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ÉDITORIAL du 13 avril 2022

Dans ce numéro, The Global Review, présente les trois articles suivants
Prof. Luigi Copertino
Prof. Mario Aurelio Di Gregorio
Dr Bruno Chastonay

 “Les racines supra-économiques de la production et de la redistribution des richesses”. ( 2ème partie )
LUIGI COPERTINO présente la deuxième partie de l’analyse sur la solution “distributiste”, après avoir traité l’approche des aspects éthico-moraux de l’action économique des écoles de pensée classique et marginaliste.

La réflexion va de la théorie “offritiste” de Jean-Baptiste Say à l’analyse keynésienne beaucoup plus tardive (J.M.Keynes) :
– La première construit son paradigme économique exclusivement du point de vue de l’offre, du système de production, négligeant de fait la perspective de la demande et donc les besoins de consommation des masses, trouvant là un élément commun aux écoles économiques d’obédience “libérale” et qui s’est avéré capable de conduire uniquement à la “faillite” des marchés ;

– La seconde, en revanche, postule un concept moderne, à savoir que l’offre ne génère pas nécessairement la demande (le niveau de consommation), avec pour conséquence que l’insuffisance de la dépense globale des masses est la cause principale des crises économiques récurrentes, pouvant aller jusqu’à la récession.

Keynes a exposé le rôle de la monnaie dans le processus de production et de consommation, en mettant en évidence le phénomène de “thésaurisation”, c’est-à-dire que le détenteur d’un revenu sous forme monétaire, en raison du salaire perçu, peut être incité à renoncer à l’utilisation immédiate de celui-ci en reportant la consommation (les achats) à l’avenir et en créant une baisse de la demande globale, avec des effets négatifs inévitables sur le niveau de production.

Il s’ensuit qu’un niveau de salaire insuffisant, résultant d’une répartition inégale du revenu produit, peut devenir l’une des principales causes des crises économiques récurrentes.

Pour confirmer cette perspective, Copertino rappelle que dans les mêmes années que la diffusion de la théorie keynésienne, la doctrine sociale de l’Église plaçait la “centralité” de la demande, c’est-à-dire la consommation des masses, comme élément fondateur du système économique des nations (Pape Pie XI, encyclique “Quadragesimo Anno”, 1931).

“Le ver qui voulait être professeur”.
MARIO AURELIO DI GREGORIO, professeur d’histoire des sciences à l’université de L’Aquila, est né à Milan il y a 71 ans et est malheureusement décédé il y a quelques jours, le 2 avril 2022, dans la ville qu’il avait choisie depuis plusieurs années comme “dimension de l’existence” pour lui-même et ses chats adorés, Willy et Mina, la petite ville de Tornimparte dans la province de L’Aquila.

Son curriculum en tant qu’intellectuel est sans limite, rare et précieux. Il a commencé sa formation à l’université de Milan, puis a étudié à l’University College de Londres. Il a enseigné dans de nombreuses universités prestigieuses, de Milan à Cambridge, au Cap en Afrique du Sud et dans l’Ohio. Il était particulièrement fier de sa collaboration continue, qui l’a vu, pendant plus d’une décennie, devenir professeur invité et titulaire d’une chaire au département des études historiques de l’université du Cap.

Je me souviens avec une intensité particulière du dernier appel téléphonique que nous avons eu en décembre, où je lui ai présenté le projet de la Global Review et de l’OIDE elle-même, l’invitant à collaborer tant avec la Review qu’à travers des projets à construire, sachant qu’il se révélerait être non seulement une intelligence précieuse mais aussi un homme d’une qualité exceptionnelle.

Je ne me suis pas trompé en lui faisant ces propositions et, en fait, l’appel téléphonique a duré plus de quatre heures, pendant lesquelles, comme un fleuve en crue, il a commencé à esquisser des perspectives et des approches qui auraient mérité d’être développées. Nous nous sommes dit au revoir avec la promesse de son premier article, qu’il m’enverrait à son retour de son séjour africain.

Malheureusement, il y a quelques jours, j’ai soudainement découvert qu’il nous avait quittés. Je dispose encore de certains courriels par lesquels il m’informait régulièrement qu’à son retour, nous aborderions des questions qui lui semblaient urgentes pour l’Afrique, qu’il connaissait si bien qu’il se sentait privilégié d’avoir été accueilli comme un frère sur ce continent.

Mais le temps n’a pas suffi pour développer les milliers de scénarios qu’il avait élaborés pendant ces heures passées au téléphone, alors que j’étais à Milan et lui à Tornimparte, et entre une perspective philosophique et une comparaison de quelques penseurs du début du XIXe siècle, il m’a demandé s’il existait encore ce petit restaurant très spécial de La Maggiolina où le schnitzel était absolument spécial.

Ce n’est vraiment rien comparé à ce qu’il aurait pu apporter à The Global Review, mais j’ai estimé qu’il était nécessaire d’accueillir l’un de ses articles en raison de l’enthousiasme avec lequel il avait accueilli la revue. Je l’ai choisi parmi les plusieurs que j’avais à ma disposition, et je crois que peut-être celui-ci, plus que d’autres, réussit à le faire ressortir de façon pertinente.

Son empathie très développée, doublée d’un savoir de qualité, pratiquement inépuisable, ont fait de lui une référence pour les nombreux étudiants qui l’ont connu. Je n’en citerai qu’une parmi d’autres, Laura, à qui je dois ma profonde gratitude pour m’avoir permis de faire sa connaissance.

Je me souviens aussi de la phrase qu’il avait l’habitude de répéter et qui réussit probablement le mieux à le peindre dans cette couleur qui le distingue de tant d’autres :

“Nous étudions la philosophie pour apprendre à vivre heureux”.

