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Politique et Diplomatie

La manipulation des idées des citoyens.

Dans les nations modernes, le système électoral est en réalité truqué, principalement parce que la majorité des partis concurrents sont prêts à trahir l’électorat dès leur arrivée au pouvoir, étant donné qu’ils sont compromis avec la classe dirigeante représentée par 1 % de la population.

Ce processus de dénégation régulière des attentes des électeurs est attesté par les résultats des sondages dans tous les pays dits démocratiques, qui montrent qu’il existe de grandes divergences entre les souhaits des électeurs et les actions du gouvernement.

Cette situation entraîne le “paradoxe de l’électeur“, qui est incité à prendre part au vote en raison d’une notion mal comprise de “vertu civile”, souvent habilement inculquée par des campagnes d’information trompeuses.

Et en fait, il n’arrive pas souvent que le vote individuel soit vraiment crucial pour un changement de cap substantiel du régime (Duncan Black 1948 et Anthony Downs 1957).

Bien sûr, avec le temps, il y a aussi l’érosion de l’adhésion à ces comportements soi-disant socialement vertueux, dénoncée par un absentéisme croissant dans la participation au vote.

Ce phénomène favorise d’autant plus les dominateurs que l’armée des “parasites”, c’est-à-dire ceux qui vivent sur le dos de ceux qui produisent réellement la valeur de la Nation, se déplace comme un groupe bien “entraîné”, orientant son vote vers tel ou tel parti jugé plus prodigue en matière de favoritisme et, donc, envers la partie de la classe politique soumise aux dominateurs.                                                                                                                                                                                                             Ce comportement est associé à une série d’actions visant à influencer l’opinion de la majorité restante de l’électorat, par la formation d’une sorte d'”illusion” sur sa propre capacité à influencer réellement le destin du pays.

La capacité dans l’art du mensonge consiste en fait à essayer de convaincre les masses que les intérêts dominants des dominateurs coïncident avec leurs attentes (Frank TH., 2004).  Il en est ainsi pour toutes les grandes questions économiques, puisque la bataille politique se fait principalement pour décider du sort de la direction des flux de richesse dans la Nation.

Ainsi, nous avons ici le principe du ciblage de l’inflation (contrôle du niveau de l’inflation), grâce à la conviction largement répandue, également parmi les opérateurs professionnels, que cet objectif conduit à un plus grand équilibre dans la distribution des revenus, ce qui parfois est exactement le contraire.

Ou le dénommé  “fétiche” du déficit qui postule une plus grande efficacité économique du système, et donc, plus de croissance, en présence d’une contraction des dépenses publiques et d’une augmentation de la fiscalité, qui, dans la norme, se révèle être à la charge des classes les moins aisées, avec pour résultat d’accentuer les phases récessives du cycle de la valeur.

 Tout comme la diffusion de la conviction que la déréglementation des marchés conduit à des conditions de compétitivité réelle et, par conséquent, de bien-être économique croissant, alors qu’en réalité, l’une des causes principales de l’accroissement des inégalités doit être recherchée dans la défaillance des marchés et dans une absence substantielle d’activité réglementaire efficace de la part des institutions publiques.

Les exemples donnés sont une représentation concrète de la manière dont la “propagande” du régime et la diffusion d’informations fallacieuses peuvent affecter le contenu de l’opinion publique et aussi celui des “initiés”.

 Comme Socrate l’a déclaré “… il n’y a qu’un seul mal, l’ignorance… et qu’un seul bien, la connaissance…”. 

Une partie de la littérature ne semble pas avoir de doutes sur le fait que le “marché des idées” est faussé et pas vraiment concurrentiel, une situation prouvée par les obstacles sensibles que rencontrent les citoyens pour obtenir des informations complètes et véridiques (Bagdikian B.H., 2004 ; Mcchesney R.W.,2008).

 Les médias apparaissent de plus en plus sectaires, largement engagés dans la dissimulation d’informations non appréciées par la classe dominante parce qu’elles ne sont pas conformes à leur propre politique de communication, qui vise une opinion publique frauduleuse et la diffusion de données et de chiffres, le plus souvent manipulés, dans le seul but de cacher la situation réelle du pays et de la politique internationale à la majorité de la population (Galbraith J.K.,1952 ; Della Vigna S.-Kaplan E.,2007 ; Shiffrin A.,2010).

Il s’agit d’une situation typique liée au phénomène connu sous le nom de “pouvoir de l’argent” puisque les énormes ressources engagées dans de telles campagnes de désinformation, par la classe dominante représentant un quota de 1% de la société, produisent des “rendements” bien plus élevés en termes d’avantages économiques (Piven F.F.-Cloward R.A.,1988 ; 1989 ; Burnham W.D.,2010).

Malgré cela, la théorie du “courant dominant” postule que les individus ont des préférences bien définies et des attentes et perceptions tout à fait rationnelles, ce qui constitue une erreur claire et évidente (Paul Samuelson et William Nordhaus).

Les campagnes publicitaires réalisées avec l’utilisation de ressources financières considérables qui, si elles ne présentaient pas une efficacité et une capacité de réponse considérables en termes d’influence du système de perceptions et de comportement conséquent des individus, ne seraient certainement pas mises en œuvre, en sont un exemple.

Au contraire, l'”économie comportementale” soutient que les choix du public ne sont pas du tout rationnels, mais il n’est pas possible de les soumettre à une analyse approfondie et de classer les réactions les plus typiques liées au “moment émotionnel” et aux perceptions personnelles spécifiques de la réalité (Kahneman D.- Tversky A., 2000).

Le phénomène typique est celui de la “fiction de l’équilibre“, selon lequel les individus sélectionneraient les informations en ne retenant que celles qui sont compatibles avec leurs propres croyances pré-constituées ; les autres seraient facilement exclues et donc non retenues dans leur mémoire : cette distorsion est appelée “erreur de confirmation” (confirmatory bias) (Rabin M.-Schrag J.,1999 ; Hoff K.-Stiglitz J.E.,2010).  Bien sûr, si l’on est capable de faire une analyse correcte de la relation entre les perceptions (illusions) et les comportements, il sera possible d’influencer les choix fondamentaux et les idées qui se manifestent chez les individus (Ariely D.,2008).

La théorie appelle “ framing ” la tentative de manipuler le comportement des citoyens en influençant leur système de perception (frames) (Mitchell O.S.-Mottola G.R.-Utkus S.P.-Yamaguchi T.,2009).

Le résultat de ces activités (frames) est une double manipulation de la société :

  1. d’une part, à des fins économiques par le biais de campagnes publicitaires visant à former des besoins de consommation éphémères et illusoires, en ce qui concerne leur capacité réelle à assurer un niveau de qualité de bien-être adéquat ;
  2. (d’autre part, à des fins politiques, pour diffuser des idées qui créent les conditions pour que les orientations de l’opinion publique coïncident principalement avec les objectifs et les intérêts des dirigeants (Lakoff G.,2004).

Par conséquent, le framing postule une campagne d’information déformée visant à influencer les perceptions des individus de manière à modifier leur capacité à interpréter correctement la réalité, comme par exemple

  1. l’illusion que l’inégalité n’est pas si accentuée ;
  2. ou que cette inégalité est légitimée par le système méritocratique ;
  3. ou que l’intervention du gouvernement dans l’économie ne peut que porter atteinte au mécanisme de la concurrence parfaite, le seul capable d’assurer le bien-être collectif ;
  4. ou que les sauvetages opérés par le gouvernement en faveur des banques et autres grandes institutions commerciales privées sont justes et indispensables, bien qu’ils découlent des conséquences d’attitudes typiques de l'”aléa moral”, d’où provient le phénomène indésirable de la “privatisation des profits et de la socialisation des pertes” (too big to fail), une réalité toujours présente dans le capitalisme de tous les temps (Robins N., 2006).

Les idées dominantes, par contre définies comme “l’opinion publique”, ne sont donc pas le résultat d’une information libre et parfaite, avec pour conséquence que la dénommée “bataille des idées” ne se déroule pas sur un pied d’égalité entre les dominateurs et les dominés.

Les sociétés peuvent donc rester “bloquées” dans les mécanismes typiques de la “fiction de l’équilibre”, c’est-à-dire dans un système de croyances et d’opinions totalement étranger à la réalité, qui ne peut évoluer vers la “vérité” que si l’information devient symétrique et véridique : de cette façon, une grande distance est déterminée entre le “pays réel” et l’opinion publique des masses.

Il existe une approche théorique qui considère qu’il est possible, même dans de tels contextes de raréfaction de la “vérité”, de déterminer un tournant critique vers le dépassement du “bloc” dû à la fiction de l’équilibre, afin de procéder à une ouverture des idées vers un processus évolutif “naturel”, selon lequel chaque individu perçoit le monde en raison de son propre modèle de commodité ou de gain personnel : en d’autres termes, pourquoi “ont-ils intérêt à le comprendre” ? (Dawkins R.,1982 ; 2006;2016).  

Anche l’istruzione svolge un ruolo essenziale nel plasmare le percezioni degli individui, come per esempio le cognizioni che gli  economisti hanno della equità e che si mostrano sensibilmente discoste  da quelle degli altri individui, o l‘opinione  dei  medici e degli operatori sanitari in genere circa l’efficacia della farmacologia  rispetto alla medicina cosiddetta “naturale”.

L’éducation joue également un rôle essentiel dans la formation des perceptions des individus, telles que la perception de l’équité par les économistes, qui diffère sensiblement de celle des autres individus, ou l’opinion des médecins et des professionnels de la santé en général sur l’efficacité de la pharmacologie par rapport à la médecine dite “naturelle”.

Il existe des exemples dans toutes les parties de la planète qui confirment la tentative continue des appareils d’État de transmettre le contenu de l’éducation vers une perception du modèle social et politique qui s’harmonise mieux avec les objectifs du régime dominant.

La classe dirigeante s’est également engagée à promouvoir des activités de formation visant à diffuser certaines idées auprès d’individus appartenant à certaines classes professionnelles, comme c’est le cas aux États-Unis où une certaine partie de la doctrine politique et économique a tenté d’influencer la formation des magistrats et du personnel travaillant dans le secteur judiciaire, afin de les rendre plus sensibles à certaines idées typiques du “néolibéralisme” (Miller J.J.,2006).

D’un point de vue anthropologique de l’analyse, il faut dire que la révolution des idées sera toujours possible dans les sociétés de tous les temps. 

Mais la présence parmi les hommes d’individus dotés d’une forte autonomie de pensée est nécessaire, dans la mesure où ils ne sont pas passivement réceptifs aux idées dominantes, c’est-à-dire objets de diffusion par les activités de propagande de la presse du régime et qu’ils assument l’aspect d’un “bloc” idéologico-social qui conditionne la vie et l’organisation des Nations.

L’homme moyen, en vérité, ne présente pas une capacité suffisante de pensée autonome, de sorte qu’il fait siennes les idées qui prévalent dans l’opinion publique en l’absence de toute capacité de discernement et d’analyse réelle.

Au contraire, ceux qui, parmi les masses, ont développé une capacité personnelle d’analyse critique et de sensibilisation cherchent de meilleures solutions à la réalité à travers l’étude et l’analyse d’hypothèses et de modèles, y compris théoriques, qui ont l’avantage de proposer des scénarios alternatifs à l’organisation sociale, politique et économique dominante.

Ces individus peuvent “capturer” dans le monde des idées abstraites, et non connues de la majorité des hommes, des solutions et des modèles de vie totalement différents et meilleurs que ceux qui prévalent et sont imposés par le régime à des fins de domination et d’oppression.

Contre de tels individus, il n’existe pas d’appareil répressif efficace, puisque la pensée ne peut être tuée ayant la possibilité de se répandre librement dans “l’éther” et étant dans la disponibilité de tout esprit capable de la capturer puisqu’elle a été développée jusqu’à ce point.

Il est clair que même le meurtre ne peut vaincre cette forme de révolution pacifique, puisque l’idée survit à son auteur, comme en témoigne bien l’histoire de la pensée humaine.

 Il sera alors possible d’atteindre un point critique où le nombre d’hommes qui s’approprieront ces idées prendra une ampleur suffisante pour faire prévaloir la force de ce courant de pensée dans l’éther : ce sera le moment dans le temps et dans l’espace où la majorité fera siennes ces idées, posant ainsi les bases réelles d’un changement profond de l’organisation sociale.

Le monde contemporain approche rapidement de ce tournant critique.

C’est dans cette perspective que les grands penseurs de tous les temps ont transformé leurs pensées en œuvres littéraires et philosophiques, offrant une contribution efficace à l’évolution et au progrès de l’humanité.

 Et c’est dans cette perspective que le soussigné a développé ce travail et ses précédents.   

Aujourd’hui, dans les principales nations de la planète, un processus de “privation des citoyens” de leur droit de vote est en cours, visant, d’une part, à rendre leur participation au vote substantiellement inefficace ou à mettre des obstacles pour leur en interdire l’accès (Keyssar A.,2000 ; 2012 ; Serwer A.,2012), et, d’autre part, à dépouiller les États-nations de leur souveraineté en matière de politiques économiques, budgétaires et monétaires, comme c’est certainement le cas dans les pays de la zone euro.

Il en résulte un grave déficit démocratique qui est absolument inacceptable, puisque les actions des gouvernements sont soumises aux intérêts des dirigeants, par le biais du pouvoir des technocrates, plutôt qu’aux attentes légitimes des citoyens.

