Les raisons du chaos

0

Bien sûr….les raisons. On ne peut raisonnablement pas croire qu’il n’y a pas de raisons à ce chaos.

Immergés comme nous sommes, probablement, dans les préludes de la Troisième Guerre mondiale, sur lesquels

  • beaucoup travaillent consciemment pour ne pas nous en faire prendre conscience,
  • même en ce qui concerne les formes inhabituelles de conflit qui le caractérisent

et où

  • la plus accablante est la tromperie informative arrivée à un niveau de renversement total des données de la réalité, surmontant souvent – par nécessité – nos schémas interprétatifs précédents,

nous souffrons d’une progression imparable qui nous dévaste.

Toutes nos capacités de décodage doivent se référer à notre formation – c’est la seule forme de raisonnabilité réalisable que nous pouvons utiliser – mais elles sont continuellement remises en question par l’accumulation de données contradictoires, en correspondance directe avec la même tromperie informative qui est puissamment élevée par un système de domination mondialiste.

La tentative de rationalisation que nous avons désespérément tendance à réitérer pour ne pas perdre le fil d’or de la compréhension se heurte donc à l’immense influence de la pesanteur où l’irrationalité et la crise profonde du leadership, marquent les actions / réactions géostratégiques et les vagues les plus fondamentales de la pensée actuelle.

Pour compliquer davantage notre compréhension, il y a des dérives spécifiques qui opèrent dans chaque scénario régional, où les données de la différence historique et culturelle sont si dissonantes qu’elles sapent les modèles de lecture unificateurs, au moins au premier niveau médiatique et psychosocial.

Prenons l’exemple de la crise ukrainienne ou de la crise syrienne. 

Elle peut incorporer plusieurs des constantes et des variations mentionnées ci-dessus.

On reconnaît :

  • certes les constantes insupportables d’une pression subversive peu orthodoxe,
  • mais aussi les variantes incontournables d’une histoire spécifique qui font de la précarité un positionnement vraiment équilibré du jugement de l’extérieur de cette même dynamique historique.

Ce qui ne veut pas dire, bien sûr, que nous ne décidons pas, en fin de compte, de quel côté nous placer…

La même chose peut toutefois s’appliquer à l’Italie.

Dans quelle mesure notre nation est-elle capable de se reconnaître dans une histoire élargie, à long terme et maintenant mondialisée (méditerranéenne, européenne, occidentale, avec leur réciprocité, exclusions et « corrélatifs avec des objectifs »), au-delà de l’inéliminable supplément, de la concorde et du désaccord,  générés par le contexte toujours mal intégré du siècle dernier  ?

 

L’ombre dévastatrice de la colonie psychosociale apparaît comme une condamnation karmique, de moins en moins couverte par des récits apaisants, par toutes les postures de disinformatiion, allant de la conspiration paranoïaque au professionnalisme de la démystification,  diaboliquement marquées par la tendance à l’extrême dont Girard peut parler de manière experte…

Si nous devions prendre soin (comme il est juste que nous le fassions, en laissant aux autres, beaucoup plus appropriés que nous, de s’occuper des cadres analytiques) de l’imagination collective qui tend encore à présider sur tout et tout le monde, nous devrions dire que l’icône du chaos est définitivement celle qui signifie à tous les niveaux.

« -.. il ne dit pas, il ne se cache pas, mais il donne des signes… »

Dans cette icône , nous trouvons maintenant d’innombrables raisons qui ont fait, dans le passé, même notre grandeur…

La singularité multipliée, faisant partie elle-même, l’esprit de clocher parfois solaire et parfois nocturne, la factité pénétrante et brumeuse, la colère immodérée de la satire et l’indignation intéressée de la conscience pure  et nette, le dandysme clignotant  de beaucoup et la réelle flânerie  de quelques-uns,  la richesse insondable de notre individualisme séculier et la pauvreté – tout aussi millénaire – de notre moteur immobile communautaire, les anarchismes généralisés et les moqueries, mais qui n’ont presque jamais atteint des niveaux philosophiques authentiques, la dépendance totale sur le leadership charismatique comme la diabolisation totale tout aussi complète, la fatigue décrépie du modèle classiciste bon pour chaque saison et régime et le désir désespéré et parfois merveilleux de l’avant-garde lui aussi déclinable selon une dérive éminemment autochtone, et pourtant si capable – les deux – d’une fascination continue, répétée et universelle incroyable…. et bien tout cela est dans notre pâte, dans notre pot, dans notre plat inimitable fabriqué en Italie…

L’icône du chaos, bien sûr, contient en s on sein une série d’œufs cosmiques, des œufs de dragon… il y a l’incitation plus ou moins septentrionale, la résignation plus ou moins centrale et le désenchantement plus ou moins méridional, et toute la dégradation, la fatigue et le désespoir… mais aussi l’orgueil irrépressible, la vengeance tournante, le nouveau microcommunautarisme plein d’espoir et le volontarisme presque pathétique et disséminé et l’inévitable désir sain de reconstruction, tout naturellement authentique et légitimement praticable mais tout adapté pour remettre en circulation à la fois l’enfer et le paradis

Celui qui, comme nous, depuis un certain temps, a fait un choix sobre mais décisif en faveur de la prise de responsabilité de nouvelles synthèses, bien au-delà des formules et des phrases périmées, rivalise à différents niveaux et à travers notre propre, quoique limité, individualité – au-delà de la confiance convaincue du bon choix – de procéder en sachant que nous ne pourrons pas exorciser chaque fantôme terrifiant ou obstacle réel uniquement avec un mouvement de pensée, comme le nôtre, a été dans ses divers apparences ou il sera à nouveau, ni cependant d’espérer que la solution salvatrice nous vient d’autrui…

Au-delà, donc, des jérémiades insupportables, des projets édifiants et des proclamations irréalistes, nous savons que, en tant qu’Italiens, nous devons continuer à travailler pour le consensus le plus large vers la souveraineté et la justice sociale la plus élevée possible, sachant qu’avec eux, l’indépendance authentique et la socialité participative, utopies apparemment si inaccessibles comme résolument nécessaires et généreusement, nous pouvons émerger de l’étreinte du chaos…

Concept of career and freedom with a bright open door

About Author

Cultural organizer, writer and founder of numerous and qualified magazines in the field of culture and art, he has published monographs on the subjects of literature, philosophy and metaphysics. Designer and decorator of important environments he is also a sculptor of remarkable skills and an eclectic artist with broad views and consolidated prestige.

Comments are closed.