Forces de la matière, “rejette” tout ce qui est l’Esprit de Dieu, le Seigneur, Celui qui opère la “… séparation de l’ivraie et du bon grain…”.

Le résultat est un “antisémitisme” fort et répandu parmi toutes les nations de la Terre, contre les juifs en général et Israël en particulier qui représente “… Son prêtre parmi les peuples…”.

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Anthropologie

Le maître intérieur

L’homme moderne est en vérité “primitif” :

Il a perdu tout contact avec sa propre dimension intérieure.

  1. Un grand débat a lieu dans le monde sur la soi-disant “civilisation moderne”, laquelle présente en effet les traits saillants de la société animale : partout règnent le crime, la cupidité, la cruauté envers les animaux et les autres hommes, dans le seul but d’exceller et de dominer le groupe, le contexte existentiel.

Pour ces raisons, l’homme est primitif parce qu’il se complaît dans les attitudes typiques de la bête, une condition qu’il aurait dû surmonter depuis des lustres.

Le privilège de l’être humain est “…d’être fait à l’image et à la ressemblance du Père…”, c’est-à-dire d’avoir assumé le libre arbitre.

Cela implique la capacité de discerner entre “le bien et le mal”, d’assumer la responsabilité de ses choix et des actions qui en découlent, en payant (ou en profitant) des conséquences selon la loi du bon karma : “… à chacun son salaire…” (Christ, Évangiles).

C’est le “chemin de retour” qui conduit l’homme au point de départ plein de Gloire, à la “Maison du Père”, non sans avoir affronté d’innombrables difficultés et subi le ” destin ” de ses propres erreurs, avec toutes les défaites et les douleurs mais aussi les victoires et les joies.

Le Bon Dieu, le Père céleste, l’Unique et l’Éternel, a déterminé les choses de la Création de telle sorte que “le fils”, l’homme, ait une réelle chance de réussite, afin que Thésée puisse conserver précieusement la “pelote de laine” qu’il a reçue en cadeau d’Ariane (l’Âme) pour baliser le chemin qu’il a emprunté dans le “labyrinthe” (la vie matérielle) et en sortir avec aisance.

Le mythe de Thésée et d’Ariane n’a jamais été aussi utile qu’aujourd’hui pour enseigner à l’humanité : il lui rappelle un concept perdu, à savoir que l’Homme intérieur, l’Âme (Ariane) est là, attendant d’être entendue, dans les recoins de notre conscience, présente et toujours prête à suggérer avec un imperceptible “fil de voix”, presque comme un rêve.

La sagesse antique appelle son “murmure” la voix du silence pour suggérer le besoin de calme, d’immobilité, de réflexion, le silence des passions et des désirs qui font tant de bruit dans l’esprit et le cœur de l’homme.

C’est le Maître intérieur, l’Âme, l’Homme véritable, le Fils de Dieu qui attend d’être entendu pour nous faire sortir du “labyrinthe” de la matière et de la mondanité, sur le chemin de la Maison du Père.

La sagesse des anciens Maîtres a élaboré pendant des éons une Doctrine bien structurée qui vise à enseigner à l’humanité la “sortie” de la prison du péché, du tumulte de la matérialité et de la vie mondaine, pour redevenir les maîtres de la Création et les collaborateurs conscients du Projet du Père.

Plus récemment (dans un sens relatif), les Écritures fondatrices de la religion chrétienne ont largement traité le thème de l’Homme intérieur, du Maître en nous, afin d’attirer l’attention des êtres humains sur leur propre dimension spirituelle, sur le “point de Lumière” qui se trouve en chacun de nous et qui peut nous sortir du “bourbier” où nous sommes restés prisonniers jusqu’à aujourd’hui.

C’est également le cas dans l’œuvre mosaïque, autrement connue sous le nom de Bible, dans laquelle, par l’intermédiaire de Moïse, le Seigneur, le Dieu d’Israël, annonce : “… J’envoie devant toi un envoyé qui te gardera pendant ton voyage et te conduira au lieu préparé par Moi… écoute-le et ne lui désobéis pas car il ne peut pas pardonner tes péchés, car Mon Nom est en lui… si tu l’écoutes, Je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires… (Exode, 23:20-21-22)… je remplirai le nombre de tes jours... (Exode, 23:26).

C’est un passage biblique d’une profonde lumière pour ceux qui ont des oreilles pour entendre.

Une première réflexion sur la “parole” annoncée ici nous amène à concevoir l’âme, l’homme intérieur (l’Envoyé), comme un Messager divin : “… car mon Nom est en lui…”.

Ces mots rappellent la prière chrétienne du Notre Père, “…que ton nom soit sanctifié…”. (Christ, Évangiles).