Dans de tels scénarios, le grand capital financier prend le contrôle total de la situation mondiale, grâce au processus de mondialisation qui permet d’activer deux leviers principaux :

  • la délocalisation de la production, grâce à la libre circulation des capitaux et des biens ;
  • et du pouvoir politique ; un exemple clair de ce dernier phénomène est représenté par la situation des pays qui ont enregistré une forte augmentation de leur dette extérieure. Dans ce cas, il y a une perte de “contrôle” sur leur destin économique et social, puisque les créanciers imposeront leurs intérêts dans la définition des principales politiques du pays, telles que les politiques économiques, fiscales et budgétaires, ou les politiques réglementaires du travail, ainsi que la libération de la circulation des capitaux et des biens à la liberté d’établissement pour les banques étrangères, ainsi que les processus de privatisation forcée, des morceaux alléchants pour le capital à la recherche de rendements plus élevés : le cas de la Grèce en est un exemple clair (Peel Q.,2011).

C’est l’histoire d’une ancienne politique d’occupation, adoptée depuis l’époque de la colonisation aux XVIIIe et XIXe siècles, aujourd’hui transformée en une action apparemment plus élégante parce que l’intérêt des créanciers est fortement poursuivi par l’action des institutions internationales, telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, et dans certains cas la soi-disant troïka européenne, dont les membres ne sont pas élus, dans un grave déficit de démocratie aggravé par le fait qu’ils sont les représentants d’une dangereuse classe de technocrates-parasites totalement asservis à la puissance dominante (Ostry J.D.,2010 Rodrik D., 2011).

Cette dernière tire en effet sa force de l’endettement des pays pauvres afin d’infliger aux populations locales une plus grande pauvreté présente et future, sûre ainsi de renforcer et de préserver à temps leur domination et une situation d’avantage qui génère un enrichissement indu (Hale D.,2003).

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Politica e Diplomazia

La manipolazione delle idee dei cittadini.

Nelle Nazioni moderne il sistema elettorale è in verità truccato, principalmente in ragione della circostanza che la maggioranza dei partiti  in concorrenza sono pronti al tradimento dell’elettorato non appena giunti al potere, compromessi  come sono con la classe dominante rappresentata dall’1% della popolazione.

Tale processo di regolare negazione delle attese degli elettori è comprovato dai risultati  dei sondaggi in tutti i Paesi cosiddetti democratici, che mostrano l’esistenza di ampie discrepanze tra gli auspici dei votanti e le azioni condotte dal Governo.

Da tale situazione  risulta  il “paradosso dell’elettore”, il  quale  è indotto  a partecipare al voto in ragione di un mal compreso concetto di “virtù civile”, spesso inculcato ad arte da campagne informative distorte.

Ed in effetti, non accade di frequente che il voto individuale sia realmente cruciale per un cambio di rotta sostanziale del regime (Duncan Black  1948 ed Anthony Downs 1957).

Naturalmente, nel tempo si assiste all’erosione anche dell’adesione  a tali supposti comportamenti di virtù sociale, denunciata  da un assenteismo crescente nella partecipazione al voto.

Tale  fenomeno  avvantaggia ancor più i dominatori  giacché  l’esercito dei “parassiti”, ovvero di  coloro che vivono alle spalle di chi produce realmente il valore della Nazione, si muove come un gruppo  ben “addestrato”, orientando il proprio voto verso questo o quel partito giudicato più prodigo  nelle proprie  elargizioni  clientelari e quindi verso quella parte della classe politica soggiogata ai dominatori.

A tale comportamento  si  associano  una serie di azioni  volte ad  influenzare l’opinione  della restante maggioranza degli elettori, mediante la formazione di una sorta di “illusione” circa la propria capacità di incidere realmente sulle sorti del Paese.

L’abilità nell’arte della menzogna consiste infatti nel tentativo  di convincere le masse che gli interessi prevalenti dei dominatori coincidano con le loro aspettative(Frank TH., 2004).  E’ così  con riferimento a tutte le principali questioni economiche, poiché la battaglia politica si fa principalmente per decidere le sorti della direzione  dei flussi di ricchezza nella  Nazione.

E dunque, ecco imperare il principio dell’inflation targeting (controllo del livello d’inflazione), grazie alla diffusa convinzione,  anche tra gli operatori professionali, che da tale obiettivo  discenda  un maggiore equilibrio nella distribuzione del reddito, cosa che invece può essere esattamente di segno opposto.

Oppure il cosiddetto “feticcio” del deficit  che postula una maggiore efficienza economica del sistema, e quindi più crescita, in presenza di una contrazione della spesa pubblica e di incremento della tassazione,  che nella norma si mostra a carico delle classi meno abbienti, con il risultato di accentuare le fasi recessive del ciclo del Valore.

Così come la diffusione del  convincimento che la deregolamentazione dei mercati porti a condizioni  di reale concorrenzialità e quindi di benessere economico crescente, quando in  realtà  una delle principali cause dell’aumento  delle diseguaglianze va proprio ricercata nel fallimento dei mercati ed in una sostanziale assenza di un’efficace  attività regolatrice da parte delle Istituzioni pubbliche.

Gli esempi riportati sono una rappresentazione concreta di come la “propaganda” di regime e la diffusione di un’informazione fallace possa incidere sui contenuti della pubblica opinione ed anche di quella degli “addetti ai lavori”.

Come Socrate ammoniva “… esiste un solo Male, l’ignoranza … ed un solo Bene, la conoscenza …”. 

Parte della  Letteratura non sembra avere dubbi sul fatto che il “mercato delle idee” sia distorto e non realmente competitivo, situazione comprovata dai sensibili ostacoli  per i cittadini ad attingere informazioni complete e veritiere (Bagdikian B.H, 2004; Mcchesney R.W.,2008).

 I mezzi d’informazione appaiono sempre più faziosi, sostanzialmente impegnati ad occultare le notizie non gradite alla classe dominante perché non in linea con la propria politica comunicazionale che si pone  fini di frode della pubblica opinione e la diffusione di dati  e cifre il più delle volte manipolati,  con il solo  scopo  di nascondere la reale situazione del Paese e della politica internazionale  alla maggioranza della popolazione (Galbraith J.K.,1952; Della Vigna S.-Kaplan E.,2007; Shiffrin A.,2010).

E’ una tipica situazione connessa al  fenomeno conosciuto con il termine di “potere del denaro” giacché le enormi  risorse impegnate in tali campagne disinformative, da parte della  classe dominante rappresentativa di una quota dell’1%  della società,  producono dei “ritorni” ben superiori in termini di vantaggi economici (Piven F.F.-Cloward R.A.,1988; 1989; Burnham W.D.,2010).

Ciò non ostante, la Teoria del “mainstream” postula che gli individui  abbiano preferenze ben definite ed aspettative e percezioni pienamente razionali, commettendo un chiaro ed evidente errore (Paul Samuelson e William Nordhaus).

Ne sono un esempio  le campagne pubblicitarie realizzate con l’impiego di ingenti risorse finanziarie  che, se non presentassero una notevole efficace e capacità di risposta in termini  di  influenza del sistema delle percezioni e dei comportamenti conseguenti degli individui, non sarebbero certamente poste in essere.

L’”economia comportamentale” sostiene al contrario che le scelte del pubblico  non siano affatto razionali, ma non per questo non  risulta possibile sottoporle ad un’attenta analisi ed operare una classificazioni delle reazioni più tipiche legate al “momento emozionale”  ed alle specifiche percezioni personali della realtà (Kahneman D.- Tversky A., 2000).

Tipico è il fenomeno della “finzione di equilibrio”, secondo la quale gli individui  selezionerebbero  le informazioni  trattenendo solo quelle che sono compatibili con le proprie precostituite convinzioni;  le altre saranno facilmente escluse e dunque non trattenute nella propria memoria: tale distorsione è detta “errore di conferma” (confirmatory bias)( Rabin M.-Schrag J.,1999; Hoff K.-Stiglitz J.E.,2010).  Naturalmente, se si è in grado di  effettuare un’analisi corretta della relazione intercorrente tra percezioni (illusioni) e comportamenti sarà possibile influenzare le scelte fondamentali  e le idee manifeste negli individui (Ariely D.,2008).

La Teoria  chiama “framing” il tentativo di manipolare i comportamenti dei cittadini influenzando il loro sistema di percezioni  (frames) (Mitchell O.S.-Mottola G.R.-Utkus S.P.-Yamaguchi T.,2009).

Il risultato di tali  attività (frames) è quello di una duplice manipolazione della società:

  1. da una parte, a fini economici mediante campagne pubblicitarie finalizzate alla formazione di bisogni di consumo effimeri ed illusori, per ciò che attiene alla loro reale capacità  di assicurare un adeguato  livello qualitativo di benessere;
  2. dall’altra, a fini politici, per diffondere idee che pongono le condizioni affinché gli orientamenti  dell’opinione pubblica coincidano  prevalentemente con i fini  e gli interessi dei dominatori (Lakoff G.,2004).

Dunque,  il framing  postula una campagna informativa distorta e finalizzata ad influenzare le percezioni degli individui in modo da alterare la loro capacità di interpretare correttamente la realtà, quale:

  1. l’illusione che la diseguaglianza non sia poi così accentuata;
  2. ovvero che la stessa sia legittimata dal sistema meritocratico;
  3. oppure che l’intervento del Governo in Economia può solo danneggiare il meccanismo della concorrenza perfetta, l’unico capace di assicurare il benessere collettivo;
  4. o che i salvataggi operati dal Governo a favore delle banche e di altre grandi istituzioni private commerciali siano giusti ed indispensabili, non ostante che derivino dalle conseguenze di atteggiamenti tipici del “moral  hazard” (azzardo morale), dal quale origina l’indesiderabile fenomeno della “privatizzazione dei profitti e socializzazione delle perdite” (too big to fail), realtà questa sempre presente nel capitalismo di ogni tempo (Robins N.,2006).

Le idee prevalenti, per altro verso definite “pubblica opinione”, non sono dunque  il risultato di una libera e perfetta informazione,  con la conseguenza che la cosiddetta “battaglia delle idee” non si svolge ad armi pari tra i dominatori ed i dominati.

Pertanto, le società possono restare “bloccate” all’interno di meccanismi tipici della “finzione di equilibrio”, cioè in un sistema di credenze ed opinioni completamente  estranee alla realtà, che potranno evolvere verso la “verità” solo se l’informazione diventa simmetrica e veritiera: si determina in tal modo una grande distanza tra “paese reale” e  pubblica opinione delle masse.

Vi è un’impostazione teorica che ritiene possibile, anche in tali  contesti  di rarefazione della “verità”, determinare un punto critico di svolta verso il superamento del “blocco” dovuto alla finzione di equilibrio, per procedere ad un’apertura delle idee verso un processo evolutivo “naturale”, secondo il quale ciascun individuo percepisce il mondo in ragione del proprio modello di convenienza ovvero di  tornaconto personale:  in altre parole com’è   “nel loro interesse di comprenderlo” (Dawkins R.,1982; 2006;2016).

Anche l’istruzione svolge un ruolo essenziale nel plasmare le percezioni degli individui, come per esempio le cognizioni che gli  economisti hanno della equità e che si mostrano sensibilmente discoste  da quelle degli altri individui, o l‘opinione  dei  medici e degli operatori sanitari in genere circa l’efficacia della farmacologia  rispetto alla medicina cosiddetta “naturale”.

Vi sono esempi in ogni parte del Pianeta che confermano il tentativo continuo degli apparati  statali di veicolare il contenuto della formazione verso una percezione del modello sociale e politico che meglio si armonizzi con gli scopi del regime dominante.

 La classe dei dominatori  si impegna  anche nella promozione di attività formative  finalizzate alla diffusione di determinate idee negli individui appartenenti a certe classi professionali, com’è il caso degli Stati Uniti  dove una certa parte della politica e della dottrina economica cercò di influenzare  il percorso formativo dei magistrati e del personale operante in ambito giudiziario,  al fine di renderli più sensibili  a certe idee tipiche del “neoliberismo” (Miller J.J.,2006).            

In  una prospettiva antropologica dell’analisi, va detto che la rivoluzione delle idee sarà sempre possibile nelle società di ogni tempo. 

Ma si mostra  necessaria la presenza tra gli uomini di individui dotati di forte autonomia di pensiero, nel senso  che essi non siano  passivamente ricettivi delle idee dominanti, vale a dire oggetto di diffusione da parte  delle attività di propaganda della stampa di regime e che assumono l’aspetto di un “blocco” ideologico- sociale che condiziona la vita e l’organizzazione delle Nazioni.

L’uomo medio in verità non presenta una sufficiente capacità di autonomo pensiero, per cui  fa proprie le idee prevalenti nella pubblica opinione  in assenza di ogni capacità di discernimento e di analisi reale.

Al contrario, coloro che  tra la massa hanno sviluppato una personale capacità di analisi  critica e di consapevolezza  ricercano soluzioni  migliorative della realtà, attraverso lo studio e l’analisi  di ipotesi e modelli  anche teorici,  che presentano il vantaggio di proporre scenari alternativi all’organizzazione sociale, politica ed economica prevalente.

Tali individui possono “catturare” dal mondo delle idee astratte, e non conosciute dalla maggioranza degli uomini,  soluzioni e modelli di vita totalmente difformi e migliorativi rispetto a quelli prevalenti ed imposti dal regime a fini di dominio ed oppressione.

Contro tali individui non vi è un apparato repressivo efficace, poiché il pensiero non può essere ucciso  avendo la possibilità di diffondersi nell’”etere” liberamente ed essendo nella disponibilità  di ogni mente capace di catturarlo poiché sviluppata fino a quel punto.

E’ chiaro che neppure l’omicidio può sconfiggere tale forma di pacifica rivoluzione, giacché  l’idea sopravvive al proprio autore, come la storia del pensiero umano ben testimonia.