Quelques heures après votre décès, Willy a également choisi de vous rejoindre, et je suis sûr qu’aujourd’hui encore, vous êtes ensemble.

Peut-être Ernst Haeckel sera-t-il aussi avec vous, et ensemble j’aime à vous imaginer luttant avec lui comme vous l’avez fait avec moi, avec l’enthousiasme de l’esprit libre et intelligent qui aimait la vie, la philosophie et la science à travers le ronronnement de ses chats.

Il nous reste votre précieuse étude sur lui, qui part de La Métamorphose de Kafka et se termine par Faust de Goethe.
Salut Mario !

“La liberté n’est pas gratuite”
BRUNO CHASTONAY propose une approche originale de la situation économique mondiale avec une attention particulière aux effets sur les marchés financiers.

La guerre russo-ukrainienne a aggravé une situation générale déjà fortement compromise du fait de la propagation de la pandémie.

Les nouvelles criticités sont venues s’ajouter à une complexité croissante, qui connaissait déjà une phase de ralentissement considérable de l’économie mondiale ; en outre, les fibrillations générées par l’instabilité accentuée des différents secteurs financiers, qui, à la suite des sanctions imposées à la Russie belligérante, sembleraient nuire en premier lieu aux “bourreaux” plutôt qu’à leurs “victimes”, doivent également être évaluées avec une extrême prudence. Il en résulte une hausse brutale et inattendue des coûts de l’énergie, avec des conséquences désastreuses sur les niveaux de production industrielle, en raison de l’incapacité à absorber ces augmentations sans les répercuter sur les prix.

Le résultat se manifeste malheureusement par une hausse du chômage et une augmentation plus qu’accentuée des prix, montrant les effets dramatiques de la redoutable “stagflation”.

La situation déjà chaotique des marchés financiers ne peut donc qu’accentuer ses éléments profondément critiques, avec pour conséquence des risques croissants de défaillances bancaires qui suivront l’inévitable poussée des prêts non performants.

D’autre part, la baisse attendue du PIB poussera l’ensemble du système vers une augmentation du risque de défaut des administrations publiques, générant une réduction (attendue) des recettes fiscales globales ; et cela ne pourra pas compenser la nouvelle augmentation de la dette globale, étant donné le niveau énorme de la dette existante.

BONNE LECTURE
Le Directeur
Prof. Francesco Campo

☀☀(Note de la rédaction : nous présentons nos excuses au professeur Luigi Copertino pour l’avoir appelé par erreur Docteur et non Professeur dans le numéro précédent de la Revue

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ÉDITORIAL du 23 mars 2022

Dans ce numéro, The Global Review, présente les trois articles suivants
Dr Luigi Copertino
Prof. Enea Franza
M. David Yerushalmi

” Les racines supra-économiques de la production et la redistribution de la richesse  -1-“.
Dans cette analyse, LUIGI COPERTINO, historien et auteur respecté de la revue, propose une interprétation des racines “éthiques” de la distribution des revenus, en s’inspirant de la lettre encyclique “Caritas in Veritate” du Pape Benoît XVI de 2009.

Le concept fondamental autour duquel se développe l’analyse, identifie le principe selon lequel une distribution équilibrée des revenus produits dans les nations ne peut faire abstraction de la diffusion de la propriété privée comprise comme capital “technique productif”, par opposition à l’accumulation financière et capitaliste, tant sous la forme de grandes entreprises privées que sous la forme étatique, comprise comme nationalisation intégrale des moyens de production.

À la lumière de cette prémisse, l’auteur développe sa propre analyse en comparant le Distributisme avec les hypothèses des différentes “écoles” de science économique qui se sont succédées au fil du temps, en partant du principe que “… la condition indispensable du Distributisme est la métanoïa, c’est-à-dire la conversion du cœur à l’Amour de Dieu”.

“La télévision ne peut suffire à la Russie de Poutine sans un réfrigérateur complet.”
ENEA FRANZA, un auteur très apprécié de la Revue, en tant que Directeur du Département de Sciences Politiques de l’Unipeace-UN, nous offre avec ce travail une image de la Russie, à travers la définition de sa complexité pleine de lumières et d’ombres.

Le tableau général qui se dessine présente des éléments très inattendus si l’on considère les événements dramatiques qui secouent actuellement la scène mondiale à travers le conflit ukrainien.

La Russie est un pays immense, à certains égards fragile, avec une extrême discontinuité qui creuse structurellement les différences entre les centres urbanisés et les zones rurales, et ce malgré son immense richesse humaine et ses réserves presque inépuisables de ressources naturelles.

La comparaison des données économiques de Moscou avec celles des principaux pays occidentaux révèle fortement une faiblesse de plus en plus insoutenable, qui voit dans les sanctions qui pèsent sur l’économie nationale depuis 2014, et auxquelles se sont ajoutées celles en cours, un état toujours plus proche d’un point de manquement aux obligations qui pourrait générer des conséquences imprévisibles.

Les dramatiques “vents de la guerre” obligent toutefois le néo-bloc occidental renaissant, compte tenu également de ce qui se passe à l’égard de la Russie, qui, il y a dix ans seulement, avait demandé à être incluse de manière significative dans l’OTAN, à réfléchir davantage.

En effet, il semble fondé de penser que de nombreux pays, aujourd’hui alliés ou neutres, pourraient subir un sort similaire dans un avenir plus ou moins lointain, s’il y avait une source de désaccord ou un foyer, amplifiant ainsi le sentiment d’incertitude globale qui imprègne de plus en plus les relations internationales et le monde contemporain.