Il est clair pour celui qui “comprend” que notre Âme fait partie du Nom de Dieu, c’est-à-dire de Son Aspect Immanent, et qu’à cause de cela, nous sommes appelés à “sanctifier” nos Vies : “Car c’est Moi, le Seigneur, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour être votre Dieu ; soyez donc saints, car Je suis saint”. (Lévitique 11, 45) ; et encore : ” … vous vous sanctifierez, et vous serez saints, car moi, le Seigneur, Je vous ai déclarés saints… ” (Lévitique 20:7-8).

L’homme, dans le long travail à travers les nombreuses vies, a pour but de se sanctifier, comme l’a enseigné le Christ “… prenez garde de construire une maison dans le Ciel… et le reste vous sera donné par surcroît” (Évangiles).

Mais dans ce travail pas facile il y a déjà le remède du début, l’Envoyé de Dieu “… qui te garde en chemin et te conduit au lieu préparé par Moi…”  (Exode 23:20).

Le mont Sion, la demeure de l’âme, de l’homme intérieur : “Dieu est grand… Sa montagne sainte… est la joie de toute la terre ; le mont Sion, la demeure arcanique du Nord, la cité du Grand Roi…”. (Des enfants du cœur, Psaume 48).

“… mais j’ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte !” (David, Psaume 2).

Le Seigneur, par la bouche de David, parle de son Roi, l’homme créé à l’image et à la ressemblance du Père, le Roi de la Création, le Seigneur des royaumes inférieurs de la Nature, celui qui doit choisir de “servir le Père”, en sanctifiant sa propre vie.

Et encore, “… O venez de Sion le salut d’Israël ! Quand Dieu rétablira-t-il la fortune de son peuple…”. (David, Psaume 53).

Le thème de Sion est récurrent dans toute la littérature du Psautier, composé de 150 Psaumes, répartis en 5 livres.

  1. L’homme moderne, en revanche, est primitif, avec un niveau de conscience “antédiluvien”, peu différent de la bête si ce n’est par son attitude de cruauté, de convoitise et d’avidité pour les biens, qui le rend pire que l’animal évolué qui agit dans le seul but de sa propre survie.

Il est totalement divorcé de l’ancienne sagesse qui a toujours été enseignée par les maîtres de l’humanité et préservée dans les écritures sacrées de chaque religion.

Moïse, le législateur de l’ère moderne, avertit par ces mots : “…ce n’est pas par le pain seul que l’homme peut vivre, mais par toute parole qui sort de la bouche du Seigneur…”. (Deutéronome 8:2) ; et encore, “… tu circonciras donc le prépuce de ton cœur, et tu n’endurciras pas ta nuque…”. (Deutéronome 10:16).

En ce qui concerne le Maître intérieur, les paroles suivantes pour ceux qui veulent comprendre, déjà citées plus haut, sont très instructives : “…écoutez-le (l’Envoyé), ne lui désobéissez pas, car il ne peut pas pardonner vos péchés, car Mon Nom est en lui…” (Exode, 23:21).

En vérité, l’âme, l’homme intérieur, en tant que maître de la vie, se fixe le but de notre sanctification, le but ultime de la création de l’humanité” ; d’où l’application opportune de la loi du karma,

L’homme doit payer le prix de ses péchés : c’est le seul remède à la perversion et la méthode pour développer le discernement qui conduit au chemin du retour.

L’âme devient alors le Seigneur du karma individuel en adoptant et en appliquant la loi de “cause à effet”.

Dans la littérature davidique, l’auteur souligne cette vérité, allant jusqu’à définir l’âme par le terme “homme” : “Je veux t’exalter, ô roi, mon Dieu… Que tes fidèles te bénissent… Qu’ils fassent connaître ta magnificence aux fils des hommes” (David, Psaume 145).

Par conséquent, l’homme est le “fils de l’homme”, l’âme, le maître intérieur, le seigneur du karma de l’individu : “… O Dieu, qu’est-ce que l’homme pour que Tu prennes soin de lui ? Un fils de l’Homme dont Tu te soucies…” (David, Psaume 141) ; et encore, “…ne vous confiez pas aux puissants, à un fils de l’Homme qui ne donne pas le salut…”. (David, Psaume 146) ; “… Une chose que Dieu a dite, deux choses que j’ai entendues de Lui, c’est qu’à Dieu appartient la puissance, et à Toi, Seigneur, la miséricorde. Tu rends à chacun selon ses œuvres” (David, Psaume 62).

Plus tôt encore, Moïse enseignait : “… Dieu n’est pas un homme pour mentir, il n’est pas un fils d’homme pour se rétracter…”. (Nombres, 23:19).

Dans une période ultérieure de l’histoire, le Christ a souligné ce concept de “Fils de l’homme” dans sa prédication, se définissant ainsi : “…le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie…” (Marc 10:45).

Et encore, “…comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l’homme soit élevé…”. (Jean 3:14).

A une époque encore plus ancienne, le prophète Daniel dit : “…. apparut sur les nuées du ciel, un homme semblable à un fils d’homme ; il s’approcha de la sentinelle et lui fut présenté. Il a reçu la puissance, la gloire et un royaume… et son royaume ne sera jamais détruit…”. (Daniel 7:13-18).