Allora, si potrà pervenire ad un punto critico in cui la numerosità degli uomini che fa proprie tali idee assume una sufficiente ampiezza per far prevalere nell’etere la forza di tale flusso di pensiero:  quello sarà il momento nel tempo e nello spazio in cui la maggioranza farà proprie  quelle idee, ponendo le basi reali per un profondo cambiamento dell’organizzazione sociale.

Il mondo contemporaneo si approssima velocemente verso tale punto critico di svolta.

E’ in tale consapevolezza che i grandi pensatori di ogni tempo hanno trasformato il proprio pensiero in opere  letterarie e filosofiche, offrendo un efficace  contribuito all’evoluzione ed al progresso dell’umanità.

 Ed è in tale ottica che il sottoscritto ha sviluppato tale lavoro ed i precedenti.   

Oggi è in corso nelle principali  Nazioni del Pianeta un processo di “esautorazione” del cittadino, volto da una parte a rendere sostanzialmente inefficace la sua partecipazione al voto o a porre ostacoli  affinché  ne venga nei fatti negato l’accesso (Keyssar A.,2000; 2012; Serwer A.,2012), dall’altra a spogliare le Nazioni-Stato della propria sovranità in tema di politiche economiche, di bilancio  non che monetarie, com’è certamente nel caso dei Paesi dell’eurozona.

Il risultato è  un grave deficit di democrazia  assolutamente inaccettabile, poiché le azioni dei Governi sono sottomesse agli interessi dei dominatori, per mezzo del potere dei tecnocrati, piuttosto che alle legittime attese dei cittadini.

In tali scenari,  il grande capitale finanziario assume il controllo totale della situazione mondiale, per mezzo del processo di globalizzazione che rende possibile l’attivazione di due leve principali:

  • la delocalizzazione delle produzioni, mediante il libero movimento dei capitali e delle merci;
  • e del potere politico; un esempio evidente di tale ultimo fenomeno è rappresentato dalla situazione  dei Paesi che hanno registrato un forte aumento del proprio debito estero.  In tal caso si determina la perdita del “controllo” sul proprio destino economico e sociale, poiché i creditori  imporranno  i propri interessi nella definizione delle principali politiche del Paese, quali quelle economiche, fiscali e di bilancio, o le politiche  regolamentari  del lavoro, così come la liberazione del movimento dei capitali e delle merci fino alla libertà di stabilimento per le  banche estere, nonché a forzati processi di privatizzazione, succulenti bocconi per il capitale in cerca di più alti rendimenti: il caso della Grecia ne è un chiaro esempio (Peel Q.,2011).

E’ la storia di una vecchia politica di occupazione, adottata sin dai tempi della colonizzazione  del  XVIII°-XIX° secolo, oggi trasformata in un’azione in apparenza più elegante poiché l’interesse dei creditori viene fortemente perseguito attraverso l’azione di Istituzioni internazionali, quali  il Fondo Monetario Internazionale e la Banca Mondiale, ed in alcuni casi  la cosiddetta Troika europea, i cui membri non vengono eletti,  in un grave deficit di democrazia, aggravato dal  fatto che essi sono i rappresentanti di una pericolosa classe di tecnocrati-parassiti  totalmente asservita  al potere dominante (Ostry J.D.,2010; Rodrik D.,2011).

Il quale  a dire il vero trae forza dalle posizioni debitorie dei Paesi poveri per infliggere alle popolazioni locali una maggiore povertà presente e prospettica, sicuri in tal modo di rafforzare e conservare nel tempo il proprio dominio ed una situazione di vantaggio che genera un indebito arricchimento (Hale D.,2003).

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Economia

Fattori di “esogeneità” dell’Economia.

Una Letteratura recente ha fornito un’interessante definizione dei sistemi economici moderni, precisando che a livello planetario s’impone un’Economia di tipo “esogeno”, contrapponendosi all’ordine naturale che si caratterizza al contraro per un sistema della produzione di tipo “endogeno” (Pierangeli M., 2019, su The Global Review).

La sostanziale differenza va ricercata nel fatto che il Prodotto e’ oggi il risultato dell’accumulo del capitale (tecnico) e della crescita conseguente della quota Valore assorbita dai profitti (Economia esogena) anziche’ di un aumento dei consumi (Economia endogena).

Ed in verita’ le masse languono in sostanziale condizione di poverta’, poiche’ i livelli salariali sono nella norma insufficienti per assicurare dignitosi standard di vita economica e per misurare un diffuso risparmio in formazione:  essenziale caratteristica di una vera democrazia economica.

Se la domanda deriva dalla struttura dell’offerta, vale a dire che i consumatori acquistano ciò che è deciso in autonomia dai produttori, l’Economia assume allora il connotato di “esogena”, ovvero esterna alla società delle masse per la soddisfazione dei cui bisogni il sistema della produzione sorge originariamente (Pierangeli M.,2019, su The Global Review).

Un vero e proprio atto di perversione contro l’ordine naturale delle cose.

 Il  fatto e’ che l’offerta, vale a dire la quantita’ di Prodotto, non e’ il risultato di una spontanea domanda di beni proveniente dai cittadini (consumatori finali), bensi’ la concretizzazione di autonomi piani di convenienza economica dei produttori-capitalisti, in ragione dei propri obiettivi di profitto e di accrescimento del Potere di mercato.

 In simili contesti la Teoria della domanda per consumi, fondata sull’utilità marginale dei beni economici, perde la propria efficacia principalmente in ragione della circostanza che gli incrementi di produzione non trovano impulso dalle esigenze dei consumatori   bensì  da autonome iniziative delle imprese, che agiscono in modo da stimolare la ”formazione” di bisogni non  conosciuti dai potenziali acquirenti; i quali sono indotti ad acquistare beni fino ad allora estranei al loro piano di spesa e quindi alla struttura delle preferenze reali effettivamente percepite in termini di utilità (si veda tra gli altri Galbraith J.K., 1952; 1958).

Prodotti che nella norma non sono realmente incidenti sullo standard di vita dell’acquirente e che il più delle volte rappresentano una mera sostituzione di un bene in utilizzo e non ancora obsoleto o tecnicamente logoro.

Pertanto, come affermato  da un’autorevole dottrina “… l’utilità marginale dell’incremento  di prodotto è nulla …”(Galbraith J.K.,1958).

L’Economia assume così un connotato massimamente “esogeno”, poiché totalmente estranea alle reali esigenze dei consumatori.

 La struttura dell’offerta domina allora il sistema economico in modo assoluto e le imprese s’impegnano a “generare” (stimolare) la formazione di bisogni sempre nuovi ma nella norma non essenziali, mediante efficaci campagne pubblicitarie e di marketing, in guisa che esse anticipino nella norma gli investimenti “tecnici” necessari per la produzione dei beni propangandati.

E’ chiaro che viene “ribaltato” il funzionamento del circuito economico originario poiche’ l’uomo non e’ il fine dell’Economia che persegue al contrario un solo principale obiettivo: accrescere la Ricchezza dei detentori del capitale mediante l’accumulo dei profitti.

Il sistema produttivo, in tal modo, si “auto-determina” al solo fine dell’accumulo del Reddito prodotto, assumendo un connotato “esterno” ai reali bisogni della societa’ (Economia esogena). 

In nessun caso o condizione di sistema si potranno porre le basi per una più equa distribuzione della Ricchezza sino a che tali perversi fattori di “esogeneità” non saranno radicalmente rimossi, pervenendo ad una società realmente democratica e fondata sull’equità e la verità. 

A ben considerare i livelli di sviluppo del Valore in formazione conseguiti nell’intera area planetaria, l’uomo ha  già  prodotto ciò che è sufficiente per un’esistenza al di là di ogni precarietà per ciascun individuo, con possibilità di ampia diffusione del risparmio ma soprattutto di una sensibile riduzione delle ore lavoro dedicate alla produzione dei  beni economici, con aumento del “tempo libero” ovvero di risorse da destinare allo studio, all’arte, allo sviluppo della conoscenza in genere e della cultura.

Da tali condizioni nasce una nuova società non più caratterizzata dalla prevalenza ed oppressione  delle altrui prerogative, tipica di una fase di sviluppo primitiva ed ancestrale, nella quale non vi è la supremazia di alcun gruppo sociale poiché fondata sull’equa partecipazione di ogni persona alla vita collettiva in ragione dei propri talenti e capacità.

L’accumulazione d’ingenti risorse in capo a pochi soggetti, di dimensioni tali da non poter essere agelvolmente riutilizzate in nuovi processi di produzione, a fronte d’indicibili condizioni di povertà, di precarietà e miseria umana di miliardi d’individui sull’intera area planetaria, rappresenta un crimine contro l’umanità ed un delitto di portata cosmica che urla vendetta!!!. 

La situazione può essere vinta riconducendo i meccanismi del sistema economico a quelli originali, tipicamente “endogeni” (interni alla società) ovvero producendo cio’ che e’ necessario per la sopravvivenza della razza, secondo l’universale principio dell’equa ripartizione del Prodotto.

E’ tale un’Economia che produce ciò che è realmente necessario per il migliore standard di vita delle popolazioni,  in presenza di un’equa distribuzione delle risorse.

Ciò postula che la struttura dell’offerta è il risultato “spontaneo” di quella della domanda, vale a dire dei  reali bisogni che promanano dalla società civile, come espressione della propria cultura e delle proprie concezioni esistenziali.

La crescita del Prodotto è allora il solo risultato dello sviluppo demografico, del maggiore benessere economico, dell’innovazione tecnologica e del progresso culturale.

Su tale via la produzione  si espanderà senza soluzione di continuità, poichè il fine non è il Prodotto e per il suo tramite il profitto bensì la sopravvivenza della razza secondo ideali condizioni di esistenza, funzione del progresso scientifico, della maggiore  conoscenza e della crescita culturale (Economia endogena).

Dunque, l’intera Economia delle Nazioni esige una rifondazione affinchè il sistema delle produzioni riassuma il suo ruolo e la sua originale caratteristica, quella di essere “interno” (endogeno) alla società umana, poiché l’uomo intelligente si mostra capace di produrre i beni necessari per la sopravvivenza della specie.

Il lavoro economico trova limiti  naturali di applicazione poiché è un mezzo che deve porsi  il solo  fine dell’esistenza  fisica in condizioni di dignità ed equilibrio, nonche’ di assicurare adeguate situazioni igieniche e di salute, di istruzione, di giustizia e difesa, di amministrazione dei beni pubblici.

Al contrario, nell’attuale stato di perversione dell’ordine naturale, il sistema delle produzioni rappresenta un solo fine: quello dell’arricchimento senza limiti della classe dominante.

Lo  sviluppo  tecnologico e scientifico, conseguenza del procedere della conoscenza verso nuovi traguardi, deve avere lo scopo di una liberazione graduale dell’umanità dall’esigenza del lavoro fisico-economico, ampliando  l’area del tempo libero e consentendo agli individui di potersi dedicare allo studio, all’arte, allo sviluppo della cultura e della conoscenza in genere, vere caratteristiche che distinguono la società umana da quella animale.

Un’Economia fondata sul reale benessere economico di ogni individuo, senza alcuna forma di sperequazione nella distribuzione della Ricchezza e di prevalenza di un uomo sull’altro, che determina le condizioni per la presenza di pari opportunità e vera libertà di poter sviluppare le  personali naturali attitudini e capacità, pone a base della propria crescita :

  • da una parte, l’espansione dei consumi privati, avendo cura che le risorse siano impiegate in processi di produzione efficaci ed efficienti, al fine di ottenere i beni di prima necessità e gli altri prodotti e servizi utili per un’esistenza umana qualitativamente elevata;
  • dall’altra, l’adeguata soddisfazione dei bisogni collettivi, quali la corretta ed equa amministrazione dello Stato, l’ordine-la sicurezza e la giustizia, la difesa, l’istruzione, l’igiene e la salute, la prevenzione sociale e l’assistenza agli anziani ed in genere ad ogni persona colpita da handicap o malattie disabilanti.

Nelle attuali società, ben lungi dall’essere organizzate secondo le caratteristiche del modello sinteticamente rappresentato, si mostra gravemente carente il profilo  culturale e della conoscenza.  Domina una prevaricante ignoranza, incoraggiata dalle politiche dei  Governi e dalla propaganda di regime.

La maggioranza degli uomini di ogni razza e ceto sociale manca di cogliere gli aspetti salienti dell’esistenza, gli scopi della vita  ed i traguardi che si pongono come sfide dell’umanità.

Essi sono prigionieri della quotidianità e del ”materiale” (del contigente ed immanente), totalmente inconsapevoli degli attributi interiori dell’essere umano, delle sue qualità e del potenziale in termini d’intelligenza inespressa ( fatta eccezione di una esigua minoranza ma che da sola non è ancora nella condizione di ribaltare le sorti della società).

Pertanto, lo scopo è il possesso dei beni a fini di piacere- lussuria nonché  la soddisfazione smodata degli istinti animali e delle ambizioni mondane, che a ben vedere non si discostano di molto dai desideri di un “animale-primate”( si veda su http://theglobal.review/it/  Davide Aronne).

D’altra parte, non vi e’ alcun interesse dei dominatori ad accrescere il Reddito delle masse, potendo in tal modo piu’ agelvolmente persistere nella propria condizione di supremazia  e di controllo delle Nazioni.