Cela obligera toutefois à un nouveau positionnement sur l’étagère de l’essai de Francis Fukuyama “La fin de l’histoire”, qui sera plus justement placé à côté d'”Alice au pays des merveilles” de Lewis Carroll.

“La manipulation des idées des citoyens”.
 DAVID YERUSHALMI, anthropologue et économiste de renommée internationale, questionne dans cet article les processus de manipulation auxquels sont soumis les citoyens des démocraties modernes.

Il affirme que dans les nations modernes, le système électoral est “truqué”, car les partis politiques qui se disputent le pouvoir sont généralement prêts à “trahir l’électorat” dès qu’ils obtiennent le leadership.

Ce processus conduirait à une situation définie comme “le paradoxe de l’électeur”, dans laquelle le citoyen-électeur serait incité à voter en raison d’un concept déformé de “vertu civique”, habilement véhiculé par la propagande du régime.

La capacité stratégique de cette action consisterait à pouvoir démontrer aux masses que les intérêts des Dominateurs coïncident avec ceux de la nation et de la communauté.

Cela révélerait, par conséquent, combien le “marché des idées” est faussé dans la mesure où il est manipulé dans une perspective instrumentale, visant à cacher la situation réelle du Pays et ses répercussions sur la scène internationale.

La littérature définit le “cadrage” comme la tentative de manipuler le comportement des citoyens en influençant leur système de perceptions, avec pour résultat une double manipulation : à des fins économiques et politiques.

Les idées dominantes, connues sous le nom d'”opinion publique”, ne seraient pas le résultat d’une libre diffusion des données et des informations, et par conséquent, la “bataille des idées” entre Dominateurs et Dominés ne pourrait pas se dérouler sur un pied d’égalité.

 BONNE LECTURE
Le Directeur
Prof. Francesco Campo

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ÉDITORIAL du 7 mars 2022

Dans ce numéro, The Global Review, présente les trois articles suivants

♦ Avocat Paolo Maria Gemelli
Prof. Moreno Pierangeli
Prof. Moshe David Touitou

 “Mondialisation et droit. La composante transnationale des systèmes juridiques”.
 PAOLO MARIA GEMELLI propose une analyse brève mais efficace du phénomène de la “mondialisation juridique”, qui trouve son origine dans le processus d’expansion des marchés économiques et des systèmes de production correspondants.

Un rapprochement est apparu entre les législations des différents pays qui ont introduit une “responsabilité directe des entités pour les infractions”, dans la mesure où des règles “globales” peuvent établir des principes généraux qui facilitent le transfert des “institutions” d’un système national à un autre. Le processus actuel a concerné en particulier les infractions fiscales ainsi que celles liées aux activités exercées par l’entité économique. La responsabilité pénale des entreprises, selon ces lignes directrices, a montré une ligne de développement qui veut fondamentalement surmonter le principe “societas delinquere non potest”. Dans cette perspective, “la culpabilité de l’entité économique consiste à rester inactive ou à ne pas prendre les mesures adéquates contre les risques internes de comportement déviant” : les exemples typiques sont les réglementations anti-blanchiment, anti-corruption et anti-accident, qui assument le rôle d’outils principaux dans la lutte contre la criminalité économique au sens universel.

“Dette publique et accumulation de capital”.
 MORENO PIETRANGELI aborde une question économique qui n’est pas suffisamment débattue dans la dialectique scientifique mais qui est très incisive dans les processus de distribution du revenu national.

Les politiques budgétaires de l’administration publique et le contenu des politiques monétaires. La dette de l’État implique le maintien de charges financières (intérêts) qui, en règle générale, déterminent une augmentation de la pression fiscale, principalement par une plus grande incidence des impôts indirects (TVA et autres) ;
Cela peut conduire à une augmentation de la fiscalité sur les plus bas revenus, en termes relatifs (fiscalité régressive), qui subissent une réduction de leurs capacités de dépense et d’épargne, donc certainement dans les cas où l’augmentation des dépenses publiques ne coïncide pas avec un développement adéquat du produit national et donc des salaires.

De plus, si le niveau des taux d’intérêt (i = r) est supérieur au taux de croissance de l’économie (g), r > g, il en résulte l’absorption d’une part du revenu produit plus que proportionnelle à l’accroissement de la richesse par le capital financier, avec un appauvrissement des classes les moins aisées par un transfert de ressources du bas vers le haut.

Le phénomène est accentué en présence de politiques monétaires restrictives, en raison des faibles taux d’inflation et des taux d’intérêt plus élevés qui en découlent ; en effet, le créancier tire des avantages croissants de la présence de faibles taux d’inflation et de taux d’intérêt plus élevés dans l’économie, R (rendement réel) = r – f (taux d’inflation), tandis que les classes moins aisées subissent les effets du resserrement budgétaire.

Une fois de plus, il est démontré que les politiques monétaires et budgétaires peuvent générer un processus indésirable de redistribution de la richesse de la nation du bas vers le haut. Telle est la situation dans les pays de la zone euro au cours des dernières décennies, avec une accentuation du phénomène dans ceux de la zone méditerranéenne. 

“Liberté et égalitarisme” se traduisent par “égalité des chances”.
Dans cet ouvrage, MOSHE DAVID TOUITOU soutient que la liberté et l’égalité sociale ne peuvent être que le résultat de “l’égalité des chances”.

Dans les sociétés modernes, il existe de profondes asymétries dans la vie économique et politique, dans la diffusion de l’information, dans les processus éducatifs et dans les possibilités d’emploi. Néanmoins, l’égalité ne doit pas être recherchée dans la “normalisation” de la vie des individus, pas plus qu’il ne faut considérer comme une “liberté” le fait de dépasser les limites naturelles du comportement des individus.