Il faut alors que l’homme s’arrête, qu’il stoppe sa marche insensée vers l’abîme, qu’il cesse de faire du “tumulte en lui-même”.

Jamais auparavant il n’y a eu un besoin aussi urgent d’un moment de réflexion, de silence, pour écouter la faible voix de l’Homme intérieur, du Maître.

Nous devons nous connecter à notre propre Source, redécouvrir la dimension intérieure perdue, éclairer notre cœur et notre esprit, donner un sens aux choses qui nous entourent, observer le monde extérieur avec les yeux de “celui qui y participe consciemment”.

Devenez l’homme enfin moderne, dépassez la condition animale dans laquelle il est enfermé, refusez de vous complaire dans le “primitif”, reprenez votre dignité naturelle de roi de la Création et revenez au souffle de l’Amour.

Mais attention, le temps presse et l’heure est déjà arrivée : “…Je ne suis pas venu pour condamner… mais le jour viendra où je reviendrai au son de la trompette pour juger les vivants et les morts…” (Christ, Évangiles).

“… Que celui qui a des oreilles pour entendre entende…”.

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Théologie

Le chaos de la société d’aujourd’hui

Il est évident pour tout observateur attentif que notre société vit actuellement dans une situation de profonde confusion, dans laquelle “tout et le contraire de tout” sont engagés dans une bataille sans solution, sans “gagnants et perdants” apparents.

L’auteur de ce court article souhaite proposer au public une interprétation différente de la “réalité” des principaux événements mondiaux.

A cette fin, nous avons décidé de recourir à l’aide de l’Ancienne Sagesse contenue dans les Saintes Écritures de toutes les religions et races, afin de trouver une “lueur de Lumière” dans le Chaos dans lequel nous sommes plongés.

Et à ce stade de la discussion, nous devons apporter une précision : nous suggérons la lecture de cet article à ceux qui ont le courage et la volonté de “dépasser” les limites actuelles de leur ” contour mental “.

Le texte ancien dans lequel nous cherchons à puiser la lumière est connu dans la tradition occidentale et chrétienne comme l’Apocalypse de Jean.

Le terme apocalypse dérive du grec “apokalypsis”, qui signifie révélation.

Dans la discipline de l’exégèse, il est considéré comme un texte peu facile à interpréter, avec un symbolisme qui “cache” un dilemme dans ses profondeurs.

Néanmoins, nous pouvons tenter une “traduction conceptuelle”, utile pour notre propos, de quelques parties significatives de cette œuvre révélatrice qui semblent pouvoir donner de la “lumière” à l’homme contemporain, le plus souvent “perdu” dans le Labyrinthe de Thésée sans possibilité d’en sortir, ayant perdu le “Fil d’Ariane” et parce que la lumière de sa ” chandelle ” est devenue trop faible.

L’apôtre Jean de Patmos a écrit ce testament spirituel entre les années 90 et 100 de notre ère, comme le fruit d’une vie de méditation et de recherche de la Vérité divine.

La partie centrale de l’œuvre revêt un caractère “révélateur”, d’où le terme d’Apocalypse, du Plan divin concernant le destin de l’humanité sur notre planète.

Nous  souhaitons donc proposer aux hommes ayant une vision transcendante, au-delà de l’immanent et du quotidien, une représentation de l’histoire du monde comme le résultat de la Volonté Divine, et comme la manifestation d’un Dessein soigneusement élaboré dans ses détails immanents et dans ses temps de réalisation :

L’objectif est unique, l’avènement du Royaume des Cieux, c’est-à-dire la sanctification de l’ensemble de l’humanité.

 En termes plus conformes au langage de l’homme contemporain, la construction d’une société d’équité et de solidarité, où le bien commun prévaut sur le personnel et où l’égocentrisme est absent en tant que “centre de l’être”, source de tous les crimes et délits.

De la lecture du texte, qui n’est certainement pas facile à interpréter, transparaissent quelques concepts essentiels utiles pour “éclairer” le chercheur, le vrai chercheur animé par un amour authentique de la Vérité, orienté vers ce qui peut être la Source de Lumière dans cette vie d’obscurité et de non-sens.

  1. Le premier aspect marquant qui vient à l’attention de l’érudit est une question :

Quelle est la “circonférence” (largeur) du libre arbitre humain ? Dans quelle mesure l’homme est-il en mesure de choisir ? Peut-il vraiment influencer le destin de la planète ?

 La réponse que l’on peut tirer d’une lecture attentive du Texte Sacré, sans nécessairement faire appel à une authentique compétence exégétique, est que le Plan Divin a déjà “tout prévu !

Il est clair que l’“intervalle de temps” dans lequel l’humanité doit atteindre le résultat souhaité par le Créateur a été défini, ainsi que les phases, les événements historiques essentiels qui conduisent à l‘épilogue :

L’avènement du Royaume des cieux.