I principali fattori alla base di tale deprecabile ed indesiderabile situazione, diffusa su ogni contesto economico del Pianeta, possono essere qui di seguito brevemente sintetizzati:

  • la prevalenza dell’approccio “liberista” nella governance economica delle Nazioni fondato sull’efficienza dei mercati, che postula il non intervento dello Stato in Economia;
  • la persistenza di politiche dello sviluppo centrate sull’accumulo del capitale e quindi dell’input tecnico, dalle quali deriva una crescita della produttivita’ del lavoro e conseguente riduzione della forza lavoro occupata per quote crescenti del Prodotto;
  • la prevalenza delle politiche monetarie che si pongono l’obiettivo dell’”inflation targeting” anziche’ del corretto dimensionamento dei processi di produzione e della crescita del Reddito. Cio’ comporta la conseguenza di un contenimento del processo d’incremento dei prezzi mediante un aumento della disoccupazione e contestuale riduzione dei Redditi delle masse (si veda su The Global Review Moreno Pierangeli e David Yerushalmi).

La crescita economica non e’ allora il risultato di un’espansione del benessere dei popoli bensi’ della necessita’ di accrescere la Richezza dei capitalisti.

In altri termini, l’Economia non e’ trainata da un aumento dei consumi (Economia endogena) ma dall’accumulo del risparmio nelle mani di pochi (Economia esogena) e dal conseguene incremento dell’input di fattore tecnico.

 “Spezzare un atomo e’ piu’ facile che spezzare un pregiudizio”(Albert Einstein).

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Facteurs d'”exogénéité” dans l’économie.

La littérature récente a fourni une définition intéressante des systèmes économiques modernes, en soulignant qu’au niveau planétaire s’impose un type d’économie ” exogène “, contrairement à l’ordre naturel qui se caractérise par un système de production de type ” endogène ” (Pierangeli M., 2019,  The Global Review).

La différence substantielle se trouve dans le fait que le Produit est aujourd’hui le résultat de l’accumulation de capital (technique) et de la croissance conséquente de la part de la valeur absorbée par les profits (économie exogène) plutôt que d’une augmentation de la consommation (économie endogène).

Et en vérité, les masses croupissent dans une condition de pauvreté substantielle, puisque les niveaux de salaire sont normalement insuffisants pour assurer des normes décentes de vie économique et pour mesurer l’épargne généralisée dans la formation : une caractéristique essentielle d’une véritable démocratie économique.

 Si la demande dérive de la structure de l’offre, c’est-à-dire que les consommateurs achètent ce qui est décidé de manière autonome par les producteurs, l’Économie prend alors la connotation d'”exogène”, c’est-à-dire extérieure à la société des masses pour la satisfaction des besoins desquelles le système de production surgit à l’origine (Pierangeli M.,2019, dans The Global Review).

Un véritable acte de perversion contre l’ordre naturel des choses.

Le fait est que l’offre, c’est-à-dire la quantité de produit, n’est pas le résultat d’une demande spontanée de biens de la part des citoyens (consommateurs finaux), mais plutôt la concrétisation des plans autonomes de convenance économique des producteurs-capitalistes, en raison de leurs propres objectifs de profit et d’augmentation du pouvoir de marché.

Dans de tels contextes, la théorie de la demande de consommation, basée sur l’utilité marginale des biens économiques, perd de son efficacité principalement en raison de la circonstance que les augmentations de production ne sont pas motivées par les besoins des consommateurs mais par des initiatives autonomes des entreprises, qui agissent de manière à stimuler la “formation” de besoins non connus des acheteurs potentiels, lesquels sont incités à acheter des biens jusqu’alors étrangers à leur plan de dépenses et donc à la structure des préférences réelles effectivement perçues en termes d’utilité (voir entre autres Galbraith J.K., 1952 ; 1958).

Produits qui, dans le cours normal des choses, n’affectent pas réellement le niveau de vie de l’acheteur et qui représentent le plus souvent le simple remplacement d’un bien en usage et non encore obsolète ou techniquement usé.

Par conséquent, comme l’affirme une doctrine faisant autorité, “…l’utilité marginale de l’augmentation du produit est nulle…” (Galbraith J.K., 1958).

L’économie prend ainsi une connotation très “exogène”, puisqu’elle n’est absolument pas liée aux besoins réels des consommateurs.

La structure de l’offre domine alors le système économique de manière absolue et les entreprises s’engagent à “générer” (stimuler) la formation de besoins toujours nouveaux mais normalement non essentiels par le biais de campagnes publicitaires et de marketing efficaces, de manière à anticiper les investissements “techniques” nécessaires à la production des biens promus.

 Il est clair que le fonctionnement du circuit économique originel a été ” bouleversé ” car l’homme n’est pas le but de l’économie qui, au contraire, ne poursuit qu’un seul objectif principal : augmenter la richesse des détenteurs de capitaux par l’accumulation de profits.

Le système productif, de cette manière, s'”autodétermine” dans le seul but d’accumuler les revenus produits, assumant une connotation “externe” aux besoins réels de la société (économie exogène).

 Dans aucun cas ou condition de système, il ne sera possible de jeter les bases d’une distribution plus équitable des richesses tant que ces facteurs pervers d'”exogénéité” n’auront pas été radicalement éliminés, conduisant à une société véritablement démocratique fondée sur l’équité et la vérité.

 Si l’on considère les niveaux de développement de la Valeur en Formation atteints dans l’ensemble de l’espace planétaire, l’homme a déjà produit ce qui est suffisant pour une existence hors de toute précarité pour chaque individu, avec la possibilité d’une large diffusion de l’épargne mais surtout d’une réduction significative du temps de travail consacré à la production de biens économiques, avec une augmentation du “temps libre” ou des ressources à allouer à l’étude, à l’art, au développement de la connaissance en général et à la culture.

Ces conditions ont donné naissance à une nouvelle société qui n’est plus caractérisée par la prévalence et l’oppression des prérogatives d’autrui, typiques d’une phase de développement primitive et ancestrale, dans laquelle il n’y a pas de suprématie d’un groupe social quelconque puisqu’elle est fondée sur la participation égale de chaque personne à la vie collective en fonction de ses talents et de ses capacités.

 L’accumulation d’énormes ressources entre les mains de quelques individus, à une échelle telle qu’elles ne peuvent être facilement réutilisées dans de nouveaux processus de production, face aux conditions indicibles de pauvreté, de précarité et de misère humaine de milliards d’individus sur toute la planète, est un crime contre l’humanité et un crime aux proportions cosmiques qui appelle à la vengeance !!!

 La situation peut être surmontée en ramenant les mécanismes du système économique à leur état original, typiquement “endogène” (interne à la société), c’est-à-dire en produisant ce qui est nécessaire à la survie de la race, selon le principe universel de la répartition équitable du Produit.

 Telle est une économie qui produit ce qui est réellement nécessaire pour un meilleur niveau de vie des populations, en présence d’une répartition équitable des ressources.

Celle-ci postule que la structure de l’offre est le résultat “spontané” de la structure de la demande, c’est-à-dire des besoins réels qui émanent de la société civile, comme expression de sa culture et de ses conceptions existentielles.

 La croissance de la production est alors le seul résultat du développement démographique, d’un plus grand bien-être économique, de l’innovation technologique et du progrès culturel.

Sur cette voie, la production se développera sans interruption, puisque l’objectif n’est pas le Produit et à travers lui le profit, mais la survie de la race selon des conditions d’existence idéales, fonction du progrès scientifique, d’une plus grande connaissance et de la croissance culturelle (économie endogène).

C’est donc toute l’économie des nations qui a besoin d’une refonte pour que le système de production reprenne son rôle et sa caractéristique originelle, celle d’être “interne” (endogène) à la société humaine, puisque l’homme intelligent se montre capable de produire les biens nécessaires à la survie de l’espèce.

Le travail économique a des limites naturelles d’application puisqu’il s’agit d’un moyen qui doit avoir pour seul but l’existence physique dans des conditions de dignité et d’équilibre, ainsi que la garantie d’une hygiène et d’une santé adéquates, l’éducation, la justice et la défense, et l’administration des biens publics.

Au contraire, dans l’état actuel de perversion de l’ordre naturel, le système de production ne représente qu’une seule fin : celle de l’enrichissement illimité de la classe dominante. 

Le développement technologique et scientifique, en tant que conséquence du progrès des connaissances vers de nouveaux objectifs, doit viser à une libération progressive de l’humanité de la nécessité du travail physique et économique, en élargissant l’espace du temps libre et en permettant aux individus de se consacrer à l’étude, à l’art, au développement de la culture et de la connaissance en général, qui sont les véritables caractéristiques qui distinguent la société humaine de la société animale.

Une économie fondée sur le bien-être économique réel de chaque individu, sans aucune forme d’inégalité dans la distribution des richesses et de prévalence d’un homme sur un autre, qui détermine les conditions de l’égalité des chances et de la véritable liberté de pouvoir développer les aptitudes et capacités naturelles personnelles, place à la base de sa croissance :

  • d’une part, l’expansion de la consommation privée, en veillant à ce que les ressources soient employées dans des processus de production efficaces et efficients, afin d’obtenir les produits de première nécessité et les autres produits et services utiles à une existence humaine de qualité élevée ;
  • d’autre part, la satisfaction adéquate des besoins collectifs, tels que l’administration correcte et équitable de l’État, l’ordre public, la sécurité et la justice, la défense, l’éducation, l’hygiène et la santé, la prévention sociale et l’assistance aux personnes âgées et en général à toute personne souffrant d’un handicap ou d’une maladie invalidante.

Dans les sociétés actuelles, qui sont loin d’être organisées selon le modèle décrit ci-dessus, il y a un sérieux manque de culture et de connaissances.  L’ignorance prévaut, encouragée par les politiques gouvernementales et la propagande du régime.

La majorité des gens de toutes les races et de tous les milieux ne saisissent pas les aspects saillants de l’existence, les buts de la vie et les objectifs qui constituent des défis pour l’humanité.

Ils sont prisonniers du quotidien et du “matériel” (du contigu et de l’immanent), totalement inconscients des attributs intérieurs de l’être humain, de ses qualités et de son potentiel en termes d’intelligence inexprimée (à l’exception d’une petite minorité, mais qui, seule, n’est pas encore en mesure de renverser le cours de la société).

L’objectif est donc la possession de biens pour le plaisir et la luxure, ainsi que la satisfaction immodérée des instincts bestiaux et des ambitions mondaines, qui, à y regarder de plus près, ne sont pas très éloignés des désirs d’un “animal-primate” (voir http://theglobal.review  Davide Aronne).

D’autre part, les dirigeants n’ont aucun intérêt à augmenter le revenu des masses, afin de pouvoir plus facilement persister dans leur condition de suprématie et de contrôle des nations.

Les principaux facteurs à l’origine de cette situation déplorable et indésirable, qui est répandue dans tous les contextes économiques de la planète, peuvent être brièvement résumés ci-dessous :

  • la prévalence de l’approche “libérale” dans la gouvernance économique des Nations, fondée sur l’efficacité des marchés, qui postule la non-intervention de l’État dans l’économie ;
  • la persistance de politiques de développement centrées sur l’accumulation de capital et donc d’intrants techniques, ce qui entraîne une croissance de la productivité du travail et une réduction conséquente de la main-d’œuvre employée pour des parts croissantes du Produit ;
  • la prédominance de politiques monétaires visant à cibler l’inflation plutôt que le dimensionnement correct des processus de production et la croissance des revenus. Cela conduit à un endiguement du processus de hausse des prix par une augmentation du chômage et une réduction simultanée du revenu des masses (voir Moreno Pierangeli et David Yerushalmi dans The Global Review).

La croissance économique n’est alors pas le résultat d’une expansion du bien-être de la population mais de la nécessité d’augmenter la richesse des capitalistes.

En d’autres termes, l’économie n’est pas mue par une augmentation de la consommation (économie endogène) mais par l’accumulation de l’épargne dans les mains de quelques-uns (économie exogène) et l’augmentation conséquente de l’apport de facteurs techniques.

“Briser un atome est plus facile que de briser un préjugé” (Albert Einstein).

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Travail et valeur. Le capital humain.

La valeur découle toujours d’un acte de travail organisé par l’homme (Smith A., Marx K., Ricardo D. et autres).

Les outils utilisés (technologie) représentent des moyens d’amplification des capacités humaines exprimées en termes de talents. Le capital technique, compris comme le stock de facteurs instrumentaux utilisés dans les processus de production, est également le résultat de l’intelligence appliquée au progrès et à l’innovation.

La conséquence naturelle de cette situation est que, dans une société véritablement démocratique fondée sur la dignité de chaque être humain, la valeur est avant tout la responsabilité des travailleurs, et seulement ensuite des propriétaires des biens de production, par opposition à ceux qui n’apportent que leurs propres compétences dans le processus de production.

Au contraire, l’organisation des systèmes de production modernes repose sur la perversion de cette règle de base, dans le seul but d’exploiter le plus grand nombre par le biais de la propriété des moyens de production du capital ; ce qui prend la forme d’un crime contre l’humanité, surtout dans les situations où la pauvreté et toutes les formes de dénuement et d’oppression sévissent.

Qui sont les principaux responsables ?

Certes, les dominateurs, qui appartiennent à la classe des riches (le premier décile supérieur) mais plus encore à ceux qui représentent le centile supérieur (1% de la population) ; mais eux, pour accomplir leurs méfaits, se prévalent de la complicité de la politique et de la bureaucratie, dont une grande partie est l’expression des 90% restants, la classe des exploités et des opprimés.

Il est donc clair que les dirigeants des nations sont coupables de crimes bien plus graves, puisque pour s’assurer un niveau de vie supérieur à la moyenne de la population, mais certes très éloigné de celui des dirigeants, ils sont prêts à commettre n’importe quel méfait moral à travers une gouvernance clairement orientée contre les intérêts principaux de la communauté pour le seul bénéfice de quelques-uns, trahissant à chaque occasion la confiance reçue lors des élections politiques et dissimulant le contenu réel de leurs actions par la diffusion systématique de mensonges.