Le fait est que dans le groupe, il y a des hommes avec des aptitudes et des capacités différentes qui sont le résultat du niveau d’évolution atteint ; les différences sociales sont donc inéluctables.

La plus grande capacité d’adaptation et de contrôle de l’environnement ne doit pas se transformer en une prévarication égoïste des prérogatives d’autrui, mais doit plutôt donner lieu à une attitude altruiste visant la coopération, la mutualité, le sauvetage et le soutien des plus faibles et des moins “doués”.

Tout cela est synthétisé par des conditions réelles d'”égalité des chances” à tous les niveaux de la vie sociale et économique, qui jettent les bases permettant aux individus d’exprimer librement et de valoriser leurs aptitudes naturelles et leurs vocations.  Cela a deux conséquences principales :
L’égalité en tant qu’égalité des chances et la liberté en tant que libre expression de ses capacités.

BONNE LECTURE
Le directeur
Prof. Francesco Campo

 

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Éditorial

ÉDITORIAL du 21 février 2022

Dans ce numéro, The Global Review, présente les trois articles suivants

Dr Bruno Chastonay
Prof. David Aronne
Osho

 “La situation actuelle sur les marchés financiers”
BRUNO CHASTONAY dans son article décrit un scénario général qui n’est pas très rassurant.

Il y a trop d’incertitudes et de points critiques qui provoquent la détérioration d’une situation économique et financière générale :
– le niveau élevé de la dette des secteurs privé et public, aggravé par une détérioration continue de la qualité du crédit, c’est-à-dire de ce que devrait être la capacité de remboursement des principaux débiteurs ;

– la présence d’une bulle financière sur les marchés en raison d’une distorsion importante des prix, tant des actifs financiers que des matières premières ;

-un désordre croissant dans le système de production dû à une augmentation des coûts de production, un manque croissant de personnel spécialisé et une pénurie croissante de matières premières.

La détérioration de la situation générale est encore aggravée par une adhésion rapide et non critique aux processus et aux principes qui sont structurés dans ce qu’on appelle “l’économie verte”, une théorie qui est substantiellement étrangère à la réalité des systèmes de production nationaux et internationaux.

Les plus grandes incertitudes reposent sur la manifestation possible d’une “stagflation” mondiale redoutée et préjudiciable, c’est-à-dire une inflation accompagnée d’une récession, avec pour conséquence la destruction du cadre économique et existentiel de millions de travailleurs et de citoyens.

 “La compétitivité en économie devient une violence sociale”.
Dans cet ouvrage, DAVID ARONNE accentue l’analyse des éléments d’incertitude afin de mettre en évidence certains aspects critiques qui accroissent l’instabilité du système de valeurs et du système économique de la société contemporaine.

Il s’attarde sur les conséquences d’une forte attitude égocentrique des individus dans leur vie personnelle et relationnelle.

C’est donc de ces orientations que découle la prévalence d’un profil comportemental “compétitif”, visant à s’approprier des biens matériels avant tout et à rechercher “naturellement” une forme de pouvoir à exercer dans les autres aspects de la société.

Cette condition “psychologique”, présente chez la majorité des hommes, conduit souvent à des comportements délictueux et criminels, que l’État de droit réprime au moyen d’une législation détaillée, mais qui ne peut à elle seule assurer un niveau d’efficacité suffisant si elle n’est pas soutenue par un processus d’éducation des jeunes générations, qui fait de l’école et de la famille les premiers acteurs.

Enfin, la même attention devrait être accordée à la sphère économique de la nation, à la “compétitivité” des individus qui, si elle n’est pas réglementée, se transforme en abus des droits d’autrui et en manifestation d’un système inégal de répartition des richesses, qui continuerait à profiter à quelques-uns.

De ces observations découle une prise de conscience qui devrait imprégner significativement les classes dirigeantes, orientant leur action vers la nécessité de développer une politique économique “interventionniste” efficace, capable d’introduire ces mesures correctives.

Malheureusement, cela ne semble pas figurer à l’ordre du jour des décideurs politiques et institutionnels du monde entier.

“L’étoile de David. Symbole universel”.
OSHO, présente une réflexion élaborée à travers laquelle il expose les aspects spirituels du symbolisme présent dans l’étoile à six branches.

Le symbole consiste en deux triangles croisés à la base et dont les pointes sont orientées dans des directions opposées, vers le haut et vers le bas. Le premier Triangle est destiné à représenter la personne humaine immergée dans les mondanités de la vie matérielle, le second le Principe spirituel caché en chacun de nous.

Il représente l’Âme humaine, étincelle de l’Esprit du Père Céleste, Force et expression de l’homme incarné lorsque les deux Triangles sont en totale union, et “allumés” en un seul “Feu Intérieur” ;
c’est la condition de tous les saints de tous les temps, de toutes les races et de toutes les religions.  L’homme se représente donc à travers une double nature : physique et terrestre, céleste et spirituelle.

Telle est donc la signification qui fait de l’étoile de David un symbole universel qui englobe le transcendant et révèle ainsi à la sensibilité de l’homme à la conscience éveillée le but ultime de l’évolution humaine :
l’apparition de l’Homme Intelligent, du Saint, du Fils de Dieu.

BONNE LECTURE
Le directeur
Prof. Francesco Campo

 

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ÉDITORIAL du 7 février 2022

Dans ce numéro, The Global Review, présente les trois articles suivants

♦ Prof. Mario Giaccio, directeur scientifique
♦ Prof. Simon Moshe Cohen
♦ Avocat Federico Ferraro

Les formules magiques des aliments : sans huile de palme.

MARIO GIACCIO, présente un travail dans lequel il explique que l’utilisation de l’huile de palme dans les produits alimentaires d’origine industrielle a pour fonction d’éliminer les graisses végétales hydrogénées, responsables de la formation des “acides gras trans”, considérés comme nocifs pour la santé.