L’apôtre Jean écrit : “En extase, le jour du Seigneur (le sabbat), j’ai entendu une voix puissante derrière moi… Je me suis retourné pour voir qui était Celui qui me parlait… Je suis tombé à ses pieds comme mort… Mais Lui, posant sa main droite sur moi, m’a dit : “Ne crains pas ! Je suis le Premier et le Dernier … Écris (dans un livre) … les choses que tu as vues, les choses qui sont et les choses qui arriveront plus tard> … “. (Apoc., Ch. 1:10-17-19).

“Et je vis dans la main droite de Celui qui était assis sur le trône un livre en forme de rouleau, écrit sur le côté intérieur et sur le côté extérieur, scellé de sept sceaux…” (Apoc., Ch. 1:10-17-19). (Apoc., Ch. 5:1).

Les sept Sceaux dont parle le Prophète “censurent” les parties, déjà écrites, de l’histoire de l’humanité, mais que le Saint, emporté dans une vision, a reçu le privilège d’ouvrir afin de témoigner des choses qui étaient et de celles à venir.

À la lecture du texte prophétique, il est clair que les flux et reflux historiques de l’humanité sont “dirigés” par la Hiérarchie occulte planétaire, au sommet de laquelle siège Celui qui est sur le Trône, le Seigneur du monde, le Père Céleste.

Ainsi, les hommes sont dominés par une puissante illusion, croyant qu’ils peuvent décider du sort de la planète et de ses habitants.

En vérité, un tel pouvoir n’appartient pas à l’homme, qui ne se trouve pas dans la “circonférence” de son Libre arbitre : les faits et les circonstances historiques de la société planétaire et du Globe entier sont dirigés selon un Plan Divin, représentant des occasions d’épreuve :

L’homme est “scruté” dans des situations chaotiques, perverties, où “tout est le contraire de tout” (Gog et Magog), car il doit faire un choix : prendre parti dans son cœur et son esprit pour telle ou telle faction  et mettre ainsi en œuvre son Libre arbitre.

Telle est la circonférence de sa véritable Liberté.

Ainsi parle le Premier et le Dernier… <Je connais votre tribulation, votre pauvreté – pourtant vous êtes riches- et les calomnies de ceux… qui appartiennent à la synagogue de Satan… Ne craignez rien… Soyez fidèles jusqu’à la mort, et je vous donnerai la couronne de la Vie>…”(Apoc., Chap.2:8-9-10)…. “… C’est Moi qui scrute les affections et les pensées des hommes, et Je donnerai à chacun de vous selon ses œuvres…” (Apoc., Chap.3:5)… “Parce que vous avez gardé ma Parole avec constance… Je vous prendrai à l’heure de la tentation qui doit venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la Terre” (Apoc., Chap.3:10).

Et encore : “… Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni chaud… Mais parce que tu es tiède… Je vais te vomir de ma bouche. Vous dites : “Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien”, mais vous ne savez pas que vous êtes malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. Je te conseille d’acheter de Moi de l’or purifié par le feu pour t’enrichir, des vêtements blancs… pour cacher ta honteuse nudité, et des collyres pour oindre tes yeux et recouvrer la vue” (Apoc 3,15-16-17-18).

  1. L’autre évidence conceptuelle d’une pertinence considérable, pour le lecteur attentif de la prophétie johannique, est qu'”il y a un temps pour tout” : le temps de la perversion, le temps de la repentance et enfin l’avènement de la “société céleste”.

Ce dernier, en revanche, postule un douloureux processus de “séparation” des âmes humaines dans la manifestation :

Les “rachetés” (les justes et les saints) et le reste de l’humanité encore immergée dans la “bestialité” d’une existence sans ordre ni but réel.

“Puis je vis un autre Ange qui montait de l’Orient, portant le sceau du Dieu vivant. Et il cria d’une voix forte aux quatre Anges… (avec)… le pouvoir de ravager la Terre : <Ne ravagez pas… jusqu’à ce que nous ayons apposé le sceau de notre Dieu sur le front de ses serviteurs ” (Apoc., chap. 7, 2-3)… ” Sortez de Babylone, mon peuple, afin de ne pas vous associer à ses péchés et de ne pas recevoir une part de ses flagellations… ” (Apoc., chap. 18, 2-3). (Apoc., Ch. 18-4).

“Puis je vis un grand Trône blanc et Celui qui était assis dessus… Des livres furent ouverts. Un autre Livre a été ouvert, le Livre de la Vie. Les morts (hommes) furent jugés selon ce qui était écrit dans ces Livres, chacun selon ses œuvres… Et ceux qui n’étaient pas inscrits dans le Livre de Vie furent jetés dans l’étang de feu” (Apoc., Ch. 20:11-12-15). … “… C’est la seconde mort…” (Apoc., Ch. 21:8).