Une autre responsabilité grave est à attribuer dans la plupart des cas à la presse et à la télévision officielles, qui sont des instruments de propagande et de dissimulation systématique de la vérité, à travers une activité régulière de désinformation et de diffusion de fausses nouvelles ou en tout cas de nouvelles qui ne clarifient pas vraiment l’étendue des problèmes réels qui affligent les citoyens des nations.

Selon la théorie économique, l’une des principales causes du développement est le progrès technique et l’augmentation des compétences techniques des travailleurs (Schumpeter J.A., 1911 ; Solow R., 1970).

De cette manière, l’importance de l’élément humain dans la conduite de la société vers une augmentation de la richesse devient encore plus évidente, bien que le capital conserve la quasi-totalité de cette richesse afin d’accumuler des ressources de manière incrémentielle.

Dans de tels contextes, absolument répandus dans l’espace paneuropéen, peut-on encore parler de capital humain ?

 Certainement oui, mais il faut préciser que la valeur de cette ressource essentielle et indispensable au développement des nations n’est pas “possédée” par les travailleurs mais par les capitalistes.

En fait, ils exproprient les travailleurs des avantages économiques découlant de l’emploi du capital humain dans chaque phase du cycle économique :

  1. dans la phase de production, en transférant la plus petite part du revenu produit en termes de salaires, malgré le fait que la valeur résulte essentiellement de l’augmentation de la productivité du travail (capital humain) ;
  2. au stade de la consommation, en vendant des biens aux “producteurs” (travailleurs) à des prix non économiques et en abaissant le salaire réel par le biais du processus d’inflation, en raison de la recherche continue de profits plus élevés, principale cause de l’inflation ;
  3. dans la phase d’investissement de l’épargne, à travers la domination du prix des actifs financiers, qui détermine une expropriation de la richesse financière de ceux qui sont déjà exploités, encore plus en présence de bulles spéculatives sur les marchés officiels (Schiller R.J.,1999 ; 2000) ;
  4. au stade de la production des brevets, pour le régime de propriété intellectuelle qui, avec les difficultés d’accès au crédit, met le jeune inventeur et l’initiateur de nouvelles entreprises dans la condition de ne pas pouvoir s’approprier les résultats de son intelligence et de sa capacité entrepreneuriale (Berg M.-Bruland K.,1998 ; Kahn B.Z.,2003 ; 2005 ; Stiglitz J.E.,2010).

De cette façon, le capital humain, qui est le seul véritable facteur de production, est acquis à faible coût ou même à un prix proche de zéro par le capital financier, qui l’utilise (en tant que “propriétaire”) pour organiser des processus de production dans lesquels, en vertu d’une législation corporative complice et inefficace, il s’approprie la part principale de la Valeur.

Ainsi, les travailleurs sont régulièrement dépossédés de leurs aptitudes et compétences techniques (capital humain) et ce processus est indépendant de l’éducation et de la formation, de leur facilité d’accès et de leur coût relatif pour les familles.

En fait, la présence ou l’absence d’obstacles au développement des compétences, susceptibles d’accroître la dotation en capital humain, n’est pas liée à cette situation générale d'”expropriation” régulière des acquis des compétences et des talents de la main-d’œuvre disponible.

En réalité, de nombreuses études ont démontré l’absence substantielle, dans les universités d’élite, de diversification des inscriptions par classe économique (Austin A. – Osequera L., 2004).

D’autres auteurs soulignent que la mobilité de la main-d’œuvre, par rapport à la classe sociale et aux niveaux de salaire, est totalement insatisfaisante et, dans certains cas, pratiquement absente (Bradpury K.,2011 ; Deparle J.,2012).

C’est l’un des aspects les plus pervers et les plus indésirables du système capitaliste actuel, car il en résulte une difficulté croissante à surmonter la pauvreté généralisée et la répartition inégale des revenus.

Une démonstration visible est le fait qu’au cours des trois derniers siècles, le phénomène de la révolution industrielle, marqué par un fort développement de la richesse des nations et des niveaux d’éducation et de formation technique des travailleurs, n’a apporté aucun avantage réel au niveau de vie des classes les moins aisées de la population mondiale, alors qu’il a contribué à une croissance exponentielle de la richesse de quelques-uns sans réduction sensible des graves inégalités qui caractérisent les sociétés économiques modernes.

Si l’on y regarde de plus près, le développement de la technologie, en tout cas le fruit de l’intelligence de l’homme, a généré à certains égards des désavantages pour la classe ouvrière, puisqu’il a permis la mécanisation de certaines phases des processus de production avec la perte d’emplois pour beaucoup, sans possibilité de réabsorber le surplus de travail dans d’autres secteurs, qui ont été à leur tour intéressés par une augmentation du capital.

Par conséquent, les compétences plus élevées détenues par les individus ont mis à la disposition du capitalisme une main-d’œuvre mieux équipée en compétences et en exigences techniques, utile dans des processus d’une grande complexité technologique, mais à moindre coût de main-d’œuvre.

Ce phénomène est connu dans la littérature économique sous le nom de “Skill-biased technologically change”, c’est-à-dire la poursuite de la technologie par les entreprises à travers l’augmentation du capital technique (Sanders M.-Ter Well B., 2000).

La conséquence est la nécessité d’adapter les compétences techno-professionnelles de la main-d’œuvre employée.

Cela conduit à une polarisation ascendante du marché du travail, caractérisée par ceux qui se montrent capables d’ajuster leurs compétences techniques en augmentant leur salaire, et à une polarisation descendante, pour les emplois moins qualifiés, avec une augmentation du chômage et une réduction du niveau des salaires (Greiner A.- Rubart J.- Semmler W.,2004).

Ainsi, l’hypothèse théorique selon laquelle l’accroissement des compétences par une meilleure éducation des masses peut contrer le chômage endémique n’est vraie que pour une partie du phénomène observé, car la tentative naturelle du producteur de réduire le facteur travail et d’augmenter la productivité reste en place.

Cela signifie que l’augmentation du chômage dans ce groupe de travailleurs moins qualifiés ne peut être contrebalancée par une augmentation de la demande d’emplois qualifiés.

 Le problème ne peut être résolu que d’une seule manière : l’économie a besoin d’être régulée et la réorganisation du système de production doit inverser l’ordre d’importance des facteurs, c’est-à-dire que le travail doit primer dans la définition de la dimension productive du pays.

Comme nous l’avons déjà soutenu dans d’autres travaux (Yerushalmi D.,2018, dans The Global Review), le modèle de développement du produit, actuellement fixé sur l’augmentation de l’apport en capital, grâce auquel la productivité du travail est élargie, doit être repensé ; il en résulte un chômage endémique et des politiques de bas salaires.

La contribution de Cobb et Douglas à l’élaboration de la célèbre fonction de production est au cœur de la théorie économique :

Le produit est une fonction de l’apport de capital et de travail ; l’augmentation d’un seul des facteurs entraîne une croissance de la production mais pour des taux de croissance marginaux décroissants (Cobb C.W.-Douglas P.H.,1928 ; 1978 ; Pasinetti L.,2005).

Contrairement à l’approche qui prévaut actuellement dans les politiques industrielles de l’ensemble de l’espace économique planétaire, le capital devra assumer le rôle de “variable dépendante“, de sorte que la croissance de la fonction de production est principalement une conséquence de l’augmentation du facteur travail.

Il faut dire aussi que l’innovation technique doit être orientée en priorité vers une utilisation plus rationnelle des ressources naturelles, de l’énergie et des matières premières, avant même d’augmenter la productivité du travail.

Par conséquent, le système actuel de fonctionnement de l’économie ne semble pas équitable, car il est totalement intolérable que le travail (et donc l’homme) soit considéré comme une marchandise dont le prix est une fonction hypothétique du rapport entre l’offre et la demande :

en vérité, dans un tel cas, il n’y a pas de différence substantielle avec une société fondée sur l’esclavage, dans laquelle le travailleur est la “propriété” du propriétaire foncier.

En effet, à l’heure actuelle, les individus sont sous la “possession” du capitaliste par l’expropriation du capital humain développé par la formation ; les travailleurs ne sont donc “propriétaires de rien”, si ce n’est de leurs bas salaires et de leur progéniture.

Dans ces cas, une situation régressive peut se produire dans les dépenses publiques pour les processus d’éducation et de formation en général, en transférant au secteur privé une grande partie du processus de scolarisation de haut niveau, utilisable par l’élite en raison de son coût élevé, et en réservant le reste de l’éducation publique à la majorité de la population qui se trouvera dans une situation de “vide” et d’ignorance croissante.

Et en effet, le progrès technologique réduit la demande de travail dans son ensemble, même s’il en modifie la composition en faveur de la part de la main-d’œuvre ayant un plus grand développement de compétences, ce qui n’égale en aucun cas l’augmentation enregistrée dans le chômage se rapportant aux travailleurs moins qualifiés et remplacés dans la chaîne de production par des machines ou, dans d’autres cas, par la délocalisation de la production.

Au contraire, un processus de mondialisation fondé sur la libre circulation de la main-d’œuvre plutôt que des capitaux, s’il est correctement mené, pourrait apporter des avantages en termes de réduction des fortes inégalités salariales.

En effet, les nations devraient se faire concurrence pour attirer les travailleurs, grâce à des politiques salariales adéquates, une bonne éducation, des soins de santé efficaces et une protection du travail au sens général, ainsi qu’à un faible niveau d’imposition sur les salaires (Engerman S.,1999 ; Engerman S.-Sokoloff K.,2002 ; 2005).

Le besoin de compétences n’augmente donc pas dans la même mesure que la croissance du nombre de chômeurs, de sorte que le besoin d’une éducation extensive pour l’ensemble de la population n’est pas nécessaire.

En revanche, une telle situation peut inciter les gouvernements à ralentir le processus de développement des connaissances parmi le grand nombre, un facteur favorable au renforcement de la domination de la classe capitaliste : contrastant avec un ancien axiome “…..la vérité vous rendra libre…”.

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Lavoro e Valore. Il Capitale umano.

Il Valore deriva sempre da un atto lavorativo organizzato dall’uomo (Smith A., Marx K., Ricardo D. ed altri).

Gli strumenti utilizzati (tecnologia) rappresentano mezzi di amplificazione delle capacità umane espresse in termini di talenti. Il capitale tecnico, inteso come lo stock dei fattori strumentali impiegati nei processi di produzione, è anch’esso il risultato dell’intelligenza applicata al progresso ed all’innovazione.

Ne deriva la naturale conseguenza che in una società realmente democratica e fondata sulla dignità di ogni uomo il Valore compete in via principale ai lavoratori e, solo in via successiva, ai detentori (proprietari) dei beni di produzione, qualora distinti da coloro che apportano nel processo produttivo esclusivamente le proprie capacità lavorative.

L’organizzazione dei moderni sistemi produttivi fonda invece sulla perversione di tale regola di base, al solo fine dello sfruttamento dei molti per mezzo della proprietà dei mezzi di produzione del capitale; il che assume la forma di un delitto contro l’umanità, specialmente in quelle situazioni in cui dilaga la povertà ed ogni forma di indigenza e di oppressione.

Chi sono i principali responsabili?

Certamente i dominatori, ben riferibili alla classe dei ricchi (il primo decile superiore) ma ancor di più a coloro che rappresentano il centile superiore (1% della popolazione); ma costoro, nel compiere i loro misfatti, si avvalgono della complicità della politica e della burocrazia, espressione per una sua gran parte del restante 90%, ovvero la classe degli sfruttati ed oppressi.

E’ chiaro allora che i governanti delle Nazioni si macchiano di delitti ben più gravi, poiché per assicurarsi un tenore di vita superiore alla media della popolazione, ma certamente ben distante da quello dei dominatori, sono pronti a commettere ogni misfatto morale mediante una governance chiaramente orientata contro gli interessi principali della collettività per il solo vantaggio dei pochi, tradendo in ogni occasione la fiducia ricevuta in fase di elezioni politiche ed occultando il vero contenuto delle loro azioni attraverso la diffusione sistematica della menzogna.

Altra grave responsabilità va riferita per la generalità dei casi osservabili alla stampa ufficiale ed alla televisione, strumenti di propaganda e di occultamento sistematico della verità, mediante una regolare attività di disinformazione e divulgazione di false notizie o comunque non incidenti e non realmente chiarificanti la portata dei reali problemi che affliggono i cittadini delle Nazioni.

La Teoria economica afferma che una delle cause principali dello sviluppo va riferita al progresso tecnico unitamente alla crescita delle competenze tecniche dei lavoratori (Schumpeter J.A., 1911; Solow R., 1970).

In tal modo risalta ancor più l’importanza dell’elemento umano nel trainare la società verso un accrescimento della Ricchezza, che però il capitale trattiene per la quasi sua totalità al fine di accumulare risorse in via incrementale.

In simili contesti, assolutamente diffusi in tutta l’area planetaria, si può ancora parlare di capitale umano?

 Certamente si, ma bisogna precisare che il Valore di tale risorsa essenziale ed imprescindibile per lo sviluppo delle Nazioni non è di “proprietà” dei lavoratori bensì dei capitalisti.