L’utilisation de ce dérivé de palme permet donc de limiter la consommation de margarine, tout en assurant une grande stabilité et une résistance aux températures de cuisson, limitant significativement les processus oxydatifs.

Par conséquent, les principes nutritionnels recommandant un régime excluant l’huile de palme semblent trompeurs et erronés.

Il est également souligné que les avantages environnementaux sont indéniables.

Quelques données illustratives faciliteront la comparaison.

Une palmeraie a une durée de vie moyenne d’une vingtaine d’années, tandis que les principales cultures oléagineuses sont annuelles ;

le rendement moyen par hectare du palmier est plus élevé que celui de toute autre plante oléagineuse : cinq fois plus élevé que celui du colza, six fois plus élevé que celui du tournesol et neuf fois plus élevé que celui du soja.

Le jeu des parties

SIMON MOSHE COHEN présente dans son article une analyse théosophique des structures de pouvoir actuelles dans le gouvernement des nations.

Il existe deux Hiérarchies qui opèrent en opposition l’une à l’autre pour diriger les destinées de l’humanité vers son but final : les Forces de la Main Droite et celles de la Main Gauche.

Les premières opèrent sur les aspects spirituels et transcendantaux de la conscience humaine, à travers une action “invisible”, silencieuse et discrète, presque cachée.

Les autres en revanche concentrent leur action sur l’immanent et le matériel, soumettant les gens à d’innombrables épreuves mondaines pour tester leur capacité de discernement et leur “libre arbitre”.

À ce stade de l’évolution, elles dominent la scène mondiale avec leur puissance, compte tenu du modeste niveau de développement atteint jusqu’à présent par l’humanité dans son ensemble.

Il en résulte un désordre généralisé, où le chaos règne en maître.

L’homme, qui vit son expérience dans le chaos, est donc obligé d’évoluer en faisant preuve d'”intelligence” et de discernement.

Le Juge éternel, le Père céleste, “tire les ficelles de l’intrigue évolutive”, en alternant des périodes de prédominance du choix humain avec d’autres de “récolte”, au cours desquelles l’humanité entière est soumise au “jugement” et à la “séparation de l’ivraie et du bon grain”, pour ensuite générer une phase évolutive ultérieure.

Une renaissance sociale, humaine et économique est nécessaire de toute urgence.

FEDERICO FERRARO présente une réflexion sur la condition actuelle de l’Homme social, plongé dans un cadre existentiel caractérisé par l’incertitude et la précarité, non seulement à cause du phénomène pandémique connu sous le nom de Covid.

Depuis longtemps, le monde du travail manque de dynamiques productives qui permettent une bonne intégration des jeunes.

Les jeunes apparaissent de plus en plus fragiles et insécurisés, contraints de vivre et de subir des difficultés économiques et sociales croissantes, de plus en plus en contraste avec les messages “sociaux” qui présentent des modèles de réussite apparente en totale contradiction avec les réalités de la vie quotidienne.

La dérive sociale générée par ces représentations se traduit par un processus croissant de marginalisation qui amplifie non seulement une résignation permanente mais aussi une distorsion inévitable et pernicieuse des valeurs et principes communs.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est urgent d’avoir dans la société et dans les collectivités des “figures de proue” de haut niveau et de grande envergure, capables de susciter le réveil tant attendu des consciences endormies et de contribuer à mettre l’humanité sur la voie d’une nouvelle “Renaissance” de l’individu et de ses valeurs.

BONNE LECTURE
Le directeur
Prof. Francesco Campo

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ÉDITORIAL du 23 janvier 2022

Dans ce numéro, The Global Review, présente les trois articles suivants

Prof. David Yerushalmi
Dr. Avraham Levi
Prof. Enea Franza

 “Facteurs d'”exogénéité” dans l’économie”.
DAVID YERUSHALMI, historien et auteur estimé de notre Revue, présente une définition des systèmes économiques modernes.
Dans sa reconstruction, l’auteur souligne qu’actuellement, un type d’économie “exogène” s’est imposé, c’est-à-dire fondé sur l’accumulation du capital et de la richesse produite, dans la disponibilité de quelques sujets.

En synthèse extrême, la demande de biens provient essentiellement de la structuration de l’offre, ce qui signifie que les consommateurs achètent normalement ce que les entreprises décident de produire en toute autonomie, en cherchant presque exclusivement à maximiser leurs profits.

Les producteurs s’efforcent donc de “générer” de nouveaux besoins, bien que non essentiels, par le biais de campagnes de marketing efficaces et insidieuses.

Il s’ensuit donc que la production ne cherche pas à satisfaire les besoins de consommation, qui émanent “spontanément” du public, mais poursuit la maximisation des profits.

Par conséquent, l’économie perd sa caractéristique naturelle “endogène” (interne) du système social pour devenir “exogène” et donc une structure productive orientée vers l’enrichissement de groupes restreints plutôt que vers la satisfaction des besoins réels de la communauté et donc vers la diffusion de la richesse dans chaque classe sociale.

L’auteur espère donc une transformation innovante qui rende l’économie “endogène”, au service de l’ensemble du corps social, en liant sa capacité de croissance à la demande générée par les consommateurs plutôt que par l’augmentation de l’apport de capital technique dans la production.

Le peuple élu
AVRAHAM LEVI nous présente une analyse théosophique intéressante sur la définition de “peuple élu”, sans nécessairement faire référence à une race, une ethnie, un groupe ou une religion.