” Et Celui qui était assis sur le Trône dit : <Voici, je fais toutes choses nouvelles> et ajouta <Écrire car ces Paroles sont certaines et vraies> ” (Apoc, Ca. 21:5)… “Que les méchants continuent à être méchants, que les impurs continuent à être impurs, que les justes continuent à être justes et que les saints continuent à être saints” (Apoc, Ch. 22:11)… “Voici, je viens bientôt, et j’apporterai avec moi mon salaire, pour rendre à chacun selon ses œuvres. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, le Commencement et la Fin …” (Apoc., Ch. 22:12-13).

Nous sommes convaincus que la Prophétie est à l’œuvre dans l’histoire de l’humanité depuis des temps immémoriaux et que nous vivons actuellement le temps d’une “première séparation” de ce qui est “perverti” de ce qui est en “harmonie” avec les Lois du Cosmos, celles de la Loi Naturelle qui régit toutes choses en dépit des illusions humaines.

“… Heureux ceux qui … prendront part à l’arbre de vie et pourront entrer par les portes de la ville (sainte). Dehors les chiens, les sorciers, les immoraux, les meurtriers, les idolâtres, et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge” (Apoc., Ch. 22 : 14).

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Théologie

La sortie d’Israël d’Égypte, une représentation du processus d’évolution de l’homme.

L’homme a perdu son chemin.

Il est plongé dans la mondanité, engagé dans la bataille existentielle, dont le but est la possession de biens matériels et la satisfaction de ses propres désirs et envies.

Les conséquences sont sous nos yeux :

La pauvreté, les privations de toutes sortes pour les faibles, l’oppression des pauvres, l’exploitation de masses infinies de personnes dépossédées de leur identité, tandis que les puissants jouissent des avantages d’une richesse disproportionnée bien au-delà des besoins réels d’une vie confortable, résultat d’un mécanisme injuste de distribution des revenus produits quand il ne s’agit pas du résultat de crimes et de délits.

L’État de droit est dans l’oubli le plus total : partout la loi est administrée dans l’intérêt de quelques-uns et trop souvent elle est le résultat de la prévarication des innocents et des justes, voire le simple résultat d’un sentiment négatif des puissants du moment, qui devient souvent  “haine gratuite”.

Une société sans équité ni justice est vouée à l’autodestruction.

Pourtant, l’homme a toujours reçu une “assistance” divine dans son parcours évolutif :

Depuis des temps immémoriaux, la Sagesse Ancienne s’est donné pour but d'”éclairer” le chemin de ceux qui ont des oreilles pour entendre.

À une époque plus récente, notre race aryenne a également reçu l'”Enseignement sacré” par le biais de la révélation biblique.

L’homme de Dieu, Moïse a pris sur lui une mission importante :

Pour conduire le peuple juif, Israël, vers la Terre Promise et lui donner les cinq livres constituant la Torah, la Loi du Seigneur (la Bible), qui consacre le Pacte de l’Alliance avec le Peuple Élu et avec toutes les Nations de la Terre ; oui, avec tous les autres peuples, puisque tout homme en tant que “créature de Dieu” est appelé sur le “chemin du retour vers la Maison du Père”.

C’est le remède offert par le Père céleste à la “chute” résultant du péché “adamique” et aux perversions qui ont caractérisé la vie de l’humanité depuis lors.

  1.  Le premier aspect central de “l’appel divinaux Israélites est la rencontre dans le désert.

“… <Voici le signe que je t’ai envoyé : lorsque tu auras fait sortir le peuple d’Égypte, tu serviras Dieu sur cette montagne (Sinaï)> …” (Exode 3:12). “Le troisième mois après la sortie des Israélites du pays d’Égypte, ce jour-là, ils arrivèrent dans le désert du Sinaï …. Moïse monta vers Dieu, et le Seigneur l’appela sur la montagne…” (Exode 19:1).

 Le message est clair : nous ne pouvons nous reconnecter à notre Source que dans le “silence” de notre cœur et de notre esprit ; il est nécessaire de faire taire notre agitation intérieure, nos désirs, nos envies, la compétition pour l’emporter, la volonté de dominer par la cupidité et la possession de biens matériels.

 Si nous consacrons une partie de notre temps à la lecture des textes sacrés, nous pourrons prendre conscience d’un aspect fondamental de la loi de l’évolution humaine :

 L’homme, après avoir parcouru un long chemin, à travers d’innombrables incarnations immergées dans les passions et l’amour du contingent et des biens matériels, se réveille soudainement de la “torpeur de l’âme”, et constate avec consternation que le monde, affronté et vécu en se plaçant lui-même “au centre”, ne produit pas de “fruits” durables, puisque tout est intrinsèquement “éphémère”.

Cette phase d'”éveil” est douloureuse, car l’individu devient discernant et conscient de la vacuité de la Vie matérielle, du “vide intérieur” qui en découle et de la douleur incessante qui la caractérise, mais n’a pas encore acquis la “richesse” de la Vie de l’Âme pour remplir son existence.