Ed, infatti, costoro espropriano i lavoratori delle utilità economiche derivanti dall’impiego del capitale umano in ogni fase del ciclo economico:

  1. in quella della produzione, trasferendo la quota minore del Reddito prodotto in termini di salari, non ostante che il Valore risulti essenzialmente dall’incremento della produttività del lavoro (capitale umano);
  2. in fase di consumo, vendendo ai “produttori” (lavoratori) i beni a prezzi non economici ed abbattendo il salario reale attraverso il processo d’inflazione, a ragione della continua rincorsa di maggiori profitti, causa principale dell’inflazione;
  3. in fase d’investimento del risparmio, mediante il dominio del pricing degli attivi finanziari, che determina un’espropriazione della Ricchezza finanziaria di chi è già sfruttato, ancor più in presenza di bolle speculative sui mercati ufficiali (Shiller R.J., 1999; 2000);
  4. in fase di produzione dei brevetti, per il regime di proprietà intellettuale che insieme alle difficoltà di accesso al credito pone il giovane inventore e l’iniziatore di nuove imprese nella condizione di non potersi appropriare dei risultati della propria intelligenza e capacità imprenditoriale (Berg M.-Bruland K.,1998; Kahn B.Z.,2003; 2005; Stiglitz J.E.,2010).

In tal modo il capitale umano, che è l’unico reale fattore di produzione, viene acquisito a basso costo fin’anche a prezzo quasi-nullo dal capitale finanziario che lo utilizza (nella veste di “proprietario”) per organizzare processi di produzione nei quali, in virtù di una legislazione societaria complice ed inefficace, si approria della quota principale del Valore.

Dunque, i lavoratori vengono regolarmente espropriati delle proprie abilità e competenze tecniche (capitale umano) e tale processo è indipendente da quello dell’istruzione e della formazione, dalla loro facilità di accesso e dal costo relativo a carico delle famiglie.

Nel senso che la presenza o meno di barriere allo sviluppo di competenze, capaci di accrescere la dotazione di capitale umano, non si connette a questa situazione generale di regolare “espropriazione” dei risultati conseguiti in virtù delle abilità e talenti in capo alla forza lavoro disponibile.

In verita’ ed a ben osservare la realta’, numerosi studi hanno dimostrato la sostanziale assenza, nelle Universita’ di élite, di una diversificazione degli iscritti per classe economica di appartenenza (Austin A.- Osequera L.,2004).

Altri autori mettono in evidenza che la mobilita’ del lavoro, con riferimento alla classe sociale  ed ai livelli salariali, e’ del tutto insoddisfacente e, in alcuni casi, praticamente assente (Bradpury K.,2011; Deparle J.,2012).

E’ uno degli aspetti più perversi e maggiormente indesiderabili dell’attuale sistema capitalistico, poiché il risultato è una crescente difficoltà al superamento della diffusa povertà e dell’iniqua distribuzione del Reddito.

E ne è una dimostrazione visibile per il lettore il fatto che negli ultimi tre secoli il fenomeno della rivoluzione industriale, contrassegnato da un forte sviluppo della Ricchezza delle Nazioni e dei livelli di istruzione e di formazione tecnica dei lavoratori, non ha arrecato reali vantaggi al tenore di vita delle classi meno abbienti della popolazione mondiale, mentre ha contribuito ad una crescita esponenziale delle Ricchezze di pochi senza alcuna sensibile riduzione delle gravi diseguaglianze caratterizzanti le società economiche moderne.

A ben vedere, lo sviluppo della tecnologia, in ogni caso frutto dell’intelligenza dell’uomo, per taluni aspetti ha generato svantaggi per la classe dei lavoratori, poiché ha consentito la meccanizzazione di alcune fasi dei processi produttivi con perdite dell’occupazione da parte di molti, senza che si siano rideterminate possibilità di riassorbimento della mano d’opera eccedentaria in altri settori, a loro volta interessati da un innalzamento dell’intensità di capitale.

Per cui, le maggiori competenze in capo agli individui hanno reso disponibile per il capitalismo una forza lavoro meglio dotata di abilità e requisiti tecnici, utile in processi ad alta complessità tecnologica ma per questo caratterizzati da un minor input di lavoro.

Tale fenomeno e’ conosciuto nella Letteratura economica con il termine di “Skill-biased technologically change”, ovvero la rincorsa da parte delle imprese della tecnologia mediante l’innalzamento dell’input di capitale tecnico (Sanders M.-Ter Well B., 2000).

La conseguenza e’ quella della necessita’ di un adeguamento delle competenze tecno-professionali della forza lavoro occupata.

Cio’ determina una polarizzazione del mercato del lavoro verso l’alto, caratterizzato da coloro che si mostrano capaci di adeguare le proprie competenze tecniche livellandosi in aumento il salario, e verso il basso, per la mansioni lavorative con minore qualificazione, con aumento della disoccupazione e riduzione dei livelli retributivi (Greiner A.- Rubart J.- Semmler W.,2004).

Dunque, l’ipotesi teorica che la crecita delle competenze mediante una migliore istruzione delle masse possa opporsi alla dilagante disoccupazione è vera solo per una parte del fenomeno osservato, poiché resta in agguato il naturale tentativo del produttore di ridurre l’input di lavoro e di accrescerne la produttività.

Ciò significa che l’aumento della disoccupazione in quel gruppo di lavoratori meno qualificati non potrà essere controbilanciata da una maggiore domanda di lavori qualificati.

 Il problema si risolve in unico modo: l’Economia necessita di regolamentazione e la riorganizzazione del sistema produttivo deve invertire l’ordine d’importanza dei fattori, vale a dire che il lavoro deve assumere la prevalenza nella definizione della dimensione produttiva del Paese.

Come abbiamo già argomentato in altri lavori (Yerushalmi D.,2018, su The Global Review), va ripensato il modello di sviluppo del Prodotto, attualmente impostato sull’incremento dell’input di capitale, mediante il quale si amplia la produttività del lavoro; ne consegue una dilagante disoccupazione e politiche di bassi salari.

Nella Teoria economica assume centralita’ il contributo di Cobb e Douglas nell’elaborazione della nota Funzione di produzione:

il Prodotto e’ funzione dell’input di capitale e di lavoro; l’incremento di uno solo dei fattori comporta crescita del Prodotto ma per tassi di incremento marginali decrescenti (Cobb C.W.-Douglas P.H.,1928; 1978; Pasinetti L.,2005).

Al contrario dell’impostazione attualmente preponderante nelle politiche industriali prevalenti nell’intera area economica planetaria, il capitale dovrà assumere il ruolo di “variabile dipendente”,

in guisa che la crescita della Funzione produzione è principalmente conseguenza del maggiore input di lavoro.

Va inoltre detto che l’innovazione tecnica deve essere indirizzata principalmente verso un più razionale utilizzo delle risorse naturali, dell’energia e delle materie prime, ancor prima che per aumentare la produttività del lavoro.

Dunque non si mostra equo l’attuale sistema di funzionamento dell’Economia, giacchè è del tutto intollerabile che il lavoro (e quindi l’uomo) possa essere considerato alla stregua di una merce, della quale il prezzo è ipotetica funzione della relazione tra domanda ed offerta:

in verità, in tal caso, non vi è sostanziale differenza da una società fondata sulla schiavitù, nella quale il lavoratore è di “proprietà” del latifondista.

Ed in effetti, attualmente gli individui sono nel “possesso” del capitalista mediante l’espropriazione del capitale umano sviluppato attraverso la formazione; i lavoratori sono quindi “proprietari di niente”, se non del loro basso salario e della prole.

In questi casi può determinarsi una situazione involutiva della spesa pubblica indirizzata verso l’istruzione ed i processi di formazione in genere, trasferendo al settore privato gran parte del processo di scolarizzazione di alto livello, utilizzabile dall’élite per l’alto costo, e riservando il resto dell’istruzione pubblica alla gran parte della popolazione che verrà a trovarsi in una situazione di “gap” e di crescente ignoranza.

Ed in effetti, il progresso tecnologico riduce la domanda di lavoro nel suo complesso, anche se muta la sua composizione a favore di quella quota di mano d’opera con un maggior sviluppo di competenze, che non eguaglia in ogni caso l’incremento registrato nella disoccupazione riferita ai lavoratori meno qualificati e sostituiti nella catena di produzione dalle macchine ovvero, in altri casi, dalla delocalizzazione delle produzioni.

Al contrario, un processo di globalizzazione fondato sulla libera circolazione del lavoro anziché del capitale, se ben condotto, potrebbe arrecare dei vantaggi al fine di una riduzione delle forti diseguaglianze salariali.

Ed in effetti, le Nazioni dovrebbero competere per attrarre lavoratori, attraverso adeguate politiche salariali, buona istruzione, efficiente apparato sanitario e tutela del lavoro in senso generale, oltreché mediante un basso livello di imposizione fiscale sui salari (Engerman S.,1999; Engerman S.-Sokoloff K.,2002; 2005).

Dunque, il fabbisogno di competenze non incrementa nella stessa misura della crescita del numero dei senza lavoro, con la conseguenza che non nasce la necessità di un’ampia istruzione a favore di tutta la popolazione.

Al contrario, tale situazione pùo rappresentare un incentivo per i Governi a rallentare il processo di sviluppo della conoscenza in capo ai molti, fattore favorevole per un rafforzamento della posizione di dominio della classe capitalistica: contrastando un antico assioma “…..la verità vi renderà liberi…”.

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Economia

Il potere della Moneta

Le moderne Economie sono definite “monetarie e creditizie” per la prevalenza del fenomeno monetario e finanziario, connesso a quello dell’”illusione monetaria” (Shiller R.J.,1997), rispetto ai processi di produzione del Valore (Reddito); ovvero  la percezione della ricchezza da parte delle masse avviene specialmente in termini di stock finanziari.

La circostanza va in primis riferita alla “distanza” tra produttore e prodotto, dovuta alla forte divisione del lavoro nei processi produttivi condotti presso le imprese di ogni ordine e grado, oltreche’ alla produzione  di beni economici in gran parte di natura immateriale.

Tale fenomeno costringe il sistema a “valorizzare” in termini monetari il prodotto, procedendo alla sua ripartizione in termini di salari, interessi e profitti. 

La moneta assume così il primato nell’Economia poiché nei fatti, prescindendo dalla consapevolezza degli individui circa la nozione di Valore, non si rende possibile lo svolgimento di un processo di consumo presso le famiglie senza  disporre  di uno stock di credito e moneta, in via generale e senza considerare il  livello dei prezzi dei beni: nel senso che, a parità di reddito monetario, prezzi maggiori riducono le capacità di spesa.

Non in modo dissimile si caratterizza  la situazione in capo alle imprese: il lavoro in fabbrica postula la disponibilità di uno stock di capitale finanziario per l’acquisizione dei fattori produttivi, al fine di un efficiente organizzazione degli stessi  finalizzati allo svolgimento di processi (operazioni in corso d’esercizio); cio’ comporta in effetti la necessita’ di anticipare il sostenimento dei costi, dai quali possono derivare output (beni economici)  che, se venduti a prezzi remunerativi, determineranno la formazione di un Valore, in forma di surplus di utilità economiche(utile-reddito).

Allora,  a ben osservare la realtà dei fatti economici,  traspare con chiarezza che la necessità insostituibile dell’uso della moneta piuttosto che dare origine ad un fenomeno d’ “illusione” genera una “dipendenza” del pubblico dalla detenzione di stock di valori  finanziari,  al fine di poter avviare  un processo di consumo o di produzione.

Tali stock  sempre più di frequente assumono la forma di disponibilità di credito.

Il produttore diviene così “prigioniero” dei debiti  per conseguire i propri obiettivi di profitto; le famiglie del salario e del suo livello, in rapporto alla variazione dei prezzi, per realizzare i processi di consumo ed in alcune circostanze anche della disponibilità di credito. Al  riguardo, va detto che nelle Nazioni caratterizzate da un maggiore sviluppo economico l’indebitamento delle famiglie di sovente eccede la consistenza del patrimonio, per l’insufficienza dei redditi percepiti in relazione ai piani di spesa realizzati.

S’impone quindi nelle moderne Economie monetarie e creditizie il “Potere della moneta”: vale a dire che la sorte delle produzioni, della ricchezza delle Nazioni e del benessere delle popolazioni planetarie, è nelle mani di una élite (la classe dei capitalisti-finanziari e per essi delle Banche Centrali)  che persegue l’unico scopo di accrescere la propria  supremazia e le proprie dotazioni patrimoniali ( Auriti G., 1979;1981; 1988; Krylienco A., 1988; Copertino L., aprile 2018, luglio 2018 su The Global Review).

Ed invero, la necessità di disporre di adeguati stock  di risorse finanziarie da parte di ogni soggetto economico risulta “incomprimibile”, per  la natura stessa dell’Economia monetaria;  per cui, ogni  qualvolta si determina una “pilotata” riduzione delle risorse monetario- finanziarie  disponibili per i produttori ed i consumatori gli effetti sull’andamento delle produzioni- del reddito  e dell’occupazione sono inevitabili, con rallentamenti della crescita sino a situazioni di vera recessione; in altri termini, politiche monetarie di tipo restrittivo si ripercuotono direttamente sui livelli produttivi manifestando una forte connessione con il tasso di disoccupazione (si veda la vasta opera di J.K. Galbraith).

In tali scenari, la grande impresa espressione del potere del capitale  finanziario non subisce le conseguenze  della contrazione dei prestiti bancari, potendo incettare le risorse sui mercati  quotati ed essendo in posizione di privilegio nei rapporti con le banche ( si veda l’ampia produzione di Stiglitz J.E.).

Pertanto, le negative conseguenze si manifestano a danno delle imprese minori e dei lavoratori, con contrazione dei redditi disponibili per tali classi sociali (media e lavoratrice) a vantaggio di una maggiore quota della ricchezza complessiva nelle mani dei capitalisti, incremento dei disagi sociali ed indebolimento dello Stato sociale (Stiglitz J.E.,2012).