Il part de l’hypothèse que chaque homme est une “cellule”, partie intégrante d’un grand Organisme, représenté par l’ensemble de l’humanité ; il s’ensuit que si les cellules individuelles pervertissent leur fonctionnement, ou leur orientation par rapport à la finalité originelle, l’Organisme compris comme une unité mettra en place une série d’activités visant à “expulser” les cellules “malades” qui ne sont plus en harmonie.

C’est ce qui se produit lorsque les hommes perdent leur orientation vitale vers le respect des lois fondamentales qui sont à la base de l’existence même de l’univers et des individus : la loi naturelle “gravée” dans le cœur de chaque individu.

C’est pourquoi le Père céleste, le Créateur, l’Unique et l’Éternel, est intervenu dans une phase spécifique de l’évolution, donnant à l’humanité le “fil d’Ariane” nécessaire pour trouver la sortie du labyrinthe dans lequel elle était emprisonnée. Et ce fil est représenté par les Tables de la Loi données à l’homme de Dieu, Moïse, sur le mont Sinaï, d’où sont issus les cinq livres du Pentateuque, partie essentielle de la Bible elle-même.

Le “peuple élu” de Dieu est donc l’ensemble des hommes qui, délivrés de la dépravation  et de la perversion, choisissent consciemment d’inspirer leur vie aux principes fondamentaux de la Loi gravée clairement dans le cœur de tout être vivant.

“La Route de la Soie”
ENEA FRANZA, l’auteur de la revue, économiste de renommée internationale, directeur de la CONSOB, présente, à partir de son prestigieux observatoire institutionnel, une analyse de la Route de la Soie, en partant de certaines réactions provoquées par le projet chinois dans le système italien, pour ensuite souligner les complexités beaucoup plus générales qui se créent lorsque les différents pays occidentaux entrent en contact avec le Pays du Dragon et les valeurs qui constituent sa conscience et son identité.

Il reconstruit un scénario extrêmement précis et analytique de ce qui apparaît de plus en plus comme l’expression d’une politique agressive et mondialiste. Dès les premiers instants, les institutions et les sujets vérifient, même dans leur approche de la seule Chine, une diversité structurelle qui subvertit les règles et les méthodes autour desquelles les pays qui composent le système occidental ont construit leur existence. Ce qui met immédiatement en évidence la complexité, et la diversité culturelle amplifie les différences et les divergences qui appellent toujours plus de prudence, car les criticités de plus en plus évidentes, si elles ne sont pas gérées avec prudence et clairvoyance, pourraient bouleverser l’ordre qui régit le monde et générer ainsi un conflit général incapable de s’arrêter au seul niveau culturel. C’est la complexité inhérente à la non-négociabilité de certaines valeurs qui contribue de manière décisive à creuser le fossé entre des sociétés complexes aussi éloignées et différentes, qui sont immédiatement obligées de démontrer dans la pratique leur volonté de construire des approches vertueuses capables de générer des valeurs positives, un développement économique et des voies communes capables de réduire significativement les tensions entre les blocs. Cependant, il est nécessaire de prêter une oreille attentive et consciente à un projet historique que Pékin est en train de mettre en œuvre, et qui conditionnera inévitablement tout le cadre économique et politique de la planète.

BONNE LECTURE
Le Directeur
Prof. Francesco Campo

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Éditorial du 6 janvier 2022

Dans ce numéro, The Global Review, présente les trois articles suivants

Prof. Moshe David Touitou
Binah
Dr. Evaldo Crisante

 “L’autonomie monétaire, un acte de perversion de l’ordre économique.”
MOSHE DAVID TOUITOU, dans cet ouvrage, analyse les conditions caractérisant la circulation de la monnaie dans cette phase historique, en soulignant les qualités essentielles de la monnaie légale à travers la reconstruction d’une synthèse historique efficace.

Selon cette représentation, la monnaie devient un instrument essentiel dans la vie économique des peuples car elle remplit une fonction irremplaçable en “mobilisant” la Valeur produite, et en permettant ainsi sa répartition entre les participants à la production.  Cela implique qu’elle assume une fonction d'”intérêt public” et donc une centralité absolue dans la vie des nations contemporaines.

Les choix politiques qui ont transféré le “pouvoir d’émettre de la monnaie” aux Banques Centrales, institutions qui opèrent dans la sphère du droit privé et qui, par nature, recherchent le profit, semblent être pleins de critiques, conférant au fil du temps une indépendance et une autonomie de plus en plus absolues par rapport au pouvoir politique, seul artificier légitime du gouvernement des États.

Médisance  et calomnie : le professionnel de la haine”.
BINAH décrit le professionnel de la haine, l’homme qui hait gratuitement pour le plaisir de nuire à son prochain ; l’homme qui passe sa vie à essayer de détruire tous ceux qui ont une vision différente de la vie et des choses dans le monde.

L’auteur affirme que la haine “n’est pas le contraire de l’amour”, mais représente “la négation de la vie elle-même”.

C’est la raison pour laquelle la capacité de réflexion et d’analyse est inéluctablement altérée chez l’homme qui hait.

Son énergie est principalement dirigée vers la moquerie et la calomnie afin de nuire à son adversaire, plutôt que vers une représentation véridique et rationnelle de la réalité. L’auteur définit la haine gratuite comme la forme la plus élevée de la folie.

“Santé et nutrition”
EVALDO CRISANTE, médecin et érudit de grande expérience, avec cette contribution essaie de transmettre au lecteur une conscience nécessaire pour l’organisation d’un régime sain et efficace.

Il convient de réduire l’attention obsessionnelle portée à la quantité de calories ingérées afin de parvenir à une alimentation correcte et saine.

La règle principale qui doit sous-tendre une approche diététique correcte doit être orientée vers la recherche d’un apport équilibré d’aliments afin d’assurer le bon fonctionnement du “moteur biochimique” qu’est notre organisme.