La “soif” du transcendant, du Divin, du “non-visible” mais qu’il perçoit maintenant comme réel, le désir de contact avec sa propre âme, partie du Dieu Créateur et Éternel, se manifeste en lui.

Il est alors nécessaire de s’arrêter, de stopper son parcours, de s’isoler, de faire taire le cœur et l’esprit du contexte mondain, de réfléchir, d’analyser, de discerner, de “sentir” la pulsation interne de l’Homme intérieur, de développer la capacité de percevoir sa “faible” voix, presque un murmure, que la Sagesse Ancienne appelle “la Voix du Silence”.

C’est seulement à ce stade que nous pouvons reprendre contact avec notre Source originelle et donner enfin à la Vie la bonne direction sur le “chemin du retour”.

Il s’agit de l’expérience du peuple israélite lors de sa sortie d’Égypte.

Ils étaient plongés dans la mondanité, ‘ dans les angoisses de la vie quotidienne, dans le but de posséder les biens nécessaires à la survie mais aussi de satisfaire leurs propres convoitises et désirs.

Le Père céleste, le Seigneur, a été patient avec son peuple, parce qu’après une phase initiale de résidence sur cette terre qui a duré des centaines d’années, il a voulu que son peuple fasse l’expérience de l’esclavage et de l’oppression pendant de nombreuses années supplémentaires, transformant sa vie en une épreuve pleine de douleur et de privations, mais surtout en une existence sans “liberté”.

L’histoire représente bien la condition de l’humanité d’aujourd’hui, plongée qu’elle est dans ses propres désirs de cupidité et de luxure, dans le crime et la délinquance, qui n’est autre que la “prison”, oubliant la loi naturelle inscrite dans le cœur de chacun : “ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas pour toi-même”.

Mais il s’agit d’une absence totale de “liberté”, car être libre implique l’amour de ses semblables et de l’ensemble de la Création.

 Ainsi, Moïse peut bien être considéré comme l’envoyé de Dieu qui a pris sur lui le fardeau et l’engagement avec son Père céleste, le Seigneur, de faire sortir le peuple israélite du pays d’Égypte ” …Mais vous, le Seigneur vous a pris et vous a fait sortir de la fournaise de fer d’Égypte, pour faire de vous son peuple celui qui lui appartient... ” (Deutéronome 4:20).

Ces paroles sont une lumière pour nos cœurs, car elles impliquent que l’immersion dans le péché est aussi une étape nécessaire dans le parcours évolutif de l’humanité, pour la ramener à la Maison du Père remplie de Gloire, précisément l’existence répétée d’innombrables fois dans la “…fournaise où le fer est purifié…”.

Les Israélites dans le désert ont alors été confrontés à une nouvelle réalité de leur existence : laisser derrière eux la vie des passions et les douleurs qui en découlent, pour s’engager sur le chemin de la Rédemption qui mène à la Communion avec le Père céleste.

En vérité, le peuple élu a été sauvé de l’esclavage non par un choix libre, mais par un acte de volonté et d’amour de Dieu, le Père tout-puissant, qui, en tant que Dieu fidèle et compatissant, s’est souvenu de la promesse faite aux patriarches Abraham, Isaac et Jacob, qui n’avaient pas reçu le don de connaître le nom du Seigneur et ses attributs :

“…Je suis le Seigneur. Je me suis montré à Abraham, Isaac et Jacob comme Dieu tout-puissant, mais telle est la signification de mon Nom <le Seigneur> que je ne me suis pas fait connaître à eux” (Exode 6,2-3).

Par ces paroles, le Dieu d’Israël veut rappeler aux Israélites les prodiges qu’il a accomplis en terre d’Égypte pour contraindre Pharaon à les laisser partir, connus par tous les fidèles du monde  sous le nom des dix plaies d’Égypte : “Vous avez vu vous-mêmes ce que j’ai fait à l’Égypte, comment je vous ai soulevés sur des ailes d’aigle et amenés à moi…” (Exode 19, 1).

Et encore : ” Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel;...” (Exode, 33:19) ; ….. “… L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité,  qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération!” (Exode, 34, 6-7).

      2. Cependant, le don de la Communion avec le Père Tout-Puissant comporte la nécessité de respecter la      Règle, la Loi, qui sera couronnée de succès si elle est toujours le résultat de l’Amour et de l’adhésion “spontanée”, pour rendre grâce de tout son cœur et de toute son âme au don reçu.

Sans l’adhésion comme acte d’amour envers le Père céleste, la Loi apparaîtra comme une série de règles rigides accompagnées de la malédiction, c’est-à-dire de la sanction prévue en cas de transgression :

“… Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. ” (Exode 19 : 5,6).