Dunque, l’adozione di politiche monetarie restrittive genera  effetti depressivi sull’”Economia delle masse”, mentre successive espansioni degli stock di credito e moneta non sempre pongono le condizioni per una ripresa dello  sviluppo, a ragione di una serie di circostanze conseguenti alla fase di crisi precedente, quali:

  • distruzione di ampie quote del tessuto produttivo delle Nazioni, per la restrizione subita dal credito bancario che non consente la ricostituzione dei processi produttivi conclusi nelle dinamiche tipiche delle operazioni in corso delle imprese, con contrazione dei rispettivi livelli, non che per l’impossibilita’ di poterne finanziare un’economica e conveniente espansione;
  • dunque, alta mortalità di PMI (piccole e medie imprese) e conseguente crescita della disoccupazione;
  • per cui, la successiva relativa disponibilità di credito puo’ non sortire gli effetti desiderati sulla ripresa, poiché manca una qualificata e sufficiente domanda di prestiti dalla quale puo’ scaturire un flusso incrementale d’investimenti e consumi; tale esecrabile situazione trova accentuazione dalla  presenza di sensibili e crescenti barriere per l’accesso ai finanziamenti bancari, in  ragione dei vincoli derivanti dai noti accordi di Basilea in termini di coefficienti patrimoniali delle banche in relazione ai “rischi” assunti (Stiglitz J.E.,2003; 2010; Greenwald B.C.-Stiglitz J.E.,2003). Il fenomeno è definito in letteratura  “austerità privata”(si veda  Kay J.,2015; Turner A., 2015); per cui, nella norma, nei periodi post crisi le aziende di credito manifestano un’accresciuta avversione ad assumere alee di gestione crescenti, atteggiamento non sempre giustificato dalla reale qualita’ della domanda di credito che promana dall’Economia.
  • l’ampia disponibilità di mano d’opera pone le condizioni per l’instaurarsi di politiche di bassi salari, con  riduzione dei redditi e quindi dei consumi per le classi meno abbienti:
  • in tali casi la “liquidità” del sistema può manifestarsi  come “bolla creditizia”, vale a dire che le banche alimentano il flusso dei capitali speculativi sui mercati finanziari, ponendo le premesse per successive “crisi” dei prezzi in quotazione, i cui effetti indesiderati  si ripercuoteranno  sull’Economia reale con falcidia dei piccoli risparmi privati e depressione ulteriore dei consumi

( Shiller R.,1999; Stiglitz J.E., 2010, 2012; Galbraith J.K., 2012).

E’ la situazione recente nei Paesi dell’Eurozona ma anche  negli Stati Uniti d’America.

Da cio’ deriva che le classi in posizione di supremazia fondano il loro dominio su di un sagace esercizio del “Potere della Moneta”. Per cui, le politiche monetarie, rese “autonome” dal  controllo dei legittimi Governi nazionali, unica espressione seppur  imperfetta del volere delle genti, sono nel potere di istituzioni “tecnocratiche” senza alcuna responsabilità politica e dunque totalmente al di là della possibilità dell’esercizio  di qualsiasi forma di controllo sul proprio operato (Cukierman A.,1992; Furman J.- Gregory M.,1997; Tinbergen J.,1998; Applebaum B.-McGinty J.C.,2011).

Tali organismi  operano in condizioni di arbitrio assoluto, decidendo le sorti delle Economie planetarie nell’interesse della classe dominante, facente capo al grande capitale finanziario ed economico (Stiglitz J.E., 1998);  i cui obiettivi  possono essere facilmente ricondotti ai seguenti:

  • l’incremento della propria ricchezza e rafforzamento del dominio sulle masse, attraverso una diffusione perniciosa e cronica della povertà economica ed intellettuale, mediante l’instaurazione di perversi processi di distribuzione della ricchezza e di annichilimento della Verità attraverso una sistematica diffusione della menzogna (Galbraith J.K.,1952; 1958; Bagdikian B.H.,2004; McChesney R.W.,2008; Schiffrin A.,2006; 2010).

 L’esercizio del “Potere della Moneta” diventa dunque il principale strumento di perversione dell’Ordine Naturale delle cose economiche; com’anche il controllo dei mass-media (Della Vigna S.-Kaplan E.,2007) e della cultura scientifica  ed universitaria che diventa essenziale per il trionfo della menzogna e l’annichilimento della “vera conoscenza”.

La prevalenza delle politiche monetarie nella governance economica delle Nazioni rappresenta  la “punta dell’iceberg” del sistema di potere dominante, celando tale verità dietro la “falsa” affermazione teorica  dell’”indifferenza monetaria”, vale a dire della irrilevanza dello stock di credito nel decidere le sorti dello sviluppo e dell’Economia in genere, nonché della diretta relazione ipotizzata (falsamente) tra variazioni nella consistenza della circolazione di moneta ed il  tasso di inflazione; l’unica vera connessione causale è tra la politica monetaria  e l’andamento dell’occupazione (si veda al riguardo l’ampia opera di Galbraith J.K e di Stiglitz J.E.).

Ed in effetti, azioni restrittive dello stock di credito e moneta comporteranno inevitabilmente una flessione dei livelli produttivi, in special modo nelle piccole e medie imprese, e quindi un aumento del tasso di disoccupazione.

Non può dirsi con certezza  di un effetto contrario in caso di ampliamento della liquidità del sistema e di riduzione dei tassi, che in alcune  situazioni di contesto può registrare segnali di crescita del prodotto ma non dell’occupazione (Stiglitz J.E.,2012a): nel senso che i produttori, incentivati  dai  bassi  costi del capitale, seguono la via dell’incremento  del  fattore tecnico (investimenti) anziche’ l’aumento della  forza lavoro occupata, collocando  il maggior prodotto sui  mercati sovranazionali per via della ridotta consistenza della domanda interna.

Allora, l’esigenza di incidere sugli stock di moneta e credito  ha il solo scopo di rallentare lo sviluppo dell’”Economia delle Masse”, fondata sul benessere delle piccole e medie imprese e delle famiglie, al fine di  promuovere un accrescimento continuo della quota di ricchezza delle  Nazioni nel possesso del grande capitale, mediante un meccanismo di “spirale”  dal basso verso  l’alto in termini di redistribuzione della ricchezza (Stiglitz J.E.,2012),  e per rafforzare il dominio mediante un processo di diffusione della povertà che fiacca i popoli  riducendo le possibilità di un sovvertimento dell’ordine costituito.

Ne è una conferma indiretta la consolidata “abitudine” delle Banche Centrali di promuovere un restringimento dello stock di credito e moneta nelle fasi di riavvio dello sviluppo, in totale autonomia dai Governi nazionali, nell’intento dichiarato di prevenire l’instaurarsi di un indesiderato processo inflattivo (tale fenomeno è definito da una parte della letteratura “effetto arpione”, si veda l’ampia produzione di Stiglitz J.E.).

Ma noi sappiamo che la consistenza dei prezzi e le loro variazioni dipendono da autonome decisioni delle imprese, che perseguono incessantemente l’obiettivo del profitto,  non necessariamente connesso ai contenuti della politica monetaria (si veda Yerushalmi D.,Teoria del Valore e della Moneta, su The Global Review, 2018).

Al contrario, si può essere certi  dell’effetto depressivo generato sullo sviluppo del reddito disponibile per i popoli delle Nazioni  in caso di restrizioni dello stock di moneta e credito e di incremento dei tassi d’interesse.

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Économie

Le pouvoir de l’argent

Les économies modernes sont définies comme étant “monétaires et de crédit” en raison de la prévalence du phénomène monétaire et financier, lié à celui de “l’illusion monétaire” (Shiller R.J.,1997), en ce qui concerne les processus de production de la valeur (revenu) ; c’est-à-dire que la perception de la richesse par les masses a lieu surtout en termes de stocks financiers.

Cette circonstance est à rapporter en premier lieu à la “distance” entre le producteur et le produit, due à la forte division du travail dans les processus de production réalisés par des entreprises de tous types et de tous niveaux, ainsi qu’à la production de biens économiques en grande partie immatériels par nature.

Ce phénomène oblige le système à “valoriser” le produit en termes monétaires, et à le distribuer en termes de salaires, d’intérêts et de profits. 

La monnaie assume ainsi la primauté dans l’économie parce qu’en pratique, indépendamment de la conscience qu’ont les individus de la notion de valeur, il n’est pas possible de mener à bien un processus de consommation des ménages sans disposer d’un stock de crédit et de monnaie, en général et sans tenir compte du niveau de prix des biens : dans la mesure où, pour un même revenu monétaire, des prix plus élevés réduisent la capacité de dépense.

La situation des entreprises n’est pas différente : le travail dans l’usine postule la disponibilité d’un stock de capital financier pour l’acquisition de facteurs productifs, afin de les organiser efficacement pour l’exécution de processus (opérations en cours) ; cela implique la nécessité d’anticiper la réalisation de coûts, dont peuvent dériver des outputs (biens économiques) qui, s’ils sont vendus à des prix rémunérateurs, détermineront la formation d’une Valeur, sous forme de surplus d’utilité économique (profit-revenu).

Ainsi, si l’on observe la réalité des faits économiques, il est clair que la nécessité irremplaçable de l’utilisation de la monnaie, plutôt que de donner lieu à un phénomène d'”illusion”, engendre une “dépendance” du public à l’égard de la détention de stocks de valeurs financières, afin de pouvoir entamer un processus de consommation ou de production.

Ces stocks prennent de plus en plus la forme d’une disponibilité de crédit.

Les producteurs deviennent ainsi “prisonniers” de l’endettement pour atteindre leurs objectifs de profit ; les ménages des salaires et de leur niveau, par rapport aux variations de prix, pour mener à bien les processus de consommation et, dans certaines circonstances, de la disponibilité du crédit. A cet égard, il faut dire que dans les pays caractérisés par un plus grand développement économique, l’endettement des ménages dépasse souvent la taille de leurs actifs en raison de l’inadéquation des revenus perçus par rapport aux plans de dépenses réalisés.

Dans les économies monétaires et de crédit modernes, le “pouvoir de l’argent” est donc imposé : en d’autres termes, le sort de la production, la richesse des nations et le bien-être des populations planétaires sont entre les mains d’une élite (la classe des capitalistes financiers et, en leur nom, les banques centrales) qui poursuit le seul objectif d’accroître sa suprématie et ses actifs (Auriti G., 1979;1981 ; 1988 ; Krylienco A., 1988 ; Copertino L., avril 2018, juillet 2018 dans The Global Review).

En effet, la nécessité de disposer de stocks adéquats de ressources financières à la disposition de chaque sujet économique est “incompressible”, en raison de la nature même de l’économie monétaire ; par conséquent, chaque fois qu’une réduction “pilotée” des ressources monétaires-financières à la disposition des producteurs et des consommateurs est déterminée, les effets sur l’évolution de la production, des revenus et de l’emploi sont inévitables, avec des ralentissements de la croissance et même des situations de véritable récession ; En d’autres termes, les politiques monétaires restrictives ont un impact direct sur les niveaux de production, avec un lien fort avec le taux de chômage (voir les travaux approfondis de J. K. Galbraith).

Dans de tels scénarios, les grandes entreprises, expression de la puissance du capital financier, ne subissent pas les conséquences de la contraction des prêts bancaires, car elles peuvent collecter des ressources sur les marchés cotés et sont dans une position privilégiée dans leurs relations avec les banques (voir les travaux approfondis de Stiglitz J.E.).

Les conséquences négatives se font donc au détriment des petites entreprises et des travailleurs, avec une contraction des revenus disponibles pour ces classes sociales (classe moyenne et classe ouvrière) au profit d’une plus grande part de la richesse totale entre les mains des capitalistes, une augmentation des difficultés sociales et un affaiblissement de l’État-providence (Stiglitz J.E.,2012).

Par conséquent, l’adoption de politiques monétaires restrictives génère des effets dépressifs sur l'”économie des masses“, tandis que les expansions ultérieures des stocks de crédit et de monnaie ne créent pas toujours les conditions d’une reprise du développement, en raison d’une série de circonstances résultant de la phase de crise précédente, comme par exemple :

  • la destruction de grandes parts du tissu productif des nations, due à la contraction subie par le crédit bancaire qui ne permet pas la reconstitution des processus productifs conclus dans la dynamique typique des opérations courantes des entreprises, avec contraction des niveaux respectifs, ainsi que l’impossibilité de pouvoir financer une expansion économique et pratique ;
  • et donc une forte mortalité des PME (petites et moyennes entreprises) et une croissance importante du chômage qui en découle ;
  • Par conséquent, la disponibilité ultérieure du crédit peut ne pas avoir les effets souhaités sur la reprise, car il n’y a pas de demande qualifiée et suffisante de prêts à partir de laquelle un flux supplémentaire d’investissement et de consommation peut être généré ; cette situation malheureuse est accentuée par la présence d’obstacles importants et croissants à l’accès au financement bancaire, en raison des contraintes découlant des accords de Bâle bien connus en termes de ratios de capital des banques par rapport aux “risques” assumés (Stiglitz J.E.,2003; 2010; Greenwald B.C.-Stiglitz J.E.,2003). Ce phénomène est appelé dans la littérature ” austérité privée ” (voir Kay J.,2015 ; Turner A., 2015) ; de sorte qu’en règle générale, en période de post-crise, les entreprises de crédit montrent une aversion accrue à prendre de plus en plus de risque de gestion, attitude qui n’est pas toujours justifiée par la qualité réelle de la demande de crédit émanant de l’économie.
  • la grande disponibilité de la main-d’œuvre crée les conditions pour la mise en place de politiques de bas salaires, avec une réduction des revenus et donc de la consommation pour les classes les moins aisées :
  • dans de tels cas, la “liquidité” du système peut se manifester sous la forme d’une “bulle de crédit”, c’est-à-dire que les banques alimentent le flux de capitaux spéculatifs sur les marchés financiers, jetant les bases de “crises” ultérieures des prix cotés, dont les effets indésirables se feront sentir dans l’économie réelle avec la décimation de la petite épargne privée et une nouvelle dépression de la consommation ( Shiller R., 1999 ; Stiglitz J.E., 2010, 2012 ; Galbraith J.K., 2012).