Le métabolisme énergétique, lié à la prise alimentaire, peut être évalué à l’aide de certains indicateurs de risque paramétrables en vue d’éventuelles alertes relatives à certaines pathologies telles que les maladies du système vasculaire.

Les erreurs diététiques les plus fréquentes sont attribuables à la consommation excessive de certains aliments, comme c’est souvent le cas avec les régimes hyperprotéinés et hyperlipidiques.  À cet égard, l’auteur suggère de prêter une attention constante à la “qualité” des aliments afin d’éviter les carences flagrantes dans l’apport des substances nécessaires à une alimentation essentiellement saine et correcte.

BONNE LECTURE
Le directeur
Prof. Francesco Campo

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Éditorial

Éditorial du 20 décembre 2021.

Dans ce numéro, The Global Review, présente trois articles.

  • Prof. Davide Aronne, sociologue
  • Prof. Simon Moshe Cohen, Philosophe
  • Joelle Touitou, experte en économie du développement.

“La démocratie est-elle la meilleure forme de gouvernement ?”

Dans son ouvrage, DAVIDE ARONNE analyse les formes possibles de Gouvernement qu’une Nation moderne peut adopter, en démontrant que la “démocratie parlementaire”, même imparfaite et à certains égards déficiente, ne peut être considérée que comme la meilleure forme de gestion de l’Administration publique et des Communautés qui y vivent.

En vérité, l’humanité actuelle a un niveau de développement intérieur insatisfaisant, avec une forte prééminence de la sphère privée et de l’ego individuel, et par conséquent, le soi-disant “Gouvernement des meilleurs” n’est en réalité rien d’autre que l’expression et l’affirmation du pouvoir des plus forts, de ceux qui prévalent dans la communauté et le sens éthique collectif, non pas parce qu’ils ont de réels talents mais en raison de leur comportement prévaricateur et criminel. L’auteur expose sa vision “utopique”, dans laquelle la forme idéale de gouvernement serait une Technocratie des meilleurs, dont l’ADN serait composé d’individus au développement intérieur le plus élevé, capables de placer l’intérêt de la Nation au-dessus de leurs propres intérêts et qui, en réalisant le “bien commun primaire”, construisent leur propre bien personnel.

Dans les sociétés modernes, ce “gouvernement éclairé” n’est pas encore en mesure de trouver son prolongement dans la réalité, et c’est pourquoi toute tentative de changer le destin des Nations et des Peuples s’est avérée jusqu’à présent illusoire et infructueuse.

“Au-delà du bien et du mal”.

SIMON MOSHE COHEN nous confronte aux concepts du “bien et du mal”, selon une approche inhabituelle qui construit un raisonnement de type philosophique et amalgame ses conclusions selon une perspective spirituelle et théosophique.

Pour le commun des mortels, le “mal” est représenté par l’ensemble des obstacles au progrès quotidien de l’existence et par une disponibilité insuffisante des ressources en raison de ses propres désirs ; au contraire, le “bien” est identifié à une vie confortable et riche en pouvoir social.

Au contraire, l’approche du thème que l’on trouve dans les principales religions monothéistes, ainsi que dans la Sagesse antique, vise à enseigner que les difficultés de l’existence peuvent apporter une grande richesse intérieure, si elles sont acceptées avec l’esprit du “juste” et de celui qui “croit”.  Celui qui affronte la vie selon cette perspective intérieure se place “au-delà du bien et du mal”.

Et le karma, avec ses lois inexorables, met l’homme face à un dilemme : payer le “prix” de ses propres erreurs dans la vie matérielle ou récolter des fruits propices et délicieux grâce à un comportement qui ne porte pas atteinte aux prérogatives des autres.

 “L’éducation correcte de l’homme permet de vaincre l’agression, le véritable mal de la société moderne.”

 JOELLE TOUITOU aborde la question de la concurrence sociale dans les économies modernes.

La première conclusion qui s’impose est que la compétition se transforme trop souvent en agression, révélant par une opposition antagoniste, deux groupes sociaux : les agressés, généralement succombants, et les agresseurs dominés par un ego individuel fort. Cette criticité, de plus en plus répandue, entraîne des lacérations sociales fortes et articulées, qui tendent inévitablement à accroître l’anomie sociale et ses conséquences plutôt qu’à générer harmonie et solidarité.

Une solution efficace doit être recherchée dans le modèle éducatif, qui doit viser à développer l’empathie chez les individus, c’est-à-dire la sensibilité aux besoins et aux prérogatives des autres.

L’antagonisme et l’agressivité sont parmi les conséquences les plus dangereuses du développement économique différent de peuples caractérisés par un manque de ressources ; cette dotation différente de moyens et de ressources génère donc des conditions existentielles qui favorisent la croissance d’attitudes agressives, qui semblent nécessaires pour ne pas succomber complètement dans la dynamique sociale et économique.

L’agressivité transformée en “esprit de collaboration” et la compétitivité en “solidarité” pourraient devenir les outils les plus appropriés pour construire un processus éducatif visant à atteindre une société plus équilibrée et équitable, condition sine qua non pour l’affirmation pleine et consciente d’une politique de développement, orientée vers le bien-être de tous les peuples et individus de la planète.

BONNE LECTURE
Le directeur
Prof. Francesco Campo

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Éditorial

Éditorial du 6 decembre 2021

Dans ce numéro, The Global Review, présente trois propositions.

♦ Dr Bruno Chastonnay
♦ Prof. Moshe David Touitou
♦ Prof. Nicolino De Pasquale

Marchés : les mots sont plus forts que les actes

BRUNO CHASTONAY propose une analyse lucide et rationnelle des marchés financiers mondiaux, qui présentent des incertitudes de plus en plus inquiétantes.