L’homme qui, sur son chemin, a atteint le point de conscience que la vie mondaine est vide, dépourvue de perspectives et d’intérêts réels, est dans sa propre conscience “sorti d’Égypte“, dans ce cas par choix spontané : il se lance dans le désert par choix libre parce qu’il y a un rejet du monde mais il ne connaît pas encore le chemin pour atteindre la “Terre Sainte“, la connexion totale avec sa propre âme, avec le Fils de Dieu qui est en chacun de nous.

Néanmoins, le Père Céleste est conscient de notre décision et, après avoir testé le choix effectué, il manifestera sa miséricorde envers son bien-aimé, le fils prodigue, en le prenant par la main et en le conduisant à travers le désert vers la destination tant désirée.

Il est certain que ce moment “fatal” doit être accompagné de la conclusion d’un pacte intérieur avec le Seigneur, le Père Céleste : l’engagement d’une “communion” constante avec son Amour et sa Volonté, ce qui implique l’adhésion spontanée à sa Loi.

 Et en effet, une alliance a été formellement établie entre le peuple et Dieu le Père tout-puissant, entérinée par la réception des dix commandements : ” Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur… il désigna quelques jeunes gens chargés d’offrir des holocaustes et de sacrifier des taureaux… pour le Seigneur. Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des  bassins et versa l’autre moitié sur l’Autel … Puis il prit le Livre de l’Alliance et le lut au … peuple … et ils dirent : <Ce que le Seigneur a ordonné, nous le ferons et l’exécuterons!> Puis Moïse prit le sang et l’aspergea sur le peuple … : <Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous sur la base de toutes ces paroles>” (Exode, 24, 4-8).

 Le sang est la vie, donc le Pacte de l’Alliance avec Dieu est basé sur la communion de notre vie avec celle du Seigneur, le Père céleste.

 Il est clair pour celui qui est spirituellement attentif que cette Alliance sera concrètement opérante dans la Vie du peuple, et de tout autre homme, si l’adhésion est spontanée, fruit d’un choix du cœur :

L’amour pour le Père, pour ses prérogatives, pour sa volonté et son désir ; d’autre part, chacun de nous sait qu’aimer signifie s’offrir aux autres de manière à les rendre joyeux par son comportement et ses actions.

En revanche, l’adhésion formelle seule prépare le terrain pour la “sanction”, conséquence de la transgression de la règle.

 “Car c’est moi, le Seigneur, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour être votre Dieu ; soyez donc saints, car je suis saint” (Lévitique 11:45). “… ne profanez pas mon saint nom… sanctifiez-moi parmi les enfants d’Israël. C’est moi, le Seigneur, qui vous ai déclarés saints …. qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour être votre Dieu, je suis le Seigneur” (Lévitique 22:32).

 Les mots “… que l’on sache que Je suis Saint parmi les enfants d’Israël…” sont une lumière pour le cœur de chaque croyant : le comportement d’adhésion totale et spontanée à la Loi manifeste l’amour envers soi-même, envers le prochain et envers Dieu le Père tout-puissant ; donc, en menant une vie sainte, nous témoignons du Seigneur, en l’honorant et en offrant notre vie comme un sacrifice de louanges.

Ce “sacrifice” est pour nous le plus grand bien, car c’est un acte d’amour spontané qui aboutit à la Vraie Vie, à la Communion avec sa Source, avec l’origine de toutes choses.

 ” Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.” (Lévitique 18, 5).

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Anthropologie

La BIBLE, une source de sagesse aux oubliettes pour les chrétiens

Le Christ a déclaré : “… Ne croyez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes, … mais les amener à leur accomplissement” ( Mt. 5:17-20).

C’est ce dont le fondateur du christianisme est chargé : ramener la loi mosaïque à ses intentions originelles (précisément, “la mener à son terme”), à travers le commandement de l’amour.

En effet, il affirme : “… à cause de la dureté de vos cœurs, Moïse vous a permis de répudier vos femmes, mais il n’en était pas ainsi dès le début…”. (Mt. 19:8).

La Loi que l’on se propose d’éduquer est un élément “extérieur” à la personne qui impose, oriente, sanctionne, prescrit mais n’est pas en soi capable de modifier le “cœur” de l’être humain, afin d’inclure l’amour dans la vie de chacun.

Les Prophètes ont mis en évidence la nécessité de ce “changement intérieur”, qui permet d’accomplir la Loi “spontanément” (en toute liberté) et non pas seulement par crainte du châtiment (Jr 31,31-38 ; Ez 36,24-28).

“…Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau, j’ôterai de vous le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair…”. Je mettrai mon esprit en vous et je ferai en sorte que vous viviez selon mes lois, que vous observiez et pratiquiez mes normes.” (Ez. 36:26-27).

L’accomplissement envisagé par le Christ est la possibilité intérieure d’accomplir la loi mosaïque en toute liberté ou plutôt “spontanément”. Mais pas pour en être exempté !