C’est la situation récente dans les pays de la zone euro mais aussi aux États-Unis d’Amérique.

Il s’ensuit que les classes en position de suprématie fondent leur domination sur un exercice astucieux du “pouvoir de l’argent”. En conséquence, les politiques monétaires, rendues ” autonomes ” par rapport au contrôle des gouvernements nationaux légitimes, seule expression, bien qu’imparfaite, de la volonté du peuple, sont au pouvoir d’institutions ” technocratiques ” sans aucune responsabilité politique et donc totalement hors de la possibilité d’exercer une quelconque forme de contrôle sur leurs actions (Cukierman A.,1992 ; Furman J.- Gregory M.,1997 ; Tinbergen J.,1998 ; Applebaum B.-McGinty J.C.,2011).

Ces organismes fonctionnent dans des conditions de total arbitraire, décidant du sort des économies planétaires dans l’intérêt de la classe dominante, dirigée par le grand capital financier et économique (Stiglitz J.E., 1998), dont les objectifs peuvent être facilement retracés comme suit :

  • l’augmentation de ses propres richesses et le renforcement de sa domination sur les masses, par une propagation pernicieuse et chronique de la pauvreté économique et intellectuelle, par l’établissement de processus pervers de distribution des richesses et l’anéantissement de la Vérité par la diffusion systématique de mensonges (Galbraith J.K.,1952 ; 1958 ; Bagdikian B.H.,2004 ; McChesney R.W.,2008 ; Schiffrin A.,2006 ; 2010).

 L’exercice du “pouvoir de l’argent” devient ainsi le principal instrument pour pervertir l’ordre naturel des choses économiques ; tout comme le contrôle des médias (Della Vigna S.-Kaplan E.,2007) et de la culture scientifique et universitaire, qui devient essentiel pour le triomphe du mensonge et l’anéantissement du “vrai savoir”.

La prédominance des politiques monétaires dans la gouvernance économique des nations représente la “pointe de l’iceberg” du système de pouvoir dominant, dissimulant cette vérité derrière la “fausse” affirmation théorique de “l’indifférence monétaire”, c’est-à-dire la non-pertinence du stock de crédit pour décider du sort du développement et de l’économie en général, ainsi que la relation directe (faussement) supposée entre les variations de la consistance de la circulation monétaire et le taux d’inflation ; le seul véritable lien de causalité est celui qui existe entre la politique monétaire et l’évolution de l’emploi (voir les travaux considérables de Galbraith J. K et Stiglitz J. K.).

En effet, des actions restrictives sur le stock de crédit et de monnaie conduiront inévitablement à une baisse des niveaux de production, notamment dans les petites et moyennes entreprises, et donc à une augmentation du taux de chômage.

L’effet inverse ne peut pas être dit avec certitude en cas d’augmentation de la liquidité du système et de réduction des taux d’intérêt, qui dans certaines situations contextuelles peuvent montrer des signes de croissance de la production mais pas de l’emploi (Stiglitz J.E.,2012a) : en effet, les producteurs, incités par les faibles coûts du capital, suivent la voie du remplacement du facteur technique (investissement) au lieu d’augmenter la main-d’œuvre, plaçant l’augmentation de la production sur les marchés supranationaux en raison de la baisse de la demande intérieure.

Ainsi, la nécessité d’agir sur les stocks de monnaie et de crédit a pour seul but de ralentir le développement de l'”Économie des masses, basée sur le bien-être des petites et moyennes entreprises et des familles, afin de promouvoir une augmentation continue de la part de la richesse des nations en possession du grand capital, par un mécanisme de “spirale” de bas en haut en termes de redistribution de la richesse (Stiglitz J.E.,2012. ), et de renforcer la domination par un processus de diffusion de la pauvreté qui affaiblit les peuples et réduit les chances de renverser l’ordre établi.

La confirmation indirecte de cela est l'”habitude” consolidée des Banques Centrales de promouvoir un resserrement du stock de crédit et de monnaie dans les phases de redémarrage du développement, en totale autonomie par rapport aux gouvernements nationaux, avec l’intention déclarée d’empêcher l’établissement d’un processus inflationniste indésirable (ce phénomène est défini par une partie de la littérature comme “l’effet harpon“, voir la production extensive de Stiglitz J.E.).

Mais nous savons que la constance des prix et leurs variations dépendent de décisions autonomes des entreprises, qui poursuivent sans relâche l’objectif du profit, sans lien nécessairement avec le contenu de la politique monétaire (voir Yerushalmi D.,Theory of Value and Currency, in The Global Review, 2018).

Au contraire, on peut être sûr de l’effet dépressif généré sur le développement du revenu disponible des peuples des nations en cas de restriction de la masse monétaire et du crédit et d’augmentation des taux d’intérêt.

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Gli assetti dell’Economia Capitalistica: fattori di una crisi irreversibile

ABSTRACT    

Le moderne Economie  hanno vissuto un processo di trasformazione  che ne ha compromesso la stabilità in modo sensibile e forse irreversibile.

Ci riferiamo ai processi di distribuzione del Reddito tra le classi sociali, i quali  negli ultimi 50 anni  si sono sbilanciati   verso una forte crescita della quota Capitale.

A tale indesiderabile fenomeno, voluto dalle classi dominanti (1% della popolazione) e sostenuto dalla politica dei Governi connivente ed asservita, si è aggiunta una crescente detassazione dei redditi da Capitale (interessi-dividendi-capital gains) che ha sensibilmante ridotto la contribuzione alla spesa pubblica della classe ricca e dominante. Si aggiunga la nascita di paradisi fiscali in ogni contesto geografico, i quali  assorbono la parte più consistente del Valore prodotto sui mercati finanziari e presso le imprese multinazionali, eludendo sostanzialmente qualsiasi meccanismo d’imposta.

La situazione  presentata in questi termini appare come un « problema » di politica fiscale e dei redditi.

In realtà,  le conseguenze possono essere devastanti per l’intero sistema produttivo e per la Nazione.

Infatti  si determinano due circostanze :

  • la quota PIL di competenza del Capitale si amplia mentre si contrae l’aliquota d’imposta media, riducendosi il flusso delle entrate fiscali da questa via;
  • il Reddito disponibile per le classi dei lavoratori e delle piccole imprese si fa più contenuto, poichè la supremazia del capitale in Economia produce due fenomeni indesiderabili ; da una parte si diffondono politiche di bassi salari giacchè lo sviluppo fonda sull’incremento dell’input tecnologico con inevitabile riduzione del coefficiente lavoro per unità di prodotto, aumento della disoccupazione e diffusione di politiche di bassi salari ; dall’altra , i nuovi assetti gestionali delle banche commerciali, sempre più orientate a rincorrere  il conseguimento di profitti derivanti dalla speculazione sui mercati finanziari, contrae l’ampiezza dello stock di credito all’Economia, primaria fonte di capitale di debito per le aziende minori, con aumento dei fallimenti delle imprese di ogni settore.  Da cio’ conseguente riduzione della capacità di contribuzione fiscale per le classi meno abbienti.

Dunque appare il paradosso del capitalismo :

  • ricchezza crescente per i pochi che assorbono quote maggiori del Valore prodotto ma che riducono la propria contribuzione alla spesa pubblica;
  • povertà in aumento per i molti che assumono al contrario il maggior peso fiscale; 
  • minore capacità dello Stato di finanziare la propria spesa crescente, con ricorso massiccio e sempre più ampio all’emissione di titoli di debito, incremento dell’indebitamento complessivo ed ampliamento dei rischi di dissesto.

E’ chiaro anche ad un profano dell’economia che la situazione non può conservare l’equilibrio nel medio periodo,  poichè l’ampiezza della spesa pubblica diventa fonte di grave instabilità per l’intero sistema.

E’ questa l’esperienza di un gran numero di Nazioni  e principalmete di quelle con un’Economia maggiormente sviluppata ;  l’attuale situazione pendemica ha fortemente accentuato il fenomeno, determinando un esponanziale aumento dell’indebitamento pubblco e privato.

Dunque gli Stati fondano il  rimborso del  debito sull’emissione di nuovi titoli anzichè sulla formazione di un avanzo economico da destinare al pagamento di quelli in scadenza ; i nuovi collocamenti sarano possibili sino a che gli operatori di mercato, privati ed istituzionali, stimano contenuto il rischio di mancato rimborso.

Le Banche Centrali contribuiscono a « drogare » i mercati in ragione di un continua emissione di moneta che ha il principale obbiettivo di rendere « liquido  artificialmente » il mercato dei titoli pubblici.

Sino a quando il gioco delle « maschere » potrà reggere ?

Sino al momento in cui gli investitori stimeranno  non accettabile il  grado di rischio.

 Allora la crisi d’insolvenza sarà inevitabile e dopo aver devastato le strutture della Pubblica Amministrazione si abbatterà sulla solvibilità delle banche e degli altri intermediari,  con inevitabili fallimenti ed impatti mortali sul settore dell’Economia reale.  

L’attuale pandemia da corona virus può essere l’elemento detonante.                                   

PAROLE CHIAVI :

Prodotto, Distribuzione del Reddito, Contribuzione fiscale, Capitale e Lavoro, Ampiezza Deficit, Indebitamento complessivo.

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L’économie capitaliste : les facteurs d’une crise irréversible

RÉSUMÉ    

Les économies modernes ont subi un processus de transformation qui a compromis leur stabilité de manière appréciable et peut-être irréversible.

On se réfère aux processus de distribution des revenus entre les classes sociales, qui au cours des 50 dernières années ont évolué vers une forte croissance de la part du capital.

A ce phénomène indésirable, voulu par les classes dominantes (1% de la population) et soutenu par la politique complice et servile des Gouvernements, s’est ajoutée une détaxation croissante des revenus du Capital (intérêts-dividendes-gains en capital) qui a judicieusement réduit la contribution aux dépenses publiques de la classe riche et dominante. En outre, on a assisté à la naissance de paradis fiscaux dans tous les contextes géographiques, qui absorbent la plus grande partie de la valeur produite sur les marchés financiers et dans les entreprises multinationales, en échappant largement à tout mécanisme fiscal.

La situation présentée en ces termes apparaît comme un “problème” de politique fiscale et de revenus.

En réalité, les conséquences peuvent être dévastatrices pour l’ensemble du système productif et pour la Nation.

En fait, deux circonstances sont ainsi déterminées :

  • la part du PIB revenant au capital s’accroît tandis que le taux d’imposition moyen se contracte, ce qui réduit le flux de recettes fiscales provenant de cette filière ;
  • le revenu disponible pour les classes de travailleurs et de petites entreprises devient plus limité, car la suprématie du capital dans l’économie produit deux phénomènes indésirables ; d’une part, les politiques de bas salaires se répandent, puisque le développement est basé sur l’augmentation de l’apport technologique avec une réduction inévitable du coefficient de travail par unité de produit, une augmentation du chômage et la propagation des politiques de bas salaires ; d’autre part, les nouvelles structures de gestion des banques commerciales, de plus en plus orientées vers la recherche de profits découlant de la spéculation sur les marchés financiers, réduisent l’ampleur du stock de crédits à l’économie, principale source de capitaux d’emprunt pour les petites entreprises, avec une augmentation du nombre de faillites d’entreprises dans tous les secteurs. De cette réduction conséquente de la capacité de contribution fiscale pour les classes les moins riches.

Ainsi apparaît le paradoxe du capitalisme : 

  • l’augmentation de la richesse pour les quelques personnes qui absorbent des parts plus importantes de la valeur produite mais qui réduisent leur contribution aux dépenses publiques ;
  • l’augmentation de la pauvreté pour le plus grand nombre qui, au contraire, assume la plus grande charge fiscale ;
  • une moindre capacité de l’État à financer ses propres dépenses croissantes, avec un recours massif et de plus en plus important à l’émission de titres de créance, augmentation de l’endettement global et accroissement du risque d’instabilité.

Il est clair, même pour un profane en économie, que la situation ne peut maintenir l’équilibre à moyen terme, car l’ampleur des dépenses publiques devient une source d’instabilité grave pour l’ensemble du système.

C’est l’expérience d’un grand nombre de nations et principalement de celles dont l’économie est plus développée ; la situation pendulaire actuelle a fortement accentué le phénomène, déterminant une augmentation exponentielle de la dette publique et privée.

Par conséquent, les États fondent le remboursement de la dette sur l’émission de nouvelles obligations et non sur la formation d’un excédent économique à utiliser pour le paiement de celles qui arrivent à échéance ; de nouveaux placements seront possibles tant que les opérateurs du marché, privés et institutionnels, estimeront que le risque de non-remboursement est faible.

Les banques centrales contribuent à “droguer” les marchés par une émission continue de monnaie dont l’objectif principal est de rendre le marché des titres publics “artificiellement liquide”.

Combien de temps peut durer le jeu des “masques” ?

Jusqu’au moment où les investisseurs considéreront que le degré de risque est inacceptable.

 La crise de l’insolvabilité sera alors inévitable et, après avoir dévasté les structures de l’Administration publique, elle s’abattra sur la solvabilité des banques et autres intermédiaires, avec des faillites inévitables et des impacts mortels sur le secteur de l’Économie réelle.    

La pandémie actuelle du coronavirus pourrait être le déclencheur.                                 

MOTS CLÉS :  

Produit, répartition des revenus, contribution fiscale, capital et travail, amplitude du déficit, dette totale.