L’activité spéculative domine, par le biais de véritables “délits d’initiés”, qui semblent inexplicablement négligés par les autorités de surveillance. Le tableau est extrêmement préoccupant car il apparaît de plus en plus clairement que les banques centrales sont également impliquées dans le jeu.
Il est plausible que l’on élabore des scénarios dans lesquels de graves crises systémiques pourraient survenir et affecter et détruire une grande partie de l’épargne privée. Le cadre de référence se complique encore si l’on considère que lorsque l’économie présente une augmentation marquée des prix en même temps qu’une réduction de la consommation, nous sommes en présence de la redoutable “stagflation”, qui accompagne inévitablement les processus de récession, rendant l’avenir des épargnants et des citoyens de nombreuses nations de plus en plus complexe, au-delà des fausses informations savamment construites diffusées par les médias du régime.

Du chaos vient l’ordre

MOSHE DAVID TOUITOU dresse une analyse sociale et morale de la situation mondiale, à la lecture de laquelle il apparaît que “…l’humanité’ avance rapidement vers l’Abîme”.

Le chaos domine chaque contexte et l’homme court après la vanité et l’orgueil, sans tenir compte de sa propre essence intérieure et de la nature qui l’entoure.
L’auteur identifie la solution pour mettre fin au désordre ambiant et entamer une reconstruction du sens dans un acte d’humilité de l'”humanité”, qui pourrait chercher de nouvelles directions à travers l’étude des Saintes Écritures.
Néanmoins, l’auteur suggère que les Textes sacrés nous rappellent que du chaos et de la perversion naîtront l’Ordre et l’Harmonie, puisque le désordre est une partie constitutive du Grand Plan, ainsi qu’une phase transitoire nécessaire pour “tamiser” les éléments qui le composeront.

Que signifient vraiment Zéro et Infini

NICOLINO DE PASQUALE développe une analyse originale des concepts de “zéro et d’infini”.

Il démontre rigoureusement, en s’appuyant sur des sources historiques qualifiées, que “le zéro, compris comme le néant, est un simple fruit de la racine athée perverse” ;
Il s’agit d’un concept de pure fantaisie, totalement dépourvu de toute référence à la dynamique complexe de l’Univers.
Dans son étude, il cite l’analyse de grands savants du passé, comme Fibonacci, qui, dans sa succession numérique, excluait le zéro et incluait deux fois le chiffre un, “pour souligner l’unicité de chaque être vivant”.
L’auteur nous apprend que les civilisations précolombiennes andine et mésoaméricaine, ainsi que les civilisations méditerranéenne, nuragique et égyptienne, ignoraient délibérément le “zéro” et l'”infini”, faisant un usage intensif des “échelles exponentielles”. Dans cette reconstruction, donc, l’infini, comme le zéro, se révèle être une fantastique absurdité.
Ces concepts démontrent donc une très forte limitation de l’esprit humain, qui est incapable de saisir les dimensions des Quantités existant dans la nature, démontrant ainsi sa propre incapacité à interpréter l’immense complexité de la Nature.

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Le Directeur
Prof. Francesco Campo

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Éditorial du 22 novembre 2021

Dans ce numéro, The Global Review, présente trois propositions.

  • -Osho
  • -Vertigo
  •  Dr. Carlo Fabrizio Carli 

La prière: Notre  Père 

OSHO présente une exégèse originale de la prière chrétienne du “Notre Père”.

En s’appuyant sur les sources de l’Ancien et du Nouveau Testament, l’auteur présente une analyse interprétative des mots “Notre Père … que Ton Nom soit sanctifié …”, en remontant le sens “implicite” du verset, jusqu’au concept spirituel qui veut que les hommes soient une matière constituant le Nom du Père lui-même. D’où le but principal de l’existence et de l’évolution humaine : se sanctifier pour sanctifier le Nom du Père.

Indépendamment de l’interprétation que chaque lecteur peut souhaiter percevoir, nous pensons que le texte représente un fort stimulus pour un moment de réflexion intérieure, guidant l’individu à travers une complexité de plus en plus dramatique. 

 L’Italie trahie 

VERTIGO pousse son cri de douleur face à la situation générale confuse et incertaine dans laquelle se trouve actuellement l’Italie.

Il voudrait devenir un stimulant et un encouragement pour une conscience publique et privée à réagir à l’état des choses, et ne pas tomber dans la résignation face à ce qui est un chaos et un déni de tout principe de droit naturel. Il est vital que la dignité humaine ne succombe pas à l’anéantissement qui résulterait de la réduction de l’individu à l’état d’atome d’un système économique destiné à consommer une partie infinitésimale de ce qu’il produit, privé de toute connaissance et de toute structure identitaire culturelle. 

Art ultime : culte de la nouveauté ou dérive nihiliste ?

 CARLO FABRIZIO CARLI présente une intéressante réflexion critique sur le contenu de l’art contemporain.

Elle découle des suggestions évoquées par les propos d’un célèbre collectionneur et marchand d’art, Saatchi, qui a déclaré que “le marché de l’art est souvent un bluff et que de nombreuses œuvres sont de mauvaise qualité”.

L’auteur reconstitue le sens de cette dérive, en la situant à la fin du XVIIIe siècle et en y reconnaissant certains des éléments constitutifs du processus de diffusion de la pensée des Lumières, qui a accentué sa force au cours des deux dernières guerres mondiales.

En particulier, Carli stigmatise, dans l’art contemporain, le manque d’intérêt pour la “beauté”, comprise comme “splendor Veritatis” ou plutôt comme la manifestation triomphante de la Vérité.

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Le Directeur

Prof. Francesco Campo