D’autre part, Moïse lui-même a mis en garde le peuple en disant : “… et pourtant le Seigneur ne vous a pas donné jusqu’à présent un esprit pour comprendre, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre…”(Dt. 29,3) … (mais)… “le Seigneur reviendra vers vous et vous traitera avec bonté… (après des épreuves pénibles)…” (Dt. 30,3)… “…et circoncira votre coeur, et le coeur de votre progéniture, afin que (vous) aimiez le Seigneur…, de sorte que ce sera la raison de votre vie” (Dt. 30,6).

C’est pourquoi, des paroles précédentes de l’antique sagesse émerge le concept de “liberté” que le monde chrétien (et pas seulement) n’a pas su interpréter correctement : la “liberté d’aimer” signifie pratiquer “spontanément” (librement) la disposition (la Loi), certainement pas en être exempté.

À cet égard, l’un des “commandements” mosaïques les plus oubliés affirme le caractère sacré du Shabbat : le repos du septième jour, le Shabbat.

Il n’y a pas d’exemption pour les chrétiens, comme le Christ lui-même l’a affirmé à propos de la Loi et des Prophètes.

Rappelez-vous le quatrième commandement : “Souvenez-vous du jour du sabbat, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours … mais le septième jour est le sabbat, en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage … le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a déclaré saint”. (Ex. 20,8). 

C’est une norme qui rappelle les concepts de “Sacré et Profane”, le monde des contingences matérielles qui s’oppose à la dimension sainte de la prière, de la méditation sur les “choses de DIEU”, de la réflexion, du renoncement aux actions qui transgressent la Loi.

Et en vérité, les occupations quotidiennes harcèlent les hommes avec leurs difficultés incessantes et parfois insolubles, au prix du manque de moyens pour la subsistance nécessaire ; et alors, la “tentation” devient invincible et s’affirme alors la transgression de la Loi, bien que celle-ci soit bien inscrite dans le cœur de chaque individu ; comme si l’action contraire au dictat moral (le commandement) était inévitable, le choix semble être de survivre ou d’abdiquer avec toutes les conséquences indésirables.

Il est vrai, cependant, que la notre constitue, pour ainsi dire, une hypothèse “limite” : les hommes transgressent les règles les plus élémentaires de bonne conduite pour beaucoup moins, c’est-à-dire pour le “plaisir” de dominer les faibles, ou par avidité de biens ou par luxure et bien plus encore.

La société actuelle vit essentiellement dans l’oubli de toute forme d’éthique et de morale, poursuivant le principe de “liberté” selon lequel tout est permis si cela relève de la sphère de son propre intérêt ou de son plaisir personnel.

Mais la liberté de chaque individu “…s’arrête là où commence celle de l’autre…”.

Selon l’enseignement bien connu : “… aime ton prochain comme toi-même…” (et) “… ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même” (Christ, Évangiles).

Et encore : “…l’étranger qui habite avec toi doit être pour toi pareil à l’indigène, et tu l’aimeras comme tu t’aimes toi-même…” (Lev. 19:34).

Ainsi, à bien y regarder, la loi mosaïque et l’enseignement du Christ présentent de formidables “points de convergence”.

En effet, en ce qui concerne la distinction entre le Sacré et le Profane, il est dit : “…préoccupez-vous de vous construire une maison au Ciel et tout le reste vous sera donné par surcroît…” (Christ, Évangiles).

Le commandement du sabbat dans la tradition mosaïque a pour but d’attirer l’attention sur la distinction entre la “lumière” et les “ténèbres”, le péché (transgression) et la sainteté (“… et je le déclare saint”, le sabbat), entre les choses profanes du monde et le caractère sacré de l’amour dans la famille, sur la préciosité de la prière dans “le secret du cœur…” (Christ, Évangiles).

L’abstention “imposée” d’exercer toute activité professionnelle vise à “séparer” le quotidien dans le monde de la dimension quasi transcendantale d’une journée de “recueillement” en famille.

Les sages de tous les temps ont toujours enseigné que pour tout homme, même le plus élevé sur le chemin de la sainteté, l’exemption de tout péché est impossible : “…Certes, personne ne pourra jamais se racheter, personne ne pourra jamais donner à DIEU le prix de sa rédemption – le prix de son âme serait trop élevé, il devra céder pour toujours -,…” (Psaume 49 de David). Et encore : “… Tout mortel porte devant Toi le poids de ses péchés. Plus grandes que nous sont nos fautes, mais Tu nous accordes Ton pardon…” (Psaume 65 de David).

Nous devons donc nous efforcer de séparer le sacré du profane, l’arbitraire de la loi, la lumière de l’obscurité, la prière du blasphème, la poursuite du mondain du sacré de la réflexion réfléchie jusqu’à la méditation des “choses de DIEU”.

L’homme moderne ne peut échapper au Jugement final que par la repentance et le retour à la “Maison du Père” : “… Je ne suis pas venu pour condamner… mais le jour viendra où je reviendrai au son de la trompette pour juger les vivants et les morts…”. (le Christ, les évangiles).

Ce jour est arrivé.

“… que celui qui a des oreilles pour entendre entende…”.